Derniers Avis : Voyage au bout de l'enfer - Page 2
Voyage au bout de l'enfer
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Asia
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5,0
Publiée le 18 octobre 2025
Un de mes films préférés. il m'a pris au trippes, il est incroyablement trop long pour vraiment tout dire, il est complet pour moi. et la violence de l'enfer on ne l'oublie jamais, même des années plus tard.
Ce film m'a littéralement envouté à sa sortie au point que je m'en souviens parfaitement 47 ans plus tard! La première partie ( le mariage), je l'ai trouvée terriblement vraie, naturelle. Elle prend vraiment son temps. Et la transition avec la guerre est terriblement brutale. Aujourd'hui, 47 ans après, je viens de voir un film ( CONNEMARA de Alex Lutz, d'après le livre de Nicolas Matthieu ). Ce film se clôt sur une très longue scène de mariage, aussi naturelle, qui m'a fait complètement penser à la scène d'ouverture ( le mariage) de Voyage au bout de l'enfer. Je suis sûr que Nicolas Matthieu a du y repenser en écrivant son bouquin.
Pendant la première heure, on découvre une bande de potes qui travaillent dans une aciérie, s’amusent au bar, marient un des leurs et partent à la chasse. L’idée de départ pour nous immerger dans la vie des personnages pourrait être judicieuse mais la durée du mariage est une torture et la longueur de cette partie nous les fait plutôt ressentir comme des types sans intérêt ni émotions particulières. Puis brusquement le spectateur est plongé dans l’horreur du Vietnam où ils ont prisonniers, blessés, libérés, avec des scènes interminables de roulette russes et des raccords de scène où on a l’impression qu’il manque un bout à force d’essayer de comprendre l’articulation des évènements. Retour au pays avec l’incontournable chasse dans la montagne et blessé en chaise roulante. Puis on revient au Vietnam pour des actions moins glorieuses que la guerre contre le communisme. Bref, déçu parce que le réalisateur ne parvient pas à nous faire partager le traumatisme inscrit dans l’âme de ces hommes, on n’en voit pas assez pour comprendre où ils en sont arrivés. À ce titre les Rambo sont plus réussis, surtout le premier.
Le réalisateur Michael Cimino explore le traumatisme lié à la guerre du Vietnam dans "Voyage au bout de l'enfer" film fleuve et culte du cinéaste. De sa très longue introduction en passant par son éprouvante scène de roulette russe le long-métrage sublimé par la composition musicale de John Williams explore en profondeur la psychologie de ses personnages tous incarnés parfaitement, avec une mention spéciale pour l'impérial Robert de Niro. Une œuvre majeure de l'exploration par la cinéma de ce conflit.
C'est l'un des films les plus intenses que j'ai eu l'occasion de voir. Probablement l'oeuvre antimilitariste la plus efficace. Il n'y a pas le lyrisme de Apocalypse Now, mais il y a la même folie de la guerre avec en plus une immense tristesse. C'est de mon point de vue le meilleur film de Christopher Walken et l'un des meilleurs film de Robert de Niro
En trois parties et trois époques distinctes, Cimino évoque le Vietnam à travers le sort commun de trois amis dont la vie est bouleversée par la guerre. Et le cinéaste de démontrer qu'au retour du bout de l'enfer, rien ne sera plus comme avant. L'approche de Cimino est intéressante, qui relate le drame des hommes engagés dans ce conflit féroce sans se projeter au Vietnam plus que le temps d'une courte partie. Et encore, cette partie charnière, "sur le terrain", est-elle, plus qu'un récit militaire, celui de la cruauté et de la souffrance. On garde en mémoire spoiler: ce jeu de la roulette russe, fondateur du traumatisme des protagonistes. Ces scènes très dures dans la jungle vietnamienne interviennent brutalement, après une peinture naturaliste dans une cité industrielle des Etats-Unis. Le réalisateur y présente ses personnages à la veille de revêtir l'uniforme, ouvriers d'origine russe soudés par leur existence de prolétaires et d'immigrés autant que par une amitié insouciante. Le mariage de l'un d'eux, longuement filmé, est probablement pour tous le dernier moment joyeux. Robert de Niro compose la figure centrale du drame et son rôle prend une importance supplémentaire dans le dernier acte, au retour de Vietnam. L'acteur, taciturne et intense, joue sur le non-dit, se gardant d'exprimer la propre douleur de son personnage face à celle de ses deux amis. Les efforts de Mike pour secourir ses copains induisent, au coeur de ce drame humain maitrisé et sensible, une belle histoire d'amitié.
“Voyage au bout de l’enfer” est une fresque crue et douloureuse sur l’amitié, la guerre et les cicatrices qu’elle laisse au retour, invisibles mais définitives. Cimino étire le temps, installe le silence, et filme la violence non pas comme un choc, mais comme une lente contamination de l’âme. Le Vietnam n’est pas ici un champ de bataille, mais un point de rupture entre ce qu’on était et ce qu’on ne sera plus jamais. Un film rituel, funèbre et profondément humain, où l’Amérique se regarde en face — et ne se reconnaît pas.
Il y a deux parties bien distinctes dans le film. D’abord, la description de la vie quotidienne d’ouvriers sidérurgistes américains des années 60, mobilisés pour aller faire la guerre à l’autre bout du monde. Ils partent sans trop d’appréhension, presque ‘fleur au fusil’. Puis, sans transition, nous voilà dans le bourbier vietnamien : des vies sont interrompues, d’autres sont brisées, personne ne s’en sort indemne. Donc, grand film sur l’horreur de la guerre en général. Spécifiquement, deux critiques : la première partie est trop longue, les caractères des personnages auraient pu être bien décrits en deux ou trois fois moins de temps ; j’ai perçu un relent de racisme dans la façon dont sont montrés les ennemis vietcongs
“Voyage au bout de l’enfer”, c’est un vrai 5/5 mon reuf. Film trop puissant, ça te met une claque, les émotions sont brutes, les acteurs sont en feu, surtout De Niro. C’est pas un film, c’est une dinguerie. Respect éternel.
Je l'ai vu une première fois il y a longtemps et c'est vrai qu'il m'avait beaucoup marqué surtout la scène de la roulette russe. Mais maintenant je le trouve assez long à se mettre en route avec beaucoup de temps de latence pas forcément utile. Il mériterait peut être de duré un peu moins longtemps pour qu'on puisse puiser que l'essentiel, ça à tendance à s'éparpiller peut être un peu trop. Mais sinon masterclass d acting, un scénario très intelligent et une profondeur très bien retranscrite. L'écriture est également intéressante bien qu'un peu beauf on va dire, l'amitié "viril" américaine quoi. Bref un film à voir ne serait ce que pour le propos et le jeu d'acteur.
Je me suis toujours fait taper sur les doigts à chaque que je l'ai dit, mais ça m'est bien égal, je signe et persiste : ce "Voyage au bout de l'enfer" a pour moi toujours été l'exemple parfait de ce que peut être un film surévalué. Le film de guerre n'a jamais eu besoin de multiplier les scènes de conflit pour être intéressant, mais là, en terme d'histoire, ça ne vaut absolument rien. La première partie n'a rien à montrer et met en scène des personnages sans intérêt auxquels il est impossible de s'attacher, parce qu'ils n'ont rien à dire, ni à faire valoir. Juste le genre de personnes que t'as envie de fuir dès que tu les vois. La deuxième partie, se déroulant au Vietnam est nettement mieux, mais rien d'inoubliable non plus, surtout si tu compares avec "Apocalypse now", "Platoon", "Full metal jacket" ou le scandaleusement laissé pour compte "Hamburger Hill". Quant à la troisième partie, retour de deux des trois à la maison, et semblant se pencher sur les répercussions psychologiques, franchement, t'es à ça du néant. Ça ne fait pas le poids une minute face à "Taxi Driver" ou "Birdy". Pour ce qui est des acteurs, qui osera me dire que De Niro et Walken n'ont jamais été meilleurs que ça ? Quant à Cazale et Meryl Streep, ils ne servent absolument à rien. Et les autres, tu ne t'en souviens même pas séance achevée. On en vient maintenant à ce qui a fait trembler le monde entier : les séquences de roulette russe. Alors oui, je ne nie pas l'aspect fulgurant de la trouvaille, y a même pas à discuter là-dessus, tout comme il n'y a pas à discuter de la façon dont Cimino les met en boîte. Elles font leur effet, c'est indiscutable et sauvent la mise (pour preuve, c'est elles qui justifient ma note) mais en aucun cas elles ne me paraissent suffisantes pour justifier un tel concert d'éloges. C'est mon avis. Personne n'a jamais été en mesure de me faire changer mon fusil d'épaule depuis toutes ces années et jamais personne ne le sera.
Je ne comprends pas que ce film ait été qualifié de chef-d'œuvre. D'une part car il est trop long... 1h sur un mariage ....mais quel intérêt ? Les parties entre elles n'ont pas de liens . Les jeux d'acteurs sont parfaits , de Niro en tête bien évidemment. Mais encore une fois c'est ennuyeux, j'ai appuyé longuement sur le bouton accélérer, vive les dvd .
On ne se lasse pas de voir et revoir ce film. Le réalisateur prend son temps pour nous immerger dans le contexte, on vit avec les personnages dans un quotidien très réaliste des US de l'époque pour mieux vivre la rupture qu'il veut nous faire partager. On peut reprocher peut être ces longueurs qui déclasse le film d'un certain genre, il n'est pas qu'un drame, ni qu'un film de guerre, pas non plus un pastiche social des travailleurs immigrés. On se régale alors des scènes de la vie dans les années 70, mais on se révolte aussi contre la guerre et de ses conséquences. On se régale surtout des acteurs exceptionnels qui continueront á crever l'écran jusquá aujourd'hui encore !!!!