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Burn Out
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Burn Out" et de son tournage !

De la boxe au go-fast

Pour Burn OutYann Gozlan et Guillaume Lemans ont adapté le roman "Balancé dans les cordes" de Jérémie Guez qui se déroule dans le milieu de la boxe pour le transposer à celui des courses de moto. C'est la spirale infernale dans laquelle plongeait le personnage principal (contraint d’exécuter des missions périlleuses pour le compte d’un dangereux caïd de cité) et le fait que les policiers étaient quasi absents du récit qui a donné envie à Gozlan de se lancer dans ce projet.

Univers de la moto

Yann Gozlan et Guillaume Lemans ont apporté de nombreuses modifications à l’intrigue du roman. Ainsi, le personnage principal du livre était à la fois boxeur et également motard hors pair. Le premier précise : "Tant de films – et non des moindres ! – avaient déjà dépeint le monde de la boxe, le ring et ses combats. En revanche, l’univers de la moto me semblait, à tort ou à raison, plus original. Sans compter qu’il offrait un potentiel incroyablement cinématographique : je l’associais immédiatement à la vitesse, au danger, à l’adrénaline… Autant d’éléments propices à la création d’un univers visuel fort et hypnotique."

Superbike

Au cours de ses recherches en se rendant à Magny-Cours et au circuit Carole, Yann Gozlan a découvert la compétition de Superbike, une catégorie de course de motos dont le décorum l'a immédiatement fasciné et qu'il a voulu utiliser comme toile de fond pour son film.

"Contrairement à la moto GP (la catégorie reine, l’équivalent de la F1), le Superbike est peu médiatisé. La plupart des pilotes ne vivent pas de leur passion et ont un métier à côté. Techniquement, les motos engagées restent très proches des motos de série, à l’opposé de celles qu’on trouve en GP qui sont des prototypes. Ce qui n’empêche pas les compétiteurs de réaliser des pointes à 300 km/h sur circuit et de risquer leur vie", raconte le cinéaste.

Un type intègre

Le personnage de Tony est un jeune homme intègre qui, par sens du devoir et par amour, se retrouve pris au piège d’une spirale de mensonges. Ce qui intéressait Yann Gozlan dans cette histoire était d’observer cet homme écartelé et prisonnier de cette spirale infernale où il doit tout mener de front. "Assumer ses compétitions, son boulot alimentaire le jour et ses go-fast la nuit. Tony devient une âme perdue et un corps malmené", note le réalisateur.

Le choix Civil

Pour interpréter Tony, Yann Gozlan recherchait un acteur juvénile qui puisse susciter une empathie immédiate et dégager une présence magnétique à l’écran. Le personnage étant plutôt renfermé et taiseux, l’émotion devait naître davantage des regards que des mots. C'est dans cette optique qu'il a jeté son dévolu sur François Civil

Entraînement

Pour mieux se glisser dans la peau de son personnage dont le corps est mis à rude épreuve tout au long du film, François Civil s'est entraîné en salle pour se muscler et prendre du poids. L'acteur s'est aussi préparé pour être crédible aussi bien en manutentionnaire au volant de son Fenwick qu’en motard chevronné aux commandes de son bolide.

Filmer les scènes de moto

Dès l’écriture du scénario, Yann Gozlan tenait à raconter l’histoire du point de vue de Tony et faire partager au spectateur son stress, sa peur et son adrénaline. Le metteur en scène développe au sujet de la réalisation des scènes de moto en caméra subjective :

"L’utilisation de la caméra embarquée pour ces scènes de moto ainsi que le recours à des plans macros collés aux yeux du pilote, à l’intérieur de son casque, participent à l’immersion et à la subjectivité recherchées tout en favorisant une sensation d’enfermement et de claustrophobie. Alors que la majorité des séquences du film a été tournée avec l’ALEXA, les scènes de circuit et de go-fast – qui avaient été au préalable storyboardées – ont été filmées avec une caméra RED plus légère, équipée d’un système d’accroche spécialement conçu par les machinos. Ce système fixé au châssis de la moto devait être assez résistant pour tenir la caméra alors que la bécane étant lancée à grande vitesse et éviter des vibrations trop grandes. Techniquement, c’était assez compliqué et les conditions de tournage n’aidant pas, certains plans tournés se sont révélés malheureusement inexploitables du fait d’une trop grande vibration."

Eclairage et numérique

Pour les scènes de nuit, Yann Gozlan et son équipe voulaient une lumière qui paraisse à la fois réaliste et stylisée. Ils ont ainsi dû ré-éclairer certains décors. Grâce à la forte sensibilité des caméras numériques et de leurs capteurs, beaucoup de scènes nocturnes ont été tournées avec peu de lumières additionnelles. "Dès que c’était possible, nous avons utilisé comme sources principales les lumières "praticables" disponibles sur le décor, que nous avons filmées et intégrées dans le champ : les réverbères, les lampes, les devantures de magasins, les panneaux lumineux", précise-t-il.

Scènes de go-fast

Pour les scènes de go-fast, Yann Gozlan et son équipe n'avaient ni le temps, ni les moyens de ré-éclairer des tronçons d’autoroute. Même s'ils devaient privilégier les ponts et les tunnels lumineux, ils ont dû se débrouiller avec les contraintes des autorisations qui leur imposaient de tourner sur des routes parfois très peu éclairées. "L’apport du numérique pour ces séquences a été d’un grand secours. Il est le seul médium à même de capter ce que voient nos yeux la nuit, avec toutes les nuances. L’hypersensibilité de la RED ainsi que l’utilisation d’optiques à pleine ouverture nous ont permis de filmer ces scènes sans éclairage d’appoint, en préservant la spécificité de la lumière nocturne", se rappelle le cinéaste.

Le go-fast au cinéma

Le go-fast, pratique qui consiste à importer des produits de stupéfiants ou de contrebande le plus rapidement et le plus discrètement possible d'un point à un autre, est un thème qui a déjà été abordé plusieurs fois dans le cinéma français. A titre d'exemples, nous pouvons citer Go Fast de Olivier Van HoofstadtLe Convoi de Frédéric Schoendoerffer ou encore Sous X de Jean-Michel Correia.

François Civil sur son personnage

"C’est d’abord un mec amoureux qui a envie de se racheter et de retrouver sa famille. Dans le scénario, ce que j’aime bien, c’est qu’on laisse planer pas mal de mystère sur son passé et sa vie. Mais on sent que, malgré sa passion, il a envie de se racheter. C’est aussi le personnage dont les intentions sont les plus pures mais qui finit malgré tout piégé dans un engrenage qu’il ne contrôle pas ! Tony essaie de tout gérer et pense pouvoir jongler entre son boulot alimentaire, son entraînement, ses go-fast et Leila, mais la spirale infernale est plus forte que lui. C’est un personnage qu’il a fallu trouver car il est très loin de moi sur un plan social et physique. Ce sont des détails bien sûr, mais il a fallu lui trouver une coupe de cheveux, des vêtements et surtout une masse physique. À très haut niveau, les pilotes de moto sont très sculptés et sont de vrais athlètes."
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