Ce polar vaut surtout pour la révélation de son personnage principal: Tony Camonte. Truand ambitieux, mais homme possessif et fragile, cette figure nuancée et charismatique fascine. Paul Muni est impeccable dans le rôle et participe grandement à la force du film. Quant à la limite de cette première version de "Scarface", elle réside essentiellement dans une opposition" truands-flics" banale et peu développée. On regrette aussi que la relation entre Camonte et sa sœur ne soit pas plus évoquée, tant les scènes entre les deux sont passionnantes, comme par exemple lors des dernières minutes. Un très bon polar, singulier, qui mérite donc son statut de film culte.
Un film de 1932, violent, vrombissant et virevoltant, qui nous plonge à l'époque de la Prohibition des années 1920, à Chicago, au cœur de l’affrontement des membres de la pègre pour le contrôle du marché de l’alcool. Howard Hawks signe ici le modèle originel du film de gangsters des années 1930 et dresse le captivant portrait d’un homme et d’une époque. Le scénario est solide, brillant, et la mise en scène, parfaite, regorge de bonnes idées et de rebondissements. La part belle est donnée à Paul Muni qui incarne à la perfection le personnage de Tony Camonte, un malfrat charismatique et exubérant, à l’ambition démesurée. Le premier "Scarface" du nom… Une œuvre passionnante et de qualité !
Film qui a eu son heure de gloire et son impact. Aujourd'hui il est évidemment plus difficile de l'apprécier tel quel, certains effets visuels ont vieillis et il prêtent parfois à sourire. Malgré tout, remis dans son contexte, il est incontestable qu'on est ici en présence d'une oeuvre qui fait mouche : un contexte difficile et important dénoncé par l'oeuvre elle-même (corruption-prohibition) ; on se retrouve face à une violence impressionnante : les coups de feu et les cadavres pleuvent comme jamais auparavant. Ce n'est pas une violence "crade" pour autant. Les impacte de balles ne se font que sur les objets et immeubles. Les acteurs ou les mannequins tombent en masse sans trace. L'interprétation est bonne, le personnage de Tony et sa folie progressive est plutôt bien mise en avant. Le film est plutôt court : 89' ce qui nous empêche aujourd'hui de tomber dans certaines longueurs. L'histoire est assez intéressante mais elle semble parfois manquer de détails permettant de s'impliquer plus profondément dedans. Evidemment c'est le regard actuel qui veut ça. Le seul détail vraiment négatif que j'y ai trouvé concerne la réaction finale de la soeur de Tony, que j'ai trouvé vraiment très peu crédible. Serait-ce la cause du balayage total du thème de l'inceste ?... le résultat est là.
Il faut savoir que nous avons là une œuvre mutilée. Howard Hugues, le producteur voulait une sorte de transposition des Borgia à Chicago dans lequel le thème de l'inceste entre Scarface et sa sœur serait explicite. Les censeurs ont édulcoré tout ça, et y ont fait ajouter une scène de prêchi-prêcha assez pénible. Mais ce qu'il reste du film n'en est pas moins remarquable. Le montage est est nerveux, sans temps morts. C'est très bien réalisé, l'interprétation de Paul Muni est remarquable, les deux rôles féminins (la brune Ann Dvorak et la blonde Karen Morley) sont très bons, on ne s'ennuie pas une seconde. Bref du bon cinéma même si on ne peut s'empêcher de comparer cette version avec le chef d'œuvre absolu que réalisera De Palma en 1984 !
Rarement un film n'eut autant maille à partir avec la censure que "Scarface". Produit par l’excentrique Howard Hughes, le long-métrage mit deux ans à sortir en salles, accusé de glorifier la figure du gangster . Le producteur se vit même obligé de rajouter un carton introductif très moralisateur exhortant le gouvernement américain à faire quelque chose pour endiguer le phénomène de criminalité. Du côté du public, l'accueil n'est pas au beau fixe non plus ; le film se voyant vilipendé pour sa violence extrême (pour l'époque!). Le résultat n'en constitue pas moins un incontournable du grand Howard Hawks. le fleuron du genre, père spirituel des Scorsese, Coppola et surtout De Palma qui en réalisa un célèbre "remake" au début des années 1980. Au niveau formel, l'inventivité du cinéaste est sans pareil et se traduit par des poursuites spectaculaires et surtout un jeu d'ombres fabuleux. Un portrait passionnant rondement mené par un charismatique Paul Muni. Indispensable, largement supérieur à celui de De Palma.
Le film est impeccable au niveau de la réalisation. Paul Muni est très bon et charismatique, possédant beaucoup d'humour noir. Un film de gangster, un vrai. Les deux versions se valent.
Cette version de 1932 signée Howard Hawks n'a pas à rougir face à l'excellent remake de De Palma. Il demeure d'une grande qualité malgré les années passées. Pas grand chose de négatif à redire sur cette légende du film de gangsters.
Comme a peu prés tous le monde j'ai vu celui-là après avoir vu l'autre et il est impossible de l'analyser sans le comparer. évidemment les moyens techniques sont favorable au rythme et à la captation que produisent le second (chronologiquement) surtout qu'on connait déjà l'histoire. Mais sinon tout les éléments du système gangstériste moderne sont répertorié exhaustivement: question du réseau, gestion territoriale, faille juridique, économie de la prohibition, le poids du courage...(ne manque que la question du blanchissement, de la corruption et de l'instrumentalisation du gangstérisme par le système institutionnel traité par la banque et la police chez De Palma/Stone). La grande différence entre les deux films est dans la vision sociétale qui sous tend les récits. Le scénario "holiste" d'Oliver Stone présente l'excitation d'un immigré cubains qui fuie le communisme pour le rêve américain et qui va déchanter en vivant le capitalisme en dehors d'une carte postale. Le film de Hawks est lui profondément anti-délinquance et s'évertue a ne pas magnifier les personnages. Ici pas de scène où Tony s'oppose au décés de femme et enfant, c'est un bandit assoiffé de sang. De même pour le personnage de Puppy/Elvira qui n'est pas ici une fille objet paumée et toxicomane mais une fille totalement excité par la violence et le pouvoir. La gestion de la fin plus sobre que dans le deuxieme me convient mieux.
Quand H. Hawks s'est attaqué au film de gangsters, il a révolutionné le genre, bien aidé par le scénariste B. Hecht pour nous offrir un film vrombissant, virevoltant, violent et militant. La 1ère scène est un plan-séquence de référence, merveille de mouvement et d'éclairage. La mise en scène de Hawks regorge d'idées tandis qu'il enchaîne à toute vitesse les séquences de meurtres et d'actions. Parallèlement, le scénario développe une relation quasi-incestueuse entre Tony et sa sœur qui avait beaucoup choquer à l'époque (comme le film dans son ensemble par ailleurs). S'il y a quelques longueurs, il demeure un chef d'oeuvre de l'histoire du cinéma, un mètre-étalon du genre servi par des interprètes convaincants, un script brillant et une mise en scène d'une qualité exceptionnelle. D'autres critiques sur
Considéré comme le vrai fondateur du film de gangsters, l'oeuvre de Hawks raconte l'ascension d'un truand italien et ses excès qui le conduiront à sa chute. Tout est maîtrisé, excepté le scénario classique ; la mise en scène, les acteurs ( avec Karloff dans un petit rôle ) et surtout la photographie qui donne une âme à l'image en jouant avec les ombres. Hawks a réussi, pour le début des années 30, à rendre un film assez violent, par les gestes et le physique parfois grossier des personnages. Un chef d'oeuvre, d'autant qu'il a été tourné en pleine Prohibition, ce qui ne fait que le rendre plus fidèle à son contexte.
J'avoue avoir regarde ce film surtout parce que j'ai vu ''the aviator'' , l'exllent biopic de Howard Hughes , et ce film ma vraiment donne envie de le voir . J'ai vu la version originale et je m'en suis limite a ce remake que d'apres beaucoup de personne il est mieux que l'originale . Et ben je ne suis pas du meme avis ! Biensur j'ai ADORE le remake qui est exellent , avec un incroyable Al Pacino mais dans le role de ''Tony'' je preferais beaucoup plus Paul Muni que je viens de decouvrire et qui est pour moi un INCROYABLE acteru avec beaucoup de talent ! Biensur , ce film n'a pas les repliques culte du remake mais il a un scenario exellent , des acteurs magistrale ( avec une pointe d'humour qui donne encore plus de force au film) , une tres belle photographie,... Bref pour moi ce film comporte tres peu de defauts contrairement a l'origine que j'avais trop long ! Certaisn pourrais penser qu'il est trop court mais non , il fait son temps ! ni trop peu , n'y pas assez . Bref . Vous n'avez que le remake , ne faite pas comme moi , ne vous limitez pas au remake et jettez vous sur le film originale qui est MAGISTRALE .
Un des tous premiers films de gangsters réalisés où Howard Hawks forge un mythe et se concentre selon son propre aveu, plus sur le rythme que l'étude sociale d'un monde corrompu par les truands, en proie à la peur et à la loi Volstead. Le film a beau avoir pris un coup de vieux, il n'en reste pas moins un petit bijou de mise en scène, celle-ci étant astucieusement travaillée pour détourner la censure du Code Hays, nous offrant des moments mémorables comme la fusillade au bowling où la caméra s'attarde sur la boule qui fait un strike alors que des coups de feu résonnent. L'histoire a beau être désormais connue grâce au film de De Palma, ce film de Hawks reste aussi un classique dans sa catégorie. Et Paul Muni cabotine à merveille face à un George Raft qui crée un personnage qui inspirera celui que lui donnera Billy Wilder bien des années plus tard dans "Certains l'aiment chaud.".
Scarface est un film noir très solide, dominé par le charisme de Paul Muni. Regorgeant d'idées de mise en scène très originales, Scarface est évidemment un classique prouvant presque à lui seul tout le savoir-faire d'Howard Hawks.