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    La Soif du mal
    note moyenne
    4,0
    2001 notes dont 159 critiques
    répartition des 159 critiques par note
    43 critiques
    56 critiques
    28 critiques
    23 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Soif du mal ?

    159 critiques spectateurs

    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

    Suivre son activité 266 abonnés Lire ses 1 080 critiques

    3,5
    Publiée le 29 juillet 2014
    Je me disais bien ... Ce film je l'avais étudié en seconde au lycée mais bizarrement je n'en gardais aucun souvenir, en fait ça m'est revenu d'un coup, je me suis juste endormi devant et ensuite j'ai réussi à me procurer un résumé complet pour broder un truc (les jeunes ne faites pas ça !). Et pourtant à ce même moment, enfin à une ou deux années près j'avais apprécié deux autres films de Welles, "Citizen Kane" et "Le Procès", alors où est le problème ? Simple fatigue ou véritable ennui ? Sans doute un peu des deux car en le revoyant aujourd'hui, et en restant cette fois bien éveillé, j'ai tout de même eu toutes les peines du monde à rentrer dans ce polar. Bien entendu techniquement il n'y a rien à redire, que ça soit ce plan séquence génial au début du film ou cette maîtrise absolue du clair obscur, Welles est véritablement un cinéaste de génie doublé d'un excellent metteur en scène et néanmoins acteur de ces propres longs métrages. Juste le scénario qui ne m'a guère passionné, un film noir sous fond de corruption policière où Charlton Heston campe le rôle de Mike Vargas un policier mexicain qui à la suite de l'explosion d'une bombe dans une voiture entre la frontière americano-mexicaine décide de s'impliquer dans l'enquête et se confronte à son homologue Hank Quinlan (Welles himself bien bedonnant) aux méthodes douteuses. La femme de Vargas (Janet Leigh) se retrouve malgré elle également embarquée dans ce bourbier. Au final c'est uniquement ce duel idéologique entre Vargas et Quinlan qui ressort de ce film, l'intrigue n'est pas forcément brillamment exploitée, faute à une écriture un peu lourde et un rythme qui tend à l'assoupissement. Mais la performance des acteurs et la technique imparable de Welles tiens en éveil, permettant d'apprécier tout de même cette œuvre d'un fort classicisme, certaines répliques où fulgurances de mise en scènes sont d'ailleurs admirablement exploités, sans compter ce twist final plutôt astucieux (bien que traditionnel parmi les codes du genre avec un certain recul). "La Soif du Mal" reste une petite déception, enfin par rapport à sa grande réputation, "La Dame de Shanghai" a réussi là où ce film a échoué, mais en toute objectivité l'œuvre de Welles ne manque certainement pas de grandes qualités techniques et esthétiques.
    Blog Be French
    Blog Be French

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    2,5
    Publiée le 26 juillet 2014
    Si ce n'est pour sa séquence d'introduction, La Soif du Mal a mal vieilli et on est loin de la frénésie de Citizen Kane... À l'époque, ce film a du faire sensation mais il faut avouer que presque 60 ans plus tard le Mexique et les flics pourris ne font plus rêver.
    Ricco92
    Ricco92

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2017
    Quelque soit ses versions, La Soif du mal reste un chef-d'œuvre. Comme pour presque tous ses films, Orson Welles s'est retrouvé dépossédé de son travail lors du montage mais les producteurs n'ont pas réussi à détruire la force de celui-ci. En effet, le montage sorti en 1958 ou la version longue retrouvée dans les années 70 ne respectent pas toujours les options choisies par Welles (notamment sur le travail sonore, le traitement du générique de début ou le travail de montage parallèle lors des rencontres Heston-Welles et Leigh-Tamiroff) et ajoutent des séquences tournées par un certain Harry Keller mais elles arrivent tout de même à retranscrire la vision de ce grand cinéaste (vision que tente de respecter le remontage de 1998). Nous sommes face à un grand polar où la thématique a plus d'importance que la résolution du meurtre qui est reléguée au rang de ce qu'Hitchcock appelait un MacGuffin. Le réalisateur de Citizen Kane se régale à étudier les limites de la justice et la question du racisme. De même, il semble prendre un malin plaisir à décrire la descente aux enfers du personnage qu'il interprète : le détective Quinlan. Comme toujours, le travail sur l'image et sur la courte focal est éblouissant. On alterne entre des plans-séquences somptueux spoiler: (le très célèbre premier plan ou l'arrestation du suspect) et des séquences montées très rapidement spoiler: (le meurtre de Grandi) . Une fois de plus, Orson Welles arrive à réunir un nombre impressionnant de grands acteurs : Charlton Heston, Janet Leigh, Akim Tamiroff, Joseph Calleia (acteur peu connu qui livre une composition éblouissante), Joseph Cotten, Dennis Weaver (préfigurant le Norman Bates du Psychose d'Hitchcock, film qui reprend d'ailleurs une partie de l'équipe technique et Janet Leigh) et les guests-stars Marlene Dietrich et Zsa Zsa Gabor. Mais le plus beau rôle, Welles se l'est attribué à lui-même : il est tout bonnement incroyable dans ce magnifique rôle d'homme dont la déchéance se prononce de plus en plus au fur et à mesure de l'évolution du film. Il faut d'ailleurs noter qu'il y eut un gros travail de maquillage complètement invisible et extrêmement réussi pour grossir énormément l'acteur-réalisateur. Enfin, Henry Mancini nous offre une partition éblouissante (même si l'excellent thème du générique de début sur les versions producteurs n'était pas désiré par Welles). Ainsi, en personnalisant un film de commande, Orson Welles arrive à créer un des meilleurs films policiers de l'Histoire du cinéma et une de ses œuvres les plus importantes.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 8 mars 2014
    Déjà j'ai la chance de pouvoir voir la version de Orson Welles, et non celle présenté au cinéma à l'époque. Et ça commence de la plus belle des manières, une superbe introduction, un long plan-séquence avec l'explosion de la voiture est superbe. C'est le dernier film Hollywoodien de Orson Welles, et c'est un magnifique au-revoir. C'est un excellent film noir qu'il nous livre, entre corruption, boites de strip-tease, morale ou encore motels sordide. L'intrigue est vraiment bien ficelée, le scénario est bien construit et bien écrit, les personnages sont intéressants, il y a le flic pourri Américain et l'agent des stups mexicain, intègre lui. Le suspense tient de bout en bout, l'ambiance, mystérieuse et intrigante en première partie puis sombre et mystique en deuxième partie, est excellente. La photo en noir et blanc est parfaite. La mise en scène est bien faite et inventive, et le film est porté par une somptueuse bande originale signé Henry Mancini. Charlton Heston est excellent et il a la classe. Orson Welles tout comme Janet Leigh sont très bon. Durant le peu de temps qu'elle apparait Marlène Dietrich est superbe. Un grand réalisateur pour un grand film.
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 27 janvier 2014
    Second film d'Orson Welles que je vois, le premier "Citizen Kane" m'avait déçu au niveau de son récit très ennuyeux mais m'avait captivé grâce a sa réalisation en or . Ici Welles remet le couvert avec une réalisation majestueuse, et ceci dès la scène d'intro filmé en plan séquence et qui en jette un max . Ensuite chapeau penché sur le coté, cigarettes, verres de whisky et enquête policière sur fond de meurtre a la voiture piégée, nous sommes bien dans un film noir dans la plus pur tradition Hollywoodienne, dégageant de la sobriété et de la classe . ( Il manque juste une bande son orienté Jazz et ça aurait été parfait ) . L'intrigue est bien menée, captivante , parfois rebondissante mais pas vraiment surprenante . La réalisation d'une grande qualité ( bon je pourrais en dire tellement de ce coté ci que finalement je ne vais rien dire les images vous parleront d'elles mêmes ) baigne dans un magnifique noir et blanc mais on a aussi d'excellents acteurs . L'une des grande force de ce récit en plus de sa réalisation est d'avoir des acteurs sans faille . Néanmoins ce film a un défaut a mes yeux, il est long, trop long, quelques scène superflus a droite a gauche, quelques scènes a rallonge a droite a gauche et au final 20 minutes qui semblent plus ou moins de trop . Un polar noir, un film classe, sobre, et une enquête bien tournée, Orson Welles est bel et bien un réalisation qui marquera le septième art pour toujours .
    Léo Mesguich
    Léo Mesguich

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    5,0
    Publiée le 26 janvier 2014
    Quelle classe... Quel génie... Quelle modernité ! Ce film, le dernier hollywoodien d'Orson Welles, boucle majestueusement la boucle ouverte avec Citizen Kane. Ce film, au-delà d'être un film policier au scénario très prenant, multiplie les idées géniales de réalisation : le plan séquence d'ouverture, évidemment, les gros plans sur les visages avec la fumée des cigarettes, la dernière scène, l'utilisation des sons radio... Le filmp est d'une modernité halluciante pour un film de '58, il n'a pas pris une ride. Après, comme je l'ai dit, l'histoire est géniale : Heston-Vargas doit trouver les preuves pour faire tomber Welles-Quinlan, policier véreux, corrompu et malhonnête. Ce film est une quête pour faire éclater la vérité. Mais au-delà de ça, le personnage que Welles s'est donné (qui crève l'écran) et ses acolytes font preuve d'une violence terrible, souvent montré, ce qui est osé. Toutes ces scènes de violence sont d'ailleurs magistralement corégraphié, enchaînant des gros plans, des sons stridents, des images chocs. Enfin, il faut souligner le casting génial du film où tout les acteurs crèvent l'écran. Un film à voir absolument, tant pour les cinéphiles (occasion pour eux d'une vraie lecçon de cinéma) que pour les amateurs. Un film noir passionant, une histoire d'amour, et des amitiés déchues. Belle leçon sur la face sombre de certains hommes. Un vrai chef-d'oeuvre
    septembergirl
    septembergirl

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    3,5
    Publiée le 18 décembre 2013
    Un bon thriller d’Orson Welles, à l’ambiance sombre, qui se déroule à la frontière américano-mexicaine. La mise en scène est impressionnante, avec notamment une magnifique scène d’introduction qui donne le ton au film. Les interprétations sont toutes de qualité, avec notamment un Charlton Heston d’une grande classe. Cependant, la réalisation souffre de quelques longueurs et manque d’homogénéité. Un bon polar malgré tout, qui constitue un classique du film noir !
    Lockoss
    Lockoss

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    4,5
    Publiée le 1 octobre 2013
    Un polar très poignant offert par Orson Welles à la fois réalisateur talentueux mais aussi brillant acteur. Une réalisation du tonnerre grâce aux plans caméra admirablement maîtrisés mais aussi pour la mise en scène et le scénario remarquable.
    gnomos
    gnomos

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    0,5
    Publiée le 18 septembre 2013
    Si un réalisateur tournait le même film aujourd'hui, il passerait totalement inaperçu, voire pire. Car pour un polar qui se nomme " a touch of evil ", j'ai vu des films mille fois plus noirs. Et puis on s'ennuie prodigieusement. Alors, c'est filmé de manière esthétisante, mais je préfère largement un film moins beau visuellement avec une histoire intéressante. Quels sont donc les thèmes abordés par Orson Welles dans ce film ? Le naufrage de la vieillesse solitaire d'un flic qui s'accroche à son métier et ne supporte pas l'échec, au risque d'utiliser n'importe quel moyen pour parvenir à ses fins ? Le racisme ? Le film s'anime un peu à la fin, sans devenir transcendant pour autant. Et puis, Charlton Heston en Mexicain, sans compter Marlene Dietrich, quelle blague! On n'y croit pas une seconde. Un film hautement surestimé par une critique et des spectateurs pour lesquelles le seul nom de Welles est synonyme de génie. Et c'est le seul film avec Charlton Heston que je n'ai pas aimé.
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

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    4,0
    Publiée le 20 avril 2014
    La soif du mal est avant tout un policier esthétique, une mise en scène (avec Welles on s'en doute) mais c'est bon de le préciser pour ceux qui s'attendraient à un scénario 5 étoiles (Ex : Usual suspects ; Silence des agneaux). Mais dès les premières scènes on sait qu'on aura le droit a quelque chose de grand. Le plan séquence d'introduction évidemment, mais surtout la scène suivante ou Janet Leigh apprend qu'elle n'a pas été "retenue prisonnière" par ses malfaiteurs, mais juste invité à une intimidation dans le but d'en savoir davantage sur son mari. Tout se joue dans le dialogue et les regards. Ensuite pour faire court, Welles est excellent autant devant que derrière la caméra. Charlton Heston a ce qu'il faut de charisme, Janet Leigh en revanche est un peu en dessous. Par ailleurs d'agréables surprises s'invitent au casting au fur et à mesure, une surprise si on ne lit pas le scénario, ce qu'on devrait faire à chaque fois pour les grand film noirs de Welles, d'Hitchcock voir d'autres. Bref un bon moment à passer.
    NusaDua
    NusaDua

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 1 552 critiques

    4,0
    Publiée le 9 novembre 2013
    Dès la scène d'ouverture, un plan-séquence animé et remarquable, on sent la maîtrise et l'ambition d'Orson Welles, qui en plus de cela prouve à quel point il peut être un acteur brillant. Son personnage, un policier irascible aux méthodes suspectes, est sans conteste l'attraction du film. L'intrigue et les dialogues, ingénieux et recherchés, finissent de confirmer que Touch of Evil a toute sa place parmi les classiques du cinéma policier. Seul le manque de variété et de changements de rythme trahissent finalement l'age de ce film fort recommandable.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 650 critiques

    5,0
    Publiée le 2 juillet 2013
    C'est par un plan-séquence d'une perfection inouïe que débute "La Soif du Mal", film prodigieux et passionnant, dans lequel sont enfantés une bonne partie des standards du film noir et qui témoigne d'une grande influence sur ses successeurs. Baigné dans une ambiance glauque et oppressante, il se déroule dans une ville-frontière brechtienne qu'on traverse avec exaltation. La mise en scène est menée d'une main de maître par Orson Welles, qui est ici aussi impressionnant que répugnant dans le rôle de Quinlan, l'un de ses meilleurs personnages. Sans manquer d'humour, le scénario manie aussi la nostalgie, omniprésente grâce à l'ambiance distillée et la très forte identité musicale. Un pur joyau, absolument fondamental.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 587 abonnés Lire ses 3 672 critiques

    5,0
    Publiée le 15 mai 2013
    Une leçon de cinéma. Au 19ème siècle en Italie les compositeurs d'Opéra transcendaient des histoires souvent de peu d'intérêt pour en faire des chefs d'œuvres. Orson Welles à partir d'un scénario, certes intéressant, mais n'ayant rien d'exceptionnel réussit à en faire un monument de l'histoire du cinéma. Comme à l'Opéra où l'ouverture se doit d'être brillante, on a droit dès le démarrage à une séquence de folie qui nous scotche dans notre fauteuil. Les mouvements de caméra, les éclairages, les cadrages ne sont jamais gratuits mais au service de la progression dramatique du film. La direction d'acteur est remarquable, dominé évidement par Welles lui-même, mais Charlton Heston n'a peut-être jamais été aussi bon, quant à Janet Leigh… (et oui Welles aimait aussi les belles femmes et il la dirige superbement) Signalons aussi la présence de Marlene Dietrich et de Zsa Zsa Gabor en guest star. Quant à la fin, magnifiquement filmée utilisant tout l'espace et pataugeant dans l'eau boueuse, spoiler: elle laisse une impression amère, happy end, certes, mais uniquement pour Heston et Leigh… Welles n'était pas naïf au point de nous faire croire que la corruption s'arrêterait avec le mot fin… PS : Et quand  je pense qu'il y en a qui préfère Brice de Nice…
    Gody G.
    Gody G.

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    2,0
    Publiée le 1 mai 2013
    je n'ai pas du tout accroché à ce film policier que film noir à mon avis, du coup je me suis arrête au bout d'une heure de visionnage. j'ai remarqué des influences de " assurance sur la mort" de Billy Welder.
    cinevasions
    cinevasions

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    3,5
    Publiée le 21 janvier 2013
    Se regarder un bon Orson Welles, ça fait quand même plaisir. Juste pour se rappeler que le bonhomme voyait où le cinéma pouvait nous emmener, et exploitait toutes les possibilités de sa caméra. Les jeux sur les ombres sont toujours travaillés, on ouvre avec un plan séquence génial, les contre-plongées sont écrasantes... Bref avec Welles, on reste pas bloqués dans un coin de pièce à regarder 3-4 personnages tailler le bout de gras (Rhomer, si tu nous regardes). On se fait manipuler, trimbaler, et c'est plutôt agréable. Welles campe bien son personnage de vieux ripoux grincheux qui pourrait avoir son abonnement au club des alcooliques anonymes. L'opposition entre les deux personnages centraux marche très bien, avec un Charlton Heston d'une grande classe (si l'homme pouvait être un quart de ce que l'acteur est bordel!). Le tout sur une bonne musique, ambiance blues/rock des années 50 ou longues notes pour les moments d'angoisse. Un classique du film noir
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