Esthétique et génial par son avant-gardisme, "La Soif du mal" est une jolie découverte. Merveilleusement bien construit, avec une intrigue à la Hitchcock, on est envoûté par le charme de ce film en noir et blanc. Mettant en conflit deux visions de la police, l'une légaliste, l'autre corrompue, Orson Welles prouve son talent pour développer à plein la psychologie des personnages qu'il met en scène, particulièrement celle de l'inspecteur qu'il interprète avec classe. Un chef-d'oeuvre, que tout cinéphile doit avoir vu au moins une fois.
Superbe film noir d'Orson Welles, "Touch of Evil" ne manque jamais de rythme introduit par un modèle du plan séquence qui intègre directement le spectateur dans l'intrigue. Welles déploie tout son art dans une mise en scène ébouriffante et une réalisation exceptionnelle se résultant aux prises de vues procurant à chaque scène sa profondeur, éclairage intelligent, plans séquences et vues en plongées et contre plongées d'une qualité inouïe. Interprétation brillante de tous côtés même les plus petits seconds rôles dont la pin-up Marlene Dietrich. Welles totalement métamorphosé en flic est aussi à l'aise devant que derrière sa caméra. Rajoutons à cela la photo magnifique de Russell Metty (collaborateur notamment de Sirk,Vidor,Walsh,Huston,Kubrick...) et une musique d'Henry Mancini d'une élégance noire. Un excellent Welles pour ma part.
Un chef d'oeuvre ! De la très célèbre séquence d'ouverture (plan séquence) à la fin de Quinlan, on a droit à de magnifiques numéros d'acteurs, un scénario malin et une réalisation hyper soignée. Welles est un maître pour le cadrage et pour la lumière (c'est un noir et blanc somptueux). Les décors et les costumes sont également soignés. On peut alors se concentrer sur cette affaire banale, qui n'est finalement que le point de départ à la découverte des personnages, en particulier celui de Quinlan.
Un film d'Orson Welles. C'est déjà beaucoup dire. J'ai dû me forcer à l'apprécier, ce qui n'est pas bon signe. Les spécialistes du cinéma gloseront à l'infini sur le plan-séquence initial (magistral, il est vrai), sur les souplesses narratives, sur les contrepoints permanents dont joue la structure du film. Si l'on fait l'effort de dépasser une première moitié lente et moite, pas dénuée d'intérêt mais manquant désespérément de rythme, on entre dans une demi-heure culte, à mon sens, du cinéma de suspense. Le final est éblouissant, une sorte de vertigo visuel et psychique ébouriffant, et la présence de Welles à l'écran est une déflagration. L'ensemble me parait cependant manquer d'homogénéité, ce qui s'explique je crois par certaines difficultés de tournage. Avis aux amateurs.
Commençons par le commencement et par le plus important, la mise en scène. De ce point de vue, La Soif du mal vole dix coudées au dessus de la mélée. Si le film est surtout connu pour le plan-séquence d'ouverture où Welles ménage le suspense de façon brillante en plus de nous dévoiler la zone frontalière qui servira en grande partie de cadre au film, il est dans l'ensemble brillant. L'atmosphère de film noir est assurée par une photo de Russell Metty jouant à merveille sur les contrastes, sur la lumiere et les effets d'ombres, Welles renforce encore l'ambiance de son film par chaque choix de cadrage. Aucun plan du film n'est anodin, chaque mouvement de caméra, chaque plongée ou contre-plongée étant justifié. La façon qu'a Welles d'imposer sa patte sur le film est d'autant plus impressionnante que l'on peut vraiment parler d'un travail de commande, le cinéaste ayant été plus ou moins imposé par Charlton Heston. L'acteur est d'ailleurs parfait dans son rôle de policier mexicain à la droiture sans faille et qui s'oppose à son homologue américain aux méthodes douteuses. Welles se réserve encore une fois un personnage monstre, physiquement massif, aux actes machiavéliques et à la psychologie complexe.
C'est après une absence de dix ans qu'Orson Welles retrouve Hollywood pour mettre en oeuvre l'adaptation du roman "Badge of evil" de Whit Masterson. Comme à son habitude, il en restitue une oeuvre très sombre mais magistralement mise en scène et il ne tarde pas à nous le prouver, comme en atteste ce somptueux plan séquence d'ouverture qui est tout bonnement prodigieux. Des plans au sol ou aérien, rien ne l'arrête, durant plus de trois minutes, il en impose et bluffe littéralement ! La Soif du mal (1958) est basé sur un scénario extrêmement riche, avec une multitude de protagonistes, Charlton Heston & Orson Welles se donnent la réplique à travers de superbes face à face (notamment la dernière séquence). Orson Welles y interprète sans nul doute le personnage le plus exécrable qu'il est eu à jouer, détestable au plus haut point. A leurs côtés, on retrouve aussi Janet Leigh, le tout à travers un palpitant thriller entre le Mexique et les Etats-Unis. Bien que le scénario soit complexe, le spectateur reste facilement captivé par cette intrigue palpitante menée jusqu'au bout à la perfection.
Très bon film. Ce qui est bien c'est que c'est pas un film qui s'appuie seulement sur un scénario fort ou seulement sur une mise en scène inspirée... mais sur les deux.
Déjà le scénario est vraiment intéressant. Le scénario est riche, il se renouvèle régulièrement pour permettre au spectateur de rester intéressé. Les personnages sont d'ailleurs bien joués, joli casting, dommage que Marlène Dietrich ne soit pas plus présente à l'écran par contre. En plus de ça c'est bien filmé, même très bien filmé. C'est bien cadré, c'est inspiré, ça permet vraiment de donner une autre dimension à son film.
Oui, le plan-séquence qui ouvre le film est un monument du 7ème art. Maîtrise de l'espace, maestria technique, présentation virtuose d'un décor bref, c'est époustouflant. La suite m'a quelque peu déçu. L'intrigue est lourde et dense, peut-être trop pour une durée aussi courte mais ça avance trop lentement avant une brusque accélération au final (bref, on sent trop les réécritures). Par contre, la maîtrise du cadre, des lumières et des mouvements par O. Welles saute aux yeux et nous laisse souvent ébahi et émerveillé. Le casting est solide et la musique d' H. Mancini est à la fois diablement entraînante et assez sournoise. Selon moi, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça reste une œuvre fondamentale et indispensable. D'autres critiques sur
Un chef d'oeuvre du film noir réalisé par un génie du cinéma. Tous les acteurs principalement Charlton Heston, la sublime Janet Leigh ou encore Orson Welles lui-même livre des prestations inoubliables. L'incroyable plan-séquence du début du film résume en quelques minutes tout le génie du réalisateur.
Je ne mets jamais 5 car la perfection n'existe pas mais la on 'en rapproche qd meme ... Tout y est, le fond (Welles reussit le tour de force de nous faire entrer dans les personnages en qq dialogues!), la forme (les prises de vues et les angles magnifiques), l'atmosphere pesante. Un des meilleurs films noirs ...
L'interprétation excellente d'Orson Welles dans le rôle du flic pourri permet au film d'éviter le manichéisme car son personnage devient vite le plus intéressant et le plus attachant d'une œuvre passionnante où les rebondissements se succèdent sans temps mort.
Prenant, bien filmé, mais si sombre qu'on plisse les yeux tout au long du film. Un plan séquence d'entrée tellement angoissant qu'il justifierait à lui seul de voir le film dans son entier. Bien mené, La soif du mal se perd simplement à mon avis parfois dans des scènes un peu trop longues qui font perdre le rythme et décrocher le spectateur. Mais le scenario est si bon et le tout si bien filmé qu'on ne parvient pas à s'arrêter.
Une mise en scene virtuose, une histoire prenante, un Orson Welles impressionnant et meconnaissable. Bon avouons tout de meme que le maquillage pour faire paraitre Charlton Heston plus mexicain est un peu force! Mais l ensemble remarquable n a pas pris une ride et se doit de continuer a etre cite comme l un des chefs d oeuvres des annees 50
Un sommet absolu du film noir,et c'est peu de le dire."La soif du mal"(1958),oeuvre matricielle de l'omnipotent Orson Welles,surfe sur la virtuosité d'une mise en scène proprement extraordinaire,que ce soit l'inoubliable plan-séquence d'introduction suivant une voiture piégée,ou les mouvements et cadrages de caméra très étudiés.L'histoire se déroule dans une ville fictive frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique.Un attentat vient d'être commis.Les méthodes des 2 policiers chargés de l'enquête s'opposent.La droiture et la méticulosité de Vargas le Mexicain d'un côté contre la corruption et l'intimidation de Quinlan l'Américain de l'autre.Très intéressante confrontation entre Charlton Heston et Orson Welles,2 géants intemporels du cinéma.L'ambiance devient irrespirable à mesure que les tensions raciales et les luttes de pouvoir se font jour.L'ambiguïté morale de Quinlan est symbolisée par son flair infaillable en contradiction avec ses agissement orduriers.Vargas,lui,se tient à sa ligne de conduite,et aspire à une vie paisible avec sa ravissante épouse(Janet Leigh,dans un prélude à "Psychose").Les personnages secondaires sont très creusés,et font même la différence au bout du compte,pour conclure cette partie de perversité,de malveillance,et d'ego.A voir absolument.