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The Third Murder
note moyenne
3,6
223 notes dont 29 critiques
24% (7 critiques)
31% (9 critiques)
24% (7 critiques)
14% (4 critiques)
7% (2 critiques)
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Votre avis sur The Third Murder ?

29 critiques spectateurs

traversay1

Suivre son activité 382 abonnés Lire ses 2 742 critiques

4,0Très bien
Publiée le 19/03/2018

Il est toujours intéressant de voir un cinéaste quitter sa zone de confort et se lancer de nouveaux défis en s'attaquant à un registre différent. Voici donc Hirokazu Kore-eda, le chantre de la famille, plus ou moins dysfonctionnelle, sur le terrain du thriller judiciaire dans The Third Murder, qui n'est pas sans rappeler les romans de l'américain Michael Connelly, au moins dans cette volonté de suivre au plus près le travail effectué par les avocats de la défense. Cependant, il ne s'agit pas d'un énième film de procès, le cinéaste intégrant de courtes scènes d'audience dans le seul but d'éclaircir ou d'obscurcir, c'est selon, certains éléments clé de l'intrigue. Du suspense, il y en a beaucoup dans The Third Murder, notamment en matière psychologique, avec le profil de l'accusé, plutôt changeant et insaisissable. Son "duel" avec l'avocat qui le défend est passionnant, culminant dans une scène de parloir, vers la fin du film, qui joue avec virtuosité des reflets des visages sur la vitre. Au-delà de ses thématiques de thriller qui sont la base du film, bien d'autres sujets sont en creux, jouant des parallèles entre les trois principaux personnages : l'accusé, l'avocat et la victime, tous les trois pères inadaptés dans leurs comportements, et se sentant coupables, au moins pour les deux premiers. Comme quoi, même dans un genre bien codifié, le cinéaste japonais n'oublie pas ses thèmes favoris. Dans ce film très riche, la quête de la vérité s'oppose à une définition incontestable et obéit à une réalité subjective. Existe t-elle vraiment, s'interroge Kore-eda qui a beaucoup regardé le Rashomon de Kurosawa. Par ailleurs, le traitement documentaire du fonctionnement de la justice est particulièrement captivant avec des cadrages, un découpage des scènes, un montage et une esthétique générale assez inspirés des grands films américains des années 50. Il y a énormément de coups de théâtre et de rebondissements dans The Third Murder mais au-delà, ce qui rend l'oeuvre excitante, c'est son atmosphère, humour, poésie et onirisme ne sont pas absents, et son intelligence narrative constante. De la très belle ouvrage, stimulante pour l'esprit du spectateur.

jim007

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3,0Pas mal
Publiée le 11/04/2018

Le film est pas mal, il faut aimer les longs dialogues que sait très bien mettre en place Kore Eda dans ses réalisations. Car on sent que tout lui vient des tripes et il le rend bien sur le plan des émotions que peuvent provoquer les échanges entre les différents personnages. Dans ce film Kore Eda sort du contexte sociétal habituel car on a à faire face à un polar cette fois-ci, donnant l'occasion de suivre tout le jugement d'un criminel. Plus on avance dans le film, plus on se rend compte de la patte du réalisateur qui adore analyser la société japonaise et à nouveau les relations parents-enfants. De plus il aborde fortement des points comme la vérité et le mensonge ainsi que les non dits, les tabous. Un film qui se veut philosophique, aussi Kore Eda traite comme à son habitude de la psychologie des individus et la perception que chacun peut avoir face à une même situation.

rollioni

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4,5Excellent
Publiée le 16/04/2018

Hirokazu Kore eda, change de style et de discours....On est dans un registre plus grave, voire terrible......Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant.....Que ce soit sur le meurtre, la corruption, le mensonge, les dialogues sont implacables......Il sont je le répète terribles et noirs, et les quatre ou cinq personnages, semblent échangé leur culpabilité par rapport cette vérité difficilement contestable....." Tout le monde ment" Le film plus il avance démontre cela de façon presque "mathématique"....L'âme nippone est sombre qu'on se le dise... Le titre s'explique peut être par le fait que le criminel va exposer trois versions de son crime......"The third murder" .....les assertions se succèdent et se balaient les unes les autres jusqu'à une conclusion ultime......On est dans le psychologique dramatique, et le tout résonne comme Shakespeare (c'est ce que j'écris quand la vérité est insupportable)....Je dirais âmes sensibles abstenez vous , on a parfois envie de ne plus réfléchir....Côté technique le film a de beaux passages et d'autres plus conventionnels et sans grand intérêt.....A mon avis le film est très abouti, autant au niveau psychologique que policier, mais devant tant de vérités distillées, il faut parfois garder le "moral".....Je conseille fortement

Anne M.

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3,5Bien
Publiée le 14/04/2018

Usant d’une palette de couleurs ternes, de beaucoup de dialogues et de questions posées sur la peine de mort ou le droit de vivre, Hirokazu Kore-Eda nous livre un thriller judiciaire avec plusieurs facettes et rebondissements. La scène initiale nous montre Misumi en train de tuer puis de brûler un homme qui s’avère être son ancien patron. Il sera arrêté et défendu par un célèbre avocat, Shigemori. Les versions de Misumi et de témoins évoluent au fur et à mesure que le procès avance. Le cinéaste aborde la question de la filiation. Les échanges entre l’avocat et le suspect sont passionnants et bénéficient d’une excellente mise en scène. On en vient à douter des images elles-mêmes, en l’occurence de la scène initiale. Qui dit la vérité, qui ment ? Pourquoi ? Au spectateur de se faire son idée. Mon blog : larroseurarrose.com

velocio

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1,5Mauvais
Publiée le 13/04/2018

On se rapproche de la certitude : j'ai un problème avec le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda. Certes, dans sa production récente, j'avais beaucoup aimé "Notre petite sœur", mais c'était peut-être parce que, pour ses thuriféraires, ce film n'est pas représentatif de son œuvre. Toujours est-il que, cette fois encore, je me suis profondément ennuyé. Et pourtant, le sujet du film avait tout pour me plaire : un film sur la justice dans un pays où existe toujours la peine de mort, sur son côté faillible, sur ce que ses avocats peuvent demander à un accusé pour éviter la peine capitale. Ce thriller aurait donc dû me passionner, comme aurait dû me passionner les chroniques familiales, thème habituel de Hirokazu Kore-Eda, comme, par exemple, "Tel père, tel fils". Le problème principal que j'ai avec ce réalisateur, c'est que, avec lui, les scènes trainent en longueur, que le rythme est systématiquement atone. Vous me direz : comment se fait-il, pour rester dans le cinéma japonais, que tu aimes beaucoup les films de Naomi Kawase, dont le rythme est aussi très lent, et que tu rejettes ceux de Kore-Eda ? Franchement, je n'ai pas vraiment de réponse. Peut-être que je trouve dans les films de Kawase une douceur pleine d'émotion que je ne trouve pas chez Kore-Eda. En tout cas, une observation : comme Hong Sang-Soo, comme Woody Allen, Kore-Eda tourne au moins un long métrage par an et, à mon avis, ce rythme ne permet pas de vraiment peaufiner un long métrage. D'autant plus que ses films ont tous une durée d'environ 2 heures, voire plus le plus souvent. Autre observation : pourquoi un titre en anglais pour un film japonais ?

closer444

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/04/2018

On connait le cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda pour ses nombreux et beaux drames familiaux tels que « Nobody knows », « Tel père, tel fils » ou encore « Notre petite sœur ». Pour la première fois dans un de ses films sortant chez nous il change radicalement de registre - en apparence seulement - en s’essayant au thriller judiciaire à tendance policière. Sur la forme, « The Third Murder » adopte un aspect de film procédural à l’américaine notamment dans le visuel et par le biais de certains de ses décors. Cependant, le rythme très (trop) plat dénote et nous rappelle, outre les acteurs asiatiques, qu’on est bien dans un film japonais. Et clairement, hormis un début prometteur et une histoire pour le moins intrigante de prime abord, le cinéaste est loin d’être aussi brillant ici que dans ses précédents films. Pire, on s’ennuie dans ce nouvel opus qui manque de panache. « The Third Murder » dure plus de deux heures et elles semblent vraiment interminables pour le spectateur dont l’intérêt pour le film décroît à mesure que les minutes passent. La faute à un long-métrage beaucoup trop bavard et sans aucun rythme. Les longues logorrhées verbales entre les protagonistes, toutes plus sibyllines les unes que les autres, finissent par avoir raison de notre attention et nous endormir. Quand le film est terminé, on se dit qu’il y a bien une demi-heure de trop dans cette histoire aux lourds questionnements moraux mais sans rythme. Les scènes de parloir ou d’interrogatoire entre les différents protagonistes deviennent redondantes, certaines s’avérant même inutiles, et tout cela est filmé de manière tellement nonchalante qu’on décroche totalement. Et, surtout, à la fin on se demande où le cinéaste a voulu en venir puisqu’il ne boucle pas son intrigue et laisse les grandes questions posées en jachère. On ne peut en effet reprocher à ce film d’être vide de sens. De grandes notions telles que la culpabilité, l’arbitrage du destin à la naissance ou encore le poids du passé sont mis en branle mais tout tourne autour de la notion de vérité. Et ces grandes thématiques abordées avec courage sont noyées dans une intrigue trop opaque. La résolution de l’intrigue semble caduque pour le réalisateur mais il en oublie son public en ne résolvant pas l’intrigue. Certains films qui laissent le fin mot de l’histoire à l’appréciation du spectateur sont réussis mais là on en ressort avec trop de points d’interrogations pour finalement pas grand-chose. Et les notions abordées le sont de manière tellement sentencieuse et sans vraiment de point de vue qu’on est plutôt saoulé qu’autre chose. On sent Kore-Eda plus attiré par le drame que le thriller, il aurait donc du réalisé un drame comme il a su si bien nous en offrir plutôt que de prendre le film de procès de travers et nous ennuyer. Espérons que son prochain opus présenté à Cannes retourne à ses fondamentaux. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.

Barnabé Jarrot

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/04/2018

Un polar à la mise en scène virtuose et captivant de bout en bout. Kore-Eda toujours au sommet de sa forme ! A ne pas manquer.

Loïck G.

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3,0Pas mal
Publiée le 11/04/2018

Il y a des points positifs dans ce film (dont l’ironie passagère) qui malheureusement sur la durée s’inscrit sur un ton monocorde et un faux rythme qui ne s’emballe que dans les scènes de parloirs. Je crois n’avoir jamais vu de tels lieux ainsi filmés. Un tension magnifique accentuée par une lumière au contraste saisissant. Avant ou après, Kore-Eda n’arrive pas à coordonner le fond et la forme sur les ressorts d’une intrigue inexistante. Quand elle se révèle, elle s’effiloche sur des révélations qui n’en sont pas. Dans ce labyrinthe scénaristique, aux réflexions esquissées sur la justice, on se perd beaucoup trop pour tenir la distance : 2 h 05 mn. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com

AM11

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2,5Moyen
Publiée le 06/04/2018

Avec "The Third Murder", Hirokazu Koreeda est fidèle à lui-même avec un film lent qui se décante au fil des minutes et très froid avec une mise en scène toujours très sobre. Je n'ai pas encore vu "Après la tempête" son dernier film avant celui-ci, mais j'avais apprécié "Notre petite soeur". Dans ce film, il s'intéresse toujours aux liens familiaux et également au rapport à la vérité. On se rend compte que ces thèmes servent le récit et non pas l'inverse. Le réalisateur s'intéresse plus aux mystérieux liens qu'il y a entre les personnages qu'à cette vérité qui change souvent... C'est pour cela que c'est davantage un drame bavard sur un avocat blasé qui cherche avant tout à gagner le procès qu'un film policier centré sur la découverte de la vérité qui finalement importe peu. L'ambiguïté du récit peut être intéressante dans certains cas, mais ce n'est pas le cas ici et c'est même lassant, car cela crée un faux mystère qui n'a aucune importance. L'aspect psychologique n'est pas assez développé ce qui empêche toute implication et dessert certains aspects du film comme lorsqu'il est question de la culpabilité paternelle qui concerne plusieurs personnages. Les deux derniers plans sont superbes et pleins de sens par rapport à tout ce qui a été construit avant, mais, c'est un film qui manque de vie, qui est peu distrayant et pas spécialement intéressant pour tout ce que j'ai dit et parce qu'il est finalement assez prévisible.

Yelena M.

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4,0Très bien
Publiée le 23/04/2018

Je ne m'y attendais pas mais j'ai adoré tout et je ne me suis pas du tout ennuyée. Les acteurs sont fantastiques et beaux en plus. Belle musique, la cinématographie magnifique, pas un mot de trop, tout tombe juste. J'y pense depuis. C'est une sorte de rappel du Rashamon, le vieux film japonais classique sur le même sujet et c'est fort. Pas du tout froid mais réservé, exacte, comme une gravure.

Albator94z

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 22/04/2018

Un drame judiciaire passionnant et bouleversant où l’établissement de la vérité n’est pas acquis ... Plaidoyer implicite contre la peine capitale, ce film questionne sur la faillibilité d’un système judiciaire sans compromis mais aussi sur les stratégies de défense adoptées ... Kore-eda est un Maitre !

derville

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4,5Excellent
Publiée le 21/04/2018

un peu lent, scénario alambiqué mais intéressant bien filmé bien joué. La touche Kore-Eda est bien là

Qoheleth

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4,5Excellent
Publiée le 20/04/2018

Une complexe et fascinante interrogation sur notre rapport à la « vérité » et sur sa place dans le fonctionnement de la justice pénale. Comment renoncer à croire que les juridictions sont des véridictions ? Comment cesser d’imaginer que la vérité est le critère suprême de l’établissement des faits et de leur qualification ? Comment abandonner l’idée que la valeur procédurale réelle des témoignages et des aveux n’est pas indépendante de leur valeur de vérité ? Comment concevoir qu’un avocat soit susceptible de défendre un criminel sans chercher à comprendre ses « vrais » mobiles ? Autant de questions captivantes que pose "The Third Murder", un film où le besoin de vérité renaît incessamment chez ceux-là mêmes qui le négligent ou qui le tournent en dérision. Dans le rapport des humains à la « vérité », rien de plus fort sans doute que le besoin de (se) raconter des « histoires ». Ainsi, nombreuses sont les histoires possibles pour s'expliquer le fait que Misumi ait tué son patron (satisfaction d’une pulsion, meurtre crapuleux, assassinat commandité, vengeance, punition). Aux yeux de Shigemori, l’avocat cynique et pragmatique qui assure la défense de Misumi, seule compte la version des faits la moins préjudiciable à son client, celle qui pourrait lui éviter la peine de mort. Il prétend que l’empathie ne sert à rien, car il s’agit non pas de comprendre son client, mais d’obtenir de lui des « arguments » utilisables pour sa défense. Cependant, face aux réponses changeantes et évasives de Misumi, il est contraint de rechercher les éléments psychologiques et biographiques de ce qui s’offre à lui comme un puzzle. Un supposé puzzle qui n'est peut-être en fait que la surface réfléchissante sur laquelle l'avocat projette sa propre manière de fonctionner, ses propres angoisses, ses propres scrupules. Quant à Sakie, la fille du patron assassiné, elle voit dans Misumi l’exécutant du parricide qu’elle désirait : illusion d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui la comprend ? Comment le savoir ? Nous sommes nous-mêmes contraints de spéculer en projetant sur Misumi des considérations éventuellement très éloignées de sa psychologie. Bien plus, en cherchant la vérité de ses comportements, nous sommes dans une attente de sens qui n’a peut-être pas d’objet, ou qui du moins se trompe d’objet. D’ailleurs, Shigemori se le voit signifier par Misumi lui-même : « Vous attendez trop d’un meurtrier comme moi ». Quoi qu’il en soit, au Japon, dans les cas de récidive comme celui de Misumi, la vérité du second crime (ses « vrais » mobiles) n’a que peu d'importance dans le fonctionnement de la machine judiciaire. En effet, le criminel récidiviste n’a quasiment aucune chance d’échapper à la peine capitale : s’il a donné deux fois la mort, il doit lui-même trouver la mort. En ce sens, la peine capitale peut bien alors être qualifiée de « troisième meurtre ». Pour autant, le film de Kore-eda n’est pas un plaidoyer frontal et explicite contre la peine de mort. Certes, il souligne l’aspect mécanique de son application dans le système japonais lorsqu’elle sanctionne une récidive. Cependant, il met dans la bouche de Misumi et de Shigemori un même raisonnement, à la fois nihiliste et fataliste, contraire à l’optimisme humaniste : si l’existence ne nous est pas attribuée parce que nous méritons de naître, mais arbitrairement, sans que rien ne la valide ou ne la justifie a priori, alors la conséquence logique est que « certaines personnes n’auraient jamais dû naître ». Face à ce sombre pessimisme, seules deux voix contestataires s’élèvent brièvement dans le film, à savoir celle du jeune collègue de Shigemori, et celle de Sakie… En les mettant dans cette position minoritaire, peut-être Kore-eda a-t-il voulu nous inciter à prendre le relais de leur indignation ?

maimbourg

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4,0Très bien
Publiée le 19/04/2018

Libéré après trente ans passés en prison pour un double meurtre, un homme récidive ou peut-être récidive. Et l’avoue ou peut-être l’avoue. Pour ce film pièce de théâtre, la caméra scrute avec panache l’accusé, l’équipe de la défense, deux femmes liées à l’affaire et quelques seconds rôles. Au fil du classique travail d’enquête les multiples rebondissements installent une atmosphère digne de Pirandello. Mais la justice est faite pour trancher : douter demeure un luxe réservé à ses auxiliaires. Pour nous accompagner dans les méandres et les non-dits de la société japonaise, d’excellents acteurs et une prise de vue particulièrement soignée avec quelques images d’anthologie.

Carlos Stins

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3,0Pas mal
Publiée le 17/04/2018

Ces dernières années, les cinéastes coréens ont démontré leur habileté à investir les genres du polar et du thriller et c'est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j'attendais "The Third murder". Peut-être que je plaçais d'ailleurs un peu trop d'attentes en ce film qui tient globalement la route mais mais dont j'ai trouvé l'exécution laborieuse. La mise en scène est très inspirée et porteuse de sens, notamment lors des remarquables scènes d'interrogatoire. Je découvre avec ce long-métrage le cinéma de Hirokazu Kore-eda qui m'a séduis par son travail du cadre et par le regard très profond qu'il porte sur des problématiques très complexes. Mais cette réflexion sur la justice et la culpabilité porté par le cinéaste coréen reste à mon sens un peu pompeuse, le film s'enfermant dans des dialogues interminables et des métaphores gratuites. C'est un film difficile d'accès, rendu quelque peu indigeste par son intrigue complexe et la foisonnance de ces dialogues. "The third murder" n'est pas un film dénué d'intérêt mais j'ai eu tout de même eu du mal à appréhender cette oeuvre ambitieuse et foisonnante.

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