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    The Third Murder
    note moyenne
    3,5
    602 notes dont 73 critiques
    12% (9 critiques)
    37% (27 critiques)
    23% (17 critiques)
    19% (14 critiques)
    8% (6 critiques)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur The Third Murder ?

    73 critiques spectateurs

    islander29
    islander29

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    4,5
    Hirokazu Kore eda, change de style et de discours....On est dans un registre plus grave, voire terrible......Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant.....Que ce soit sur le meurtre, la corruption, le mensonge, les dialogues sont implacables......Il sont je le répète terribles et noirs, et les quatre ou cinq personnages, semblent échangé leur culpabilité par rapport cette vérité difficilement contestable....." Tout le monde ment" Le film plus il avance démontre cela de façon presque "mathématique"....L'âme nippone est sombre qu'on se le dise... Le titre s'explique peut être par le fait que le criminel va exposer trois versions de son crime......"The third murder" .....les assertions se succèdent et se balaient les unes les autres jusqu'à une conclusion ultime......On est dans le psychologique dramatique, et le tout résonne comme Shakespeare (c'est ce que j'écris quand la vérité est insupportable)....Je dirais âmes sensibles abstenez vous , on a parfois envie de ne plus réfléchir....Côté technique le film a de beaux passages et d'autres plus conventionnels et sans grand intérêt.....A mon avis le film est très abouti, autant au niveau psychologique que policier, mais devant tant de vérités distillées, il faut parfois garder le "moral".....Je conseille fortement
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Il est toujours intéressant de voir un cinéaste quitter sa zone de confort et se lancer de nouveaux défis en s'attaquant à un registre différent. Voici donc Hirokazu Kore-eda, le chantre de la famille, plus ou moins dysfonctionnelle, sur le terrain du thriller judiciaire dans The Third Murder, qui n'est pas sans rappeler les romans de l'américain Michael Connelly, au moins dans cette volonté de suivre au plus près le travail effectué par les avocats de la défense. Cependant, il ne s'agit pas d'un énième film de procès, le cinéaste intégrant de courtes scènes d'audience dans le seul but d'éclaircir ou d'obscurcir, c'est selon, certains éléments clé de l'intrigue. Du suspense, il y en a beaucoup dans The Third Murder, notamment en matière psychologique, avec le profil de l'accusé, plutôt changeant et insaisissable. Son "duel" avec l'avocat qui le défend est passionnant, culminant dans une scène de parloir, vers la fin du film, qui joue avec virtuosité des reflets des visages sur la vitre. Au-delà de ses thématiques de thriller qui sont la base du film, bien d'autres sujets sont en creux, jouant des parallèles entre les trois principaux personnages : l'accusé, l'avocat et la victime, tous les trois pères inadaptés dans leurs comportements, et se sentant coupables, au moins pour les deux premiers. Comme quoi, même dans un genre bien codifié, le cinéaste japonais n'oublie pas ses thèmes favoris. Dans ce film très riche, la quête de la vérité s'oppose à une définition incontestable et obéit à une réalité subjective. Existe t-elle vraiment, s'interroge Kore-eda qui a beaucoup regardé le Rashomon de Kurosawa. Par ailleurs, le traitement documentaire du fonctionnement de la justice est particulièrement captivant avec des cadrages, un découpage des scènes, un montage et une esthétique générale assez inspirés des grands films américains des années 50. Il y a énormément de coups de théâtre et de rebondissements dans The Third Murder mais au-delà, ce qui rend l'oeuvre excitante, c'est son atmosphère, humour, poésie et onirisme ne sont pas absents, et son intelligence narrative constante. De la très belle ouvrage, stimulante pour l'esprit du spectateur.
    Ali B
    Ali B

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    3,0
    Le film est pas mal, il faut aimer les longs dialogues que sait très bien mettre en place Kore Eda dans ses réalisations. Car on sent que tout lui vient des tripes et il le rend bien sur le plan des émotions que peuvent provoquer les échanges entre les différents personnages. Dans ce film Kore Eda sort du contexte sociétal habituel car on a à faire face à un polar cette fois-ci, donnant l'occasion de suivre tout le jugement d'un criminel. Plus on avance dans le film, plus on se rend compte de la patte du réalisateur qui adore analyser la société japonaise et à nouveau les relations parents-enfants. De plus il aborde fortement des points comme la vérité et le mensonge ainsi que les non dits, les tabous. Un film qui se veut philosophique, aussi Kore Eda traite comme à son habitude de la psychologie des individus et la perception que chacun peut avoir face à une même situation.
    velocio
    velocio

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    1,5
    On se rapproche de la certitude : j'ai un problème avec le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda. Certes, dans sa production récente, j'avais beaucoup aimé "Notre petite sœur", mais c'était peut-être parce que, pour ses thuriféraires, ce film n'est pas représentatif de son œuvre. Toujours est-il que, cette fois encore, je me suis profondément ennuyé. Et pourtant, le sujet du film avait tout pour me plaire : un film sur la justice dans un pays où existe toujours la peine de mort, sur son côté faillible, sur ce que ses avocats peuvent demander à un accusé pour éviter la peine capitale. Ce thriller aurait donc dû me passionner, comme aurait dû me passionner les chroniques familiales, thème habituel de Hirokazu Kore-Eda, comme, par exemple, "Tel père, tel fils". Le problème principal que j'ai avec ce réalisateur, c'est que, avec lui, les scènes trainent en longueur, que le rythme est systématiquement atone. Vous me direz : comment se fait-il, pour rester dans le cinéma japonais, que tu aimes beaucoup les films de Naomi Kawase, dont le rythme est aussi très lent, et que tu rejettes ceux de Kore-Eda ? Franchement, je n'ai pas vraiment de réponse. Peut-être que je trouve dans les films de Kawase une douceur pleine d'émotion que je ne trouve pas chez Kore-Eda. En tout cas, une observation : comme Hong Sang-Soo, comme Woody Allen, Kore-Eda tourne au moins un long métrage par an et, à mon avis, ce rythme ne permet pas de vraiment peaufiner un long métrage. D'autant plus que ses films ont tous une durée d'environ 2 heures, voire plus le plus souvent. Autre observation : pourquoi un titre en anglais pour un film japonais ?
    Anne M.
    Anne M.

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    3,5
    Usant d’une palette de couleurs ternes, de beaucoup de dialogues et de questions posées sur la peine de mort ou le droit de vivre, Hirokazu Kore-Eda nous livre un thriller judiciaire avec plusieurs facettes et rebondissements. La scène initiale nous montre Misumi en train de tuer puis de brûler un homme qui s’avère être son ancien patron. Il sera arrêté et défendu par un célèbre avocat, Shigemori. Les versions de Misumi et de témoins évoluent au fur et à mesure que le procès avance. Le cinéaste aborde la question de la filiation. Les échanges entre l’avocat et le suspect sont passionnants et bénéficient d’une excellente mise en scène. On en vient à douter des images elles-mêmes, en l’occurence de la scène initiale. Qui dit la vérité, qui ment ? Pourquoi ? Au spectateur de se faire son idée. Mon blog : larroseurarrose.com
    DanielOceanAndCo
    DanielOceanAndCo

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    4,0
    Après sa pléthore de drame familiaux, Kore-eda Hirokazu s'attaque à un film de procès, un genre que l'on connait par cœur dans les productions outre-Atlantique mais relativement rare dans les autres cinématographies qui nous parviennent chez nous. Evidemment, de la part du réalisateur de "Tel père, tel fils", il faut s'attendre à bien plus qu'une bande d'avocats qui doivent sauver leur client, le film parle surtout et avant tout d'une thématique importante qui est évidemment au cœur de tout ce que vous verrez à l'écran pendant deux heures : la peine de mort qui est toujours pratiquée au Japon. La position du metteur en scène japonais sur le sujet est claire et nette et le final en est une illustration particulièrement bien pensée spoiler: puisque si l'intégralité de film repose sur l’ambiguïté de la personnalité du principal suspect et si ses avocats n'ont pas trouvé de preuves probantes de son innocence, le film ne propose pas non plus les preuves de sa culpabilité ce qui a d'ailleurs déstabilisé de nombreux critiques et spectateurs. Si sur le fond, le film est nickel - je ne mets pas la note suprême pour les trop nombreuses scènes spoiler: où le suspect change sa version des faits , ce qui a eu le don de me fatiguer sur la fin, le film est somptueux sur la forme avec probablement la plus belle photographie du réalisateur et quelques performances fabuleuses comme celles de Masaharu Fukuyama ("Tel père, tel fils"), Suzu Hirose ("Notre petite sœur") ou Koji Yakusho. Bref, un drame policier très réussi qui loupe le cinq étoiles de peu, de par la force de son sujet et l'engagement de son réalisateur à montrer sa vision des choses!!
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 549 abonnés Lire ses 76 critiques

    2,0
    On connait le cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda pour ses nombreux et beaux drames familiaux tels que « Nobody knows », « Tel père, tel fils » ou encore « Notre petite sœur ». Pour la première fois dans un de ses films sortant chez nous il change radicalement de registre - en apparence seulement - en s’essayant au thriller judiciaire à tendance policière. Sur la forme, « The Third Murder » adopte un aspect de film procédural à l’américaine notamment dans le visuel et par le biais de certains de ses décors. Cependant, le rythme très (trop) plat dénote et nous rappelle, outre les acteurs asiatiques, qu’on est bien dans un film japonais. Et clairement, hormis un début prometteur et une histoire pour le moins intrigante de prime abord, le cinéaste est loin d’être aussi brillant ici que dans ses précédents films. Pire, on s’ennuie dans ce nouvel opus qui manque de panache. « The Third Murder » dure plus de deux heures et elles semblent vraiment interminables pour le spectateur dont l’intérêt pour le film décroît à mesure que les minutes passent. La faute à un long-métrage beaucoup trop bavard et sans aucun rythme. Les longues logorrhées verbales entre les protagonistes, toutes plus sibyllines les unes que les autres, finissent par avoir raison de notre attention et nous endormir. Quand le film est terminé, on se dit qu’il y a bien une demi-heure de trop dans cette histoire aux lourds questionnements moraux mais sans rythme. Les scènes de parloir ou d’interrogatoire entre les différents protagonistes deviennent redondantes, certaines s’avérant même inutiles, et tout cela est filmé de manière tellement nonchalante qu’on décroche totalement. Et, surtout, à la fin on se demande où le cinéaste a voulu en venir puisqu’il ne boucle pas son intrigue et laisse les grandes questions posées en jachère. On ne peut en effet reprocher à ce film d’être vide de sens. De grandes notions telles que la culpabilité, l’arbitrage du destin à la naissance ou encore le poids du passé sont mis en branle mais tout tourne autour de la notion de vérité. Et ces grandes thématiques abordées avec courage sont noyées dans une intrigue trop opaque. La résolution de l’intrigue semble caduque pour le réalisateur mais il en oublie son public en ne résolvant pas l’intrigue. Certains films qui laissent le fin mot de l’histoire à l’appréciation du spectateur sont réussis mais là on en ressort avec trop de points d’interrogations pour finalement pas grand-chose. Et les notions abordées le sont de manière tellement sentencieuse et sans vraiment de point de vue qu’on est plutôt saoulé qu’autre chose. On sent Kore-Eda plus attiré par le drame que le thriller, il aurait donc du réalisé un drame comme il a su si bien nous en offrir plutôt que de prendre le film de procès de travers et nous ennuyer. Espérons que son prochain opus présenté à Cannes retourne à ses fondamentaux. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    Ninideslaux
    Ninideslaux

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    4,0
    Vous vous dites: Hirokazu Kore-eda réalisateur de thriller ou de film de prétoire, ça va bien la tête? Y a d'autres Japonais qui font ça très bien, sans parler des Coréens..... Rassurez vous: il le fait à la manière kore-edesque, tout en douceur et en lenteur, tout en réflexion et en mystère.            Et au centre du film, il y a ce qui passionne le metteur en scène, la relation entre adolescence et âge adulte, entre enfants et parents. Il y a les non-dits, les mensonges, le poids de la responsabilité....            Takashi Mitsumi (Koji Yakusho) est accusé du meurtre de son ex-patron -il a été licencié- de l'avoir volé, puis d'avoir brûlé son corps. Comme il a déjà passé trente ans en prison pour avoir tué deux usuriers, cette fois ci c'est la peine de mort assurée. Le jeune dirigeant d'un cabinet d'avocats, Tomoaki Shigemori (Masaharu Fukuyama) reprend cette affaire qui tourne mal pour le cabinet, et est tout de suite confronté à un étrange accusé. Mutique ou mythomane, il ne cesse de changer de version au fil des entretiens. Mais qui ment, aussi? La femme de la victime a l'air d'avoir des choses à cacher, tout comme sa fille Sakie (Suzu Hirose), qui connaissait Mitsumi, le rencontrait quelquefois, une ado étrange qui traîne un lourd appareillage sur une jambe atrophiée. Oui, qui ment? Et pourquoi? Shigemori, qui a lui aussi une fille ado dont il ne s'occupe pas assez et qui fait des bêtises pour attirer son attention, ne sait plus s'il doit oeuvrer pour le bien du cabinet d'avocats, ou pour trouver la vérité. Cette vérité, chaque fois qu'il croit s'en approcher, elle lui échappe pour une autre vérité -ou un autre mensonge. On est dans un cocon doux et moelleux, mais quelle est l'araignée venimeuse?           Magnifique film d'une extrême subtilité. A voir absolument
    Aurelien G.
    Aurelien G.

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    3,0
    UN sujet classique de chez classique vu revu ... Mais on peut s en rendre compte des le synopsis et si j ai été le voir c est que j ai accepté le côté classique du film. J ai donc mis trois étoiles tout de même pour la maitrise totale de ce film dans l esthétique tout de même
    Stéphane C
    Stéphane C

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    5,0
    Un drame judiciaire passionnant et bouleversant où l’établissement de la vérité n’est pas acquis ... Plaidoyer implicite contre la peine capitale, ce film questionne sur la faillibilité d’un système judiciaire sans compromis mais aussi sur les stratégies de défense adoptées ... Kore-eda est un Maitre !
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 436 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    4,0
    Un drame judiciaire et psychologique où faux-semblants et mensonges, voir manipulations permettent au cinéaste de questionner sur la justice et, surtout, sur la Peine de Mort (rappelons qu'elle existe toujours au japon où 80% des gens sont encore pour). Dans un premier temps on pense très fort au concept du film "La vie de David Gale" (2003) avant de s'apercevoir qu'il y a encore pas mal de couche de lecture. Le premier bémol vient du rythme. Monocorde et donc assez ennuyeux surtout pour une affaire qui doit être sous tension. Alors qu'il en est rien bien évidemment. Un très bon film auquel il manque juste un peu de passion. Site : Selenie
    Laurent C.
    Laurent C.

    Suivre son activité 162 abonnés Lire ses 288 critiques

    3,0
    Hirokazu Kore-Eda est l’un des plus brillants réalisateurs japonais. Il offre une œuvre souvent intimiste, qui donne du pays qui est le sien, une représentation à la fois des plus poétiques mais aussi socialement difficile. « Notre Petite Soeur », « I wish » ou encore « Tel père, tel fils » étaient l’expression d’un cinéma d’auteur authentique, où la photographie proposait une approche des plus soignées, afin de mettre en valeur des drames familiaux et sociologiques, la famille au Japon constituant avec l’entreprise une institution particulièrement importante. Ici, le réalisateur nous entraîne dans les voies du Polar. Ce n’est sans doute pas le meilleur choix que Kore-Eda aura fait dans sa carrière. Si en effet, l’esthétique de l’image est indéniablement remarquable grâce à ce jeu de couleurs entre le noir, le gris, et le blanc, elle n’est pas au service d’un scénario assez solide. L’histoire se centre surtout sur la relation entre un avocat et un tueur en série. Certes, le réalisateur revient à ses obsessions artistiques comme la filiation avortée, l’intimité affective, le non-dit qui hante les relations sociales. Mais toutes ces thématiques sont noyées par une enquête assez poussive où jusqu’au bout du film, on a du mal à comprendre le dénouement juridique. Peut-être que ce n’est pas l’essentiel pour le réalisateur. Néanmoins, un récit policier ne peut pas faire autant l’impasse sur la cohérence narrative et l’aboutissement de l’enquête. On ressort de ce long fleuve de paroles sinon désorienté, en tous les cas totalement perdu sur les prétendus auteurs du crime. Il y a aussi cette bande-son pour le coup très intéressante. Elle porte le récit dans sa chair la plus diabolique. « The third Murder » devient alors un film beaucoup plus politique que policier. On reconnaît le talent de son auteur à draper derrière la petite histoire de ses héros, celle de tout un pays qui cherche des repères et reconstruit son référentiel moral et spirituel. Hélas, nous n’aurons pas été convaincus totalement par cette aventure dans l’âme meurtrière de ses héros.
    Newstrum
    Newstrum

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    3,5
    Kore-eda change de genre mais continue d'explorer ses thèmes favoris. A nouveau, ici, les pères sont défaillants, absents, voire abject pour l'un, et les enfants en subissent les conséquences. Intéressantes scènes de parloir où la progression des liens entre l'accusé et l'avocat est illustrée à travers des jeux de reflet sur la vitre les séparant. Un bon cru du réalisateur japonais. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
    Nicolas B.
    Nicolas B.

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    4,0
    'Le troisième meurtre' est un très bon film. Dans un registre très différent de ses films précédents, Kore-eda s'illustre avec brio, et ajoute à l'enquête policière ses thèmes de prédilection : la famille, le voisinage, la vie professionnelle de la génération salary-man, la jeunesse japonaise en perdition qui semble marcher en équilibre sur un fil etc. C'est un film très critique, quand bien même, parce que japonais, le réalisateur la formule de manière beaucoup plus tendre que le ferait un réalisateur français. Et pourtant, tout y passe : la justice, les institutions, l'éducation. On assiste tout le long du film à un véritable retournement des valeurs morales. Finalement, qui protège la jeune Sakie? Face aux non-dits, à la lâcheté et à l'hypocrisie, l'individu devient terriblement seul dans la société dont Kore-eda dresse le tableau. Le Japon se trouve sûrement à un carrefour de son histoire, au même titre que spoiler: Shigemori perdu à un croisement de circulation, dans une des dernières scènes du film. On a souvent accusé Kore-eda de mièvrerie dans ses films. Celui-ci est aussi grave et sombre, que lucide et éclairant.
    coperhead
    coperhead

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    4,0
    Kore Eda a réaliser dans un genre différent de son style habituel un film noir d'une grande virtuosité. Le réalisateur va brouiller sans cesse les pistes avec les trois aveux différents que va faire le meurtrier présumé 'la vérité étant a chaque fois remise en cause. Kore Eda en profite aussi pour montrer les rapports compliquées entre les individus dans la societe japonaise notamnent entre les pères et leurs filles . De plus des sequences sont magistrales comme dans la dernière confrontation entre l avocat et le coupable ou les deux visages sont superposées dans la vitre.Seul bémol la lenteur de l'ensemble qui peut en derouter plus d'un.
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