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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 octobre 2009
Un seul point négatif, dû l'époque du film : sa dynamique. Il y a beaucoup de temps morts dans le montage. Mais c'est le seul point problématique, Scarface étant un excellent film de mafia, plutôt moderne dans son scénario. L'histoire est prenante et les personnages, grâce à de bonnes interprétations ont une profondeur psychologique très interessante. Peut-être est-ce très scénarisé et mis en scène mais Scarface reste un film agréable et intelligent.
Ce très vieux film de gangster m'a surpris en bien. J'ai trouvé la fin un brin trop moralisatrice et caricaturale; il faut dire qu'une autre issue n'aurait pas été tolérée à l'époque.
Un classique qui n'a pas vieillit et qui se trouve être nettement supérieur à son remake, bien que le film fut édulcoré à cause de la censure de l'époque, ce film permet à Hawks d'imposer un style, de faire un film de gangster réaliste, fou…
Film grandiose, magistral, référence absolue en matière de film de gangsters. L'histoire est incroyablement bien menée, les acteurs donnent froid dans le dos (le regard de Paul Muni suffit à faire trembler d'effroi). Tout est coordonné pour nous servir un film violent, terrifiant, passionné et passionnant. A voir et revoir jusqu'à plus soif.
Un des meilleurs films de gangsters jamais tourné et qui contrairement à beaucoup de films de ce genre tournés à la même époque n'a pas vieilli du tout. Ceci est dû à l'extravagance du producteur Howard Hugues, extravagance qui domine tout le film, à l'immense talent du scénariste Ben Hecht qui a concocté une histoire très bien écrite et des dialogues finement ciselés le tout conjugué à la rigueur d'un Howard Hawks qui a rarement été aussi inspiré. En effet, il suffit de voir avec quelle originalité le réalisateur arrive à filmer chacune des scènes de meurtres qui émaillent tout le long du film de façon totalement différentes. Bien sûr on peut reprocher au film son prologue et sa scène au milieu qui présente l'immoralité de la presse représentant les gansters comme des héros, mais ces scènes ont été tourné à cause de la censure. Celles-ci sont tournées de façon tellement pompeuses, ce qui fait en sorte qu'elles se distinguent fortement du reste du film, qu'on a l'impression que le réalisateur a voulu nous dire «N'en tenez pas compte c'est la censure qui nous a imposé cela». En bref, seule la fin est le seul véritable point faible du film (encore une conséquenses de la censure !). L'interprétation très moderne des acteurs y est pour beaucoup dans la réussité du film en particulier pour Paul Muni réussit l'exploit de rendre son personnage aussi attirant que répugnant, George Raft et son lancée de pièce inoubliable et Ann Dvorak. Un film de gangsters délirant, violent et jouissif en bref un chef d'oeuvre.
La réalisation de ce "Scarface" est parfaite. Howard Hawks exploite notamment les ombres des personnages (notamment pour le meurtre de Louis) qui sont généralement mises de cotés voir complément évitées. De plus la photographie est parfaite. Les acteurs sont grandioses assez théâtraux avec des expressions de faciès marquées et toujours appropriées. Le film a eu des problèmes avec la censure, c'est compréhensible pour l'époque car la violence est totalement gratuite mais aussi car c'est l'époque ou Al Capone devient Ennemi Public N°1. Un film osé pour l'époque. L'aspect dramatique de ce film noir n'est pas oublié avec cette magnifique fin comme je les aime. Peut être pas supérieur au remake de de Palma mais au moins égal.
«Scarface» (1932) de Hawks est pour une bonne part la matrice des films de gangsters made in USA et je le préfère infiniment aux nombreux films italo-américains (De Palma, Scorcese, Coppola, Leone et cie) sur «le milieu» qui verront le jour dans les années 70, 80 et 90. Ceux-ci ne feront pour l'essentiel que surenchérir dans l'hémoglobine, l'adrénaline, la longueur et le sexe, alors que tous les ingrédients sont déjà présents dans le film de Hawks, mais avec une concision, une efficacité et une sobriété des mieux venues. Il est à cet égard intéressant de lire les critiques de ceux qui préfèrent le Remake de De Palma. La plupart regrettent le manque de tension, de puissance ou d'émotion du film de 1932. Mais la valeur d'un film se mesure-t-elle vraiment à l'intensité de l'émotion qu'il génère? Le film de Hawks a l'immense atout d'être exactement contemporain aux événements racontés et d'éviter ainsi le kitsch d'une reconstitution historique (tare à laquelle fort peu parmi les films postérieurs échapperont). Antérieur de deux ans au code Hays et à l'affadissement généralisé du cinéma américain généré par celui-ci, il peut en outre se permettre des audaces thématiques et visuelles qui seront bientôt censurées, même si le réalisateur fut déjà contraint de tourner un second final moralisateur (on conserve heureusement le premier!). La réalisation, très soignée, ne mérite que des éloges. Elle est rapide, bien cadencée, concise, sobre, tout en laissant de l'espace pour un approfondissement réel de la psychologie du personnage principal. Les images sont magnifiques et leur magie trahit une influence évidente de l'expressionnisme allemand (l'ombre de Camonte qui rappelle celle du Nosfertau de Murnau). En bref, entre l'oeuvre-mère et les rejetons, mon coeur ne balance pas! Le fleuron du genre!
Un classique du film noir des années 30 à avoir vu au moins une fois dans sa vie. Paul Muni est l'un des premiers méchants fascinants du Hollywood parlant et la mise en scène du grand Howard Hawks terriblement efficace.
Classique d'un genre qu'on verrait difficilement se faire aujourd'hui - cf censure - ; nous nous prenons facilement de sympathie pour ce chef de gang assez flamboyant ne parvenant pas à se hisser + haut que ses ennemis, et évoluant dans un milieu ou les rôles sont un peu trop pré-écrits d'avance ( L'ensemble de l'entourage de Scarface est totalement pourri & toutes les femmes sont des p ); Ce qui ne doit pas empêcher de préférer la version De Palma-Pacino, de toute façon + lyrique...
Voilà un sujet très difficile. Pourtant le film débute vraiment bien. De jolies effets d'ombres, un scénario bien monté une réalisation très bien faites. Mais au fur et a mesure le scénario traine en longueur. Certaines scènes sont complètement absurde. Par exemple celle ou avec un seul chargeur de mitraillette Tony décime la moitié de la ville. Un bon film, sans plus à mon gout. Mais cela reste un premier film noir très réussit.
N'ayant pas encore vu le remake de monsieur de Palma, je me concentrerai donc sur cette version. Les films de gangsters ne m'attirent pas franchement mais bon il faut bien essayer de toucher à tous les genres! J'ai donc été très agréablement surpris par ce film. Le rythme est haletant, le jeu d'acteur bon malgré certaines faiblesses et la réalisation très bonne : la scène d'introduction nous suffit pour comprendre que ce n'est pas n'importe qui qui dirige le film. Je ne mets cependant pas quatre étoiles car je suis plutôt déçu par le scénario qui est je trouve vraiment trop prévisible ! Dommage, enfin le film n'en reste pas moins à voir !
Un film moins connu que le remake de De Palma mais qui mérite tout autant d'attention. Avec un sujet très polémique à l'époque Howard Hawks dresse un très bon portrait de la pègre de Chicago grâce au personnage de Toni Carmonte, un gangster aux ambitions démesurées et l'un des truands les plus charismatiques du cinéma, et à son acteur Paul Muni. C'est la force de ce personnage, et de tous les autres, qui fait de ce film un mythe plus que l'histoire qui, si elle est très bien menée durant tout le film et sans que le rythme ne s'essoufle une seule fois, ne paraît pas toujours assez approfondie. Hawks ne donne pas assez de précisions sur les affaires de Carmonte et sur sa prise de pouvoir à Chicago, laissant parfois le spectateur sur sa faim. Mais Scarface reste un film de légende qu'il faut voir au moins pour pouvoir le comparer au remake réalisé par De Palma, assez différent mais tout aussi réussi.
Le tout premier grand film d’Howard Hawks nous permet de retrouver avec plaisir la source de tous les clichés et les stéréotypes du film sur la mafia actuel. De plus, tous ces personnages sont intelligemment développés et parfaitement incarnés, dont particulièrement Paul Muni qui, dans ce rôle directement inspiré d’Al Capone, devint une référence. Mais surtout quand on observe la dénonciation politique et la violence que contient le film, on comprend les problèmes de censure qu’il connut à l’époque (c’est effectivement suite aux polémiques que fit l fim que fut mis en place le code Hays) mais il serait franchement irréalisable de nos jours!