rubikube
4 abonnés |
Lire ses 111 critiques
|
1 - Très mauvais
J'aimerais inventer une machine à remonter dans le temps pour aller huer Pialat en 87. "Ce n'est pas toi que nous n'aimons pas, c'est ton film que nous détestons !" lui aurais-je soufflé à l'oreille. Pialat semblait bien sûr de lui lors du festival de Cannes qu'il n'eut aucun recul sur l'oeuvre qu'il engendra. Nombriliste au possible, il crut qu'on le sifflait lui alors qu'on sifflait le film récompensé par la palme. Une sorte de roman visuel aux tirades trop longues sans aucun effort d'adaptation (même s'il dit avoir simplifier des choses sinon le film serait "passer bien au-dessus de la tête des spectateurs" (je le cite), car oui, Pialat avait le monopole de la compréhension unique et universelle, les autres étant des cons...), faussement intello. La mise en scène est inexistante, d'ailleurs Pialat le reconnaît lui-même dans la conférence de presse à Cannes "N'est pas Woody Allen qui veut", confie-t-il aux journalistes, il ne dirige pas ses acteurs et paradoxalement les cantonne à un texte ultra-théâtralisé, qui ne leur laisse aucune créativité. On encense les acteurs, ils ne jouent pas faux c'est vrai, mais bien en décalage avec la situation. Les effets techniques sont d'un ridicule peu commun, Pialat photographe ? Alors moi aussi je le suis...
Bref au final on nous propose un film narcissique, Pialat a fait un film pour lui-même, il est de ces réalisateurs méprisants qui pensent se distinguer de la masse par leur discours sacré et inabordable, tant mieux c'est son bon droit, qu'il n'aime pas ceux qui le huent, tant pis, il a simplement oublié qu'un film était fait pour être montré et donc soumit au jugement. Bref il rafle la palme... de l'ennui sans fond et de la branlette intellectuelle... Pardon Monseigneur, je ne suis qu'un humble pêcheur qui ne peut interpréter le message délivré...
Ajoutée le 28 déc. à 12h24
Signaler un abus