Metropolis
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2014
En 1927 sort donc un film qui aura marqué l'Histoire du Cinéma. Film de Science-Fiction à gros budget, "Metropolis" est monumental par son immense richesse. Tout d'abord, d'un point de vue thématique, Lang s'intéresse particulièrement à la lutte des classes, en tant qu'objet révoltant mais aussi nécessaire à la cohésion d'une société. Il expose également avec une puissance inégalable de nombreuses références bibliques. De nouveau, le sujet est nuancé. La religion peut autant unir que diviser, à cause de son caractère manipulateur. Beaucoup d'autres idées foisonnent, comme la robotisation ou encore le lynchage, et s'imbriquent entre elles de façon incroyablement fluide. Enfin visuellement , le film est époustouflant, avec un contraste flagrant entre la ville "du haut" et la cité ouvrière. Les différences technologiques et sociales sont en effet criantes, et sont présentées par des décors singuliers et novateurs. Une mise en scène virtuose, un rythme tonitruant et un enjeu dramatique d'une force redoutable pour un résultat à la hauteur du projet: Grandiose et colossal !!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2013
Que dire de ce film?Des décors sublimement visionnaires(pour l'époque bien sur),des acteurs excellents(même si un peu sur-fait par moment il faut le dire),une musique des plus prenantes(attention pas celle de 1984!). Seul mélo dans ce film culte,il est trop long j'aurai encore plus apprécié avec 10 voire 15 minutes en moins.
Mais ça reste LE film à ne pas manquer car il restera dans l'histoire du cinéma pour encore très longtemps!
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2013
Pour une fois, voilà un classique du cinéma pour lequel j'ai du mal à voir ce qui génère tant de vénération. Peut-être simplement parce qu'il est devenu quasiment obligatoire d'aimer certains films-référence comme celui-ci. J'avoue que les décors pour l'époque sont assez visionnaires et que le personnage de la femme-cyborg a quelque chose d'inédit qui influencera sans aucun doute l'esthétique des futurs films de science-fiction. Certains pourront saluer l'ambition d'un tel projet, au budget colossal, ou sans doute en admirer les références bibliques. Toutefois, que ça soit le style de la mise en scène un peu tape-à-l'oeil et pas toujours maîtrisé, le jeu d'acteurs souvent surjoué (notamment Freder, le personnage principal, et même Maria) ou encore, et surtout, le sens de l'histoire assez confus (quelques idées proto-nazies à peine cachées), ça ne respire vraiment pas le génie. Le montage, pas très fluide, qui a subi de nombreuses retouches n'aide pas. Le plus drôle, c'est que le film a fait un flop à sa sortie, on se demande bien pourquoi... Alors je ne dis pas que Metropolis est un mauvais film mais je ne le considérerais certainement pas comme un véritable chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2013
"Métropolis", est en 1927, le top de l'art cinématographique. Retourné aujourd'hui, l'histoire serait différente et les banquiers ainsi que les patrons seraient les gentils tandis que les esclaves du sous-sol seraient les affreux méchants pleins de puces ... Pour les caméras assez vaseuses de l'époque et la pellicule au nitrate d'argent qui se déglinguait dès son virage au développement, le film est un exploit visuel. Le fait qu'il soit muet évite aux acteurs de dire des con..ries comme ceux de nos blockbusters actuels et en plus, cela rend l'histoire onirique, plus crédible. A la fin du film on a l'impression de quitter un cauchemar qui heureusement s'est bien fini. C'est bien cela le but de "Métropolis", nous laisser sur la langue l'ambiance de cauchemar d'un avenir déshumanisé : un peu ce que je ressens dans le métro, tous les matins, sauf que là, cela ne se finit jamais ...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2013
Une oeuvre titanesque, époustouflante sur le plan cinématographique, mais idéologiquement confuse et ambiguë.
D'un point de vue formel, la réussite est immense. Architecte de formation, Fritz Lang a développé un imaginaire urbain visionnaire, s'inspirant de ses souvenirs new-yorkais, lorsqu'il contempla pour la première fois les gratte-ciel de Manhattan, en 1924. Le réalisateur a été bien aidé dans la réalisation des décors par Otto Hunte, l'un des architectes de cinéma les plus importants des années 1920-1930. Cette esthétique urbaine aura une influence considérable sur la SF au cinéma. Il suffit de revoir Blade Runner pour s'en persuader. Par ailleurs, les effets spéciaux (animation, surimpression...) révèlent une grande inventivité, sous la houlette d'Eugène Schüfftan. Quant à la mise en scène, elle est grandiose, exploitant parfaitement des décors démesurés et gérant des milliers de figurants. Le montage, rythmé, et la partition musicale d'origine, enlevée, contribuent aussi à la puissance narrative du film, à son souffle épique.
Sur le fond, en revanche, on reste un peu perplexe. Le scénario est un pot pourri de thématiques politiques, sociales, mystiques, dont on peine à déterminer la ligne directrice. La critique d'un État despotique ne s'affranchit pas vraiment de l'idéalisation d'une certaine élite pure (aryenne ?), à travers le personnage de Freder, tout auréolé d'une dimension messianique. Il y a également une critique du capitalisme et de l'industrialisation à outrance, une mise en images de l'aliénation du peuple par le travail, par la machine (dévoreuse d'hommes), qui débouche sur une lutte des classes et une révolution (au son d'une Marseillaise revisitée !). Mais la foule, qui se libère de ses chaînes, est aussi présentée comme une masse bête et manipulable. Et prompte à pardonner... On n'est pas chez Eisenstein. La scène finale, empreinte d'un idéalisme douteux, montre la réconciliation entre le tyran et le peuple exploité, appuyée par une phrase leitmotiv : "Le coeur doit être le médiateur entre le cerveau et la main." Cette fin, très conservatrice, a été reniée par Fritz Lang quelque temps plus tard.
Côté religieux, Metropolis fait référence au christianisme primitif, évoque le mythe de Babel, parle de l'Apocalypse pour détruire un monde décadent, et finit par présenter la foi comme le ciment social.
Côté SF, on croise un savant hirsute et démiurge, cousin de Frankenstein, qui donne vie à une créature, femme pantin au service de mauvaises intentions.
Derrière ce mélange hétéroclite, il y a quelques éléments qui font écho à la montée du nationalisme en Allemagne et préfigurent même le nazisme. Les images des ouvriers marchant au pas, en rang, enchaînés, font froid dans le dos, annonçant les futurs camps de concentration...
À sa sortie, en janvier 1927, Metropolis fut un échec, malgré les moyens déployés et l'association des talents. Le public n'a pas été sensible à cette politique-fiction futuriste ; la presse a critiqué la vision sociale véhiculée par le film, avec sa résolution naïve des antagonismes. S'affirmant comme le premier vrai long-métrage de science-fiction de l'histoire du cinéma, Metropolis n'a pas non plus convaincu les spécialistes du genre. H. G. Wells, notamment, n'y voyait qu'un tissu de sottises, clichés et platitudes. Luis Buñuel, quant à lui, trouvait le récit ampoulé et irritant, mais admirait la forme : "Quelle enthousiasmante symphonie du mouvement ! Comme chantent les machines au milieu d'admirables transparences, arc-de-triomphées par les décharges électriques ! Toutes les cristalleries du monde, décomposées romantiquement en reflets, sont arrivées à se nicher dans les canons modernes à l'écran. Les plus vifs scintillements des aciers, la succession rythmée de roues, de pistons, de formes mécaniques jamais créées, voilà une ode admirable, une poésie toute nouvelle pour nos yeux. La Physique et la Chimie se transforment par miracle en Rythmique. Pas le moindre moment statique !"
En Allemagne, la reconnaissance viendra au début des années 1930, Hitler et Goebbels appréciant beaucoup ce film et proposant à Fritz Lang de prendre les rênes du cinéma germanique. Ce qui poussera le réalisateur à l'exil, au contraire de sa femme, Thea von Harbou, qui suivra la voie nazie. Écrivain et scénariste, Thea von Harbou est l'auteur du roman Metropolis qui a donné naissance au film. Enfin, à l'international, la reconnaissance cinématographique interviendra après la Seconde Guerre mondiale.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 septembre 2013
Même si regarder un film muet de plus de 2h est une épreuve pour moi, je suis obligé d'avouer que absolument personne de nos jours ne serait assez couillu pour réaliser un tel film dans les conditions de l'époque. Voir ces 36000 figurants (selon Allociné) se mouvoir dans ces immenses décors donne la chair de poule, et il m'a fallut regarder un film réalisé il y a 86 ans pour faire l'expérience de cela. De plus, Metropolis dispose d'une réalisation et d'un montage de très bonne facture qui sont malheureusement, et encore une fois ce n'est que mon avis, fracassé par cette musique cacophonique omniprésente qui essaie de donner un ton épique à un film qui ne l'est pas du tout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 août 2013
Allons droite au but, splendide. Une merveille du cinémas muet
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2015
Réalisé par Fritz Lang en 1927 et mutilé à sa sortie par ses producteurs, ce classique du film d'anticipation qui dépeint une société futuriste coupée entre riches et pauvres est, avec ses milliers de figurants évoluant dans d'impressionnants décors et ses superbes effets spéciaux, un récit de science-fiction à grand spectacle, dont l'incroyable ampleur visuelle est renforcée par la mise en scène virtuose de Lang. Mais c'est aussi une œuvre intimiste centrée sur des personnages forts, aux rebondissements constants et pessimiste dans son propos (l'absence de libertés d'une majorité permet le pouvoir absolu d'une minorité),sans oublier de troublantes références bibliques. Un film majeur donc, toujours formidablement pertinent malgré le poids des années.
Jean-Philippe Dumont
Jean-Philippe Dumont

33 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
Il et bien difficile d'évaluer ce film mais il faut reconnaître que la vision du monde futur à l'époque est d'une incroyable justesse. À cela s'ajoute une portée philosophique importante et des acteurs impeccables. Un classique à voir absolument.
Noahdu77
Noahdu77

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2013
"Metropolis". Le chef-d’œuvre de Fritz Lang. C'est aussi le premier film de science-fiction et l'un des films muets les plus connus. Classé 35ème meilleur films de tous les temps. Il a aussi une histoire bien particulière, que je ne raconterais pas dans ma critique, puisque se serait bien trop long. Mais pour ceux que ça intéresse vraiment, je vous conseille de regarder "Voyage à Metropolis", qui est un documentaire sur le film.
C'est un de mes films préférés, car on découvre toujours quelque chose de nouveau, à chaque fois qu'on le revoie. Par exemple, on comprend pourquoi, au début le héros met sa main au cœur, la première fois qu'il voit Maria...
"Metropolis", est aussi devenue une source d'inspiration pour de grands cinéastes. "Blade Runner", est évident né grâce à "Metropolis".
Je peux vous affirmer, que si vous n'aimez pas "Metropolis", vous ne pourrez jamais aimer le cinéma.
GRANDIOSE !!!
Patmarob
Patmarob

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2013
Chef d'oeuvre...lecture à plusieurs niveaux , travail colossal, la version longue est un vrai plaisir...surtout quand elle est vue accompagnée par la musique originale de Christian Paboeuf et... du musicien..
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juillet 2013
Une histoire d'amour et de lutte; le film laisse transparaître la montée du nazisme par la critique du mouvement ouvrier. L'expressionnisme allemand est ici très puissant et les gestes rendent au film un éclat qu'il n'aurait pas dans le cinéma parlant; ce qui est également renforcé par la musique spécialement créée pour le film.
Pour finir, ce film est un chef d'oeuvre pour les effets spéciaux qui le parsèment et qui sont encore aujourd'hui bluffants!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juin 2013
Fritz Lang nous offre un chef d'oeuvre de SF avec Metropolis, clairement en avance sur son temps
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mai 2013
Soyez avertis : ce film peut en décourager plus d'un par la lenteur de l'époque et par le fait qu'il soit muet. Il est donc indispensable que l'on se remette dans le contexte et l'époque dans lequel l’œuvre a été tournée lorsque l'on appuie sur play.
Metropolis a été le premier film classé dans le patrimoine mondial de l'UNESCO.
310 jours de tournage, 620 kilomètres de pellicule, 36 000 figurants, 1100 crânes rasés, 200 000 costumes, 50 véhicules imaginaires et 500 gratte-ciel de 70 étages : Metropolis est réellement le premier film de science-fiction avec des effets spéciaux, alors révolutionnaires. C'est du jamais vu pour l'époque ! Dans cette œuvre, Fritz Lang aborde deux des leitmotivs principaux de la science-fiction telle que nous la connaissons aujourd'hui : l'intelligence artificielle et la perte du contrôle des hommes sur leurs créations technologiques.
La modernité de l’œuvre est assez stupéfiante. Deux exemples frappants : des immeubles illuminés vers la fin du film en mode « Time Square », ainsi qu'une conversation téléphonique avec caméra intégrée.
Le gros bémol de cette histoire est la fin, où la modernité et la science-fiction s'évanouissent pour laisser place au Moyen-Age : « Burn the witch, burn the witch ! ». D'ailleurs, Fritz Lang regretta sa vie entière la fin de son film et ne l'assumait absolument pas. "Je n'aime pas Metropolis. C'est faux, la conclusion est fausse, je ne l'acceptais déjà pas quand je réalisais le film" (Les Cahiers du cinéma, septembre 1959).
A voir lorsque l'on aime le cinéma un peu plus que ça, à ne pas voir le lendemain de la veille, et à ne pas voir si on n'aime pas la musique classique.
fbelleton
fbelleton

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 mai 2013
Comment peut-on aimer une telle horreur ??

Metropolis est l'archétype du chef d'oeuvre intemporel : l'énorme majorité des gens le considèrent sans rythme, lent, mou, idiot, mal joué, muet (oui, c'est un ros défaut,!), etc... Mais malgré cela, puisqu'il est considéré comme un chef d'oeuvre par la communauté bien-pensante, il faut bien suivre.

Pensez un peu par vous-même, prenez du recul, et avouez enfin que Metropolis est très mauvais, que "le voyage dans la lune" de Mélies est à mourir de rire de ridicule, et que 2001 l'odyssée est une daube.
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