Notez des films
Mon AlloCiné
    Sous le soleil de Satan
    note moyenne
    2,8
    575 notes dont 84 critiques
    répartition des 84 critiques par note
    11 critiques
    18 critiques
    12 critiques
    21 critiques
    19 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Sous le soleil de Satan ?

    84 critiques spectateurs

    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 317 abonnés Lire ses 1 747 critiques

    2,5
    Publiée le 23 janvier 2009
    Palme d'Or discutable sur deux points... Dans un premier temps, Sous le Soleil de Satan apparaît comme un film austère, aussi bien dans son esthétique que dans son rythme : à l'image du vicaire Donnissan, il s'agit d'un long métrage sévère et rébarbatif. Maurice Pialat joue les ascètes au risque de rendre son film pratiquement ennuyeux et repoussant. Dans un deuxième temps, le traitement des personnages m'apparaît comme hésitant. A la fois trop psychologique et pas assez, le film nage en permanence entre deux eaux : Pialat cherche apparemment à nous faire pénétrer l'âme de Donnissan ( en nous présentant ses tourments intérieurs et ses visions ) mais bannit dans un même mouvement cette introspection, faute à un traitement curieusement impersonnel... Et pourtant, le film possède des qualités : la prestation de Gérard Depardieu est assez impressionnante, dans la mesure où l'acteur change de registre ( moins exubérant, plus sobre que d'habitude, il intériorise et quitte l'univers théâtral de la majeure partie de ses films ). Par ailleurs, certaines scènes m'ont pour le moins marqué : l'errance de Donnissan dans la campagne ou encore le suicide de Mouchette. Une certaine grâce se dégage de ce film ambigu... Sous le Soleil de Satan n'est donc pas la réussite que j'attendais mais il reste intéressant à voir. Et le roman...?
    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 1590 abonnés Lire ses 10 386 critiques

    2,5
    Publiée le 12 avril 2011
    Austère "Sous le soleil de Satan" l'est assurèment! Pouvait-il en être autrement ? Et, s'il est vrai que Maurice Pialat ne fait rien pour aider le spectateur, celui-ci est t-il donc devenu si paresseux qu'il ne puisse pas faire quelques pas en direction de cette Palme d'or huèe qui divisa lors de sa sortie! Le film fut très mal accueilli (injustement semble-il). La phrase de Pialat qui reçoit la Palme d'or au festival de Cannes: "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus" est restèe cèlèbre! On a voulu y voir du mèpris dans cette phrase, du ressentiment, de l'arrogance même de la paranoïa! "Sous le soleil de Satan" a quelques dèfauts: un certain ennui, une mise en scène à la limite de l'acadèmisme mais il y a un authentique travail de metteur en scène de la part de Pialat! Et puisqu'il est beaucoup question d'austèritè, il faut dire que ce qui diffèrencie le cinèma de Pialat de celui de Bresson ou de Tarkovski, dont il possède par ailleurs les qualitès essentielles (hormis la grâce dans ce film), est justement l'utilisation totale de vrais acteurs (Gèrard Depardieu et Sandrine Bonnaire sont remarquables) qui donnent à l'oeuvre toute sa densitè, toute sa chair! On n'aime ou on n'aime pas...
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 689 critiques

    3,5
    Publiée le 17 juillet 2012
    Bon film sur la religion, qui parvient à peindre au delà de l'amour des Dieux ressentie par les êtres humains, tout le désespoir et la tristesse de l'humanité. La religion apparait ici dans son aspect le plus philosophique : créatrice de sens et donc comme le disait Marx "Opium du peuple" dans le sens où elle apporte le réconfort aux êtres humains (elle donne du sens, crée une vie après la mort). C'est donc l'histoire d'un prête, porte parole de Dieu, qui est racontée ici d'une manière très originale, digne d'un grand metteur en scène comme Maurice Pialat. Le film est marqué par des scènes assez banales et des scène réellement exceptionnelles. Comme lorsque Depardieu redonne la vie à un enfant, ou encore lorsque Depardieu rencontre le diable. Sandrine Bonaire signe une prestation satisfaisante, un peu moins que dans le chef d'oeuvre de Pialat : "A nos amours". Et Depardieu est remarquable pendant toute l'oeuvre. A noter également la présence de Pialat, qui me semble très bon acteur sur chacune de ses apparitions. "Sous le soleil de Satan" présente une humanité désespérée, en crise qui s'aide de la religion pour vivre. Cependant, le film ne fait pas de la religion un discours faux. En effet sa dimension surnaturelle redonne à la religion tout son intêret et à l'humanité son espoir. Grand film donc.
    MemoryCard64
    MemoryCard64

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 375 critiques

    2,5
    Publiée le 15 juin 2015
    Je ne pense pas être quelqu'un de particulièrement stupide (encore que, je peux me tromper), mais je n'ai tout simplement rien compris au film. Cela vient en partie des dialogues, assez écrits et pompeux, qui rappellent le style du théâtre. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, cela va bien avec le caractère austère de l’œuvre, c'est juste qu'il faut quand même être bien accroché dès le début pour suivre. Par contre, je trouve que le mysticisme de la seconde partie arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. D'accord, c'est en lien avec la spiritualité du personnage principal, mais la rupture est trop nette et cela créé des situations très étranges, voire pas très cohérentes à mon sens. spoiler: Par exemple, comment le prêtre connaît il toute l'histoire de Mouchette ? Et puis la résurrection à la fin, ça sort d'où ce truc ? Je salue tout de même le travail de Pialat. Son jeu d'acteur est très juste, et sa mise en scène exemplaire. Il se dégage du long-métrage une ambiance étriquée, étouffante, poussiéreuse. J'ai beaucoup aimé le travail sur l'éclairage, en particulier en intérieur, qui est sublime (cf le dernier plan du film). Les rares scènes en extérieur ne sont pas en reste, le réalisateur ayant réussi à capter la beauté brute des paysages. Les montagnes sont tout à fait charmantes, mais la musique angoissante rend ce lieu froid et hostile, le cadre parfait pour la rencontre que le prêtre y fera ! Enfin, j'aimerais corriger le synopsis que j'ai pu lire sur SensCritique ou Allociné. Non, ce n'est pas l'histoire de la relation malsaine entre la jeune Mouchette et l'abbé Donissan. C'est très secondaire dans l'histoire. Le film dépeint en réalité l'évolution de la position qu'a Donissan sur sa fonction et la religion en général. Presque entièrement un autre sujet ! Dommage que Pialat s’emmêle dans cette histoire que j'ai trouvée bien obscure, parce que la forme du film est une petite réussite. Bref une déception après l'excellent Passe ton bac d'abord, mais je lui redonnerai sa chance dans quelques années.
    Pierre Olivier D
    Pierre Olivier D

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 71 critiques

    4,5
    Publiée le 9 juillet 2014
    Sous le soleil de Satan ne se raconte pas, il se ressent, un film rigoureux à l'image de Pialat, une oeuvre éprouvante, l'abbé Donissan, personnage mystique et solitaire. dont la foi est sans cesse remise en question. N'ayant pas lu le livre de Bernanos, mais habitant la région du lieu de tournage, je suis frappé par les scènes de paysages, la plaine et les lumières austères en hiver rappelant les tableaux de Millet . La scène du miracle est un fait avéré, raconté et écrit par de nombreux témoins de l'époque. Ce film a une dimension spirituelle inéxpliquable et sa palme d'or quoiqu'on en pense est pour moi largement mérité.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 241 abonnés Lire ses 1 351 critiques

    2,0
    Publiée le 27 août 2016
    Sifflé à Cannes en 1987, "Sous le soleil de Satan" marque par sa radicalité, comme en témoigne l'austérité de sa mise en scène, l'opacité de la plupart des dialogues et donc du propos mené. Pourtant, on ne peut pas dire que le film de Pialat n'est pas habité; les nombreux silences, le travail minutieux sur la lumière et une direction d'acteurs impressionnante créent une atmosphère singulière qui maintient tant bien que mal l'attention d'un spectateur devenant de plus en plus perplexe au fil des minutes. Apparemment très fidèle au roman de Bernanos, le film dégage ses principaux enjeux à travers des phrases très génériques ou, au contraire, dans des conversations imbitables en plus d'être interminables. Que ce soit le doute du prêtre face à sa vocation, la série d'épreuves que lui fait affronter Satan ou la tension entre ce dernier et Dieu, ces problèmes sont exposés mais ne prennent jamais forme, ne sont jamais incarnés par les personnages ou par une mise en scène, certes brillante et cohérente, mais dont l'aspect monolithique empêche l’évolution ou du moins le soulèvement de ces questions, laissant ainsi le spectateur sur le bas-côté, extérieur à des réflexions qui ne sont aussi bien sur un plan sensoriel qu'intellectuel jamais stimulantes. Face à un objet aussi déroutant et peu engageant, il n'y a plus qu'à lutter - en vain - pour comprendre la ligne d'horizon d'un film traversé par quelques séquences prenantes mais globalement harassant de par son extrême rigidité.
    maxime ...
    maxime ...

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 1 522 critiques

    3,5
    Publiée le 14 mars 2015
    Une oeuvre bien étrange, j'irais plus loin encore en qualifiant ce film de froid et d'austère. Cette rudesse apparente lui apporte - bizarrement - un certains charme, de la passion aussi malgré quelques moments ennuyeux, un long métrage atypique qui sort des sentiers battus ... La complexité du texte mais aussi de l'intrigue peut laisser sur place et nous déroute avec vigueur, les dialogues aussi magnifique qu'ils puissent êtres en sont le parfait exemple de la difficulté de celui-ci. Le trio d'acteurs Depardieu, Bonnaire, Pialat est d'une beauté singulière, la encore original. Une petite déception concernant la mise en scène de Maurice Pialat, loin d’être affreuse mais pour le coup assez banal ... Sous le soleil de Satan en lui même marque les esprits, son propos violent et surréaliste te mine bien le moral, pire encore te fout une bonne déprime ! Une Palme d'Or à Cannes sous les sifflets pour une réponse assez mythique de l'intéressé, « Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. » A titre personnel Sous le soleil de Satan est mon second film de cet auteur - après Loulou -, assurément pas le dernier et je ne cache pas mon impatience de découvrir A Nos Amours, Police, Nous ne vieillirons pas ensemble etc ...
    fan-de-kubrick
    fan-de-kubrick

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 184 critiques

    4,0
    Publiée le 13 novembre 2008
    Il s'agit comme toujours chez Pialat d'une intérogation sur le sens de la vie. Les personnages éprouvent les pires difficultés à se connaître eux mêmes et tentent par tous les moyens de donner un sens, un objectif à leur vie. C'est le cas de Donnissan, qui doutant de la confiance que lui inspire sa paroisse, décide de s'infliger les pires suplices pour se sentir plus proche de dieu. Sa tentation est intéreure. Et même si Satan lui apparaît sous l'apparence d'un maquignon, c'est bien dans sa tête que tout cela se produit. Il ne lui reste qu'à accomplir certains actes (auto-flagellation, déplacement du corps suicidé devant l'autel...) pour se rapprocher de dieu, rester dans la ligne du bien et se retirer des griffes du mal. Délicieusement anticonventionnel. Inéxorablement âpre, sombre. Du grand Pialat.
    JeffPage
    JeffPage

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 534 critiques

    3,0
    Publiée le 1 juin 2012
    Un film à l’esthétique léchée qui souffre d'un rythme assez lent mais reste malgré tout intéressant dans les sujets qu'il soulève. Depardieu interprète ici un rôle de prêtre habité par le doute, un rôle complètement différent de ses rôles habituel mais qui lui sied à ravir. Néanmoins, ce film, de par son rythme et l'omniprésence de dialogue que certains pourraient trouver "pompeux" le rende assez inaccessible.
    froclibre
    froclibre

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 44 critiques

    5,0
    Publiée le 24 novembre 2013
    C'est aride, dur, et vraiment, mais alors vraiment pas grand public ! Mais c'est gigantesque, surpuissant, et monumental ! Pialat raflait la palme d'or la plus controversé de l'histoire, et allait sous les huées et sifflés, déclarait le point levé, que si nous ne l'aimions, alors, il ne nous aimait pas nous non plus. Un joli doigt d'honneur quand c'est dit par Pialat.
    MGM-ranger
    MGM-ranger

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 48 critiques

    2,5
    Publiée le 22 septembre 2014
    Sous le soleil de Satan nous raconte l'histoire de l'abbé Donissan, hanté par le mal et l'échec de sa mission, s'inflige des mortifications et ne parvient pas à établir le contact avec ses paroissiens, Jusqu'au jour où il rencontre la jeune Mouchette qui vient de commettre un grave pêcher. D'après le roman de Georges Bernanaos Pialat a réussi un travail qui mettait le cinéma sur un autre niveau, un autre étage. On peut forcément être sensible à des films peut-être un peu plus abordables, plus faciles mais heureusement qu'il y a des Pialat, des Godard, des Resnais pour porter le cinéma à cette hauteur.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 493 abonnés Lire ses 4 430 critiques

    1,0
    Publiée le 3 mars 2013
    A voir le film, on se dit que c'est Maurice Pialat qui a passé trop de temps sous le soleil de Satan. Tellement qu'il a oublié au passage de diriger ses acteurs, qui semblent constamment réciter leur texte sans pour autant se rendre compte de ce qu'ils disent. Mais sachant que Pialat n'est pas n'importe qui, on se doute que c'est un parti pris volontaire mais qui ne fait qu'alourdir l'ensemble d'un film déjà bien gavant par ses dialogues compliqués qui s'inscrivent lors de situations pourtant simples. La mise en scène est épurée à l'extrême mais ce n'est pas le plus gênant comparé à la prestation des acteurs qui n'ont pas l'air de comprendre ce qu'ils disent (surtout Sandrine Bonnaire). Et si l'on remarque les efforts de Gérard Depardieu, la seule scène qui vaut le détour est celle de sa rencontre avec Satan, interprété avec délectation par Jean-Christophe Bouvet.
    NicoMyers
    NicoMyers

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 302 critiques

    4,0
    Publiée le 16 septembre 2009
    Film polémique car il fut hué quand la palme d'or lui a été décerné. En adaptant le roman de Bernanos, Pialat quitte son style vif, documentaire et réaliste au profit d'une mise en scène plus "classique" et de dialogues poétiques. Ainsi, Sous le soleil de Satan ne serait pas le plus pialatesque des Pialat. Qu'importe ! Il s'agit à mon avis d'un très grand film, porté par un Depardieu gigantesque, Sandrine Bonnaire magnifique et Pialat himself, presque aussi bon acteur que metteur en scène. La photographie, de toute beauté, participe au mystère envoûteur de film magnifique, tragique, desespéré, qui semble incomprehensible en surface, mais parce qu'il parle d'invisible, de foi, de grâce et de spiritualité. Au-delà de sa religion, on est porté vers un ailleurs indiscible et fascinant.
    NormanBates3
    NormanBates3

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 92 critiques

    3,5
    Publiée le 13 janvier 2011
    Voila enfin un film intelligent sur la foi, et sur Dieu! Loin des images sulpiciene et ridicule des péplum hollywoodiens ou des bondieuseries pour vieille grenouille de bénitiers de Delanoy. Ici l'abbé Donnisant hésite entre doute et fanatisme, c'est un être torturés et non pas sur de lui et de son bon droit il doute de la toute puissance de Dieu allant même jusqu'a dire qu'il est vaincu par Satan. Le film est aussi habité par un violence en sommeil qui explose par petit bout, que ce soit les flagellation de Donissant ou le meurtre et le suicide de Mouchette. Mais le film est aussi une belle leçon de mise en scène Pialat montre comment filmé une expérience mystique, les éclairage absolument magnifique la caméra qui semble flotter autour des personnages et cette superbe séquence baignée dans une lumière bleuté ou Donnisant est soumis a la tentation et ou il affronte Satan. Un grand film qui mérite amplement sa palme.
    ManoCornuta
    ManoCornuta

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 1 883 critiques

    2,5
    Publiée le 13 juillet 2018
    Le sentiment qu'inspire ce film me semble pouvoir tenir en un mot: perplexité. J'ignore si Pialat rend vraiment justice à Bernanos, mais son film étire longuement un propos par moments très obscur sur la religion, la notion de péché, la capacité de l'homme à surmonter ses doutes et les tentations. Sobre dans sa mise en scène, on ne pourra pas en dire autant d'une direction d'acteurs qui oscille entre simplicité et grandiloquence, notamment à travers un Depardieu se jetant comme toujours à corps perdu dans son rôle. Un film étrange, à la fois fascinant et repoussoir, mais dont je vois mal ce qui justifiait l'unanimité du jury de Cannes à l'époque.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top