benoitparis
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4 - Très bien
Un style moins simple, plus composite qu’il n’en a l’air : il est réducteur de n‘y voir qu‘une continuation du réalisme poétique des années 30, même si, à l‘évidence c‘est la source essentielle d‘inspiration. Le début commence comme du merveilleux parodique, la suite plutôt comme un conte de fées, la fin ressemble à un conte philosophique noir, avec quelque chose du roman gothique. Tout le génie de Michel Simon est de savoir parfaitement accompagner ces inflexions, en passant de la truculence au sardonique, et même à la cruauté. La très belle idée du scénario est d’instituer un jeu de dédoublement et d’identification entre Faust et Méphistophélès, les deux personnages intervertissant leur physique Celui-ci devient la part démoniaque du professeur Faust, qui incarne lui-même le coté savant perverti du démon. La marque de l’époque est dans l’allusion cryptée mais évidente au péril atomique, dans la séquence finale. Il y a quelques lourdeurs conventionnelles (la musique, les chœurs de la fin) et des séquences un peu trop étirées, il est par contre difficile de ne pas être impressionné par la beauté plastique des décors et de la photo.
Ajoutée le 07 avr. 2011 à 20h28
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