Sous le soleil de Satan
Note moyenne
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108 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 juillet 2018
les 135 kilos de Depardieu et ses quasi quarante ans pour incarner un "jeune prêtre" torturé ! Possédé ! Doutant ! Torturé !! A fleur de peau ! oh malheur,quelle erreur de casting ! Cette " l'incarnation mystique " par Gérard Depardieu restera BIEN EN DESSOUS de Don Camillo et de ses échanges passionnés avec un accessoire de théâtre en forme de christ , et le film, un pâle balbutiement faisant vaguement hommage à "Léon Morin, prêtre", dans lequel Belmondo, lui était crédible. Quant à la mise en scène, "l'austérité" ne veut pas dire qu'on est proche de Bergman; c'est juste ennuyeux.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2018
Belle adaptation du très grand livre de Bernanos où Pialat tente de retrouver la mystique du livre par le biais d'une mise en scène naturaliste. Depardieu est un Donissan tout en concentration fermée. Pour que transparaisse sa lutte intérieure avec le démon, Pialat s’en remet au verbe de Bernanos en reprenant parfois intégralement certains monologues, même si l'on ne retrouve pas l'impression d'exaltation du livre. Sandrine Bonnaire est très bien en Mouchette. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Chaill
Chaill

24 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2018
Un cinéma un peu différent de ce qu'on à l'habitude de nous servir ;L'histoire est particulière et toute en subtilité. Nous appellerons ça une expérience heureuse. Pialat nous invite à découvrir la personnalité particulière de ce curé de campagne qui doute de sa foi jusqu'à en sombrer dans la folie, à moins que ses pensées ne soient en fait la réalité? Depardieu est littéralement habité par son rôle, S. Bonnaire est tout à fait convaincante en jeune effrontée et prouve qu'elle était et reste une immense comédienne.
mozzie
mozzie

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2017
2,8 pour ce film ! le public me fait honte parfois. il mérite largement plus. parce que c'est austère et que ça vise une spiritualité élevée, alors les gens ne suivent plus ? un peu d'ambition que diable  :-). les acteurs sont excellents les dialogues écrits. et que dire de l'image qui est d'une beauté exceptionnelle ? cela vous réconcilie avec une idée élevée du cinéma, pas un simple divertissement. pour pouvoir noter ce genre de film il faudrait avoir une limite inférieure d'âge, non mais. moi je ne vais pas aller coller des mauvaises notes aux films Marvel, alors qu'on ne vienne pas me saloper la note des films pour adultes, non mais !
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2017
J'en ai assez des films français. Entre les jeux d'acteurs ridicules et les dialogues beaucoup trop inutile et fastidieux et  destinés à un public vieille France de 1652.
Les acteurs apprennent leurs textes et le ressortent sans y apporter d'émotion donc on ne s'attache à aucun des personnages.
Les paroles sont prononcés comme si nous étions au théâtre mais le rendu sur grand écran est totalement différent et décrédibilise le film.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mai 2017
Dans la série: revoir Pialat: La sublime Sandrine Bonnaire et le monstrueux Depardieu terrorisés par Pialat, filmés la plupart du temps en très gros plan, annonent un dialogue plat (et souvent incompréhensible si l'on n'a pas lu Bernanos ou si, comme moi, on a un peu oublié ses très ennuyeuses subtilités métaphysiques). La terreur se lit dans les yeux de Depardieu qui se refrène en permanence de peur d'en faire trop ou de ne pas faire ce que le maître a ordonné. La jouissance du pervers se lit dans les yeux de l'acteur Pialat devant qui le prêtre faux mais saint joué par Depardieu s'agenouille. Il y a là une très grave invraisemblance qui ne passe pas. Il y a souvent des des anachronismes et des invraisemblance de détail dans Pialat, mais ce n'est souvent pas grave. Là c'est impardonnable: le prêtres Donissan joué par Depardieu est un mystique fou qui se flagelle tous les soir et porte un cilice, c'est un ascète qui ne pense qu'à nier son corps pour s'élever vers Dieu. Alors comment comprendre le corps monstrueusement adipeux de l'acteur qui traduit son appétit d'ordre et son addiction au vin ? C'est strictement invraisemblable, incompréhensible. Le gros Depardieux ne PEUT pas être Donissan le prêtre mystique qui martyrise son corps. Comment Pialat n'a-t-il pas vu de défaut rédhibitoire ? Si le film n'avait pas d'autres s problèmes, cela suffirait à le déconsidere. L'autre problème de Pialat est qu'il avait un rapport pathologique avec les acteurs (et avec les gens en général): ça a donné la colère saine de Jean Yanne dans Nous ne vieillirons pas ensemble, mais là cette haine écrase tout: "D'ailleurs je ne vous aime pas non plus", crie-t-il comme un damné (l'expression est adaptée au film) et on croit entendre cette anathème tout le long du film. La musique extraordinaire de Dutilleux est ce que l'on peut retenir de mieux. Au sortir de la salle je me souviens que les gens disaient : dommage d'avoir de si bons acteurs pour une histoire sans aucun intérêt. Trente ans après, c'est toujours pertinent: un vrai ratage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 août 2016
C'est vrai que parfois, la direction d'acteurs laisse à désirer. Depardieu et Bonnaire semblent parfois réciter. C'est cependant indéniablement voulu. Cette plate théâtralité dans le jeu, le mystère improbable de certains (deux) événements du film, les personnages (bien posés), la lumière créent une ambiance prenante. On a reproché à ce film d'être intellectualisant. C'est sans doute vrai, il suffira alors de le regarder sans se torturer les méninges, en profitant seulement de l'ambiance.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2016
Sifflé à Cannes en 1987, "Sous le soleil de Satan" marque par sa radicalité, comme en témoigne l'austérité de sa mise en scène, l'opacité de la plupart des dialogues et donc du propos mené. Pourtant, on ne peut pas dire que le film de Pialat n'est pas habité; les nombreux silences, le travail minutieux sur la lumière et une direction d'acteurs impressionnante créent une atmosphère singulière qui maintient tant bien que mal l'attention d'un spectateur devenant de plus en plus perplexe au fil des minutes. Apparemment très fidèle au roman de Bernanos, le film dégage ses principaux enjeux à travers des phrases très génériques ou, au contraire, dans des conversations imbitables en plus d'être interminables. Que ce soit le doute du prêtre face à sa vocation, la série d'épreuves que lui fait affronter Satan ou la tension entre ce dernier et Dieu, ces problèmes sont exposés mais ne prennent jamais forme, ne sont jamais incarnés par les personnages ou par une mise en scène, certes brillante et cohérente, mais dont l'aspect monolithique empêche l’évolution ou du moins le soulèvement de ces questions, laissant ainsi le spectateur sur le bas-côté, extérieur à des réflexions qui ne sont aussi bien sur un plan sensoriel qu'intellectuel jamais stimulantes. Face à un objet aussi déroutant et peu engageant, il n'y a plus qu'à lutter - en vain - pour comprendre la ligne d'horizon d'un film traversé par quelques séquences prenantes mais globalement harassant de par son extrême rigidité.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 août 2016
Le jeune abbé Donissan est empli de doutes : il sait qu'il est fait pour le sacerdoce, mais il n'arrive pas vraiment à se lier aux ouailles et il se mortifie régulièrement. Son tuteur, Menou-Segrais, ne sait pas trop quoi faire de lui et l'envoie en mission à la campagne. Sur le chemin, il rencontre Satan lui-même qui le met au défi...

Doux Jésus, que de souffrances à regarder cette adaptation aussi torturée, obtuse et sombre que le live ! Ce film n'a rien à apporter de plus. Il est tout aussi pénible de regarder cette histoire que de la lire.
Pialat suit le délire de Bernanos assez fidèlement, voire même trop tant les évènements s'enchaînent avec encore moins de clarté que dans le bouquin (c'est dire !), le tout dans une lumière fade et un rythme extrêmement lent. Et comme cette fois on ne "bénéficie" pas vraiment des descriptions psychologiques des personnages, on est encore plus perdus face à leurs élucubrations et actions qui sortent de nulle part, sachant que c'était pas déjà très clair dans le livre non plus.
Le personnage de Mouchette par exemple, campé par une Sandrine Bonnaire assez scolaire et vide d'émotions réelles, certainement moins hystérique mais tout aussi détestable (et inutile), se révèle vingt fois plus incompréhensible dans le film. On ne comprend tout bonnement pas ce qui l'anime, ses choix, ses actions, ses mensonges et son suicide (si ce n'est qu'on n'attendait que ça, histoire ne mettre fin à notre martyre à nous, spectateurs).
Quant au personnage de l'abbé, joué par Depardieu, sa personnalité reste à peine plus explicitée. Le défi lancé par Satan et le fardeau qu'il lui incombe laissent pantois d'incompréhension, ce qui néanmoins ne diffère pas du récit papier originel...
Au final, on s'emmerde, on ne comprend rien, on hallucine un peu, on s'endort beaucoup. Cette histoire restera tout bonnement un mystère, un délire personnel inaccessible que pourtant certains qualifient de chef-d'oeuvre. Pourquoi la Palme d'or, d'ailleurs ? Va falloir vraiment m'expliquer...

livriotheque.free.fr
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2016
Comme je l’ai déjà dit, à mon sens les meilleurs films de Pialat sont ceux avec Depardieu. Ils se veulent moins « documentaire » dans leur style, et ils abordent généralement les recoins de l’âme humaine avec plus de subtilité et de finesse.
Ce qu’on peut reprocher à Sous le soleil de Satan c’est probablement son côté décousu. Finalement l’histoire de Mouchette ne présente qu’un intérêt très secondaire, et le film semble s’en encombrer dans sa première partie avant de l’oublier totalement par la suite. Ça n’a pas vraiment grand sens même si cela est nécessaire au fil de l’intrigue (mais était-il besoin du coup de nous l’assener longuement au début pour si peu ?). Mais enfin, Pialat signe un film suffisamment riche en sujets originaux (la vocation religieuse par exemple), en moments forts, et introduit suffisamment bien la dimension métaphysique et allégorique pour livrer un métrage intriguant, qui se laisse suivre avec plaisir.
Formellement c’est très réussi. L’ambiance est prenante, avec une réelle perspective atmosphérique (notamment par la présence sensible du vent, la sensation de froid…). Le film propose des décors très beaux, où la photographie un peu granuleuse du film fait merveille. De belles couleurs aussi, le tout servi par une musique un peu dissonante d’un bel effet. Pialat aussi signe une mise en scène qui s’extirpe du simplisme, et ce n’est pas pour me déplaire. Franchement sur le plan formel, Sous le Soleil de Satan est abouti.
Reste l’interprétation, et à mon sens elle est tout à fait convaincante. Pas de surjeu, des acteurs avec des personnages consistants, un Depardieu très sobre, une Sandrine Bonnaire très juste, un Maurice Pialat qui semblait tout trouvé pour ce rôle, honnêtement je n’ai aucune remarque négative à faire sur l’interprétation, qui parvient à donner du volume à un scénario un soupçon chaotique parfois.
Clairement je pense que Sous le Soleil de Satan est le meilleur film de Maurice Pialat. C’est la convergence d’un réalisateur inspiré avec une base très solide signée Bernanos, d’une interprétation au top, et c’est la convergence d’un réalisme très sensible, et en même temps d’une vraie dimension poétique, onirique presque, et quasi-fantastique parfois. 4.5
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2016
Film de Maurice Pialat
Drame psychologique et religieux, d'après Georges Bernanos.
Belle adaptation de Pialat, très beau texte de Bernanos, une réalisation austère digne de Bresson. Pialat est à l'aise dans ce registre. Une mise en scène parfaite, une reconstitution d'époque simple mais très efficace. Le récit se suit sans ennui.
Sandrine Bonnaire était-elle la Mouchette de Bernanos ?
Depardieu est un géant !
Les dialogues sont très littéraires. Les décors sont dans des lieux réels et simples : les presbytères, les églises, les paysages.
Film métaphysique, d'une grande sensibilité et qui résonne très fort dans des esprits élevés dans un catholicisme pur.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2015
Palme d’Or hyper contesté de 1987, Maurice Pialat met en image ici un roman de Bernanos. Un jeune abbé en proie au doute se trouve mis à rude épreuve lorsque le Malin sous le trait d’un maquignon vient à sa rencontre. Satan va mettre sur sa route la jeune Mouchette (Sandrine Bonnaire) de 16 ans meurtrière de son amant... que tous pensent s’être suicidé. De suicide il ne s’agit pas et seul l’abbé le sait (Depardieu). Toujours dans le désir de la sauver d’elle-même, l’abbé va devoir se confronter à une lutte interne entre le Bien et le Mal, la Foi et le Doute. Pialat, l’athée, place la spiritualité au cœur de son film. Le sujet est intéressant mais que le film est austère et âpre. La réalisation privilégiant les cadres stables, les gros plans sur les visages, le champ/contre champ est d’une facture classique absolue. Les dialogues aussi ânonnés comme de la liturgie sont totalement monotone. Heureusement que Mouchette apporte un peu de vie et de rythme à tout cela. Pialat aussi dans cette torpeur post drame prévisible donne quelques coups d’accélérateurs bienvenus à son récit par des ellipses narratives.
Film hermétique à ne pas être entre toutes les paires d’yeux.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2017
Le sujet est puissant, mais il est vite plombé par trop de bavardages. Rapidement le spectateur s'ennui et la réalisation académique de Pialat n'arrange rien.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juin 2015
Je ne pense pas être quelqu'un de particulièrement stupide (encore que, je peux me tromper), mais je n'ai tout simplement rien compris au film. Cela vient en partie des dialogues, assez écrits et pompeux, qui rappellent le style du théâtre. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, cela va bien avec le caractère austère de l’œuvre, c'est juste qu'il faut quand même être bien accroché dès le début pour suivre. Par contre, je trouve que le mysticisme de la seconde partie arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. D'accord, c'est en lien avec la spiritualité du personnage principal, mais la rupture est trop nette et cela créé des situations très étranges, voire pas très cohérentes à mon sens. spoiler: Par exemple, comment le prêtre connaît il toute l'histoire de Mouchette ? Et puis la résurrection à la fin, ça sort d'où ce truc ?
Je salue tout de même le travail de Pialat. Son jeu d'acteur est très juste, et sa mise en scène exemplaire. Il se dégage du long-métrage une ambiance étriquée, étouffante, poussiéreuse. J'ai beaucoup aimé le travail sur l'éclairage, en particulier en intérieur, qui est sublime (cf le dernier plan du film). Les rares scènes en extérieur ne sont pas en reste, le réalisateur ayant réussi à capter la beauté brute des paysages. Les montagnes sont tout à fait charmantes, mais la musique angoissante rend ce lieu froid et hostile, le cadre parfait pour la rencontre que le prêtre y fera ! Enfin, j'aimerais corriger le synopsis que j'ai pu lire sur SensCritique ou Allociné. Non, ce n'est pas l'histoire de la relation malsaine entre la jeune Mouchette et l'abbé Donissan. C'est très secondaire dans l'histoire. Le film dépeint en réalité l'évolution de la position qu'a Donissan sur sa fonction et la religion en général. Presque entièrement un autre sujet ! Dommage que Pialat s’emmêle dans cette histoire que j'ai trouvée bien obscure, parce que la forme du film est une petite réussite. Bref une déception après l'excellent Passe ton bac d'abord, mais je lui redonnerai sa chance dans quelques années.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Peut-on se faner, devant un texte réciter par coeur, dans la plus plate couture, comme une pièce de Molière? Le film mérité débat. Palme d'or, oui. Mais pourquoi? Yves Montand évoque un film qui, je cite : "élève le cinéma". Ce que j'en vois surtout, c'est un virage exotique de Pialat. Car après nous avoir installé dans sa zone de confort qu'est le réalisme, il nous laisse gager ici d'une expérience pour le moins...curieuse. Trop scolaire à mon goût, Satan n'a pas eu faim de mes yeux.
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