La Soif du mal
Note moyenne
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173 critiques spectateurs

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Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2018
Orson Welles met tout en œuvre pour montrer son génie dans les premières minutes en mettant en scène un fabuleux plan séquence dans le but de poser l’action, et les personnages. Ce qui suit est tout aussi fabuleux avec une profondeur de champ toujours aussi splendide.
En 1958, Welles se paie un casting de luxe et affronte fictivement Charlton Heston, un policier mexicain en voyage de noces.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 avril 2018
Difficile de resté accroché par les histoires d’Orson Welles, son talent fut d’être un metteur en scène, sa musique d’ambiance, j’ai vue le fil conducteur passant inaperçu, l’intrigue dévoile des policiers enquêtant sur des affaires crapuleuses de meurtres, de gangsters, magouilles, de l’illégalité, aucune tension, ni de rythme et des scènes invraisemblables, débouchant sur un happy end conventionnel sans saveur, l’injustice comme fin mot du film.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2025
Une mise en scène exceptionnelle pour un film sombre aux acteurs précis. L'histoire, plutôt simple s'avère piquante et dotée de rebondissements. Après l'œuvre avoue un certain âge.
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2018
Ce film réalisé par Orson Welles et sorti en 1958 n'est pas mal mais je n'ai finalement, à ma grande surprise, pas plus accroché que ça. Le film raconte en gros l'histoire d'un policier américain corrompue qui s'oppose à un policier mexicain qui applique des méthodes digne d'un vrai enquêteur, tout ça dans une ambiance sombre et dans un contexte de racisme et de drogue. Nous sommes donc là confronté au film noir du classique hollywoodien dont Welles se démarque toujours un peu d'ailleurs dans la réalisation mais je n'ai donc malheureusement pas plus accroché que cela. Pourtant, le début est très bon et donne envie de voir la suite mais nous avons assez souvent des longueurs qui cassent un peu le rythme, ce que je trouve dommage car déjà que l'histoire n'est pas simple à comprendre mais alors avec ces baisses de rythme, on est vite perdu car on décroche à quelques moments, tout simplement. J'ai quand même prit plaisir à suivre la trame et la fin que j'aime beaucoup. La réalisation est digne d'un Orson Welles, elle est très bonne, très originale et surtout très en marge de son époque pour ce qui se faisait d'habitude, où le réalisateur s'efface normalement derrière sa caméra, ici, nous avons une mise en scène très marquée. Et cela déjà dans la scène d'introduction, tristement connue comme étant un plan-séquence alors qu'elle ne l'ai pas mais il n'empêche qu'elle est très bien faite, très belle, très bien dirigée, enfin magistrale quoi. Pour ce qui est des acteurs, nous avons là un très beau casting et ils jouent tous franchement très bien. "La Soif du mal" n'est donc pas un film qui m'a spécialement emballé mais je le trouve quand même très correct.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2018
Un chef d'œuvre brillamment réalisé et audacieux de Orson Welles avec des plans séquences remarquables, des acteurs exceptionnelles et un brillant scénario.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juin 2018
Un film qui a connu un accouchement bien difficile. Insatisfait du pré montage, les producteurs de Universal ont fait appel à Harry Keller pour tourner des scènes supplémentaires et revoir le montage initial. Insatisfait du travail accompli, Orson Wells rédige alors une note de 58 pages aux producteurs leur indiquant toutes les retouches qu’il désirait apporter à son œuvre. Il faudra attendre plus de quinze ans avant de voir porter à l’écran Touch of evil tel qu’imaginé par Welles. Il en résulte une facture des plus sombres. Tant dans le propos que dans le fait que le tournage s’est pratiquement déroulé entièrement de nuit. On assiste à un affrontement entre le bien et le mal personnifiés par deux hommes représentant la justice. L’un intègre, bellâtre et en pleine lune de miel, l’autre corrompu, physiquement répugnant et limité aux plaisirs de la prostitution. Les deux opposants se livrent à un véritable match d’échec qui se conclue avec la mort du diable. La morale appartient toutefois à la liseuse de bonne aventure, interprétée par nulle autre que Marleen Dietrich, qui devant la dépouille de son ancien client avoue que c’était tout de même un sacré bonhomme. Orson Welles est monstrueux à souhait, Charlton Heston démontre une carrure d’acteur qui lui permettra de remplir le rôle de Ben Hur l’année suivante et Janet Leigh perce toujours l’écran même si certaines scènes ne l’avantagent pas. Ce remontage respectant les intentions du réalisateur contribue au monumental héritage cinématographique d’Orson Welles.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2017
"La soif du mal" démarre fort avec un plan séquence de toute beauté !
Orson Welles nous livre un polar d'une belle noirceur avec ce scénario intelligent et les talents de metteur en scène qu'on lui connaît. Le commissaire corrompu et sans scrupule, ici interprété par le brillant Orson Welles en personne (habitué à jouer dans ses propres films), orchestre un coup monté qui inspirera bon nombre de cinéaste par la suite.
py314159
py314159

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2017
Film noir sur l'affrontement d'un policier mexicain en voyage de noce près de la frontière avec un policier américain. La mise en scène d'Orson Welles est magistrale et le film très réussi.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2016
Ce grand film de Welles met je trouve bien du temps à se lancer, après un plan-séquence d'ouverture qui se veut marquant et imposant. Derrière, tout le film est un peu saboté par la réalisation écrasante d'un Welles réalisateur en constante démonstration de force. Toujours parcourue d'un mouvement jamais anodin, écrasant sous ses angles l'espace-temps du film comme en retravaillant constamment un matériau brut, peaufinée jusque dans les moindres grains de la photo, la mise en scène respire un cinéma total, qui donne une forte emprise au récit mais a aussi le désavantage de cultiver des attentes immenses vis à vis de ce que le film donne à voir. Longtemps, j'ai eu la sensation d'attendre, la faute à un récit tortueux qui parait parfois s'éparpiller et à des scènes dont le potentiel parait retenu, que s'ouvre un écrin dont l'ouvrage semble indiquer un contenu au prix incalculable. C'est que tout le mouvement du film cherche la lenteur d'une progression censée se décharger dans le final, le long d'un récit où tout avance au même rythme patibulaire et inarrêtable que le personnage de Welles, qui explose dans un climax certes fascinant mais un peut trop bâti au détriment du reste. La dernière scène demeure quand même très marquante : ce flic aussi doué que véreux parait avoir atteint la limite possible de l'homme dans la quête du Bien comme dans la soumission au Mal, et Welles, qui incarne lui même cette figure monstrueuse et fascinante, se pose aux côtés de son film pour alimenter durablement le vertige qu'il met en jeu. Un classique du noir, servi par un très bon casting et peut-être juste un petit peu bancal.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2016
Orson Welles en 1958 laissa à la main des Studios Universal le montage final de son film. Il le désapprouva toute son existence et rédigea même un mémoire de 58 pages décrivant au plus près son désir initial. Il fallut attendre 1973 pour que son souhait soit exaucé… et c’est cette version que je viens de visionner.
« La soif du mal » ou plutôt « A touch of evil », plus proche de l’atmosphère du film, est l’histoire d’un flic mexicain en voyage de noce à la frontière américano mexicaine qui va vouloir assister la police américaine dans l’enquête d’une histoire de meurtre dont il a été témoin. Mais le flic américain en charge de l’affaire est véreux et corrompu. Le sujet central du film est donc un choc frontal entre deux flics et deux visions du métier (intuition / enquête fouillée) que tout oppose. Le lieu même de l’action est fortement symbolique ; une frontière… elle-même à l’image du bien et du mal, de la vie et de la mort, de l’intégrité et de la roublardise. Ensuite, Welles, et c’est pour moi la faiblesse du film, nous noie sous un torrent de sous-intrigues satellites qui se multiplient et s’embrouillent : l’affaire de l’explosion de la voiture, le procès sur lequel travaille Vargas, les voyous traquant la femme de Vargas, la mort de la femme de Hank,… Tout cela participe à créer une confusion bien contreproductive. Une médiocrité scénaristique bien regrettable.
D’autant plus, que Welles démontre une maestria rarement égalée de la mise en scène, pour l’époque. Le plan séquence de la scène d’ouverture est un des plus virtuose jamais vu. Sa caméra perchée en haut d’une grue donne le vertige, et la minutie de son plan donne plus que le ton, il inscrit le film dans sa dimension dramatique et tendue dès les premières minutes. Il nécessita 10 jours de tournage à Orson Welles. Le génie de Welles ne s’arrête pas là : un travail autour du noir et blanc symbole du Bien et du Mal ; traitement des ombres et éclairages malveillants ; un grand angle déformant les perspectives et montrant un monde malade (Fritz Lang aurait validé) ; plongées et contre plongées sur les personnages ;… Il adapte même sa technique à ses personnages : le bon flic mexicain est souvent troublé par des ombres et semble vulnérable comme un pion ; le bad cop US, Welles himself, filmé en contre plongée est énorme, disproportionné, glouton voire gargantuesque semble inamovible ; Grandi, la truand de service, toujours filmé en mouvement incarne un autre type de danger. Pour filmer ce dernier en mouvement, il intégra, ce qui fût une première, une petite caméra mobile. Au titre des expérimentations, car ce film a aussi une dimension expérimentale, il tourna pour la première fois les scènes automobiles avec un comédien qui conduit réellement des véhicules en mouvement.
Et puis la distribution, car les noms parlent d’eux-mêmes : Orson Welles, Charlton Heston, Joseph Cotten, Janet Leigh (2 ans après dans « Psychose », elle y passera ; dans ce film, elle a l’air de jouer dans un préquel), Marlène Dietrich, Zsa Zsa Gabor,…
Une perle cinématographique au scénario trop complaisant et invraisemblable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mars 2016
La soif du mal, Touch of Evil en vo, film noir, très noir, (je précise que j'ai visionné la version restituée d'Orson Welles) nous plongera dans un enquête qui dévoilera bien des choses sur nos "héros". Une dualité entre deux hommes vraiment très charismatiques, conduite par une réalisation époustouflante comprenant de jolis plan séquences. Un dénouement qui, cependant, laisse un peu à désirer.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 février 2016
J'ai trouvé le film brouillon et peu intéressant. Les personnages sont ennuyeux, comme le film. Pas de dialogues savoureux, une intrigue qui peine à maintenir l'attention. La scène du motel est très suggestive et le final m'a déçu.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2017
Bluffant de virtuosité (de maniérisme diront certains), le film nous trimbale dans ce sud poisseux et inquiétant. Le cadrage est millimétré et différent en fonction des personnages. Énorme plan-séquence en ouverture du film. Welles, fabuleux en commissaire grincheux ...
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2016
Il existe des films où le spectateur se rend compte, dès la première séquence, qu’un grand metteur en scène est aux commandes. "La soif du mal" en fait incontestablement partie. En un plan séquence magistralement tourné et diablement efficace, Orson Welles frappe un grand coup et nous rappelle qu’il est bien le réalisateur de "Citizen Kane". Il plante, de surcroît, son décor dans un lieu atypique (la frontière américano-mexicaine) qui change des habituelles métropoles urbaines et dont il exploite le potentiel avec sont talent habituel (on traite, ici, des conflits de juridictions, du racisme, des différences culturelles, de l’immigration, d’une Amérique en mutation…). Welles se sert, ainsi, de son décor comme d’un moteur renforçant l’antagonisme entre les personnages, ce qui densifie considérablement l’intrigue, par ailleurs, assez classique. En effet, cette histoire d’affrontement entre un procureur mexicain intègre (Charlton Heston, très bien pour peu qu’on mette de côté son maquillage un peu grossier censé le faire ressembler à un latino) et un flic américain ripoux (Orson Welles lui-même, qui s’est offert le meilleur rôle et qui s’avère, une fois de plus, époustouflant de charisme) n’est pas la plus révolutionnaire qui soit puisqu’on retrouve les thèmes habituels, tels que les combines entre collègues, les connivences mafieuses ou encore la corruption. Il semblerait, cependant, que l’intérêt de Welles se soit porté ailleurs… En effet, "La soif du mal" est le dernier film hollywoodien de cet artiste maudit (des producteurs) et il est difficile de ne pas voir ce film comme une sorte d’adieu de Welles au grand écran (ou plutôt au grand public). Le film baigne, ainsi, dans une ambiance de nostalgie d’une époque révolue, notamment à travers le personnage du flic ripoux, dont on évoque le flamboyant passé. Le fait que Welles se soit attribué ce rôle mais, plus éclatant encore, la présence de Marlène Dietrich (icône mondiale du cinéma des années 30 et 40), comme souvenir de ce glorieux passé, vient confirmer que le réalisateur entend profiter de son film pour opposer la génération des illustres anciens aux jeunes nouveaux représentant la relève (Charlton Heston, donc, mais également, Janet Leigh). Cette opposition vient, d’ailleurs, appuyer le propos du film, avec ce monde en plein renouveau, dans lequel les anciens ne se reconnaissent plus. C’est cette superbe allégorie qui offre, à mon sens, tout son cachet à "La soif du mal" qui, à défaut, serait, pour autant, resté un bon film, malgré un rythme parfois un peu lancinant et des effets de mise en scène parfois un peu datées spoiler: (voir la scène de l’apparition du visage du cadavre du mafieux fraîchement étranglé).
Il confirme, s’il en était encore besoin, que Welles était effectivement un génie incroyablement moderne pour son époque…
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2015
Un polar, noir, avec des personnages écrasants de force et des plans fantastiques qui signe le génie d'Orson Welles. Si l'histoire n'est pas des plus originale, il faut remettre ça dans le contexte de l'époque qui représentait là un scénario fouillé et des switches passionnants. Le casting est lui aussi terrible. Bref, un excellent film à voir en VO car le doublage français est très moyen.
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