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Phantom Thread
note moyenne
3,9
1993 notes dont 212 critiques
16% (34 critiques)
37% (78 critiques)
23% (49 critiques)
13% (28 critiques)
8% (16 critiques)
3% (7 critiques)
Votre avis sur Phantom Thread ?

212 critiques spectateurs

AM11

Suivre son activité 207 abonnés Lire ses 4 469 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 15/02/2018

Une histoire d'amour qui ne respire pas la passion entre ces deux personnes qui finalement se sont bien trouvées puisqu'ils ne semblent jamais aussi heureux que lorsque l'histoire prend cette tournure étonnante. Les deux personnages ne sont pas les plus attachants du monde seulement leur évolution est très intéressante. Il y a tout d'abord Reynolds Woodcock, cet artiste très doué, qui malgré sa discrétion en impose naturellement grâce à son charisme puis il y a sa belle et sa muse, Alma qui est très effacée, mais qui peu à peu va devenir indispensable. On peut presque regretter que les deux ne soient pas au "top" au même moment pour rendre plus intéressants ce rapport de force et cette relation. Vicky Krieps qui se révèle au fil des minutes est superbe et parvient à tenir tête à Daniel Day-Lewis qui est impeccable. Il ne faut pas non plus oublier Lesley Manville qui malgré un second rôle très discret est convaincante. J'ai pris plus de plaisir devant ce film que devant "Inherent Vice" qui ne m'avait fait aucun effet. Ce "Phantom Thread" est un film élégant, très bien mis en scène et parfaitement interprété. L'immersion dans cet univers et dans les années 50 est totale. L'histoire ne m'a pas totalement transporté, car il y a quelques longueurs et j'attendais peut-être quelque chose de moins subtil, simple goût personnel, mais j'ai passé un bon moment.

benoitG80

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 31/03/2018

« Phantom Thread », un véritable chef d’œuvre de Paul Thomas Anderson, un film envoûtant, passionnant, exaltant ! Des qualificatifs que l’on pourra d’ailleurs reprendre précisément pour cette relation de couple endiablée, tellement sulfureuse, voire vénéneuse (!), une relation complexe en terme de sentiment, de domination, de nombre, où le sadomasochisme n’est jamais bien loin quelque part ! Alma et Reynolds, la muse et son créateur, ou en soi une relation redoutable sous l’œil du microscope, et en même un cas d’étude dont le cinéaste arrive à transcender, à exhorter le moindre regard, le moindre silence... Fabuleux !!! La rencontre entre la simplicité, l’authenticité, le naturel et tout son contraire : la complexité, l’hypocrisie et les conventions de ce couturier vaniteux et imbus obsédé par son travail, ses créations ! Et cette fraîcheur que représente Alma et qui attire Reynolds, cette naïveté doublée d’insouciance, sera aussi tout ce qu’il détestera en fonction de ses humeurs, de ses besoins en homme suffisant, égoïste et capricieux qu’il est ! C’est donc à travers ce dédale infernal que Paul Thomas Anderson nous invite à le suivre, tout comme le fait aussi un troisième numéro indissociable, à savoir cette sœur implacable et complice de tous les instants, intrusive dans son travail, mais aussi jusqu’à tout connaître de son intimité ! Pour incarner ce trio impossible, Daniel Day-Lewis est extraordinaire, royal en donnant à son personnage une dimension psychologique fascinante et bouleversante, tandis que les deux actrices féminines Vicky Krieps et Lesley Manville, tout en opposition sont aussi excellentes dans leur approche mutuelle et personnelle ! Si on y ajoute cette touche esthétique unique, dont cette maison londonienne en est le théâtre, on ne peut être que comblé, puisque à elle seule cette demeure participe aussi à ce sentiment de confusion et de malaise qui va grandissant, et que le piano sous toutes ses variations accompagne en touche finale ! On se complaît donc à observer les agissements, les changements d’attitude incessants au sein de ce trio, où la manipulation, la domination n’ont pas dit leur dernier mot ! « Tu me tiens, je te tiens par la barbichette ! » pourrait même en être la petite phrase illustratrice idéale... Un film superbe aux accents freudiens indéniables mis en forme comme de la haute couture, au fond du grand art, presque une nécessité impérieuse ici !

tuco-ramirez

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/02/2018

Au centre du dispositif du nouveau Paul Thomas Anderson, un couturier de haute volée dans l’Angleterre des 50’s obnubilé et hanté par son art va rencontrer une nouvelle muse qui va bouleversé sa vie, son art, sa psyché. Un énième film sur un couturier, que nenni !!! On est loin des deux opus sur Yves Saint-Laurent. Tout d’abord, ce scénario original à plus d’un titre est orchestré autour d’un pur personnage de fiction. Ensuite, la haute couture n’est qu’un prétexte, il pourrait s’agir de peinture, de sculpture, de musique classique ; que sais-je encore dans l’éventail des arts pointus et exigeants. Au-delà du sacerdoce vécu par un homme entièrement tourné vers son art ; la relation vénéneuse entre une muse et son pygmalion et les luttes de pouvoir intestines et larvés entre ces deux êtres sont incroyablement bien montrées. Mais d’amour aussi, il s’agit. Un amour réciproque mais n’ayant pas la même finalité pour les deux… jusqu’à un final malin et intelligent, comme tout le film, où les deux personnages principaux finissent par jouer à l’unisson la même musique sur un accord désarmant. Cette finesse dans l’écriture est aussi présente dans la mise en scène que dans une bande musicale omniprésente mais jamais oppressante que dans un travail essentiel autour du son que dans l’interprétation. Le casting ; pour jouer le couturier, l’immense Daniel Day Lewis laisse s’exprimer un côté aristocrate anglais délectable pour ce qui doit être malheureusement son dernier film ; pour jouer la muse, l’étonnante, déconcertante de naturelle Vicky Krieps ; pour jouer la maitresse femme et sœur du couturier et compléter un joli trio, Lesley Manville en « Rebecca » hitchcockienne. Subjugué par cette romance toxique, ce huitième film de P.T. Anderson est certainement le plus abouti ; un long métrage dans lequel il continue de sonder les mécanismes d’autorité et de domination sans perdre le spectateur en route comme ce fût le cas dans « The Master ». Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr

JimBo Lebowski

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3,5Bien
Publiée le 29/03/2018

Toujours ce côté ronron de The Master chez PTA mais au service de ses personnages à travers une relation très bien écrite et interprétée, une sorte de jeu de pouvoir fait de basculements et de non-dits. Par contre la musique m'a pas mal dérangé (bien que j'adore Greenwood) dans le sens où elle ne cesse d'appuyer chaque image, chaque situation, chaque silence, envahissante au possible. Trouble et délicat.

steve p.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/03/2018

En un mot: un chef d'oeuvre. Film maitrisé de bout en bout.Un grand réalisateur et une nouvelle actrice qui n'a pas à envier le jeu de Daniel Day Lewis car aussi bonne que lui dans chaque scène...

Laurent C.

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4,5Excellent
Publiée le 25/02/2018

Paul Thomas Anderson fait partie de ces rares réalisateurs à pouvoir tout réaliser. "Magnolia", "The Master", "There will be blood" sont sans doute les œuvres les plus marquantes de ce cinéaste prolixe et hybride. Cette fois, le réalisateur nous entraîne dans le monde de la création artistique, à travers un couturier de génie, tout aussi effrayant que somptueux. "Phantom Thread" est un film de la démesure. Il faut d'abord souligner une parfaite osmose entre le travail sur l'image et la mise en scène, comme si cette oeuvre constituait la déclinaison subtile de l'art cinématographique, épris de lumière, de décors, et surtout d'écriture. Le génie de ce film provient du fait que la caméra parvient totalement à se faire oublier. Les 3 acteurs principaux, à commencer par Daniel Day-Lewis explosent totalement l'écran. Tout se joue dans un clin d’œil, un regard déplacé, un souffle de salive au coin d'une bouche. Les personnages évoluent dans un univers anglo-saxon luxueux, où, derrière les dorures, le pire de la vulgarité peut côtoyer l'excellence intellectuelle. Cette jeune amante que l'artiste se choisit, est une usurière. Elle arrive dans ce milieu qui pourrait bien monter à la tête. Mais elle, non, elle ne renonce pas à ses origines, elle est tout aussi touchante, que maladroite, voire même dangereuse. Elle ne veut surtout pas devenir un spectre aux yeux de cet homme blasé par le succès, mais surtout angoissé à l'idée de ne plus créer. Les personnages sont si denses, que le spectateur se croit emporté dans un véritable roman. Au lieu de descriptions, le cinéaste montre un univers délicat et cruel à la fois, et accompagne ses héros dans leur complexité et leurs ambivalences. "Phantom Thread" est immanquablement une oeuvre littéraire où le détail devient l'oeuvre à lui tout seul. Le réalisateur ne cède jamais à la complaisance, encore moins à la facilité. En bref, voilà un des plus grands films de ce début d'année.

virnoni

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4,0Très bien
Publiée le 22/03/2018

Film étrange, hypnotique, qui saisit et surprend. On en sort dérangé mais aussi subjugué. D'abord grâce à l'interprétation de Daniel -Day Lewis qui une fois de plus est juste incroyable. Il vit et respire cet homme complexe, torturé et intense. Oui, on peut se demander si ce film sur un artiste/couturier n'est pas une métaphore de lui-même et de sa conception de son oeuvre et sa vie d'artiste, comment il créé en s'oubliant. Parfois, on ressent l'épuisement de l'acteur même et non du personnage. Tout est méticuleux, chaque geste, regard, souffle, sourire est aussi naturel que pensé. Il est également d'une réelle beauté, presque surnaturelle parfois. Bluffant. Nous avons bien ici le meilleur acteur au monde très certainement. Sa partenaire lui tient la dragée haute et leur couple fait assez d'étincelles. Et pourtant, au début, on pense que ce film n'a rien de particulier au fond. Il est certes intéressant mais rien non plus de transcendant. Puis, peu à peu, par la patte même de Anderson, il se créé une véritable alchimie entre les divers personnages, dans ce couple "étrange" mais amoureux intensément. La construction du film laisse assez pantois. La lenteur est calculée. Spoiler: On sent un drame arriver...et c'est ici que la réalisateur démontre tout son talent. On reste estomaqué face à ce couple, parfois amusé même. Mais souvent les mains moites. Bémol sur la BO qui masque bcp d'émotions, fait inutilement monter le stress. Cette musiques est quasi non-stop et étouffe le spectateur (effet souhaité?). La réalisation est belle, les costumes sont sublimes, la reconstitution est un régal. Si c'est là le dernier film de Daniel Day Lewis, c'est donc du grand art, mais il manquera terriblement au cinéma.

Laurent S

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2018

excellent film tout en subtilité Daniel Day-Lewis impressionnant comme à son habitude Vicky Krieps révélation magnifiques costumes et reconstitution des années 50

tekam01

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2018

Une mise en scène intelligente, un jeu d'acteurs vertigineux et une musique absolument hypnotisante qui donne un vrai cachet au film. Chef-doeuvre.

Elyssa Belghith

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/03/2018

j'ai trouvé que ce film était vraiment un chef-oeuvre de bon ton, une atmosphère et un dialogue sublimes,à un certain moment des techniques comme le caméra-oeil qui rappellent si bien et avec quelle subtilité l'époque! et puis le jeu des acteurs, le jeu des regards, les costumes sublimes qui ont eu leur oscar... on sent bien la profondeur de chacun des personnages on a une prise de vue en plongée des personnages, dans leur fragilité, leur force, leur essence profonde.

Frédéric P

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3,0Pas mal
Publiée le 07/03/2018

Pour Daniel Day Lewis en génie de la mode torturé. Images magnifiques et conte pervers les scènes d’exposition sont cependant trop longues avant d’en arriver au cœur du sujet. La qualité de l’anglais parlé doucement est un régal.

schemaman

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3,0Pas mal
Publiée le 04/03/2018

Bien réalisé, avec de beaux décors et bien évidemment de magnifiques costumes mais la seule chose qui m'a intéressé dans le scénario est qu'il nous montre un homme qui fini par aimer se faire empoisonner par sa femme, au sens propre...devrions nous y voir un clin d’œil au sens figuré ?

Maitre Kurosawa

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4,5Excellent
Publiée le 20/02/2018

Cette critique dévoile des éléments importants de l'intrigue. "Phantom Thread" est un film multiple, dépliant des axes plus ou moins nets, plus ou moins forts. Plus qu'une immersion dans le monde de la mode, le film raconte un rapport de force qui, paradoxalement, vise moins le conflit que l'apaisement. On est habitué à ce que Paul Thomas Anderson déjoue nos attentes, minimise la grandeur de ses sujets en les resserrant autour d'une intimité étrange. Ce cinéma de la dissonance s'exerce ici au sein d'un ensemble complexe mais lisible – au contraire de "The Master", plus elliptique et opaque – qui finit par traiter du couple. Comment celui-ci va t-il vivre ? Comment peut-il se réguler ? Reynolds Woodcock est un couturier perfectionniste qui règne en maître sur ses modèles; Alma est une jeune serveuse a priori maladroite qui tombe amoureuse de l'artiste. Leur rencontre est un coup de foudre, c'est incontestable. En revanche, ce que PTA va contester, c'est le traitement académique du rapport de force amoureux au cinéma. Jamais dans "Phantom Thread" ne se joue clairement une relation dominant-dominé : Alma, dès la rencontre avec la sœur de Reynolds, Cyril, va opposer une résistance à l'autorité impassible du maître, et ce dernier sera poussé à l'exaspération lors d'un repas faisant office de surprise. On se dit alors que l'hésitante Alma veut prendre le pouvoir en décidant d'empoisonner son futur mari; or, si le procédé est tordu, il n'a rien de machiavélique. En affaiblissant Reynolds, Alma peut prendre soin de lui, déréguler son emploi du temps rigide et tisser entre eux un lien devenant inextricable. À travers la nourriture, qui remplace ici le sexe, Alma trouve ce dont Reynolds avait besoin mais qu'il ignorait certainement, à savoir perdre le contrôle pour prendre conscience de son amour inconditionnel. Le film raconte le trajet tortueux – une étrangeté renforcée par la musique d'abord baroque de Greenwood, qui prend des atours ouvertement romanesques dans la deuxième heure – d'un couple qui cherche le juste équilibre, quand bien même celui-ci ne serait jamais égalitaire : il faut que l'un ait toujours le dessus sur l'autre. L'union entre Reynolds et Alma ne réside donc pas forcément dans le bonheur mais dans une interdépendance poussée jusqu'à l'intuition (elle sait que son mari la cherche lors de la fête du nouvel an, quand les autres invités sont réduits à une masse difforme et abstraite; Reynolds sait qu'elle se trouve derrière lui quand il fait part de ses sentiments à Cyril). Porté en outre par les interprétations subtiles et nuancées de Daniel Day-Lewis et de la révélation Vicky Krieps, "Phantom Thread" est à ce jour le plus beau film de Paul Thomas Anderson.

poet75

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4,5Excellent
Publiée le 18/02/2018

Paul Thomas Anderson fait partie de ces cinéastes qui semblent comme obsédés par un seul sujet et qui l’explorent, de film en film, sous tous les aspects (et l’on pourrait ajouter : sous toutes les coutures, à l’occasion de cette nouvelle œuvre qui met en scène un grand couturier londonien des années 50). Le réalisateur sonde donc, dans ses films, le plus souvent, les rapports de deux individus qui paraissent, au premier abord, se définir selon les registres de domination et de soumission. Mais chez Paul Thomas Anderson, les apparences sont trompeuses, les cartes se brouillent, les rapports de personne à personne se révèlent bien plus complexes que ce qui apparaissait dans un premier temps. Plus que jamais, avec ce film, le cinéaste nous emporte vers l’inattendu, vers ce que rien ne laissait présager au départ, nous faisant, petit à petit, entrevoir les réalités embrouillées des cœurs humains. Dans le Londres des années 50 donc, le couturier Reynold Woodcock (Daniel Day Lewis) et sa sœur Cyril (Lesley Manville) règnent en maître sur la mode britannique, habillant la famille royale et quantité d’autres fortunes. Or voilà que le grand créateur jette son dévolu sur Alma (Vicky Krieps), une serveuse rencontrée dans un restaurant. Il la séduit et l’intronise bientôt comme une sorte de muse. Une scène où le couturier prend les mensurations d’Alma donne le sentiment qu’il fait d’elle sa chose, son objet. Très vite d’ailleurs, il donne l’impression de dominer, d’obliger tout le monde (et, bien sûr, Alma) à obéir à ses quatre volontés, sinon à ses moindres caprices. Or cette première appréciation des protagonistes se révèle trompeuse, fallacieuse. Les rapports entre le couturier et sa muse évoluent, se transforment, faisant apparaître de nouvelles facettes et des désirs insoupçonnés. Non, Alma n’est pas l’inspiratrice soumise d’un grand créateur de mode, elle est bien plus que cela, elle est une femme qui veut trouver des moyens de vivre et qui, pour ce faire, est capable d’user de moyens illicites et dangereux. Quant à Reynold, obsédé par le fantôme de sa mère, il n’est, en fin de compte, que fragilité. Ce que raconte Paul Thomas Anderson n’est rien d’autre qu’une histoire d’amour, une histoire certes tordue, mais une histoire d’amour quand même. Et comme son talent de cinéaste est immense, rappelant le meilleur Hitchcock, la fascination est au rendez-vous.

cinono1

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/02/2018

Les films de Paul Thomas Anderson sont d'une beauté plastique stupéfiante. Leurs écrin n'ont pas toujours servi des histoires parfois abscons, sentiment que semble parfois chercher le réalisateur. Ce nouvel opus, s'il multiplie les subtilités, n'a pas ce défaut, et le réalisateur se laisse aller à plus d'émotion. Intéressé par les relations et ses rapports de forces, il semble considérer la faiblesse comme édifice d'une relation. Il s'agit d'une histoire d'amour entre un homme et une femme si différents et la naissance des ces sentiments sur un homme fermé et froid. Comment se crée le lien entre deux êtres ?On est happé par cette histoire, la beauté éthéré des images, les soubresauts de sentiments et les rapports de dominations qui s'ensuivent. Se dessine une reflexion sur la vie, la création, la santée, le rôle des femmes...Daniel Day Lewis est fascinant, sa mystérieuse partenaire aussi. Excellente musique qui colle parfaitement à cette ambiance faite de légereté et de sentiments étouffés. Le meilleur film de Paul Thomas Anderson qui doit probablement se bonifier à chaque vision

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