Derniers Avis : Les Trois jours du Condor - Page 8
Les Trois jours du Condor
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cris11
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3,0
Publiée le 16 mars 2013
Le problème de ce film pour moi, c'est clairement le rythme qui est particulièrement mou du genou et ça manque un peu d'entrain. Les musiques (particulièrement molles) n'aident pas non plus. C'est dommage car tout le reste est bien fait. L'histoire est bien foutue et les acteurs (Robert Redford et Faye Dunaway sont pas mal du tout. Ce thriller d'espionnage sur fond de conspiration a de très bonne bases malheureusement un peu plombé par ce rythme.
Thriller politique très représentatif des années 70 aux Éats-Unis où régnait un climat de paranoïa très très dense. Comme bon nombre des films de cette décennie, le cinéma servait de matériau pour réfléchir, remettre en question et interpeller réellement la société et ses problèmes. "Les trois jours du Condor" n'est pas exempt de défauts ni d'invraisemblances toutefois sa sincérité, son efficacité, son propos, et ses acteurs lui permettent de planer au-dessus du temps sans pour autant en être éreinté. Encore une fois, voilà l'exemple typique d'un fond privilégié sur la forme d'exécution, chose qui était courante à Hollywood à l'époque. Il est regrettable qu'aujourd'hui, alors qu'il y a encore plus de choses à dire, à débattre, et à remettre en question, cet âge d'or soit définitivement révolu et sacrifié sur l'autel des franchises décérébrées, du super-héroïsme à tous les étages ou du patriotisme propagandiste.
Aux Etats-Unis dans les années 70 ou plus précisemment juste après le scandale du Watergate, plusieurs metteurs en scènes comme Alan J. Pakula ou Sidney Lumet se sont lancés dans la réalisation de thrillers politiques dans lesquels ils n'hésitaient pas à critiquer vertement le gouvernement de l'époque et à dénoncer la corruption qui régnait. Lumet avait déjà abordé le sujet dans «Serpico». Avec «Les Trois jours du Condor», Sydney Pollack s'attaque à la CIA, un des plus grands réseau de renseignements au monde. On y suit Joseph Turner (joué par Robert Redford) qui devient la cible d'un complot géopolitique visant à faire de l'argent sur les gisements de pétrole au Moyen-Orient. Ce film c'est une quête de la vérité, tout d'abord pris de court, decontenancé, Turner va remonter les pistes au fur et à mesure qui vont lui permettre d'atteindre des membres haut placés de la CIA. Sidney Pollack signe un film dans lequel on se demande si les organisations gouvernementales sont vraiment fiables. Apparemment la réponse est non. Il fallait avoir du cran pour réaliser ce genre de films à une époque où les Etats-Unis étaient en crise morale et où certains hommes politiques étaient mouillés jusqu'au cou dans des affaire compromettantes.
Un thriller haletant dès les premières minutes bien servi par une distribution de première classe avec R.Redford, Faye Dunaway et Max von Sydow. Sydney Pollack est doué pour les intrigues mêlant pouvoir et corruption, et il ne se prive pas de le démontrer dans ce film. Le spectateur se sent aussi démuni que le personnage qui ne sait plus que faire ni à qui se confier face à un tel complot.
Un film très représentatif du cinéma des années 70, mais qui reste pour moi une petite déception. La faute sans doute à une intrigue où l'on se perd souvent, voire quasiment incompréhensible pendant une bonne partie du film (ou alors je suis lent d'esprit, ce qui n'est pas impossible). Le côté abracadabrantesque, même s'il renforce l'atmosphère de paranoïa, est souvent assez gênant. Cela dit, difficile de nier l'efficace réalisation de Sydney Pollack, le charme du couple Redford/Dunaway (leurs scènes, même peu crédibles, sont fascinantes), et les interprétations remarquables de Cliff Robertson en agent cynique et surtout de Von Sydow en tueur élégant. Cette œuvre demeure emblématique d'un cinéma US qui n'hésite pas à mettre en cause son gouvernement, dans un pays alors en pleine crise morale.
Doté d'un très bon scénario et d'un casting alléchant, "Les Trois jours du Condor" captive le spectateur grâce à la quête de Robert Redford. On suit son enquête avec intérêt, bien entraîné par une réalisation juste. De plus, l'histoire est intéressante et donc au final, on voit un film divertissant et réussi.
Sidney Pollack signe là un des symboles du thriller paranoïaque si prisé dans l’Amérique années 70 post-Watergate, un genre dont es réalisateurs comme Alan J. Pakula ou Sidney Lumet avaient alors parfaitement maitrisé. Ici, son personnage de Turner –dit le condor- se retrouve face à un système sans pitié, une trame de départ similaire donc à LA MORT AUX TROUSSES, mais ici il va devoir mener une enquête pour démanteler le complot géopolitique dans lequel il est malgré lui pris au piège. Et c’est justement cette recherche de réponses qui va prendre le pas sur la quête de survie dans la narration mais aussi dans la mise en scène qui dissémine au fil du récit un bon nombre de d’indices au risque de perdre en chemins les moins attentifs de ses spectateurs.
Au sein de la courte (mais indispensable) liste des films post-Watergate, "Les trois jours du condor" est peut être celui qui fait le plus de concessions au grand spectacle (la romance entre Robert Redford et Faye Dunaway n'est pas très crédible et apparait plutôt comme une caution vis à vis des grands décideurs d'Hollywood). N'empêche, le film constitue un thriller EFFICACE ET INTELLIGENT, ce qui est fort appréciable.
Un bon film avec un bon scénario. Dans le même genre que marathon man. Quand même un peu de mal à croire à l'histoire d'amour entre redford et dunaway.
Bon film d'espionnage, avec de bons acteurs et une bonne réalisation ! Par contre, je reproche à ce film, son déroulement irrégulier ainsi que son rythme qui devient de moins en moins palpitant ; heureusement, la fin rattrapera le tout.