Derniers Avis : Les Trois jours du Condor - Page 5
Les Trois jours du Condor
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Un visiteur
2,5
Publiée le 5 novembre 2020
Je ne m'étendrai pas sur ce film d'espionnage compliqué qui en restant trop centré sur l'action reste trop superficiel sur sa finalité et sur le fond de l'affaire. En gros on suit l'enquête de Robert Redford employé dans une agence de renseignement de la CIA sous le code de Condor, pourchassé par un tueur après l'élimination de ses 7 collègues d'agence. Le "condor" , cherche à comprendre pourquoi on veut ainsi à l'éliminer comme ses collègues.. Dans sa fuite il kidnappe une jeune femme jouée par Faye Dunaway, pour se planquer chez elle et poursuivre l'enquête. Elle un brin mazo le trouvant séduisant, ne tarde pas à en tomber amoureuse et à l'aider dans cette enquête. En fin de compte il découvre que des agents clandestins travaillent avec la CIA et font du traffic pas très net de pétrole au moyen Orient et pour étouffer l'affaire veulent l'éliminer. Par ce film Sydney Pollack voulait dénoncer le fonctionnements de la CIA qui après l'affaire Watergate faisaient l'objet de suspissions car elle avait parfois des comportements opaques et pas toujours très légaux. Dommage que ce sujet ne soit pas mieux explicite dans le film. J'encourage pour en savoir plus de voir les révélations faites dans la presse en 1975 après sur "les bijoux de famille de la CIA" et ses turpitudes. Plus simple pour s'y retrouver, écouter le podcast "le projet operation chaos de la CIA, rendez vous avec M. X". Pour en revinir au film, ici Robert Redford n'est pas convaincant dans son rôle d'espion, je le trouve bien meilleur dans d'autres films comme Jeremiah Johnson ou Out of Africa ou il défend si bien ses valeurs ecolo. Concernant Faye Dunaway sa prestation n'est pas à la hauteur de ce qu'elle nous avait montré dans l'affaire Thomas Crown 9 ans auparavant. Enfin Sydney Pollack en étant trop superficiel au niveau du scénario passé à côté de ce qui aurait pu être un très bon film. C'est vraiment dommage.
Après avoir vue Les Trois Jours du Condor j'ai l'impression d'avoir vue remake d'un film d'espionnage slash aventure. Honnêtement ça ne m'intéresse pas trop de savoir s'il s'agit qu'une impression (même si c'est une adaptation de roman). Maintenant comme on peut l'imaginer je trouve le travail de Pollack très réussi. Un début très précis d'une horlogerie impeccable laissant croire à un film très posé. Puis très naturellement vient un bouleversement introduit avec justesse sans allé trop vite. Tout est si cohérent et donc limpide qu'on en vient à imaginer que Pollack a fait le film de sa vie. La photo me semble super, un peu par effet de mode avec l'effet pellicule. Maintenant c'est très beau il faut l'admettre. Beaucoup de plans semble avoir été fait comme des tableaux. Evidemment ce n'est pas constant mais c'est remarquable. C'est un film très brillant qui ne pêche en rien avec beaucoup d'idée amené avec de la justesse par wagons. Un immanquable de sa filmographie. J'espère pouvoir ne pas mentir en disant qu'il n'y a pas véritablement de défaut dans ce film si l'on omet les quelques personnages fixant la caméra dans la rue donnant l'impression que l'on est dans un film. Effectivement nous sommes dans un film. Maintenant le fait que l'on puisse voir un passant dans la rue qui regarde le tournage peut traduire deux choses selon moi; soit un manque d'argent, soit une volonté de gardé une ambiance propre à celle du New York de l'époque en ayant une rue constitué de vrais passant. J'admet préférer penser que la deuxième est plausible.
Tourné peu après le watergate, un thriller politique intéressant (mais pas captivant) jouant sur la méfiance et la paranoïa qui dénonce implacablement les méthodes de la CIA, porté par un excellent Robert Redford.
L'intrigue est brumeuse, les rebondissements farfelus et incongrus, les personnages à la limite de la naïveté (avec un Oscar de la potiche pour Faye Dunaway), bref un polar d'espionnage qui a mal vieilli. Reste la présence de Robert Redford, assez hypnotique.
Un film de Pollack qui est bien dans le milieu des années 1970 mais qui vaut surtout pour le rôle de Robert Redford et pour sa dénonciation de corruption extrême au sein de la CIA plus que pour sa mise en scène truffée de clichés ou ce qui est devenu des clichés du genre, suspense et fuite face à une armada de tueurs. Un peu comme Clint Eastwood à la même époque c'est un film qui met en relief principalement le rôle principal charismatique et dynamique dans un film d'espionnage original car le personnage de Redford est une sorte de antihéros en tant que gratte papier. Associé à cela un peu de romantisme bon teint avec Faye Dunaway style James Bond.
Pour l’ambiance, c’est du Nouvel Hollywood comme je l’aime, paranoïaque sans être glacial, plein de détails inutiles mais parfaitement dosés, excessif et réaliste à la fois. En plus, avec Faye Dunaway et Redford, beau comme un condor dans son caban, on est servi niveau charisme. Je trouve que ça s’essouffle un peu dans la deuxième moitié, avec quelques invraisemblances (sous prétexte qu’il lit toute la journée, le héros a les connaissances pour manipuler le réseau téléphonique municipal), plusieurs scènes un peu désuètes façon Blake et Mortimer et, surtout, avec une Dunaway absente, qui se contente de jouer les chauffeurs. Pas sûr d’avoir tout compris au dénouement, mais la fin dégage quand même la noirceur propre à la décennie et le film retombe sur ses pattes, même si je pense qu’il aurait pu être meilleur.
Se retrouver pour quelques scènes dans une des tours du World Trade Center en 1975 ça fait bizarre sachant ce que l'on sait. Ça a vieilli et ça manque de dynamisme.
Thrillers assez efficasse meme si c'est un peu tirer par les cheveux. Le début est très prometeur mais le film tombe un peu dans dans tout les sens. Il y a quelques incohérence scénaristique ou a du mal a comprendre...MAX VON SIDOW qui ne tue pas REDFORD alors qu'il est en face de lui et essaye 5 minutes plus tard de loin. La deuxième scène pas crédible : l'histoire de cul entre Redford et Dunaway...quand meme bizarre qu'une fille qui se fait prendre en otage se mette dans le meme lit que son ravisseur... Sidney Pollack nous fait du Pollack... pro sans aucune créativité.
L'intrigue est intéressante et il y a du suspense. Néanmoins, le scénario est confus, parfois peu crédible (entre autres, une jeune femme qui succombe bien vite à son agresseur ...). Bref, une construction narrative beaucoup trop rapide.
Un an avant de rejoindre Hoffman chez Les Hommes du Président, Redford était déjà journaliste, plus au moins au côté d'un Von Sydow montant. L'ambiance seventies est posée au maximum par les claquements des machines à écrire et les bips téléphoniques, mais Pollack a tendance à prendre ses atmosphères pour des mouchoirs en papier ; sitôt mises en place, sitôt jetées. Pas de temps pour les sentiments, et pas de temps pour mieux mettre Redford en situation. L'état de choc au moment des meurtres, il va falloir qu'il le condense. Il s'en débrouille bien.
Ayant bien massacré la profondeur de champ, Pollack passe ensuite au vif de son sujet. Une intrigue scabreuse, très compliquée pour pas grand chose, mais dont les indices qui traînent donnent lieu à un mystère bien épais et prenant. Des secrets si bien enveloppés que leur dénouement ne saurait qu'être plat. C'est sans doute pour y donner du relief qu'une romance est construite à la va-vite et que le scénario joue à la fois sur la dimension individuelle et celle, plus abstraite, d'une CIA-ception semblant perturber tout le monde.
Heureusement, le film aussi sait donner toute sa valeur à des éléments assez simples comme le téléphone, dont la monstruosité des implications devient agréablement concrète sous les mains d'un personnage avec un talent pour les embrouillaminis, fussent-ils politiques ou de câbles. On y perd le journalisme et l'instinct de survie, tout comme de vraies émotions ou l'intérêt du film d'espion, mais c'est un mélange nouveau qui émerge, opaque mais indistinctement plaisant, dont le sens arrive à faire comprendre qu'il joue un rôle.
On finit par avoir l'impression d'avoir participé à cette histoire de fous… et il y a plus désagréable, comme fantasme d'un New York cherchant à exorciser la Guerre Froide par un espionnage que le pays retourne contre lui. C'est la ville nature, avec de grosses injections d'une époque qui fait rêver, et d'un idéal de paix qu'on a de peine à ne pas mettre au crédit de ce genre d'art.
C'est du Sydney Pollack, rien que ça devrait faire saliver. Dommage que le réalisateur ait aveuglément suivi David Rayfield et Lorenzo Semple Jr dans leur scénario n'ayant pas tenu compte de l'apophtegme "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !" Cela dit l'histoire est palpitante et nous fait participer à des scènes que Hitchcock n'eut pas reniées ! Ah cette scène du tueur à gages dans l'ascenseur : tirera, tirera pas ? Et quel casting dont Max von Sydow tout de flegme imbibé. Faye Dunaway m'a par contre déçu ; elle joue faux !
El condor passa Le film d'espionnage Les Trois Jours du Condor (1975) est ultra-classiquespoiler: : une CIAbis à l’intérieur de la CIA embauche un tueur privé allemand pour éliminer un bureau qui a éventé son plan. Sydney Pollack, un réalisateur qu'on a trop vite jeté aux orties pour son prétendu manque d'initiative formelle, met en scène le jeune chercheur "Condor" (Redford excellent) qui découvre, aidé par la belle Kathy (Faye Dunaway à son zenith !!), que la CIA joue à envahir les pays pétroliers : Moyen-Orient, Algérie, Vénézuela.
Planquée au sein de la grande maison, la CIAbis va un peu trop loin dans le jeu en mettant en oeuvre l'invasion. Prémonition géniale de James Grady, auteur du livre quasi homonyme !!! C'est exactement ce qu'ont fait Bush père et fils en Irak et en Syrie en 2004-2014 et ce que cherche à organiser Trump aujourd'hui à Caracas et en Iran.
Si on m'avait dit en 1975 que je réhabiliterai Sydney Pollack pour des raisons politiques, j'aurais eu honte. De plus, je trouve superbe la façon dont il montre Manahattan et Brooklyn à la fin de l'automne. Enfin le couple d'acteurs Dunaway-Reddford est magique. Donc je bats ma couple pour avoir critiqué ce film à l'époque: aujourd'hui c'est un film culte !
Dans une Amérique marquée par le scandale du Watergate, Sydney Pollack sortait en 1975 ce brillant thriller politique, à l'intrigue fort complexe, mais qui tient en haleine de la première à la dernière minute. Robert Redford, dans le rôle spoiler: d'un agent de la CIA traqué par son propre employeur , est superbe dans un rôle qui invite à la paranoïa générale. La mise en scène, solide et élégante, parvient à prendre le pouls d'une époque de manière remarquable.
« Les 3 jours du Condor » est un bon film d’espionnage disposant d’une histoire de complot interne et d’une intrigue habilement construite. Les quelques scènes d’action sont bien orchestrées et le rythme est plaisant. L’ambiance est tendue et l’atmosphère est stressante durant la quasi-totalité des deux heures du métrage. La distribution offre de bonnes prestations dominées par les performances du duo formé par le couple Robert Redford et Faye Dunaway, dont les scénaristes ont jugé bon de leur imposer une romance inopportune. L’ensemble reste un agréable divertissement qui nous replonge dans le climat post-Watergate.