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GabbaGabbaHey
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5,0
Publiée le 21 décembre 2009
L'un des meilleurs Kubrick, du moins un de mes favoris, une intrigue superbe, l'un des plus grands film noirs de tout les temps, la définition même de ce genre ! L'interprétation de Sterling Hayden et Elisha Cook Jr. est absolument fantastique et un scénario sérieusement impressionnant... du vrai chef d'œuvre.
Un modèle de précision pour les films de casse "parfait", avec ce choix difficile de l'équilibre entre action et vie des personnages. La fin est peu trop attendue et un peu facile.
Une jolie petite histoire de braquage. Le scénario reste cohérent, et on passe un bon moment. S.Kubrick nous raconte une histoire d'une manière assez originale, mais qui ne nous fait pas perdre le fil de l'histoire.
Kubrick, 28 ans, ambitieux et talentueux, orchestre prodigieusement ce grand film de gangsters au savant montage, le tout incarné par de très grands acteurs qui vous mène à un final surprenant et palpitant... Voilà du Cinéma, du vrai!
Réalisé en 1956, "L'Ultime Razzia" est le troisième long métrage de Stanley Kubrick après "Fear and Desire" et "Le Baiser du tueur". Kubrick n'était pas encore ce qu'il est devenu par la suite ( c'est à dire hyper connu et adulé quoiqu'il fasse ), c'est sans doutes pour ça que ce film est encore assez court et 'standard'. Peut-être même un peu trop standard d'ailleurs, car même si la mise en scène est excellente et que le scénario est très bien géré, il n'en reste pas moins basique et limite ennuyeux... Mais il est clair que je préfère le Kubrick de ses débuts que celui qui faisait n'importe quoi sous prétexte qu'il était Kubrick ( 2001, A Space Odyssey ou Barry Lyndon ). Mais ce film reste tout de même très en dessous par rapport à ses derniers films qui sont pour moi ses meilleurs ( Shining, Full Metal Jacket, Eyes Wide Shut ). Ce film est à voir surtout pour la qualité de la mise en scène!
Stanley Kubrick nous livre encore une fois un chef d'oeuvre. Scénario,mise en scène et jeu d'acteur excellents. L'un des meilleurs films noirs que j'ai vu.
Connaissant peu le film noir, celui-ci va me donner envie d'en voir bien d'autres. Je ne pense pas qu'il soit excellent mais ça reste agréable même si c'est vrai qu'il y a sans cesses des dialogues et qu'ils sont parfois plat. On y retrouve à la fin la chute classique des héros de films noirs qui assument fatalement leur échec avec honneur, des valeurs de droite.
Après "Le Baiser du tueur", film à l'approche intéressante mais film encore inégal, Stanley Kubrick décide de se tourner vers les adaptations de roman (il n'en dérogera pas pour la suite de sa carrière). Aidé par Jim Thompson au scénario (Thompson se chargea des dialogues), Kubrick met donc en scène son troisième film avec de meilleurs moyens que les précédents, écope d'un chef-opérateur et peut laisser libre cours à son génie. Court mais tendu de bout en bout, ce récit d'un braquage qui finit mal (tiens donc) s'inscrit dans la plus pure tradition du film noir, lorgnant du côté du "Quand la ville dort" de John Huston auquel Kubrick emprunte son acteur principal, le bloc de charisme Sterling Hayden. Réunissant un fabuleux casting de gueules, Kubrick prend le temps de caractériser au minimum ses personnages (des types qui veulent se sortir de leur vie minable avec un peu d'argent) avant de se concentrer sur la minutie de son scénario qui nous montre le braquage et son déroulement avec plusieurs points de vue, revenant en arrière dans le temps pour mieux que l'on comprenne comment tout a été mis au point. Le processus est formidable et la mise en scène, baignée dans un somptueux noir et blanc menaçant, vient insister lourdement sur cette idée de fatalisme pesant sur les personnages. Une fois n'est pas coutume, il suffira de petits détails stupides et non prévus pour que la parfaite mécanique se grippe et vienne faire basculer le braquage si minutieux en un carnage auquel les survivants ne pourront que passer par la case prison. Une œuvre noire et féroce, premier grand film d'un cinéaste qui ne cessa jamais de chercher la perfection.
Troisième "essai" de Kubrick et véritable démarrage d'une carrière exceptionnelle. Moins personnel que les films à venir, plutôt "Hustonien", tiré d'un roman de Lionel White qui possédait déjà cette construction, adapté par Jim Thompson grand romancier "noir".... Du beau monde. Un grand film en devenir...
Un excellent film noir existentiel qui nous montre que le calcul ne paie pas, que le hasard est aussi à prendre en considération et que l'homme peut tout perdre en une seconde. A partir d'un scénario réglé comme du papier à musique et d'une narration intelligente, le jeune Stanley Kubrick signe avec L'Ultime Razzia un sommet du genre : figure de la femme fatale avec le personnage de Sherry, personnage du looser avec le guichetier éperdumment amoureux de celle qui la trompe ( toujours la même Sherry ), nombreux flashbacks qui servent à merveille cette oeuvre palpitante. Alors que ce braquage paraît aussi imparable qu'une partie d'échecs, les choses ne se déroulent pas comme Johnnie Clay et ses hommes l'avaient prévu. La dernière scène est éloquente, pleine d'ironie et de cynisme. Un tour de force scénaristique, une claque visuelle ( ah, ces fameux travellings ! ), bref : L'Ultime Razzia est à ranger parmi les grands classiques du film noir ( Key Largo, La Soif du Mal...). Peut-être même s'agit-il du premier chef d'oeuvre de Stanley Kubrick. Mon réalisateur préféré. Définitivement.
Avec ce film,kubrick n'invente pas une nouvelle mise en scéne comme dans ses films suivants mais une nouvelle façon d'écrire que Tarantino s'est approprié plus tard.Le film est donc bien écrit,on a à faire à une bon polar mais qui péche par sa mise en scéne académique et qui nous montre que le film a un peu plus de 50ans.
Bon film noir, plus humain que la plupart. Bien sûr, on ne retrouve pas encore les principaux thèmes de Kubrick, mais le cinéaste nous offre un beau panel de loosers qui tentent le pari de l'ambition pour se sortir de leur dépression. La construction du casse, qui doit beaucoup à Rashômon et qu'on retrouvera dans Pulp fiction, est fort réussie.