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    La Soif du mal
    note moyenne
    4,0
    2009 notes dont 159 critiques
    répartition des 159 critiques par note
    43 critiques
    56 critiques
    28 critiques
    23 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Soif du mal ?

    159 critiques spectateurs

    7eme critique
    7eme critique

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    4,0
    Publiée le 10 septembre 2017
    "La soif du mal" démarre fort avec un plan séquence de toute beauté ! Orson Welles nous livre un polar d'une belle noirceur avec ce scénario intelligent et les talents de metteur en scène qu'on lui connaît. Le commissaire corrompu et sans scrupule, ici interprété par le brillant Orson Welles en personne (habitué à jouer dans ses propres films), orchestre un coup monté qui inspirera bon nombre de cinéaste par la suite.
    pysa
    pysa

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    4,0
    Publiée le 1 avril 2017
    Film noir sur l'affrontement d'un policier mexicain en voyage de noce près de la frontière avec un policier américain. La mise en scène d'Orson Welles est magistrale et le film très réussi.
    Kloden
    Kloden

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 997 critiques

    3,5
    Publiée le 1 novembre 2016
    Ce grand film de Welles met je trouve bien du temps à se lancer, après un plan-séquence d'ouverture qui se veut marquant et imposant. Derrière, tout le film est un peu saboté par la réalisation écrasante d'un Welles réalisateur en constante démonstration de force. Toujours parcourue d'un mouvement jamais anodin, écrasant sous ses angles l'espace-temps du film comme en retravaillant constamment un matériau brut, peaufinée jusque dans les moindres grains de la photo, la mise en scène respire un cinéma total, qui donne une forte emprise au récit mais a aussi le désavantage de cultiver des attentes immenses vis à vis de ce que le film donne à voir. Longtemps, j'ai eu la sensation d'attendre, la faute à un récit tortueux qui parait parfois s'éparpiller et à des scènes dont le potentiel parait retenu, que s'ouvre un écrin dont l'ouvrage semble indiquer un contenu au prix incalculable. C'est que tout le mouvement du film cherche la lenteur d'une progression censée se décharger dans le final, le long d'un récit où tout avance au même rythme patibulaire et inarrêtable que le personnage de Welles, qui explose dans un climax certes fascinant mais un peut trop bâti au détriment du reste. La dernière scène demeure quand même très marquante : ce flic aussi doué que véreux parait avoir atteint la limite possible de l'homme dans la quête du Bien comme dans la soumission au Mal, et Welles, qui incarne lui même cette figure monstrueuse et fascinante, se pose aux côtés de son film pour alimenter durablement le vertige qu'il met en jeu. Un classique du noir, servi par un très bon casting et peut-être juste un petit peu bancal.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,5
    Publiée le 1 avril 2016
    Orson Welles en 1958 laissa à la main des Studios Universal le montage final de son film. Il le désapprouva toute son existence et rédigea même un mémoire de 58 pages décrivant au plus près son désir initial. Il fallut attendre 1973 pour que son souhait soit exaucé… et c’est cette version que je viens de visionner. « La soif du mal » ou plutôt « A touch of evil », plus proche de l’atmosphère du film, est l’histoire d’un flic mexicain en voyage de noce à la frontière américano mexicaine qui va vouloir assister la police américaine dans l’enquête d’une histoire de meurtre dont il a été témoin. Mais le flic américain en charge de l’affaire est véreux et corrompu. Le sujet central du film est donc un choc frontal entre deux flics et deux visions du métier (intuition / enquête fouillée) que tout oppose. Le lieu même de l’action est fortement symbolique ; une frontière… elle-même à l’image du bien et du mal, de la vie et de la mort, de l’intégrité et de la roublardise. Ensuite, Welles, et c’est pour moi la faiblesse du film, nous noie sous un torrent de sous-intrigues satellites qui se multiplient et s’embrouillent : l’affaire de l’explosion de la voiture, le procès sur lequel travaille Vargas, les voyous traquant la femme de Vargas, la mort de la femme de Hank,… Tout cela participe à créer une confusion bien contreproductive. Une médiocrité scénaristique bien regrettable. D’autant plus, que Welles démontre une maestria rarement égalée de la mise en scène, pour l’époque. Le plan séquence de la scène d’ouverture est un des plus virtuose jamais vu. Sa caméra perchée en haut d’une grue donne le vertige, et la minutie de son plan donne plus que le ton, il inscrit le film dans sa dimension dramatique et tendue dès les premières minutes. Il nécessita 10 jours de tournage à Orson Welles. Le génie de Welles ne s’arrête pas là : un travail autour du noir et blanc symbole du Bien et du Mal ; traitement des ombres et éclairages malveillants ; un grand angle déformant les perspectives et montrant un monde malade (Fritz Lang aurait validé) ; plongées et contre plongées sur les personnages ;… Il adapte même sa technique à ses personnages : le bon flic mexicain est souvent troublé par des ombres et semble vulnérable comme un pion ; le bad cop US, Welles himself, filmé en contre plongée est énorme, disproportionné, glouton voire gargantuesque semble inamovible ; Grandi, la truand de service, toujours filmé en mouvement incarne un autre type de danger. Pour filmer ce dernier en mouvement, il intégra, ce qui fût une première, une petite caméra mobile. Au titre des expérimentations, car ce film a aussi une dimension expérimentale, il tourna pour la première fois les scènes automobiles avec un comédien qui conduit réellement des véhicules en mouvement. Et puis la distribution, car les noms parlent d’eux-mêmes : Orson Welles, Charlton Heston, Joseph Cotten, Janet Leigh (2 ans après dans « Psychose », elle y passera ; dans ce film, elle a l’air de jouer dans un préquel), Marlène Dietrich, Zsa Zsa Gabor,… Une perle cinématographique au scénario trop complaisant et invraisemblable.
    I can't remember my name
    I can't remember my name

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    4,0
    Publiée le 17 mars 2016
    La soif du mal, Touch of Evil en vo, film noir, très noir, (je précise que j'ai visionné la version restituée d'Orson Welles) nous plongera dans un enquête qui dévoilera bien des choses sur nos "héros". Une dualité entre deux hommes vraiment très charismatiques, conduite par une réalisation époustouflante comprenant de jolis plan séquences. Un dénouement qui, cependant, laisse un peu à désirer.
    Eselce
    Eselce

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    1,5
    Publiée le 29 février 2016
    J'ai trouvé le film brouillon et peu intéressant. Les personnages sont ennuyeux, comme le film. Pas de dialogues savoureux, une intrigue qui peine à maintenir l'attention. La scène du motel est très suggestive et le final m'a déçu.
    konika0
    konika0

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    4,5
    Publiée le 13 février 2017
    Bluffant de virtuosité (de maniérisme diront certains), le film nous trimbale dans ce sud poisseux et inquiétant. Le cadrage est millimétré et différent en fonction des personnages. Énorme plan-séquence en ouverture du film. Welles, fabuleux en commissaire grincheux ...
    dougray
    dougray

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    3,5
    Publiée le 14 janvier 2016
    Il existe des films où le spectateur se rend compte, dès la première séquence, qu’un grand metteur en scène est aux commandes. "La soif du mal" en fait incontestablement partie. En un plan séquence magistralement tourné et diablement efficace, Orson Welles frappe un grand coup et nous rappelle qu’il est bien le réalisateur de "Citizen Kane". Il plante, de surcroît, son décor dans un lieu atypique (la frontière américano-mexicaine) qui change des habituelles métropoles urbaines et dont il exploite le potentiel avec sont talent habituel (on traite, ici, des conflits de juridictions, du racisme, des différences culturelles, de l’immigration, d’une Amérique en mutation…). Welles se sert, ainsi, de son décor comme d’un moteur renforçant l’antagonisme entre les personnages, ce qui densifie considérablement l’intrigue, par ailleurs, assez classique. En effet, cette histoire d’affrontement entre un procureur mexicain intègre (Charlton Heston, très bien pour peu qu’on mette de côté son maquillage un peu grossier censé le faire ressembler à un latino) et un flic américain ripoux (Orson Welles lui-même, qui s’est offert le meilleur rôle et qui s’avère, une fois de plus, époustouflant de charisme) n’est pas la plus révolutionnaire qui soit puisqu’on retrouve les thèmes habituels, tels que les combines entre collègues, les connivences mafieuses ou encore la corruption. Il semblerait, cependant, que l’intérêt de Welles se soit porté ailleurs… En effet, "La soif du mal" est le dernier film hollywoodien de cet artiste maudit (des producteurs) et il est difficile de ne pas voir ce film comme une sorte d’adieu de Welles au grand écran (ou plutôt au grand public). Le film baigne, ainsi, dans une ambiance de nostalgie d’une époque révolue, notamment à travers le personnage du flic ripoux, dont on évoque le flamboyant passé. Le fait que Welles se soit attribué ce rôle mais, plus éclatant encore, la présence de Marlène Dietrich (icône mondiale du cinéma des années 30 et 40), comme souvenir de ce glorieux passé, vient confirmer que le réalisateur entend profiter de son film pour opposer la génération des illustres anciens aux jeunes nouveaux représentant la relève (Charlton Heston, donc, mais également, Janet Leigh). Cette opposition vient, d’ailleurs, appuyer le propos du film, avec ce monde en plein renouveau, dans lequel les anciens ne se reconnaissent plus. C’est cette superbe allégorie qui offre, à mon sens, tout son cachet à "La soif du mal" qui, à défaut, serait, pour autant, resté un bon film, malgré un rythme parfois un peu lancinant et des effets de mise en scène parfois un peu datées spoiler: (voir la scène de l’apparition du visage du cadavre du mafieux fraîchement étranglé). Il confirme, s’il en était encore besoin, que Welles était effectivement un génie incroyablement moderne pour son époque…
    Yetcha
    Yetcha

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    3,5
    Publiée le 25 octobre 2015
    Un polar, noir, avec des personnages écrasants de force et des plans fantastiques qui signe le génie d'Orson Welles. Si l'histoire n'est pas des plus originale, il faut remettre ça dans le contexte de l'époque qui représentait là un scénario fouillé et des switches passionnants. Le casting est lui aussi terrible. Bref, un excellent film à voir en VO car le doublage français est très moyen.
    Adrien B.
    Adrien B.

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    2,5
    Publiée le 7 juin 2017
    Après une superbe séquence d'ouverture, le film devient un peu moins intéressant. Probablement à cause de son rythme long mais également parfois avec ses personnages ( je n'ai pas compris l'intéret du gardien de l'hotel). Quant au dénouement, je crois que je suis passé à côté de sa puissance. Néanmoins la mise en scène et les interprètes restent de qualité.
    stanley
    stanley

    Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 700 critiques

    4,0
    Publiée le 26 septembre 2015
    L'éternel débat de la forme et du fond prend tout son sens dans la vision de ce film important. Orson Welles montre en incipit tout son art de la mise en scène. Un travelling géant, planant qui restera inoubliable. Tout le film est maîtrisé sur le plan des mouvements de caméra, du cadrage, de la photographie, de la lumière. La musique est superbe. Ces qualités donnent toute sa force à La soif du mal en accentuant le suspens et l'ambiguïté des personnages. Cette ville mexicaine, filmée en nocturne, a quelque chose de fantomatique telle portée par des morts en sursis. L'interprétation est éblouissante ; une Janet Leigh qui n'a jamais été aussi belle et sexy, un Charlton Heston sobre et bien sûr en monstre stylisé, Orson Welles. Paraissant déjà plus âgé que son âgé, rendu obèse par l'abus de sucres lourds et autres alcools forts, il donne une interprétation pathétique et désespérée. Il y a aussi le problème de la frontière, physique (entre Le Mexique et les USA), morale (entre les bons et les méchants, flics pourris, gangsters...). Ou commence le mal et s'arrête le bien ? Bien plus qu'un film stylisé, brillant et expressionniste, La soif du mal, dont le récit désarçonne parfois à juste titre, est un très bon film.
    MemoryCard64
    MemoryCard64

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    4,0
    Publiée le 21 septembre 2015
    J'ai déjà évoqué le fait que tout le génie de La Mort aux Trousses est concentré dans la scène de l'avion, eh ben ici c'est pareil pour la scène d'ouverture : une bombé placée dans une voiture, un couple empruntant l'automobile pour traverser la frontière américaine et un plan séquence qui s'étire à mesure que l'attente du drame grandit. On est à peine rentré dans l'action qu'on vient déjà de recevoir une claque, c'est fort Orson, très fort ! L'intrigue démarre et on se rend compte que les relations USA/Mexique, c'était déjà le bazar à l'époque. Les deux personnages principaux (interprétés par Charlton Heston et Janet Leigh) devront démêler le vrai du faux dans cette affaire d'attentat qui mélange aussi trafic de drogue et corruption. Le film possède un rythme soutenu et des personnages (très) bavards, par conséquent il ne laisse jamais au spectateur le temps de s'ennuyer, surtout lorsque la grosse révélation commence à prendre forme. Le tout est très bien mis en scène, mais je n'en attendais pas moins du réalisateur. Le choix du noir et blanc est judicieux, d'une part pour l'ambiance et d'autre part pour tous les jeux d'ombres que cela amène (l'intrigue se déroulant en grande partie de nuit). Il faut également saluer la scène où une personne suit discrètement deux autres qui discutent. La séquence possède à la fois une grande fluidité et une tension palpable, amenées par le (dé)placement des acteurs dans le décors, des plans parfaitement calculés et un raccord de son incroyable (il faut voir la scène pour le comprendre). Dommage quand même que Janet Leigh, qui a pourtant un personnage au caractère fort, se retrouve au second plan. Elle ne fait pas rien pour autant, elle a son rôle à jouer dans l'histoire, mais cette passivité est regrettable, j'aurais aimé qu'elle se confronte plus à l'action, comme elle le fait au début. Un grand polar, et quand on voit avec quoi on partait au départ (càd un Charlton Heston grimé en mexicain avec une moustache et de gros problèmes de studios), on ne peut qu'applaudir.
    mazou31
    mazou31

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 996 critiques

    5,0
    Publiée le 31 août 2015
    Chef-d’œuvre sur lequel il est bien difficile d’en rajouter à tout ce qui a été écrit d’admiratif par les plus grands critiques et surtout par les plus grands cinéastes, qui ont fait de ce film d’Orson Welles – et d’autres siens – leur source d’inspiration. Citons Kubrick, Tarentino, van Triers, Scorsese et tant d’autres… des pointures. Fruit d’un génie qui, à la simple demande de Charlton Heston, sut transformer du plomb (!) en or, une banale série B en chef-d’œuvre du 7e art et, pour faire bonne mesure, interpréta magistralement l’un des plus grands rôles de pourri sur grand écran. Un des trésors immortels du cinéma.
    Le sanglier d'Érymanthe
    Le sanglier d'Érymanthe

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    2,5
    Publiée le 21 juillet 2015
    "Alors c'est donc ça, Orson Welles." A ce jour le seul film que j'aie vu du cinéaste, et je ne peux pas dire que j'aie été transcendé. L'idée était bonne d'opposer dans une enquête deux homologues policiers aux mœurs et méthodes radicalement divergentes, jusqu'à ce que ça tourne à l'affrontement personnel. Mais dans la pratique, le résultat est assez décevant. Il y a trop d'un côté le bon et de l'autre le mauvais. Le film aurait beaucoup gagné à prendre un angle plus subtil. Le matériau est tellement faible au final que Heston et Welles-acteur ne parviennent pas à faire parler leur charisme comme ça devrait normalement être le cas naturellement. Bref, une déception.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 279 abonnés Lire ses 2 523 critiques

    4,0
    Publiée le 9 juillet 2015
    Une œuvre baroque qui n'est pas dépourvue de qualités mais que je n'apprécie guère tant Welles charge sa barque. En dehors du premier plan très long, particulièrement réfléchi et travaillé puis des dernières 20 minutes qui nous laissent admirer la virtuosité du cinéaste tout en captivant notre attention, je n'arrive pas à m'intéresser au reste plus tourné vers la technique que vers l'humain. L'atmosphère lourde qui règne en permanence est à la limite du réalisme. Il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que l'on déborde dans le fantastique. Cette mise en scène trop évidente surtout avec un scénario aussi pauvre est à l'opposé de mes gouts tournés vers la discrétion d'où naissent des émotions qui surgissent de la beauté des mouvements de la caméra ou des rentrées des personnage dans le plan visuel. Si Welles n'avait pas été aussi imbu de lui même et était resté plus discret dans les médias, son œuvre aurait peut-être été différente. Il est pour moi comparable à Marlon Brando mais un acteur trouve toujours un grand réalisateur pour le modérer. Welles n'avait personne au dessus de lui et les coupures faites à ses films sont là pour montrer qu'il n'a pas plut pas à tous les professionnels du cinéma.
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