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Sous le soleil de Satan
note moyenne
2,8
552 notes dont 86 critiques
16% (14 critiques)
21% (18 critiques)
14% (12 critiques)
23% (20 critiques)
21% (18 critiques)
5% (4 critiques)
Votre avis sur Sous le soleil de Satan ?

86 critiques spectateurs

stebbins

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2,5
Publiée le 23/01/2009
Palme d'Or discutable sur deux points... Dans un premier temps, Sous le Soleil de Satan apparaît comme un film austère, aussi bien dans son esthétique que dans son rythme : à l'image du vicaire Donnissan, il s'agit d'un long métrage sévère et rébarbatif. Maurice Pialat joue les ascètes au risque de rendre son film pratiquement ennuyeux et repoussant. Dans un deuxième temps, le traitement des personnages m'apparaît comme hésitant. A la fois trop psychologique et pas assez, le film nage en permanence entre deux eaux : Pialat cherche apparemment à nous faire pénétrer l'âme de Donnissan ( en nous présentant ses tourments intérieurs et ses visions ) mais bannit dans un même mouvement cette introspection, faute à un traitement curieusement impersonnel... Et pourtant, le film possède des qualités : la prestation de Gérard Depardieu est assez impressionnante, dans la mesure où l'acteur change de registre ( moins exubérant, plus sobre que d'habitude, il intériorise et quitte l'univers théâtral de la majeure partie de ses films ). Par ailleurs, certaines scènes m'ont pour le moins marqué : l'errance de Donnissan dans la campagne ou encore le suicide de Mouchette. Une certaine grâce se dégage de ce film ambigu... Sous le Soleil de Satan n'est donc pas la réussite que j'attendais mais il reste intéressant à voir. Et le roman...?
MemoryCard64

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2,5
Publiée le 15/06/2015
Je ne pense pas être quelqu'un de particulièrement stupide (encore que, je peux me tromper), mais je n'ai tout simplement rien compris au film. Cela vient en partie des dialogues, assez écrits et pompeux, qui rappellent le style du théâtre. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, cela va bien avec le caractère austère de l’œuvre, c'est juste qu'il faut quand même être bien accroché dès le début pour suivre. Par contre, je trouve que le mysticisme de la seconde partie arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. D'accord, c'est en lien avec la spiritualité du personnage principal, mais la rupture est trop nette et cela créé des situations très étranges, voire pas très cohérentes à mon sens. spoiler: Par exemple, comment le prêtre connaît il toute l'histoire de Mouchette ? Et puis la résurrection à la fin, ça sort d'où ce truc ? Je salue tout de même le travail de Pialat. Son jeu d'acteur est très juste, et sa mise en scène exemplaire. Il se dégage du long-métrage une ambiance étriquée, étouffante, poussiéreuse. J'ai beaucoup aimé le travail sur l'éclairage, en particulier en intérieur, qui est sublime (cf le dernier plan du film). Les rares scènes en extérieur ne sont pas en reste, le réalisateur ayant réussi à capter la beauté brute des paysages. Les montagnes sont tout à fait charmantes, mais la musique angoissante rend ce lieu froid et hostile, le cadre parfait pour la rencontre que le prêtre y fera ! Enfin, j'aimerais corriger le synopsis que j'ai pu lire sur SensCritique ou Allociné. Non, ce n'est pas l'histoire de la relation malsaine entre la jeune Mouchette et l'abbé Donissan. C'est très secondaire dans l'histoire. Le film dépeint en réalité l'évolution de la position qu'a Donissan sur sa fonction et la religion en général. Presque entièrement un autre sujet ! Dommage que Pialat s’emmêle dans cette histoire que j'ai trouvée bien obscure, parce que la forme du film est une petite réussite. Bref une déception après l'excellent Passe ton bac d'abord, mais je lui redonnerai sa chance dans quelques années.
MGM-ranger

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2,5
Publiée le 01/09/2014
Sous le soleil de Satan nous raconte l'histoire de l'abbé Donissan, hanté par le mal et l'échec de sa mission, s'inflige des mortifications et ne parvient pas à établir le contact avec ses paroissiens, Jusqu'au jour où il rencontre la jeune Mouchette qui vient de commettre un grave pêcher. D'après le roman de Georges Bernanaos Pialat a réussi un travail qui mettait le cinéma sur un autre niveau, un autre étage. On peut forcément être sensible à des films peut-être un peu plus abordables, plus faciles mais heureusement qu'il y a des Pialat, des Godard, des Resnais pour porter le cinéma à cette hauteur.
Maitre Kurosawa

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2,0
Publiée le 21/08/2016
Sifflé à Cannes en 1987, "Sous le soleil de Satan" marque par sa radicalité, comme en témoigne l'austérité de sa mise en scène, l'opacité de la plupart des dialogues et donc du propos mené. Pourtant, on ne peut pas dire que le film de Pialat n'est pas habité; les nombreux silences, le travail minutieux sur la lumière et une direction d'acteurs impressionnante créent une atmosphère singulière qui maintient tant bien que mal l'attention d'un spectateur devenant de plus en plus perplexe au fil des minutes. Apparemment très fidèle au roman de Bernanos, le film dégage ses principaux enjeux à travers des phrases très génériques ou, au contraire, dans des conversations imbitables en plus d'être interminables. Que ce soit le doute du prêtre face à sa vocation, la série d'épreuves que lui fait affronter Satan ou la tension entre ce dernier et Dieu, ces problèmes sont exposés mais ne prennent jamais forme, ne sont jamais incarnés par les personnages ou par une mise en scène, certes brillante et cohérente, mais dont l'aspect monolithique empêche l’évolution ou du moins le soulèvement de ces questions, laissant ainsi le spectateur sur le bas-côté, extérieur à des réflexions qui ne sont aussi bien sur un plan sensoriel qu'intellectuel jamais stimulantes. Face à un objet aussi déroutant et peu engageant, il n'y a plus qu'à lutter - en vain - pour comprendre la ligne d'horizon d'un film traversé par quelques séquences prenantes mais globalement harassant de par son extrême rigidité.
maxime ...

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3,5
Publiée le 14/03/2015
Une oeuvre bien étrange, j'irais plus loin encore en qualifiant ce film de froid et d'austère. Cette rudesse apparente lui apporte - bizarrement - un certains charme, de la passion aussi malgré quelques moments ennuyeux, un long métrage atypique qui sort des sentiers battus ... La complexité du texte mais aussi de l'intrigue peut laisser sur place et nous déroute avec vigueur, les dialogues aussi magnifique qu'ils puissent êtres en sont le parfait exemple de la difficulté de celui-ci. Le trio d'acteurs Depardieu, Bonnaire, Pialat est d'une beauté singulière, la encore original. Une petite déception concernant la mise en scène de Maurice Pialat, loin d’être affreuse mais pour le coup assez banal ... Sous le soleil de Satan en lui même marque les esprits, son propos violent et surréaliste te mine bien le moral, pire encore te fout une bonne déprime ! Une Palme d'Or à Cannes sous les sifflets pour une réponse assez mythique de l'intéressé, « Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. » A titre personnel Sous le soleil de Satan est mon second film de cet auteur - après Loulou -, assurément pas le dernier et je ne cache pas mon impatience de découvrir A Nos Amours, Police, Nous ne vieillirons pas ensemble etc ...
Pierre Olivier D

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4,5
Publiée le 09/07/2014
Sous le soleil de Satan ne se raconte pas, il se ressent, un film rigoureux à l'image de Pialat, une oeuvre éprouvante, l'abbé Donissan, personnage mystique et solitaire. dont la foi est sans cesse remise en question. N'ayant pas lu le livre de Bernanos, mais habitant la région du lieu de tournage, je suis frappé par les scènes de paysages, la plaine et les lumières austères en hiver rappelant les tableaux de Millet . La scène du miracle est un fait avéré, raconté et écrit par de nombreux témoins de l'époque. Ce film a une dimension spirituelle inéxpliquable et sa palme d'or quoiqu'on en pense est pour moi largement mérité.
froclibre

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5,0
Publiée le 24/11/2013
C'est aride, dur, et vraiment, mais alors vraiment pas grand public ! Mais c'est gigantesque, surpuissant, et monumental ! Pialat raflait la palme d'or la plus controversé de l'histoire, et allait sous les huées et sifflés, déclarait le point levé, que si nous ne l'aimions, alors, il ne nous aimait pas nous non plus. Un joli doigt d'honneur quand c'est dit par Pialat.
nekourouh

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3,5
Publiée le 17/07/2012
Bon film sur la religion, qui parvient à peindre au delà de l'amour des Dieux ressentie par les êtres humains, tout le désespoir et la tristesse de l'humanité. La religion apparait ici dans son aspect le plus philosophique : créatrice de sens et donc comme le disait Marx "Opium du peuple" dans le sens où elle apporte le réconfort aux êtres humains (elle donne du sens, crée une vie après la mort). C'est donc l'histoire d'un prête, porte parole de Dieu, qui est racontée ici d'une manière très originale, digne d'un grand metteur en scène comme Maurice Pialat. Le film est marqué par des scènes assez banales et des scène réellement exceptionnelles. Comme lorsque Depardieu redonne la vie à un enfant, ou encore lorsque Depardieu rencontre le diable. Sandrine Bonaire signe une prestation satisfaisante, un peu moins que dans le chef d'oeuvre de Pialat : "A nos amours". Et Depardieu est remarquable pendant toute l'oeuvre. A noter également la présence de Pialat, qui me semble très bon acteur sur chacune de ses apparitions. "Sous le soleil de Satan" présente une humanité désespérée, en crise qui s'aide de la religion pour vivre. Cependant, le film ne fait pas de la religion un discours faux. En effet sa dimension surnaturelle redonne à la religion tout son intêret et à l'humanité son espoir. Grand film donc.
JeffPage

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3,0
Publiée le 01/06/2012
Un film à l’esthétique léchée qui souffre d'un rythme assez lent mais reste malgré tout intéressant dans les sujets qu'il soulève. Depardieu interprète ici un rôle de prêtre habité par le doute, un rôle complètement différent de ses rôles habituel mais qui lui sied à ravir. Néanmoins, ce film, de par son rythme et l'omniprésence de dialogue que certains pourraient trouver "pompeux" le rende assez inaccessible.
cylon86

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1,0
Publiée le 03/03/2013
A voir le film, on se dit que c'est Maurice Pialat qui a passé trop de temps sous le soleil de Satan. Tellement qu'il a oublié au passage de diriger ses acteurs, qui semblent constamment réciter leur texte sans pour autant se rendre compte de ce qu'ils disent. Mais sachant que Pialat n'est pas n'importe qui, on se doute que c'est un parti pris volontaire mais qui ne fait qu'alourdir l'ensemble d'un film déjà bien gavant par ses dialogues compliqués qui s'inscrivent lors de situations pourtant simples. La mise en scène est épurée à l'extrême mais ce n'est pas le plus gênant comparé à la prestation des acteurs qui n'ont pas l'air de comprendre ce qu'ils disent (surtout Sandrine Bonnaire). Et si l'on remarque les efforts de Gérard Depardieu, la seule scène qui vaut le détour est celle de sa rencontre avec Satan, interprété avec délectation par Jean-Christophe Bouvet.
rubikube

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1,0
Publiée le 28/12/2011
J'aimerais inventer une machine à remonter dans le temps pour aller huer Pialat en 87. "Ce n'est pas toi que nous n'aimons pas, c'est ton film que nous détestons !" lui aurais-je soufflé à l'oreille. Pialat semblait bien sûr de lui lors du festival de Cannes qu'il n'eut aucun recul sur l'oeuvre qu'il engendra. Nombriliste au possible, il crut qu'on le sifflait lui alors qu'on sifflait le film récompensé par la palme. Une sorte de roman visuel aux tirades trop longues sans aucun effort d'adaptation (même s'il dit avoir simplifier des choses sinon le film serait "passer bien au-dessus de la tête des spectateurs" (je le cite), car oui, Pialat avait le monopole de la compréhension unique et universelle, les autres étant des cons...), faussement intello. La mise en scène est inexistante, d'ailleurs Pialat le reconnaît lui-même dans la conférence de presse à Cannes "N'est pas Woody Allen qui veut", confie-t-il aux journalistes, il ne dirige pas ses acteurs et paradoxalement les cantonne à un texte ultra-théâtralisé, qui ne leur laisse aucune créativité. On encense les acteurs, ils ne jouent pas faux c'est vrai, mais bien en décalage avec la situation. Les effets techniques sont d'un ridicule peu commun, Pialat photographe ? Alors moi aussi je le suis... Bref au final on nous propose un film narcissique, Pialat a fait un film pour lui-même, il est de ces réalisateurs méprisants qui pensent se distinguer de la masse par leur discours sacré et inabordable, tant mieux c'est son bon droit, qu'il n'aime pas ceux qui le huent, tant pis, il a simplement oublié qu'un film était fait pour être montré et donc soumit au jugement. Bref il rafle la palme... de l'ennui sans fond et de la branlette intellectuelle... Pardon Monseigneur, je ne suis qu'un humble pêcheur qui ne peut interpréter le message délivré...
ManoCornuta

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2,5
Publiée le 13/07/2018
Le sentiment qu'inspire ce film me semble pouvoir tenir en un mot: perplexité. J'ignore si Pialat rend vraiment justice à Bernanos, mais son film étire longuement un propos par moments très obscur sur la religion, la notion de péché, la capacité de l'homme à surmonter ses doutes et les tentations. Sobre dans sa mise en scène, on ne pourra pas en dire autant d'une direction d'acteurs qui oscille entre simplicité et grandiloquence, notamment à travers un Depardieu se jetant comme toujours à corps perdu dans son rôle. Un film étrange, à la fois fascinant et repoussoir, mais dont je vois mal ce qui justifiait l'unanimité du jury de Cannes à l'époque.
laetitia gonzalbes

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5,0
Publiée le 31/01/2012
Pour tous ceux qui ont le goût des mots et s'interrogent sur le sens de la vie. Egalement pour les amoureux de Depardieu, l'un de ses plus grands rôles. www.laetitiagonzalbes.com
NicoMyers

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4,0
Publiée le 16/09/2009
Film polémique car il fut hué quand la palme d'or lui a été décerné. En adaptant le roman de Bernanos, Pialat quitte son style vif, documentaire et réaliste au profit d'une mise en scène plus "classique" et de dialogues poétiques. Ainsi, Sous le soleil de Satan ne serait pas le plus pialatesque des Pialat. Qu'importe ! Il s'agit à mon avis d'un très grand film, porté par un Depardieu gigantesque, Sandrine Bonnaire magnifique et Pialat himself, presque aussi bon acteur que metteur en scène. La photographie, de toute beauté, participe au mystère envoûteur de film magnifique, tragique, desespéré, qui semble incomprehensible en surface, mais parce qu'il parle d'invisible, de foi, de grâce et de spiritualité. Au-delà de sa religion, on est porté vers un ailleurs indiscible et fascinant.
MondeDeMerde

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5,0
Publiée le 09/05/2009
Dérangeant et marquant. Des phrases qui restent. Par exemple : "Tu l'entends le rire de celui qui te trompe ?" pour exprimer le fait que le diable rigole bien quand nous croyons être originaux dans le mal que nous faisons. Nous pouvons tirer un certain orgueil du mal que nous faisons, mais nos actes restent banals ...
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