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    Le Lac aux oies sauvages
    note moyenne
    3,5
    753 notes dont 103 critiques
    répartition des 103 critiques par note
    15 critiques
    24 critiques
    32 critiques
    20 critiques
    6 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Le Lac aux oies sauvages ?

    103 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 1 808 critiques

    2,0
    Publiée le 28 décembre 2019
    Sous la pluie battante d'une nuit sans lune, un homme et une femme se rencontrent sur le quai d'une gare. Ils ne se connaissent pas ; mais leurs destins seront désormais liés. Lui est un petit malfrat dont la tête a été mise à prix par la police ; elle est une "baigneuse", une prostituée, qui rêve d'une vie merveille. En 2014, Diao Yinan remportait l'Ours d'or à Berlin avec "Black Coal", un polar noir de la couleur du charbon de Mandchourie. Il a fallu attendre cinq ans son film suivant, sélectionné illico en compétition officielle à Cannes. Il y creuse la même veine, celle du polar expressionniste, mélange efficace du film noir américain des années cinquante façon Raoul Walsh et du cinéma hongkongais esthétisant des années quatre-vingt-dix façon Wong Kar Wai. Le polar est en train de devenir un genre chinois à part entière. Comme si le cinéma chinois se réappropriait toutes les variantes du cinéma américain. Sans remonter bien loin, on en a vu, ces deux dernières années, toutes les déclinaisons possibles : les héros criminels ("Les Éternels"), la traque du serial killer ("Pluie sans fin"), l'enquête policière neurasthénique ("Un été à Changsha") et même le film d'animation tarantinesque ("Have a nice day"), des quatre précédemment cités celui que j'ai préféré. Dans cette galerie très riche, les films de Diao Yinan ne font pas pâle figure. Ils ont du style, voire même une certaine flamboyance. Mais le souci porté à la forme, qu'il s'agisse de l'image très travaillée ou du scénario construit autour de savants flash-back qui reviennent toujours à la même gare inondée de pluie, se fait au détriment du fond. On ne comprend pas toujours tout du scénario alambiqué de ce "Lac aux oies sauvages". On nous rétorquera qu'on ne comprenait pas grand-chose non plus au "Faucon maltais". Mais le plus gênant est qu'on ne s'attache pas vraiment non plus aux personnages, réduits à des caricatures sans relief. Comme Humphrey Bogart et Lauren Bacall, lui encaisse les coups et les balles en serrant les dents tandis qu'elle démontrera une grandeur d'âme et une fidélité inhabituelle dans sa profession. Et qu'on ne vienne pas nous dire que "Le Lac…" dessine un portrait accusateur de la Chine contemporaine. Ce n'est pas parce que son action se déroule dans des immeubles décrépits, qu'il met en scène des policiers et des voyous usant quasiment des mêmes méthodes expéditives, qu'il faut y voir un témoignage à charge sur les laissés-pour-compte de la croissance chinoise. On n'a jamais donné une telle portée au "Grand Sommeil" ou au "Faucon maltais" ; ne la donnons pas à ses épigones chinois.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,0
    Publiée le 29 mai 2019
    Présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, « Le Lac aux Oies Sauvages » nous plonge en Chine dans la cavale d’un gangster ennemi de tous. Dans une ambiance nocturne et pluvieuse, il tombera amoureux d’une baigneuse, c’est-à-dire une prostituée qui souhaite s’échapper de son malheureux sort. Le film est très violent et le travail sur les sons et les plans sont étonnants. Mais le film est également très romantique et la photographie valorise la femme avec un style presque céleste. « Le Lac aux Oies Sauvages » est un polar envoûtant grâce à une mise en scène et un esthétisme irréprochable et ce, malgré la complexité de l’intrigue. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 115 abonnés Lire ses 1 013 critiques

    4,0
    Publiée le 27 décembre 2019
    Le paradoxe de ce film policier, noir et violent, c’est la beauté de son cadre, la force de sa mise en scène, presque élégante, parfois virtuose. Sur une histoire banale le réalisateur-scénariste imagine son voyou se faire courser dans une zone de non droit où les prostituées font l’amour dans des barques et dans l’eau. On sait qu’il va vers une mort inéluctable, mais la manière de la conduire est déjà un regard sur ce monde désespéré qui prend pour décor la Chine mais pourrait tout aussi bien s’accommoder des taudis du monde entier. Mais aujourd’hui le renouveau du filon passe par cette veine chinoise qui ne renouvelle pas le genre, mais l’adapte à sa culture et en fait un genre nouveau. L’interprétation lente, énigmatique, est tout aussi exemplaire de cet esthétisme particulier qui donne des lettres de noblesse à un style qui s’en accommode parfaitement. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    nid clair
    nid clair

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    1,0
    Publiée le 28 décembre 2019
    Film très lent: on s'ennuie beaucoup pour un film policier.. Bonne description de la Chine profonde et de ses conditions de vie, sous une pluie torrentielle qui semble être la marque du réalisateur.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 81 abonnés Lire ses 1 052 critiques

    2,5
    Publiée le 9 janvier 2020
    C’est l’éclatement du point de vue, redoublé par une construction en labyrinthe constituée, en réalité, de deux flashbacks principaux qui se suivent et finissent par aboutir au même point narratif – un procédé similaire était déjà employé, par exemple, dans l’introduction de La La Land –, qui donne à ce Lac aux Oies sauvages son aspect le plus factice, voire ridicule par instants, où l’enchaînement des séquences ne semble instauré que pour perdre le spectateur dans un dédale de rues et de nuits qui, à cause de ce saut de puce permanent, échoue à embarquer un regard qui devrait être captivé non par l’artificialité du montage, mais bien par sa propre incapacité à s’orienter, à trouver ses repères parmi des personnages spectraux, d’incessantes courses-poursuites à moto, des échanges langagiers dont nous ne percevons que des fragments épars et obscurs. Le réalisateur adopte un rythme en dents de scie qui ne retranscrit ni le lyrisme noir d’une déambulation ni la paranoïa d’un fugitif que mafieux et policiers traquent sans relâche. Bien au contraire, nous avons l’impression d’assister à une rixe au loin depuis une fenêtre dans laquelle l’action viendrait se colorer de mille et un reflets déformants et approximatifs, conservatoire kaléidoscopique d’une vision d’artiste qui pioche à gauche à droite, agrémentant de poses grandiloquentes et de prestations parfois peu convaincantes sa mixture à la manière de cette soupe de nouilles qui intervient en fin de film. Néanmoins, ces fragilités congénitales ne doivent pas cacher une première partie très efficace qui, une fois passée la laborieuse rencontre des deux protagonistes principaux sous une pluie battante avec formules mystérieuses et jeux de cache-cache entre les murs de béton, compose une rudesse poétique, met en image cette puissance tragique propre au genre du polar : la compétition de motos est virtuose, tout comme le glissement brutal d’une œuvre axée sur l’opposition entre deux groupes (ou gangs) à celle d’une lente agonie solitaire. En ramenant la survie à ce qu’elle a de plus primale et paranoïaque, en transformant les visages de ses personnages en masques de duplicité potentiels, Le Lac aux oies sauvages capte une humanité revenue à l’état sauvage, dimension accentuée par une scène de traque dans un zoo aussi déconcertante que pertinente. Enfin, la grande qualité du long-métrage réside dans son travail du son : le réalisateur réussit à nous immerger dans une ambiance urbaine faite de coups de pistolet, de cris, de pétarades motocyclistes et surtout de pluie, de cette pluie qui n’arrête de couler sur l’écran qu’au détour de brèves scènes de plage à la puissance visuelle aussitôt décuplée. Trop expéditif et pourtant trop long par moments, Le Lac des oies sauvages est traversé de fulgurances qu’il ne sait comment agencer, ou plutôt qu’il choisit de désorganiser en pensant là accroître leur potentiel énergétique. L’œuvre aurait gagné à resserrer son intrigue autour de la seule focalisation de Zhou Ne-Nong, ou à penser une véritable répartition des points de vue plus en phase avec la mécanique de l’action tragique. En résulte une ébauche de chef-d’œuvre qui s’éparpille trop et se contente souvent de reflets, là où il pouvait viser le cœur (ou les cœurs) de ce cauchemar éveillé.
    tupper
    tupper

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    1,5
    Publiée le 27 décembre 2019
    L’esthétique est indéniablement remarquable. Mais c’est tout et c’est insuffisant. Scénario vide voir ridicule par moment, personnages inconsistants, manque total de crédibilité. Ce film ne fait à mon goût pas honneur au cinéma asiatique qui regorge par ailleurs d’originalité, de créativité et de talent.
    fcaponord
    fcaponord

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    4,5
    Publiée le 26 décembre 2019
    le style chinois est un peu moins extraverti que le coréen, son voisin....il n'empêche que ce thriller reste passionnant, en particulier les prises de vue autour du lac, cette partie enclavée autour de la ville où règne le non droit...et la pauvreté cela reste un thriller haletant avec maints rebondissements très bien orchestré !
    gjolivier1982
    gjolivier1982

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    2,0
    Publiée le 27 décembre 2019
    Le film est d'une beauté plastique souvent hallucinante mais le cinéma n'est pas un simple art plastique et l'on s'ennuie devant tant de vacuité. L'écriture est extrêmement faible, c'est simple l'intrigue et les personnages sont inexistants. Reste une belle photo qui fait souvent référence aux film noir américains.
    DCP87
    DCP87

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    5,0
    Publiée le 25 décembre 2019
    IL y a dans ce film, une multitude de scènes incroyables qui vont vous rester en tête tant la mise en scène cherche constamment des idées tout en rendant hommage aux films noirs entre polar urbain parfois très nerveux et parfois très onirique. Génial.
    yeepee
    yeepee

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    4,0
    Publiée le 26 décembre 2019
    Un film à voir pour son travail du décor et de la lumière, Diao Yinan, fan absolu des néons d'antan et des rubans LED d'aujourd'hui, est des réalisateurs chinois contemporains, celui qui sait le mieux mettre en lumière les petites villes de province, la beauté de la brousse industrielle (qui me manque..), leurs routes défoncées et leur vie grouillante. Mais alors l’interprétation de Hu Ge... Outre qu'il est peu crédible en truand qui crachotte sa saucisse industrielle, que dire de son élocution? Gwei Lun-Mei était elle-aussi plus convaincante dans Black coal. C'est mon seul regret sur ce film: tous deux posent et surjouent plus qu'ils n’interprètent pendant la bonne première partie du film. Heureusement, la suite des événements les amenant à se bouger plus les fesses qu'ils ne parlent est par conséquent plus plaisante :-) Petit message à ceux qui cherchent un message politique (c'est très français çà..), il n'y en a pas, et si vous vous perdez dans la foule des badauds, des flics et des indics, ce n'est pas bien grave, vous êtes bien entourés :-) A noter pour finir que le titre français (les chinois sont très forts pour donner des noms poétiques à leurs lieux géographiques, et le réalisateur est, outre l'ASMR, un fan de cartes) est beaucoup plus sexy que le "rendez-vous de la gare routière sud"( 南方车站的聚会) original: EP.Jacobs et Diao Yinan n'ayant en commun que le goût de la brume et de l' intrigue, ce qui est déjà pas mal!
    Boby 53
    Boby 53

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    2,5
    Publiée le 2 janvier 2020
    Franchement, en y mettant toute ma bonne volonté, j'ai eu du mal à suivre cette histoire brouillone, confuse, aux raccords de plans parfois hasardeux. Non ce n'est pas un nouveau petit genie Chinois du cinema, il a encore beaucoup à apprendre. Evidemment Telerama à adoré, c'est tout dire...
    JEAN-SEBASTIEN C
    JEAN-SEBASTIEN C

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    1,0
    Publiée le 1 janvier 2020
    Si vous êtes amateur des films asiatiques authentiques au rythme lent lent lent très lent et fort sombre, allez voir ce film... Attention : possible somnolence si vous n'êtes pas en pleine forme !
    remoche
    remoche

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    5,0
    Publiée le 25 décembre 2019
    Une seul envie à la fin de la séance : y retourner ! Tellement d'idées brillantes et novatrices de mise en scène. Ce film est d'une beauté incroyable. À ne pas louper!
    lancelo25
    lancelo25

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    0,5
    Publiée le 29 décembre 2019
    Désolé d’élire ce film le nanar de l’année : un jeu plus que théâtral et parfois maniéré de certains acteurs (ou actrices), une histoire qui ne nous intéresse pas, une longueur infinie, des scènes grotesques, un enchaînement de scènes collées avec du scotch tant le montage est découpé et abrupt…Tous les ingrédients sont présents pour nous faire fuir ou nous endormir, on peut juste lui accorder de beaux éclairages, ce qui ne suffit pas pour faire un film…
    Pauline R.
    Pauline R.

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    2,0
    Publiée le 28 décembre 2019
    Ce film m'a déconcertée et j'en suis sortie déçue et dégoûtée. Plus on avance, plus cela devient décousu et gratuit en termes de violence et de scènes répulsives. Le début est fort, on se prend aussitôt au jeu, malheureusement ça s'épuise complètement et on perd le fil. Si l'acteur principal est captivant, la jeune femme ne m'a pas touchée du tout, complètement fade. D'ailleurs les femmes sont ici réduites à des êtres sans liberté aucune, sans prise de décision. Ce sont des choses fragiles et passives à la merci des hommes. Non merci !!
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