TheDarkKnight74
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4.5 - Excellent
Un film de guerre, un de mes premiers. Je suis loin d’en savoir long sur ce genre, et surtout d’en avoir vu tout les chefs d’œuvres (très nombreux, tout comme chez le western). Mais bon sang, je sais reconnaître quand un film est habité par la flamme cinématographique ! The Hill est un indéniable chef d’œuvre, qui accroche les yeux à l’écran des les premières secondes et qui même une fois le générique de fin terminé nous laisse scotché d’indignation après un retournement de situation final dont je ne veux absolument rien révéler ! Les acteurs sont à leur sommet. Sean Connery époustouflant culmine au dessus des autres qui n’en sont pas moins tétanisant de crédibilité : Harry Andrews en méchant pour lequel on ressent une réelle antipathie, Ian Hendry incarne le sergent Williams qui représente la personne la moins atteinte par la guerre grâce à ses relations et par conséquent la personne la plus proche du spectateur, Alfred Lynch pour qui notre pitié est immense, Ossie Davie qui délivre une prestation anthologique en Jacko King, et les autres sont également tous à la hauteur. Ils donnent une telle crédibilité à leur personnage, et interprètent avec une telle perfection leurs dialogues brillamment écrits, qu’ils font vivre le film. Au niveau de la forme, Lumet met en scène avec un panache militaire collant parfaitement au cadre d’une caserne. Les plans sont fixes ou en travellings, toujours centrés rigoureusement au poil près (avec une précision militaire, dirais-je). Entre le repos et la marche. Tout comme la musique qui accompagne par sa présence ou son absence cette intelligente corrélation de la mise en scène et du fond. Cet ensemble se juxtapose avec le fait que ce film est un huis clos (la cellule) dans un huis clos plus impressionnant (la caserne). Quant au rythme du film, il fait l’objet d’un soin d’orfèvre, chaque journée qui se déroule se ressent dans toute son infinie longueur routinière éprouvante. Mais la puissance inouïe de The Hill est avant tout due à ses comédiens. Les émotions qui nous animent avec violence surgissent de leurs échanges orageux, tout le revers de la guerre nous est asséné, nous réduisant à nous indigner en se sentant toujours plus impliqué. Nos réactions suivent en parallèle celle des 5 soldats, et au bout du compte on y tient plus, on est tant submergé par le sentiment d’injustice devant cette machinerie horrible qui a en plus la cruauté d’exposer tout ses rouages à ses victimes, qu’on est réduit à des impulsions animales à l’égard de ces commandants, on ne sait plus exprimer tout ceci par des mots (à l’instar de King), perso j’ avais envie de les massacrer. Et la fin nous pose un miroir cynique, « final touch » qui achève de rendre The Hill inoubliable, marquant dans notre existence, et de l’élever au stade de chef d’œuvre du cinéma.
Ajoutée le 14 déc. 2012 à 21h45
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