Mulholland Drive
Note moyenne
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1 177 critiques spectateurs

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Andrea Chaumont
Andrea Chaumont

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2026
Film de David Lynch et donc particulier effectivement. Mais il se regarde bien avec les acteurs que j’apprécie personnellement, Naomi Watts surtout.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2025
Un film hypnotique et déroutant, où David Lynch mêle rêve, illusion et tragédie hollywoodienne. Une œuvre fascinante, portée par une atmosphère unique et une narration volontairement troublante.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Aujourd'hui j'ai eu une envie soudaine d'enfin regarder ce chef d'oeuvre du grand David Lynch, et je dois dire que bien que complexe et tordu, on est pleinement embarqué dans une intrigue passionnante et captivante.

Je dois avouer ne pas avoir compris l'ensemble du film, voire même qu'une petite partie. Mais malgré cela, il est facile et amusant de profiter de ce travail de réflexion singulier et profond. A chaque moment on se questionne, on remet en doute nos certitudes, et c'est tout ce qu'on aime avec le septième art. J'ai d'autant plus apprécié en me renseignant sur les détails et la compréhension du film par d'autres, ce qui m'a permis de mieux appréhender le déroulé du scénario.

Le duo Naomi Watts et Laura Harring est mémorable. Leur séduction montante et ambivalente est admirable, on ressent tout le long du film, une tension entre les deux, elles s'aiment puis se détestent, passant d'un extrême à un autre. Elles définissent le film, permettant de texturer cette histoire. Grace à elles on ne suit pas seulement une énigme impossible nous laissant désabusé et fatigué, non on est obligé d'admirer leur performance, prenant même le dessus sur le dénouement final.

Je ne met pas plus de quatre étoile car je n'ai pas réussi à assembler toutes les pièces du puzzle, ce qui est assez frustrant. A la Shutter Island, un second visionnage sera le bien venu, et l'ajout d'une demi étoile certain.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2025
J'ai revisionné ce film récemment et, honnêtement, je reste perplexe. Je sais que Lynch est un monument du cinéma, mais là, j'ai eu l'impression qu'il s'écoutait un peu parler. Visuellement, c'est indéniable, il y a une ambiance unique, une sorte de cauchemar éveillé qui prend aux tripes, surtout dans la première partie qui ressemble à un vrai film noir efficace. Naomi Watts est d'ailleurs excellente et porte vraiment le mystère sur ses épaules.
Le problème, c'est que la bascule dans la seconde moitié du film perd totalement le spectateur. On sent bien que c'est une critique acide d'Hollywood et de ses rêves brisés, mais la narration devient tellement déstructurée qu'elle en devient frustrante. On finit par se demander si le réalisateur a vraiment une réponse à nous donner ou s'il s'amuse juste à brouiller les pistes pour le plaisir du bizarre. Au final, on sort de là avec une sensation de vide technique : c'est beau, c'est bien filmé, mais le scénario est un tel labyrinthe sans issue que l'émotion finit par s'évaporer. C'est une expérience sensorielle, certes, mais pas forcément un bon film au sens classique du terme.
TATIKINO
TATIKINO

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2025
On ne devrait parler que des films que l’on aime,
Car dans la projection, c’est la passion qu’on sème.

Réputé difficile, le cinéma de David Lynch présuppose un lâcher prise et une foi à toute épreuve en l’image. Il aurait pu faire sien le credo de Godard: « Je ne fais pas des films, je fais du cinéma ». Les films de Lynch s’adressent ainsi au coeur plus qu’au cerveau, bien que beaucoup lui reprochent paradoxalement d’être trop cérébral. Mulholland Drive, c’est une enquête policière qui flirte avec le fantastique et l’onirisme. Construit comme un labyrinthe, il est une déclaration d’amour à l’âge d’or du cinéma hollywoodien, une condamnation de son industrie, usine à rêve qui broie les acteurs et les cinéastes, un rêve éveillé, une réflexion sur l’identité, une exploration du mystère de l’image et de la projection, un film-somme sur le cinéma qui résiste aux analyses et nous comble par son mystère. Le film surprend et déconcerte, du fait de sa narration iconoclaste, mais c’est précisément la raison qui rendait ses films absolument uniques. David Lynch était un artiste accompli, plasticien, peintre, architecte, designer, musicien, compositeur, et le cinéma n’était qu’une petite partie de son travail de créateur. Laissez-vous emporter sur Mulholland Drive. Vous y reviendrez.
Lucas R
Lucas R

5 abonnés 76 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2025
J’ai passé 2h30 à rien comprendre en espérant que la fin m’éclaire un peu. Bon, j’ai capté le principe : jalousie, espoirs d’Hollywood… mais tout ça pour ça ?! Là, je pense que c’est trop pour moi, c’est pas mon cinéma. J’aime les thrillers complexes, mais là c’est juste plein de pièces de puzzle qu’on nous balance un peu partout et on te dit ‘vas-y, débrouille-toi avec ça maintenant
Silbano S
Silbano S

12 abonnés 37 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 avril 2026
Film extrêmement sur côté, peut-être même le plus sur côté que j'ai vu. J'en ai mis du temps avant de le voir, comme si j'avais eu le pressentiment que je n'allais pas accroché.
Une étoile pour la jeune Naomi Watts qui est sublime, qui joue très bien et qui nous dévoile plus sur elle qu'on en demanderais.
Pour le reste on se moque de nous, seul le réalisateur peut comprendre son film et seul des personnes avec une coupe de champagne à la main, mangeant des petits fours au festival de Cannes peuvent aimés.
On se rapproche plus d'un essai artistique que d'un film.
Michel Gandilhon
Michel Gandilhon

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Dans ce film, Lynch s'attaque au mythe hollywoodien. Plusieurs récits s'entrecroisent dans cette oeuvre labyrinthique dont l'axe tourne autour' d'une apprentie actrice au destin tragique. On y suit le fil d'une longue désillusion sublimée d'abord par le rêve enchanté, fondé sur ce que promet Hollywood, l'aventure, l'amour, la réussite, la reconnaissance, et qui débouche sur un long cauchemar nourri par un réel fait de misère, d'échecs professionnels et sentimentaux. Avec la mort pour terme. A l'image de celle du réalisateur victime des suites du grand incendie. Los Angeles, la ville des anges, oui, mais celle des anges déchus régnant sur un enfer de corruption et de violence. Un chef d'oeuvre.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 349 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2025
J’ai mis du temps à comprendre ce que le film me faisait, mais l’impression est restée.

Mulholland Drive suit une jeune actrice pleine d’espoir arrivée à Los Angeles, qui croise une femme amnésique. Leur rencontre ouvre une errance où les identités glissent, où les visages changent, où rien ne se stabilise vraiment. Le film ne se construit pas comme une enquête à résoudre, mais comme le moment où la perception se déplace et où la réalité cesse d’être fiable.

Le projet apparaît à une époque où Hollywood privilégie des productions plus standardisées. Conçu d’abord comme un pilote de série refusé puis transformé en long-métrage, il porte les marques de cette bifurcation : un récit qui ne progresse pas par logique continue, mais par glissements et associations. À sa sortie, il reçoit une reconnaissance critique importante, notamment un prix de la mise en scène à Cannes. Le public est plus partagé, mais son statut évolue avec le temps, jusqu’à devenir une œuvre de référence.

Le film interroge l’écart entre l’image que l’on construit de soi et ce que l’on vit réellement. Il montre comment l’identité peut se fabriquer dans le regard des autres, dans l’envie d’être choisi, remarqué, reconnu. Lorsque la réalité contredit cette image, quelque chose se fissure. Mulholland Drive montre ce point de rupture non pas en l’expliquant, mais en le faisant sentir.

Il aborde aussi la manière dont le désir circule entre les personnages. Aimer quelqu’un peut devenir une manière de s'accrocher à une image de soi. Le désir glisse vers la dépendance, et l’autre devient confirmation de sa propre existence. En parallèle, Hollywood est montré comme un espace où l’on fabrique et remplace les identités. Le film observe ces dynamiques sans les commenter.

La mise en scène repose sur les transitions, les silences et les variations de rythme. La lumière, la musique de Badalamenti et la texture sonore installent un état plutôt qu’un récit linéaire. La cohérence se construit après, dans la mémoire, lorsque les éléments se réordonnent. Ce n’est pas un film qui se comprend en avançant, mais en revenant.

Pour ma part, j’ai été pris assez vite. L’atmosphère capte l’attention. Les personnages existent immédiatement, et Laura Harring impose une présence marquante. La fin m’a d’abord semblé opaque, puis elle s’est éclairée en repensant au film dans son ensemble. Il ne s’agit pas de trouver une solution, mais de saisir ce qui s’est déplacé.

Mulholland Drive donne envie d’y revenir. Certains détails apparaissent seulement après coup, et l’ensemble se recompose avec le temps. C’est un film qui ne se livre pas tout de suite, et c’est précisément ce qui le rend si fort.

Et peut-être que sa force vient de là : on a envie d’ouvrir la boîte une nouvelle fois.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Je découvre enfin ce grand classique que j'avais pas mal sacralisé jusqu’ici et je dois dire que mes hautes attentes ont été largement dépassées. Je crois que David Lynch est en train de devenir mon réalisateur préféré tant il est créatif et efficace.

J’ai complètement adoré l’ambiance du film, oscillant entre comédie romantique au ton léger et thriller psychologique plus difficile d’accès. C’est un ascenseur émotionnel et j’étais à fond dedans, de l’ouverture au dernier plan. Je suis d’ailleurs bouche bée devant le rythme si parfait du métrage. Je n’ai pas vu les 2h20 passées et plus le récit avançait, plus j’étais perdu et en même temps immergé. J’aime beaucoup le spectre du monde cinématographique qui plane au-dessus des personnages en voyant son importance croître avec la tension. Ces personnages m’ont également captivé et ce duo d’actrices est formidable. Elles réussissent à être un gros point positif alors que l’œuvre déborde déjà de richesse dans d’autres domaines.

C’est dingue de voir que chacun peut avoir une interprétation complètement différente. Je suis fan de ce genre de partis pris de ne quasiment rien expliquer et laisser les images et les regards des acteurs parler. Et je trouve incroyable la manière dont Lynch utilise chaque petit élément de la première partie de son film dans la seconde en changeant tout ce qu’il y a autour. Je pense que c’est une œuvre où chaque visionnage te fait découvrir un nouveau détail à chaque fois avec ce concept de narration miroir. J’ai retenu mon souffle pendant les 30 dernières minutes à cause de ce cinéaste de dingue. Mon potentiel futur film préféré?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2025
Un grand grand film. Un classique qu'on ne présente plus et que j'ai revu suite au décès de Mr Lynch.
Artzo
Artzo

5 abonnés 228 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2025
Un film très complexe. Une histoire à multiples étages qui s'entremêlent entre rêve, anachronisme et réalité. En fait, on pense voir un film simple mais on se rend compte que les deux femmes centrales ne sont pas celles que l'on croit. C'est très compliqué à comprendre. Ceci dit, la relation des deux femmes est captivante, entre désir et jalousie, la bande son donne une ambiance mystérieuse et angoissante, du même niveau que Twin Peaks. Chez d'oeuvre.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2025
Comme à l’accoutumé chez David Lynch « Mulholland Drive » est une œuvre pleine de mystère qui dévoile peu à peu ses secrets tout en demeurant trouble. L’intrigue pernicieuse déroute et fascine grâce au brio d’une mise en scène précise et recherchée, une atmosphère poisseuse et langoureuse ainsi qu’une distribution au diapason.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 septembre 2025
David Lynch dans ses grandes heures, mais au mauvais sens du terme. Quand il prenait place dans sa chaise de cinéaste et pensait d'abord à lui avant de penser à celui ou celle qui irait voir son film. Parce que moi, je veux bien que l'on me cause d'une atmosphère singulière (peu palpable ici au demeurant) témoignant d'un style unique en son genre (ça, c'était vrai) mais en terme d'histoire, "Mulholland Drive" relève de la pure fumisterie, exactement comme "Lost Highway". En gros, t'as quoi ? Environ 1h45 de vide truffée de scènes dont on se demande parfois si elles ont un lien entre elles. Et ensuite ? Une transition plus que douteuse suivie de 30 grosses minutes où on te balance tout d'un coup à la tête, croyant surprendre, alors qu'on avait déjà vu venir le truc depuis un moment. L'explication du rêve est peut-être un peu trop facile pour être convaincante, mais à part celle-là, teintée de maladie mentale, je ne vois pas ce que l'on peut proposer d'autre, sous peine de prendre le spectateur pour un parfait imbécile. Fort heureusement, pour éviter la déroute complète (accompagnée d'un ennui qui serait tout aussi complet) on peut compter sur la présence de Naomi Watts, absolument fantastique, d'autant plus qu'elle doit composer avec une Laura Harring fade comme un verre d'eau tiède et un reste de distribution fantomatique. Elle est le seul réel motif de satisfaction et l'étoile lui revient de plein droit.
Adriano64
Adriano64

21 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2025
Film à clés par excellence, Mulholland Drive est une œuvre fascinante qui s’offre comme un puzzle. Sa construction en deux parties brouille les repères du spectateur : ce qui semblait acquis se renverse soudain, les identités s’échangent, les vérités deviennent illusions. À la première vision, on saisit une trame générale ; les suivantes révèlent des détails qui recomposent peu à peu le sens caché. C’est cette ambiguïté qui fait la richesse du cinéma de Lynch : au moment où l’on croit comprendre, tout se dérobe.

Ode au cinéma, le film en déploie toute la magie : décors somptueux, photographie envoûtante, actrices habitées. Les révélations s’enchaînent dans une seconde partie d’une intensité rare, où le spectateur doit accepter de perdre ses certitudes. Chaque élément – jusqu’au changement de prénom d’une serveuse entre deux séquences – agit comme un indice déroutant, une invitation à décrypter l’invisible.

La bande-son contribue à cette expérience hypnotique. Entre silences pesants et explosions sonores, elle culmine dans une partition finale d’une beauté déchirante. Mulholland Drive n’est pas un film que l’on “comprend” d’un seul coup d’œil. C’est une œuvre exigeante, labyrinthique, qui demande de s’y perdre pour mieux en saisir la cohérence. Un chef-d’œuvre qui confirme David Lynch comme l’un des grands maîtres du cinéma contemporain.
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