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    Yesterday
    note moyenne
    3,8
    1372 notes dont 207 critiques
    12% (24 critiques)
    35% (73 critiques)
    36% (75 critiques)
    11% (23 critiques)
    4% (8 critiques)
    2% (4 critiques)
    Votre avis sur Yesterday ?

    207 critiques spectateurs

    Shawn777
    Shawn777

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    4,0
    Écrit par Richard Curtis, ce dernier film en date de Danny Boyle est très bon ! Les Beatles disparaissent du jour au lendemain et seul un homme s'en souvient, il va donc profiter de ce fâcheux évènement pour lancer sa carrière musicale qui connait alors un succès fulgurant. Voilà, c'est simple comme bonjour mais il fallait y penser ! J'adore en effet le concept, celui de réécrire l'histoire entre guillemets à partir d'un évènement comme celui-ci, effectivement qui n'en profiterait pas pour s'approprier les chansons qui ont cartonnées d'un groupe dont personne ne se rappelle ? Je n'attendais pas vraiment ce film avec impatience mais j'avoue avoir éprouvé une certaine curiosité envers lui et je n'ai pas été déçu ! Le scénario est très bien écrit mais surtout, le film est très bien vendu. En effet, d'après le synopsis, toute la trame tourne autour de l'usurpation des chansons des Beatles par un looser en gros, et c'est effectivement plus ou moins le cas car c'est le sujet principal, mais personnellement, je vois plus ces évènements-là comme une toile de fond pour raconter une simple histoire d'amour. Bien-sûr, lorsque je dit "simple" ici, ce n'est pas du tout dans un sens négatif, c'est uniquement que c'est une histoire d'amour authentique, sans artifices. Et d'ailleurs, on peut remarquer que l'on retrouve beaucoup cela dans la filmographie du scénariste et notamment si on le compare à "Il était temps" (entre autres) qui racontait également une simple histoire d'amour sous couvert de voyage dans le temps, ce qui était également assez ingénieux. En dehors de cela, nous avons également toute une critique envers le monde de la musique et notamment de ses coulisses dont nous ne connaissons finalement que très peu de choses et le film n'en a pas franchement arrangé l'image, ce qui, je pense, doit être assez proche de la réalité. Le film est également bourré d'humour et de sensibilité, nous retrouvons de toute façon tous les éléments, je dirais, qui font la qualité d'un film anglais. La B.O. est évidemment très bonne et puis nous avons également quelques morceaux d'Ed Sheeran qui viennent agrémenter le tout. En ce qui concerne les acteurs, nous avons de très belles prestations, notamment en ce qui concerne Himesh Patel qui est très bon. "Yesterday" est donc dans l'ensemble un très bon divertissement !
    Olivier P.
    Olivier P.

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    5,0
    Un magnifique moment de cinéma. Pour ceux qui adorent les Beatles allez-y Pour ceux qui adorent les comédies romantiques anglaise allez y. Pour ceux qui adorent les films de Dany Boyle allez y. Pour ceux adorent l’Angleterre et encore plus Liverpool allez y Et pour tous les autres n’y allez pas mais dommage car vous louperez un magnifique moment de cinéma
    Frederic S
    Frederic S

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    4,5
    Imaginez un monde où aucune merveilleuse note de "Yesterday", "Hey Jude" ou encore "All you need is love" ne serait jamais parvenue à nos oreilles ? Un monde où leurs créateurs bien connus ne se seraient jamais réunis en 1960 à Liverpool pour devenir un des groupes qui allait à jamais bouleverser les charts du monde entier ? Un monde où le nom "les Beatles" n'évoquerait au mieux qu'un "beetle", un scarabée en anglais ? Avouez que ce monde serait un peu plus triste que celui dans lequel on vit aujourd'hui même si on en n'aurait pas forcément pas conscience... Après avoir été renversé par un bus pendant un étrange phénomène, Jack Malik, un gentil loser sur le point d'abandonner ses ambitions musicales faute de succès, se réveille justement dans cette réalité alternée où les noms de Paul McCartney et John Lennon sont inconnus de tous les moteurs de recherche de la Terre. Seul à se souvenir des compositions de ce groupe de génie qui a bercé (et berce) des générations entières, il décide de se les réapproprier pour entamer une carrière de star international... Plus qu'une comparaison facile avec le "Jean-Philippe" de Laurent Tuel à cause d'un concept similaire tournant autour d'une vedette incontournable, "Yesterday" est surtout la nouvelle utilisation d'un "what if..." de grande ampleur, la création d'un monde alternatif forcément fascinant par l'absence d'une donne essentielle et commune à toi. Ce qui éloigne d'ailleurs encore un peu plus "Yesterday" de son lointain cousin français, c'est le comportement que va adopter son héros fasse à cette situation extraordinaire. En tant que musicien anglais possédant une riche culture en ce domaine, Jack Malik aime évidemment les Beatles mais le fait de réaliser leur soudaine absence de la mémoire collective va d'abord devenir pour lui une opportunité de s'échapper de sa condition d'artiste raté et d'enfin avoir la reconnaissance qu'il pense mériter à travers leurs morceaux les plus célèbres. Bien entendu, le film va le voir peu à peu tutoyer les sommets avant que le revers de la pièce de son ascension imméritée vienne le frapper de plein fouet pour lui faire reconnaître sa faute. De ce seul point de vue, le déroulement de "Yesterday" est schématiquement très classique, de même que l'histoire d'amour réunissant le héros et sa meilleure amie d'enfance, Ellie, qui n'a jamais cessé d'encourager sa vocation artistique, les rebondissements autour des mauvais timing de leur relation pourront même paraître un peu tirés par les cheveux dans le but d'étirer leur romance sur l'ensemble du parcours de star de Jack. Si l'on s'en tenait simplement à cela, au-delà de son idée de départ géniale, "Yesterday" n'aurait finalement que peu d'arguments pour créer la surprise... Mais c'était bien vite oublier les forces en présence chargés de nous raconter cette renaissance des Beatles par l'intermédiaire d'un employé de grand surface... Un nom déjà suffit déjà nous enthousiasmer, celui de Richard Curtis, le pape incontournable de la comédie romantique anglaise ! Avec lui, le scénario de "Yesterday" qui aurait pu très vite se réduire à son seul postulat de départ va révéler tout autant le savoir-faire du maître pour nous rappeler l'essence même d'un feel-good movie qu'un potentiel insoupçonné en termes d'univers. Alors, oui, tous les standards bien connus que Curtis a maintes fois utilisés au cours de sa filmographie romantique sont bien là mais, bon sang, le brio avec lesquels ils les utilisent nous font assez vite nous rappeler pourquoi ce maître du genre nous avait tant manqué depuis "Il Était Temps". De la générosité en seconds rôles géniaux (les parents, le meilleur pote dilettant, le collaborateur niais, l'agent cynique et... Ed Sheeran) à cet humour british ravageur en passant par ce souffle romantique capable de nous faire basculer d'une émotion à une autre par un simple échange de son couple, le travail d'orfèvre de Curtis pour nous coller des sourires jusqu'aux oreilles fonctionne du feu de Dieu ! Pour peu que l'on soit déjà fan du travail du bonhomme, c'est un véritable bonheur de retrouver sa patte qualitative en permanence à l'écran. Et, même si, comme on l'a déjà évoqué, l'histoire d'amour centrale au cœur des événements est sans doute un peu trop facilement alambiquée, croyez-nous, elle parviendra forcément à vous emporter avec elle à un moment ou à un autre ! Ensuite, si vous pensiez que le film allait juste s'arrêter à son idée d'une disparition des Beatles dans les mémoires, vous vous fourriez le doigt dans l'oeil jusqu'à vous transpercer l'arrière du crâne ! Non seulement, Curtis ne va cesser d'explorer les conséquences de cette inexplicable disparition en enrichissant le concept d'une foule d'idées géniales tantôt à vocation humoristique, tantôt dans le but de multiplier les épreuves sur la route d'apprentissage personnel de Jack (le point d'orgue en sera une apparition complètement inattendue et dont on s'amusera à reconnaître l'acteur qui lui prête ses traits) mais il va aussi s'en servir pour poser d'intéressantes interrogations sur le fait de savoir si les chansons des Beatles auraient oui ou non le même retentissement dans notre société actuelle. L'aura des titres fonctionnerait bien sûr, il suffit de voir la brillante séquence autour de l'impact de "Yesterday" sur le groupe d'amis de Jack lorsque ce dernier l'interprète encore innocemment, mais, pour les faire connaître et aimer du public, ce "faussaire de morceaux" va connaître de multiples problèmes à travers le manque de confiance de certains de ses proches sur ses aspirations et une industrie musicale contemporaine toujours plus prompte à marketer un produit pour le plus grand nombre plutôt que de favoriser la création artistique (la scène de la réunion sur l'album et ses références est un régal absolu !). Bref, avec Richard Curtis aux manettes du scénario, "Yesterday" se permet de toujours aller au-delà de nos espérances en de multiples points, bien aidé par un Danny Boyle que l'on n'attendait pas forcément ici... Ben oui, le réalisateur écossais a toujours eu une filmographie éclectique et une œuvre comme "Slumdog Millionnaire" témoignait déjà (entre autres) d'un véritable talent de conteur en matière de feel-good movie mais le voir s'allier au roi de la romcom anglaise était tout de même une donne assez étonnante au point de nous faire hausser un sourcil de doute... Que nenni ! Boyle répond bien présent et apporte toute son énergie pour répondre et fusionner à celle du script. La complémentarité du tandem Boyle/Curtis apparaît même immédiatement assez logique dans la manière de nous immerger dans ce petit groupe de personnages anglais pas forcément au plus haut de l'échelle sociale mais dont les caractères tout aussi naïfs que drôles leur permettent d'affronter les obstacles sans broncher. Mieux, quand la spirale de gloire fait voler les rêves de Jack dans tous les sens, Boyle emploie tout son talent à nous faire ressentir les étoiles qui animent les yeux du chanteur mais aussi ses peurs devant un monstre qui le dépasse et menace de l'engouffrer avec lui, on sera ainsi placer dans l'esprit du héros le temps de quelques séquences montées en dehors de la réalité et toujours inventives où Jack verra défiler l'énormité de ce succès impossible à gérer. Et, que cela soit en matière d'humour ou de romance, Danny Boyle trouvera toujours le parfait dosage de rythme pour que les différentes tonalités du film restent en osmose jusqu'à son terme. D'ailleurs, pris indépendamment, les hauts et les bas de la relation entre Jack et Ellie seront des espèces de petites merveilles de balancements entre la sobriété des non-dits sentimentaux d'une vie et la fougue romanesque d'un amour prêt à prendre son envol (la soirée de retrouvailles entre ces deux âmes-soeurs sera en elle-même un petit bijou). Si cette composante du film est peut-être la plus faible et attendu, autant dire que le regard de Boyle et le talent de ses acteurs permettent aisément de la transcender pour la porter à un plus haut niveau. Car, oui, la dernier ingrédient à la réussite de "Yesterday" est clairement son casting absolument génial. Un peu sorti de nulle part, Himesh Patel est une incroyable révélation, omniprésent dans le long-métrage et aussi à l'aise sur l'ensemble de la palette émotionnelle traversée par son personnage que dans le plaisir contagieux à faire redécouvrir la portée de tubes interplanétaires par son intermédiaire. Avec une Lily James qui crève encore une fois l'écran depuis "Baby Driver", ils forment un couple où, certes, on ne comprend pas trop parfois pourquoi ces deux-là mettent un temps fou à se jeter dans les bras l'un de l'autre mais dont il se dégage une vraie alchimie et une aura romantique somme toute assez irrésistible. Et puis, il y a tous les autres, ces personnages secondaires apportant tous leur contribution au succès de l'entreprise, on citera bien entendu une hilarante Kate McKinnon, son sens comique naturel est ici particulièrement bien exploité (elle fait mouche à chaque fois !), tout comme aussi l'autre révélation en la personne de Joel Fry (vu dans "Game of Thrones") avec son rôle de meilleur pote un brin débile mais ô combien attachant. Ces deux-là et encore beaucoup d'autres seront tous partie prenante de cette vague feel-good que "Yesterday" vous réserve... Pour conclure, si vous vous situez (comme l'auteur de ces lignes) dans l'alignement parfait de ces astres que sont Richard Curtis, Danny Boyle, la totalité du casting et l'amour inaltérable des Beatles... ben... on se demande ce que vous faites encore là car il faut absolument que vous couriez voir "Yesterday"! Et puis même les autres d'ailleurs, vous serez peut-être plus enclins à remarquer les quelques défauts du long-métrage mais, au cours de ces deux heures passées dans un monde sans Beatles, il y aura forcément un moment où les sourires émanant de "Yesterday" se répercuteront sur votre visage, on en prend le pari ! Tout comme vous resterez pendant le générique de fin à écouter une énième fois une chanson des Beatles. Comme si c'était la première fois...
    rouyard74
    rouyard74

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    4,5
    L'enfant terrible du cinéma britannique a encore frappé. Après Slumdog Millionaire, Trains potting ou encore La Plage, Danny Boyle signe ici ce qui semble être bien partit pour être le feel good movie de l'été. L'idée bien que simpliste est exploité à 100% Les chansons des Beatles semblent avoir été créés pour le film. On y croit à cette appropriation artistique des plus rockn'roll. Une petite touche d humour, une mise en scène extrêmement soigne et des personnages intéressants sans être caricaturaux finissent par sublimer l ensemble.
    Abus Dangereux
    Abus Dangereux

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    3,5
    La grande réussite du film est bien sur l’idée de départ (Et si les Beatles n’avaient jamais existé !) et le scénario qui en découle. Richard Curtis exploite bien les possibilités qui s’offrent à lui, et nous surprend même dans la dernière partie du film, tout en respectant les codes de la comédie romantique. Humour british et running gag sont au rendez-vous, servis par des acteurs sympas (surtout les filles et la survoltée Kate McKinnon impayable dans le rôle de la manageuse). Le business musical est bien sur mitraillé. Danny Boyle fait le boulot sans coup de génie. A l’arrivée, un film léger et agréable qui atteint son but en tant que feel good movie mais qui manque un peu de supplément d’âme pour être vraiment à marquer d’une pierre blanche. Et bien sur, par-dessus tout, encore et toujours, les chansons qui nous démontrent qu’un monde sans Beatles aurait été bien vide. Alors, pour le coup, encore une fois, crions-le : John, Paul, George et Ringo, MERCI pour tout !!!!!
    patosud26
    patosud26

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    4,5
    Un peu comme la musique des Beatles, le film est jubilatoire. D'abord, l'idée de base est très originale. Les acteurs sont convaincants et attachants. La musique est divine. Et j'aime aussi la morale, qui dans notre monde cruel, peut paraître naïve, mais fait vraiment du bien. On peut s'interroger, sur nos choix et sur leurs répercussions. Que ce serait-il passé si nous en avions fait d'autres. Une réponse arrive avec la morale, donc à la fin du film, donc chut, car on ne s'y attend pas. Quelques surprises donc qui donnent à l'ensemble toute sa saveur. Ca fait plaisir, après Queen, Elton John, de voir un film sur les Beatles. On passe, un excellent moment !
    Dandure
    Dandure

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    3,5
    Attention, cet avis contient ce genre de spoiler: en vrai, sans marketing, les Beatles n'auraient jamais été les Beatles. ou Argh, il y a des plans de la bande-annonce absents du film...je déteste quand ils font ça. JE VOUS HAIS!!!!!! Comment évoquer l'oeuvre d'un groupe de musique sans se confronter à l'exercice souvent rigide du biopic? Richard Curtis, notamment scénariste de Good Morning England, Mamma Mia 2 et de très célèbres comédies romantiques, ne manque pas d'idées. Ici, une uchronie: et si les Beatles n'avaient jamais existé? Sauf pour Jack, musicien passionné mais précaire. Réécrire la musique du groupe britannique devient l'opportunité de rencontrer le succès. Avec Yesterday, on ne se prend pas la tête sur l'histoire du compositeur, ses inspirations ou ses obsessions. On est dans un feel-good-movie, genre de films qui débordent d'un optimiste plus ou moins naïf porté par des personnages univoquement positifs. Après il y a des gradations dans leur capacité à dégouliner de bons sentiments ou à asséner une morale en guimauve. Yesterday fait dans le flegme tout britannique: des personnages d'emblée sympathiques, une critique légère mais bien sentie de l'industrie musicale ou du star-system, une romance , un petit problème d'éthique et...une morale toute-naïve-mais-c'est-pas-grave-parce-que-c'est-un-feel-good-movie-bordel! Le film échappe aussi à la tentation de mettre de la musque pour mettre de la musique, limite il n'y en pas assez. Côté réalisation, Danny Boyle a démontré avec Slumdog Millionnaire qu'il était aussi à l'aise avec les films très grand public qu'avec les thrillers qui jalonnent sa filmo. Question romantisme, il n'a pas tellement progressé depuis Une vie moins ordinaire. Dans Yesterday, son screenplay se révèle néanmoins généreux et créatif. Le réal parvient à diversifier les plans et donc à créer un rythme très dynamique. On passe donc un excellemment moment et on quitte la salle avec l'envie de se replonger dans la musique des Beatles. Moralité: Imagine all the people living life in peace
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Alors oui – c’est vrai – parfois je râle peut-être un peu trop. Et parmi ces cibles qui ces derniers temps ont pu recevoir les saintes foudres de mon légitime courroux se trouvent tous ces films qui – derrière un prétexte de biopic – se réduisent souvent qu’à de vastes clips promotionnels pour la ressortie d’un album collector. Alors oui, je râle parce que je trouve ça facile. Je râle parce que la plupart du temps je trouve qu’on oublie de faire un film et on se contente juste de passer un album best-of en boucle. Et enfin oui, je râle parce qu’à chaque fois j’ai eu l’impression qu’il y avait mieux à faire, ne serait-ce que pour rendre hommages aux stars qu’on cherchait à mettre en avant… Alors après, c’est vrai que je peux encore bien entendre que des « Bohemian Rhapsody » ou autres « Rocketman » ne sont pas si désagréables que ça à regarder, mais franchement, maintenant qu’on a ce « Yesterday » sous la main, prenons la peine de comparer un peu les démarches et observons ce qu’on est capable de faire quand deux gars prennent VRAIMENT la peine de rendre hommage aux œuvres musicales qu’ils entendent mettre sur un piédestal. Parce qu’oui, « Yesterday » ce n’est pas seulement ce pitch assez marrant que la bande-annonce a su fort bien mettre en avant. « Yesterday » c’est aussi une autre façon de découvrir les Beatles et surtout c’est aussi une autre façon d’aborder la question de la création artistique. « Yesterday » c’est déjà ce film qui arrive à te rappeler la force primaire d’une chanson, avec notamment cette scène superbe – au début du film – où Jack chante presque au débotté ce titre éponyme. spoiler: Lui le fait comme celui qui (comme nous) a toujours connu cette chanson. Il lui reconnait sa beauté certes, mais il la fredonne comme une habitude, avec justesse mais sans passion car tout le monde connait « Yesterday ». Mais voilà soudainement que dans cette scène, on se retrouve dans la position de celui ou de celle qui la découvre pour la première fois. Et là, soudain, parce que le film nous invite à nous projeter dans la peau du primo-écoutant, toute la singularité de la chanson ressort. La pureté de la mélodie. La justesse des paroles. D’un seul coup on saisit toute la portée du génie de ces quatre garçons dans le vent que furent les Beatles. Car au fond, comme Jack, ils n’ont qu’une guitare et une voix. Mais avec eux, soudain, les choses deviennent limpides, évidentes, touchantes. Et moi c’est justement ça que j’attends d’un film. J’attends qu’il m’offre autre chose que ce que le seul plaisir que la chanson originale apporte. J’attends qu’il m’offre une approche nouvelle, ce que cette scène fait simplement mais avec brio. Et pour le coup, cette scène n’est pour moi qu’un exemple parmi tant d’autres. Car l’air de rien, le simple fait de faire se percuter l’un des répertoires musicaux les plus dingues jamais créés d’un côté et de l’autre un simple quidam qui n’a pas forcément grand-chose à faire valoir, cela permet d’arpenter le rapport d’un auteur à son œuvre totalement autrement. Car en procédant ainsi, toute la lecture prophétique disparaît. On ne regarde plus une destinée s’accomplir, réinterprétant le début au regard de cette fin qu’on connait déjà tous. Non : on voit juste un gars normal – ce que tout auteur est – se demander que faire avec cette œuvre qu’il a en lui. Et l’air de rien ce simple postulat permet d’aborder un paquet d’angles intéressants. La frustration de l’auteur convaincu de la qualité de son œuvre mais qui ne parvient pas à convaincre les autres. La frustration aussi de ne plus savoir trouver les justes paroles afin que l’œuvre soit parfaite. L’idée que de nombreux chefs d’œuvre ont peut-être échappés à l’humanité faute de relais pour les faire connaître. Le sentiment de dépossession de ses œuvres, qu’on accepte de voir lacérées par des producteurs qu’on ne veut pas vexer, de peur de louper la seule possibilité qu’on a de tout livrer au monde entier. Le sentiment de dépossession de soi, aussi, car se consacrer à son art c’est parfois accepter de renier d’autres aspects de son existence. Mais enfin et surtout le sentiment d’imposture. Mérite-t-on vraiment autant d’adulation juste pour quelques chansons ? Et sommes-nous vraiment les auteurs de ce qu’on a produit, au fond ? Peut-on vraiment prétendre qu’on a subi aucune influence lors de notre processus de création ? Mieux encore : est-on vraiment à la hauteur de ce qu’on veut atteindre ; de ce qu’on veut transmettre ? ( spoiler: En cela le personnage d’Ed Sheeran est beaucoup plus intéressant et subtil qu’il n’y parait, notamment dans sa capacité à reconnaître qu’il n’est pas capable d’aller au même niveau que Jack et qu’il va falloir qu’il accepte de ne pas être à la « hauteur ». ) Certes, en soi, tout ça n’a rien d’original, mais c’est là et ça permet non seulement à « Yesterday » d’être un film dense, mais surtout d’être un film qui parvient à incarner cette simplicité ; à la rendre sensible, palpable, vibrante… Et sur ce point le talent du duo Boyle / Curtis sait quand même bien mener son office… Enfin, quand je parle de duo, en fait je parle surtout de Richard Curtis car je trouve quand même que l’essentiel de la plus-value de ce film vient de son écriture. Pour le coup on retrouve tous les motifs habituels de l’auteur de « Love Actually » ou de « Il était temps » : l’amour innocent à fleur de peau, la valorisation des instants vrais et simple au dépend du faste et de l’artifice, et surtout cette vision particulièrement bienveillante des gens. D’ailleurs, plus qu’un biopic ou qu’un film sur les Beatles, ce film est avant tout une romance comme Richard Curtis sait les faire. Une histoire d’amour ; pour les gens et / ou pour la musique. Dans ce film tout le monde est reconnaissant pour ce qu’il donne et tout le monde est récompensé dès qu’il sait faire l’effort de donner ( spoiler: …jusqu’à Gavin qui se fait piquer sa meuf mais qui, parce qu’il a été bon prince, sait la « céder » pour récupérer derrière une autre nana toute aussi choupi. ) Et pour vous dire : ç’en est à tel point que tous les éléments qui m’ont frustré dans ce « Yesterday » sont au final les mêmes que ceux qui m’ont frustré dans le dernier film de Richard Curtis : « Il était temps ». Il y a d’abord l’excès évident de mièvrerie. Je veux bien que Lily James soit trop choumimi et qu’elle doit rappeler à l’ami Richard les débuts de Keira Knighley dans son « Love Actually », mais au bout d’un moment, il faut tout de même savoir mettre des limites. Surtout qu’à contrario l’ami Himesh Patel n’est quant à lui pas si choumimi que ça, la faute à son personnage qui – certes est volontairement tête à claque au départ – mais qui à la fin devient carrément creepy ( spoiler: Eh ! Super ta prise d’otage à la fin du film, Jack ! Tu filmes la meuf que tu kiffes contre son gré ! Tu créés tout un dispositif de pression de masse lors de ta déclaration d’amour et – pire – tu fais ça alors que la nana est engagée auprès d’un autre gars et que ce gars est SPECTATEUR de ladite scène ! Alors OK, peur-être que pour certains c’est #soromantik mais moi, quelqu’un me fait un coup comme ça, je peux te jurer que je déboule sur la scène et que je lui fous ma main dans la face ! ) Et puis l’autre frustration concernant l’écriture de ce « Yesterday » vient de cet effet de gâchis que déclenche à chaque fois cette floraison d’idées propre aux films de Richard Curtis. Car à côté des pistes intelligemment traitées il y a toutes celles qui sont à peine ébauchées – qui auraient presque pu mériter qu’on en fasse un autre film – mais qui au final finissent comme des lettres mortes. spoiler: Dans ce « Yesterday », la championne des lettres mortes toute catégorie revient notamment à cette piste concernant l’inspiration des auteurs. A un moment, on voit Jack en baver pour retrouver les paroles de la chanson d’Eleanor Rigby. Il cherche et cherche encore mais il ne se souvient plus des paroles. Il se sent même obligé d’aller sur place pour trouver l’inspiration qui lui permettra de retrouver le sens de cette chanson. Or c’est justement à ce moment là qu’Ellie débarque ; qu’il se rend compte qu’il est amoureux d’elle, que quelque-chose se passe et lui échappe. Et là – bim – tout devient évident. Jack va abandonner Eleanor Rigby et compléter les paroles avec ce qu’il ressent pour Ellie. Et là va dès lors se poser la question : cette chanson nouvelle – si elle devient un carton – qui en devient l’auteur ? Les Beatles ? Jack ? Les deux ? A ce moment là vient la possibilité de questionner les sources mutuelles d’influence, l’idée que la musique est un art collectif d’influence mutuelle et difficile à circonscrire en un seul individu ! …Sauf que non. Jack ne va pas recomposer « Eleanor Rigby ». Richard passe à autre chose. Snif. Franchement, ce film sent tellement le Richard Curtis à plein nez qu’on m’aurait dit que c’était lui qui avait réalisé le « Yesterday » que je l’aurais cru sans problème. Parce qu’oui, en définitive, moi je trouve que la patte de Danny Boyle ne se ressent pas trop. Certes il a toujours ce sens du rythme inégalable, notamment dans le montage, dans les moments de suspension, mais aussi dans cette capacité qu’il a parfois à donner provoquer de vrais décharges sensorielles (J spoiler: e pense notamment à ce climax lors du concert final. D’un coup, toutes les lumières de téléphone se rallument, les cris s’enflamment, tout s’embrase très vite, comme pouvait le faire par exemple le jardin botanique dans « Sunshine ». Pour ce genre de petits montages frénétiques, je dois bien avouer que je suis très criant de Boyle. ) Le problème c’est qu’il y a aussi des fioritures que je ne comprends pas, notamment ces titres des Beatles qui s’incrustent dans le décor d’une manière assez hideuse. Non seulement je ne comprends pas l’esthétique assez hideuse de la chose, mais en plus – à bien y réfléchir – je trouve vraiment que ça n’apporte rien ; seulement de l’information très superficielle et clairement dispensable. Mais bon, l’un dans l’autre je pense que vous l’aurez malgré tout compris : moi ce film je l’ai beaucoup apprécié. Et je l’ai beaucoup apprécié parce que, bien qu’au fond assez simple, il est parvenu à trouver cette petite idée de génie qui lui permet d’être bien plus qu’un simple spot promotionnel pour un énième album collector. D’ailleurs, à bien y réfléchir : n’est-ce justement pas à ça qu’on reconnait les vrais artistes ? Ceux qui, avec peu de choses, sont justement capable de faire quelque-chose qui sort du lot ? …N’est-ce pas Bryan Singer ? Mais bon… Après, ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    3,5
    Le nouveau Dany Boyle repose sur un concept des plus salvateurs et originaux. L’idée est géniale, le film chaleureux et humain, mais la mise en scène du cinéaste manque de personnalité et de créativité, surtout cette happy end détestable. https://m.facebook.com/la7emecritique/
    Mathis A.
    Mathis A.

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    4,5
    Yesterday est une très bonne surprise, alors que le monde du cinéma surfe sur le succés de Biopic de grandes stars, on se retrouve avec une petite pépite qui rend humblement hommage au Beatles. De l'émotion, des sentiments, des beaux moments de tendresse et de très bonnes vannes et moments comiques. On passe un succulent moment devant ce film qui en plus de rendre hommage aux Beatles véhicule quelques messages!
    Stéphane C
    Stéphane C

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    0,5
    Totale arnaque pour ce film qui tente - en plus de cette histoire un peu fantastique qui n'est pas sans rappeler "Jean-Phillipe" - de décrier la célébrité et l'industrie musicale sans y parvenir... Danny Boyle echoue en accumulant tous les clichés et les mièvreries pour aboutir à la platitude la plus consternante... Dieu merci, les Beatles ne seront jamais oubliés ! Mais qu'est devenu le réalisateur de "Trainspotting" ? 😱
    Jake S.
    Jake S.

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    2,0
    Lorsque Danny Boyle est investi à 100%, ça nous donne des « Trainspotting » ou des « Slumdog Millionnaire », et lorsqu’il ne sait pas vraiment ce qu’il veut, on obtient du « Steve Jobs », « La plage » ou encore cette comédie musicale « Yesterday ». Le projet de départ a pourtant tout pour plaire avec des musiques que l’on aime et un scénario qui fait disparaître certains éléments de la pop-culture dont… les Beatles. Sauf que voilà on ne s’y retrouve pas, on ne vibre pas ( spoiler: ah si, sans doute une demi-seconde lorsqu’un faux John Lennon se réincarne ). Lily James en fait des caisses et c’est à la limite du gênant. Entre ces rires, ces pleurs et son sur-jeu… tout est exagéré pour une actrice en qui je voyais beaucoup de talent. Le film s’essaie à une légère moquerie de l’industrie musicale actuelle, mais sans vraiment y parvenir. L’autodérision et la fausse modestie d’Ed Sheeran qui incarne son propre rôle, la manager bornée et dont la cupidité n’a d’égal que la bêtise du pote raté de Jack Malik… bref un film rempli de clichés. Danny Boyle n’a clairement pas réussi à sublimer les morceaux des Beatles, bien au contraire, il les a rendus fades et insignifiants. J’ai voulu y croire pendant une bonne demi-heure mais lorsque j’ai compris que le personnage allait devoir choisir entre une carrière de musicien et un amour incompris, j’ai abandonné. Une nouvelle fois, l’amour détruit l’intrigue de base qui était censée rendre hommage aux Beatles et à tout ce qu’ils ont pu apporter au monde contemporain que l’on connait aujourd’hui. Même s’ils ne sont pas de mon époque, j’ai grandi avec leurs morceaux, leurs paroles et leurs mélodies. J’espérais que ce film nous montre que de par leur absence, le monde n’aurait pas été le même. Je n’ai pas eu ce sentiment spoiler: si ce n’est qu’Harry Potter et Coca-Cola n’existent pas... génial. C’est une déception qui me rend d’autant plus triste que ce film n’aidera pas à la mémoire des Beatles, tandis que Queen a eu son heure de gloire (du moins au box-office) avec « Bohemian Rhapsody ».
    alpax77
    alpax77

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    0,5
    Il me semble que le Film Jean Philippe avec Luchini et johnny Hallyday avait exactement la même histoire. Ça commence à être fatiguant les gens sans imagination dans leur scénario pour passer leur temps à voler Les scénarios des autres. Idées éculées !
    Arno M.
    Arno M.

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    3,5
    Et si les Beattles n’avait jamais existé ? Jack Malik, chanteur sans sucés, se réveille après un accident avec un bus et une coupure de courant mondiale dans un monde où les Beattles ont été complètement oubliés. Il décide de s’approprier leurs chansons et va connaître un sucés mondial aussi fulgurant qu’inattendu. Il est difficile de ne pas faire le lien pour nous Français avec JEAN PHILIPPE où Fabrice Luchini se réveillait également dans un monde où Johnny n’existait pas. Alors qu’il retrouvait Jean Phillipe Smet pour le transformer en Johnny, Jack Malik va complément plagier les Beatlles qui n’existe pas. La question du plagiat spoiler: (avec deux personnages dont on se demande ce qu’ils font là ), tous comme celle de la musique buisness est largement éludé au profil d’une comédie d’été qui se doit d’être légère à l’image de la romance entre les deux personnages principaux.
    Laurent D
    Laurent D

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    4,0
    Danny Boyle nous gratifie d'un bel hommage aux incontournables Beatles. Une histoire pleine de charme, de dilemme et de beaux morceaux musicaux. Et comme souvent dans les comédies anglo-saxonnes, les seconds rôles sont également savoureux.
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