Mon Allociné
Voyage au bout de l'enfer
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
4,4 9006 notes dont 600 critiques
61% 367 critiques 23% 138 critiques 4% 24 critiques 6% 38 critiques 3% 20 critiques 2% 13 critiques

600 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus récentes
  • Critiques les plus utiles
  • Par les membres ayant fait le plus de critiques
  • Par les membres ayant le plus d'abonnés
sarah D.

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 8 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 26/07/2016

Remarquable prouesse que ce Deer Hunter qui nous montre des scènes incroyables de violences, mais dont la mise en scène de Cimino arrive à rendre belle et esthétique( scènes des roulettes russes). Une tension est également très présentes lors de ses scènes où l'on retient notre souffle se demandant si le personnage de tirera une balle dans la tête. Une lumière du magicien Vilmos Zigmond qui participe à rendre le film beau, notement dans les scènes les plus dures. Éclairant les paysages comme des personnages à part entière dans lesquels l'acteur évolu et s'adapte à la lumière et non le contraire comme le tradition le voudrait. Une innovation Une tension mis en avant par la mise en scène mais également par le jeux des acteurs incroyables( Christopher Walken, Meryl Streep, Robert DeNiro, John Cazale). Une mention particulière pour Walken qui détonne de ses rôles de méchants par la suite avec un physique inquiétant. On le découvre Jeune, beau et attachant. Meryl Streep incroyablement belle, DeNiro toujours un maître. Un histoire ne racontant non pas simplement la guerre du Vietnam mais ses csq sur un groupe d'amis qu'on nous présente lors de la première parti du film et notement la scène du mariage particulièrement longue mais belle et utile pour la suite de l'histoire. En effet, elle fait ressortir leur humanité qui nous permettra de s'attacher à eux et à éprouver une empathie par la suite. Une musique magnifique signé John Myers, qui sonne mélancolique comme l'ambiance du film et en général de l'oeuvre de Cimino. Un film à voir absolument.

Bruce Wayne

Suivre son activité 120 abonnés Lire ses 339 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 15/07/2016

Il s’agit probablement d’un signe. Près de deux semaines après l’arrivée de Voyage au bout de l’Enfer en copie DVD dans la collection familiale, nous apprenions la triste disparition de son réalisateur Michael Cimino, le 2 juillet 2016 à l’âge de 77 ans. N’ayant encore vu aucun film de sa filmographie, le moment était donc venu après ce triste évènement de découvrir enfin son plus grand chef-d’œuvre, celui qui lui offrit la gloire et la reconnaissance, un film que je connaissais depuis toujours car ayant entendu parler de son succès et de sa popularité. Un des films préférés de mon père aussi, qui me l’évoque depuis que je suis un passionné de cinéma comme lui. Et donc, près de deux semaines après le décès du metteur en scène, j’ai visionné avec une grande excitation et aussi comme une sorte d’hommage à Michael Cimino, son œuvre la plus mythique. Verdict : Voyage au bout de l’Enfer est bel et bien cet immense chef-d’œuvre du cinéma et restera forcément comme l’œuvre la plus mémorable de Michael Cimino qui traite ici bien plus que la guerre du Vietnam en elle-même. 1968. Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l’aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, et forment une bande d’amis très liés. A Clairton, leurs histoires de cœur vont bon train : Steven épouse Angela, bien qu’elle soit enceinte d’un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Mais cette tranquillité est rapidement rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat. Sorti en 1978 aux Etats-Unis et en 1979 en France, Voyage au bout de l’Enfer de Michael Cimino fut un des plus grands succès de la fin de la décennie 70’s avec près de 50 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, près de deux millions d’entrées en France et surtout cinq Oscars dont ceux du Meilleur film, du Meilleur réalisateur pour Michael Cimino et du Meilleur acteur dans un second rôle pour Christopher Walken. Lorsque le film est sorti en salle, nous étions à l’époque dans cette période de l’après-guerre du Vietnam où Hollywood commençait à s’intéresser à ce conflit majeur de la Guerre Froide qui vit les Etats-Unis perdre face au bloc de l’Est. Et durant l’année 1978, deux films majeurs de cette période de l’après-guerre, et consacrés à la guerre du Vietnam et ses conséquences, sortaient aux Etats-Unis : d’abord Le Retour d’Hal Ashby avec Jon Voight, Jane Fonda et Bruce Dern, et ensuite Voyage au bout de l’Enfer de Michael Cimino avec Robert De Niro, Meryl Streep et Christopher Walken. Il s’agit probablement des deux grands premiers films à traiter de cette guerre du Vietnam mais aussi et surtout des ravages de celle-ci sur les soldats américains. Je n’ai pas encore vu le film d’Hal Ashby mais force est de constater que l’Histoire à plutôt décider de retenir Voyage au bout de l’Enfer qui marqua profondément l’esprit de tous les cinéphiles qui ont eu cette chance de voir ce film. Et en effet, n’ayant à l’époque pour seuls faits d’armes quelques spots publicitaires, le scénario de Magnum Force (le deuxième volet des aventures de l’inspecteur Harry) et un seul et unique film, Le Canardeur sorti en 1974 avec Clint Eastwood et Jeff Bridges, Michael Cimino changea à jamais la face du cinéma et aussi celle du film de guerre avec sa deuxième réalisation qui lui ouvrit toutes les portes d’Hollywood. Après cela, comment ne pas voir en Michael Cimino un cinéaste d’un immense talent une fois que l’on a vu Voyage au bout de l’Enfer, le chef-d’œuvre ultime de sa (courte) filmographie ? Après sa razzia aux Oscars et le grand succès de sa tragique épopée humaine dans le contexte de la guerre du Vietnam, le metteur en scène se lança dans un immense projet qui allait aboutir à un film jugé maudit et qui fut amputé d’une heure lors de sa sortie en 1981, raccourcissant ainsi son exceptionnelle durée de 3h39 à 2h30. Je parle bien évidemment de La Porte du Paradis, un des plus gros gouffres financiers de l’Histoire du cinéma qui entraîna au passage la faillite de la société United Artists. Après cet échec plus que considérable, la carrière de Michael Cimino fut brisée et il n’offrira de son vivant que huit films au Septième Art. Mais si nous nous souviendrons de Michael Cimino, hormis pour La Porte du Paradis réévalué depuis comme un de ses chefs-d’œuvre, se sera bien pour son incroyable Voyage au bout de l’Enfer, un monumental film de guerre qui durant près de trois heures explore bien plus les conséquences et les ravages psychologiques de la guerre que les phases de combats et d’action de l’armée américaine sur le sol vietnamien. Car si le film est aussi puissant encore aujourd’hui c’est bien grâce à son histoire bouleversante et tragique qui entraîne trois membres d’une bande de fidèles amis dans l’horreur de la guerre. Michael, Steven et Nick en reviendront changés à jamais, leur vie ne sera plus la même après le Vietnam tout comme celle de leurs proches. Et c’est là que Voyage au bout de l’Enfer frappe fort, non-pas dans les scènes de guerre qui occupent au final la partie la plus courte du film, mais plutôt dans les scènes s’intéressant à la vie des personnages avant le départ à la guerre et surtout à celles montrant le retour au pays et la reprise d’une vie normale. Les scènes au Vietnam sont inoubliables c’est sûr, car débutant d’une manière très forte avec notamment cette transition brutale entre la partie sociale et la partie guerrière qui débute la vue d’un petit village ravagé par les explosions et les flammes où des familles sont exécutés sans pitié, que ce soit les femmes et les enfants,… Michael Cimino nous plonge littéralement dans l’horreur de la guerre. Mais la violence ne s’arrête pas là et le film la pousse encore plus loin avec toute la séquence d’anthologie de la roulette russe qui a contribué à une grande partie de la popularité du film. Intense et traumatisante, cette scène de torture psychologique est encore aujourd’hui très angoissante et insoutenable. La peur se lit sur les personnages, le désespoir s’installe tout comme la folie avec des scènes de jeux de mort de plus en plus intenses et terrifiantes. Et ce qui m’a agréablement surpris c’est que la roulette russe plane sur les personnages de Voyage au bout de l’Enfer comme un prédateur qui guette sa proie. Michael Cimino se sert ainsi de ce jeu terrifiant pour évoquer de manière plus subtile la folie et la violence de la guerre du Vietnam qui ravage les soldats. Et la roulette russe apparaît aussi comme la progressive représentation de la destruction psychologique du personnage de Christopher Walken qui finit par perdre la mémoire et à jouer sa vie sur ce terrible jeu de hasard. Et donc à ce stade du film nous pouvons remarquer que Michael Cimino ne s’intéresse pas tant que ça aux combats sur le sol vietnamien mais plutôt à l’humain, au social, à l’amitié, à l’amour, à la survie, à la fois avant le Vietnam et après le Vietnam. Et le résultat est pétrifiant de réalisme. La première partie attachante aborde la description du travail à l’usine, évoque les parties de chasse dans les montagnes (magnifiquement misent en scène et en musique il faut le souligner), décrit les soirées dans les bars avec bières, chansons et parties de billard ainsi que le mariage d’un des membres de la bande dans une longue séquence de joie, d’émotion et de bonne humeur qui fait énormément penser à l’ouverture du Parrain de Francis Ford Coppola qui possède aussi une longue scène de mariage et de fête en famille et entre amis. Michael Cimino détaille donc dans un premier temps la puissante amitié qui lie tous ces hommes et ces femmes dans la ville de Clairton. Mais une fois l’épisode du Vietnam passé, tout ce que nous avons vécu avec ces personnages disparaît avec le chapitre qui aborde le retour au pays, notamment par le biais du personnage de Robert De Niro, qui est par ailleurs exceptionnel dans le film il faut bien l’avouer où l’acteur est au sommet de son charisme et de son jeu, un des nombreux chefs-d’œuvre qui constitue sa brillante filmographie. Et donc, Mike revient du Vietnam mais ce n’est plus le même Mike. Il est comme changé, plus grave, plus triste aussi, et avec des séquelles psychologiques (il n’arrive plus à tuer un cerf dans une partie de chasse, il fait une roulette russe à un ami après un excès de colère,…), bref le film change radicalement d’ambiance par rapport au début. Et cette dernière partie est prenante jusqu’à la fin car le réalisateur réussit à raconter avec simplicité et émotion cette période post-guerre pour les vétérans mais aussi pour leurs proches, par exemple Meryl Streep joue à la perfection la femme dont l’amour se partage entre deux hommes et vit mal la guerre à cause de leur engagement dans l’armée. Cette troisième partie de Voyage au bout de l’Enfer est donc tragique pour notre bande d’amis qui ne sera plus jamais comme avant à cause de la disparition de Nick qui ne donne plus de nouvelles et qui s’est enfermé dans la folie et l’amnésie, provoquées par la guerre et son expérience de la roulette russe lorsqu’il était prisonnier. Michael Cimino a donc livré dès sa deuxième réalisation un des plus grands films de guerre de tous les temps et un des plus puissants et tragiques jamais vu sur le Vietnam. Le cinéaste nous offre une évocation différente du conflit, beaucoup plus psychologique, intime et humaine, plus centrée sur l’avant et l’après que sur le pendant, un choix qui permit à d’autres œuvres cinématographiques de développer ce « pendant » comme le monumental et psychédélique Apocalypse Now de Francis Ford Coppola qui sortira en 1979, soit un an après le film de Cimino, et qui donnera la vision la plus démente et la plus folle de la guerre du Vietnam que l’on ait vu au cinéma. Deux films avec une vision et un style différent mais deux films essentiels qu’il faut voir au moins une fois pour se faire une image de ce qu’était le Vietnam car abordant chacun, et différemment surtout, les mêmes thèmes : la folie progressive des soldats, la violence des combats avec leurs conséquences sur l’homme, les destructions du territoire vietnamien et le fait que la guerre laissera toujours des séquelles. Décédé à 77 ans, le réalisateur Michael Cimino laisse donc derrière lui une belle filmographie qui semble très intéressante, mais qui est aussi très courte puisqu’il n’a plus jamais remis les pieds sur un tournage après son dernier film sorti en 1996 et avait tout de même exceptionnellement retrouvé les plateaux et les équipes de tournages pour signer un des 33 courts métrages du film Chacun son Cinéma en 2007. Il s’agit bel et bien d’un des plus grands réalisateurs qui marqua le Septième Art de son empreinte grâce à des chefs-d’œuvre reconnus par ses pairs et la critique comme son monument à lui qu’est Voyage au bout de l’Enfer qu’il laisse désormais entre nos petites mains de cinéphiles. Michael Cimino, cinéaste maudit mais adulé, s’en est donc aller, rejoindre les grands qui ont fait le cinéma, dans ce que nous appelons « Paradis »… j’espère que durant son voyage il a réussi à en trouver la porte…

antoineetoc

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 11 critiques

4,0Très bien • Publiée le 11/07/2016

Ce film de Michael Cimino est une vraie réussite puisque il porte sur l'avant-vietnam, le pendant-vietnam et l'après-vietnam, chose qui n'a jamais été réalisée sur les films de la guerre du Vietnam. Les acteurs sont au summum de leur niveau en particulier Robert de Niro qui je trouve tient l'un de ses meilleurs rôles et Christopher Walken qui se mu en vétéran zombie jouant à la roulette russe qui fait froid dans le dos. Le film se ponctue aussi d'images sublimes (la chasse au daims ...) et de scènes très fortes (roulette russe). Cimino film avec aisance et ne se laisse pas âper par son sujet ne gardant une réelle maîtrise du cadre du début à la fin. Il nous montre aussi comment va se dérouler le reste du récit notamment pendant le mariage (quand le prêtre ou autre personne demande à John Savage et à sa compagne de boire dans le verre double sans faire une goutte mais que la mariée en fais tomber une ou deux nous laisse présager donc la suite du film puisque le bonheur et prospérité leurs était du) . Mais le film captive moins par quelques lenteurs certes begnines mais néanmoins présentes.

Walter P.

Suivre son activité 0 abonné Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 24/05/2016

Voyage au bout de l'enfer c'est des potes qui chassent, qui boivent et qui rient, qui se marient (pas tous). Chanter Can't Take My Eyes Off of You et danser Et puis le Vietnam pour certains ... la guerre, la vraie. Le jeu de la mort pour la vie. La vie avant tout, sauver sa vie et celles des potes. Sauver ce qui peut être sauvé, pas tout, pas tous. Essayer de revivre avec ceux qui n'y sont pas allé, chasser, boire, se marier ? Ecouter Can't Take My Eyes Off of You. Le cerf ne mérite plus de mourir. L'amour comme une bouée de sauvetage. L'amour de celui qui est resté là bas. Sauver celui qui ne veut pas être sauvé. Le jeu de la mort pour sa vie. L'amour comme un fantôme. Des potes qui boivent et qui pleurent. Ils n'écoutent plus Can't Take My Eyes Off of You, ils chantent The Star-Spangled Banner.

ManoCornuta

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 995 critiques

4,0Très bien • Publiée le 01/05/2016

Très beau film dont le plus gros défaut reste ce titre français sans le moindre lien avec l'original et rendant du coup très imparfaitement compte de ce qu'il y a derrière. On est loin du film de guerre façon Apocalypse Now (qui est de la même époque), ici la caméra de Michael Cimino embrasse un univers plus large pour sa réflexion sur la violence et les conflits intérieurs à tout homme. Casting de luxe, mise en scène emphatique réservent de purs moments de grâce. Le film est très long (voire un peu trop peut-être) mais c'est du très grand cinéma profond et plein de sens.

Grouchy

Suivre son activité 67 abonnés Lire ses 1 035 critiques

4,0Très bien • Publiée le 05/03/2016

Pas besoin de fusillades, d'explosions et d'armées à l'assaut pour réaliser un film sur la guerre du Vietnam. Cimino a apporté une nouvelle façon de traiter le sujet, très originale en passant, si bien que son film comporte très peu de séquences de combat dans la jungle. Ce n'est pas un film de guerre : c'est un drame social, sur les hommes qui reviennent de l'enfer, changés ; il y a ceux qui ont pu survivre et revenir, mais le passé leur court après, et ceux qui sont restés, incapables de ressortir du piège. Cette terrible épreuve humaine a été décrite avec brio par le cinéaste. Le spectateur retiendra les scènes incroyables de roulettes russes, des séquences sous fond de chants religieux et les excellentes interprétations des acteurs, qui participent à l'émotion de certains moments et au réalisme du film entier. Cimino s'est beaucoup attardé sur le quotidien des personnages, avant et après leur enrôlement, pour approfondir leur psychologie et de sorte que le spectateur les connaisse assez bien, mais c'est une des raisons pour lesquelles le film est trop long dans son ensemble ; nombre de scènes auraient pu être rallongées. Mais ces longueurs ont au moins une bonne raison d'être présentes. De très beaux moments, le réalisme authentique, chose rare dans ce genre de films ! Cimino est un des rares cinéastes à avoir réalisé le premier film d'auteur sur le sujet.

David D.

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 132 critiques

3,5Bien • Publiée le 28/02/2016

Une première heure de film difficile: je veux bien qu'on "plante le décor", mais entre la plus longue scène de beuverie lourdingue (après la minable série des "Very Bad Trip") et l'un des mariages les plus ennuyeux du cinéma, ce "The Deer Hunter" commençait plutôt mal, malgré les promesses du casting. L'immédiate suite est moins anecdotique et plus grave, sur le fond: Un manichéisme de justification nationaliste digne des Rambo. Des Américains au pire gentils paumés font face à des Vietnamiens montrés comme des fous sanguinaires, cruels et intéressés uniquement par le sang et l'argent, guerre ou pas. Ce n'est pas sur ce film que les USA feront preuve d'honnêteté sur le lourd dossier "Guerre du Viet Nam", préférant Spoiler: le terminer sur leur hymne . Oui, mais voilà: ce préambule qui ne disait rien qui vaille annonçait quand même un peu la suite, entre acteurs de grand niveau et scénario "qui veut aller quelque part". Des moments de grâce apparaitront alors, rythmés entre autre par les lumineux Robert De Niro et Meryl Streep et les paysages de Pennsylvanie admirablement filmés. Il en ressortira l'impression d'un film inégal mais contenant des éclairs de génie qui justifie un visionnage... historiquement prudent.

yohanaltec

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 574 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 25/02/2016

Avec Apocalypse Now, Voyage au bout de l'enfer est le plus grand film sur la guerre du Vietnam. La première heure du film est absolument magique, elle bénéficie d'une mise en scène de dingue. La deuxième partie est froide, violente, avec beaucoup de tensions. La dernière partie ramène à la réalité. C'est un film qui marque dans tout les cas.

WalterDiBobyLapointe

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 322 critiques

4,0Très bien • Publiée le 10/02/2016

On s'attend à un film de guerre et on se retrouve dans un drame poignant. La drame d'une bande d'amis, le drame d'une petite ville et de ses habitants, le drame d'une époque ; ou comment la guerre du Vietnam a anéanti toute vie au sein d'une petite communauté. Michael Cimino prend le parti plus que culotté de ne nous faire voir seulement quelques minutes de l'enfer du Vietnam, à travers notamment la fameuse et incroyable scène de la roulette russe. Quelques minutes d'un ailleurs infernal fichées au milieu de la vie paisible, heureuse, puis tourmentée et à jamais défigurée d'une petite contrée ouvrière des États-Unis. Le postulat, pour peu que l'on n'en sache rien à l'avance, est surprenant, et même s'il possède inévitablement un petit côté déceptif, il est objectivement malin et intelligent. Au plus proche du quotidien de cette bande d'amis, on comprend rapidement et avec une efficacité redoutable quelles ont pu être les horreurs de la guerre et la destruction qu'elle a commise dans les relations sociales. On peut tout de même regretter une trop grande linéarité de l'intrigue rythmée par deux évènements majeurs qui se répètent sans cesse, à savoir la vie aux États-Unis (la famille, les amours,...) et les différentes roulettes russes qui semblent symboliser le côté le plus détestable de la guerre du Vietnam et que le réalisateur utilise comme une allégorie répétitive. La trame narrative reste donc un peu basique, mais forcément puissante et évocatrice, soutenue par de grands acteurs, certains confirmés, d'autres en devenir. « Voyage au bout de l'Enfer », ce n'est pas l'aller au Vietnam, mais c'est aussi son retour. L'Enfer n'est pas que physique, mais il est aussi plus profond, ancré à l'intérieur des âmes, et lorsqu'on y est plongé, il semble impossible d'en sortir, malgré les souvenirs heureux d'un temps où les amis étaient plus importants que quoique ce soit d'autre. La folie d'une guerre, ses affres et ses dérives détruisent petit à petit l'âme humaine et le film illustre à merveille ce côté fataliste et profondément dénonciateur.

Stuntmanbob

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 53 critiques

4,0Très bien • Publiée le 31/01/2016

Quel choc ! Cette histoire de "potes" qui traversent les pires moments comme les meilleurs moments de leur vie. Une vraie histoire d'amitié, bousculée par une guerre qu'ils n'ont pas voulue et qui les transformera à tout jamais. Il s'agit d'une vrai odyssée mentale dont on ne revient pas entier. Des acteurs "hors normes" portent ce film de bout en bout. Du vrai cinéma comme je l'aime.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse