Plus je vois ce film , plus je vois un film noir, traumatisant par ces personnages largués, poisseux. Tout est détestable: les lieux, avec ses pavillons glauques , ces terrains vagues froids. Les personnages sont attachants et antipathiques. C'est le role premier de Patrick Dewaere. Il ne donne pas l'impression de jouer, il est Franck Poupard. Il est incontrôlable dans le film. Il est glaçant. Tous ceux qui tournent autour de lui sont fantastiques. Une mention spéciale pour Bernard Blier qui apporte sa touche d'humour comme dans Buffet Froid et qui se montre ignoble. Un très grand film francais avec un acteur immense :Patrick Dewaere
Fan de Patrick Dewaere, j’ai vu « Série noire » d’Alain Corneau que je n’avais pas vu lors de sa sortie en 1979. J’avoue avoir été déçu par sa prestation : il est pour moi trop criard, trop exubérant et trop théâtral dans ce film policier noir dont la trame reste finalement légère. Le personnage de Mona (Marie Trintignant) quasi-autiste est dérangeant avec un jeu d’actrice très moyen. Seul Bernard Blier, patron véreux du VRP loser qu’interprète Dewaere, tire son épingle dans ce film trop glauque. J’avoue mal comprendre pourquoi Patrick Dewaere qui en fait ici manifestement trop, a reçu le César du meilleur acteur alors qu’il excelle en termes de finesse dans bon nombre de ses autres films !
Étant un adepte du genre noir, je classe celui-ci parmi mes favoris ! Grandiose prestation de Patrick Dewaere qui nous prouve qu'il est un immense acteur.
Dans ce film d'Alain Corneau, le directeur de la photographie Pierre-William Glenn a choisi d'utiliser la caméra Panavision Panaflex Platinium, sortie en 1972 et notamment utilisée dans The Sugarland Express de Steven Spielberg en 1974, une partie de Pulp Fiction en 1994 ou encore Heat en 1995. Cette caméra qui à traverser les décennies offre une mise en image au format 35mm, qui donne une entrée abordable à l’image argentique et un large choix d'émulsions pour des partis-pris artistique audacieux que Courneau a su saisir.
Ces outils techniques ont permis d’imposer des méthodes de tournage innovantes en vue d’un réalisme et d’une liberté total de jeu pour les acteurs, en faisant volontairement très peu de prises. Pour cela, il a choisi de se passer de pieds et de perches, pour utiliser deux ou trois caméras épaule qui enregistre en continu les acteurs, ils vivent dans l’image plongée dans le réalisme de la scène, et la spontanéité des situations, combinée avec des micros sans fil sur les acteurs, rendant ainsi les performances de Patrick Dewaere, Marie Trintignant et Myriam Boyer encore plus impressionnantes.
Le grand et regretté Patrick Deweare, tient le film sur ces epaules, avec sa folie naturelle. Le réalisme de la réalisation de Alain Corneau, donne aussi du corps à ce long métrage. Un représentant de commerce minable au bout du rouleau tente de s'en sortir, risque à faire des crimes sordides pour de l'argent. Atmosphere froid et austère. Un jolie drame étrange.
Un film très noir à l'ambiance malsaine. Un Patrick Dewaere déjanté qui en fait des tonnes. Il perd toute crédibilité dès les premières minutes. Il nous fatigue tellement il gueule et s'agite. Et finalement on s'ennuie beaucoup. Loin des bons polars d'antan qui nous tenaient en haleine jusqu'au bout : Grosse déception.
Il est difficile de mettre des mots sur un film qui en dérangera sans doute plus d’un. Patrick Dewaere est effrayant de talent, en écorché vif dépressif et névrosé. Marie Trintignant quant à elle, dans le rôle de cette Lolita vénéneuse de quinze ans, est incroyable. Elle a beau avoir au mieux trois lignes de dialogue, cette femme-enfant qui est aussi femme-fatale, est un personnage fascinant, étrange et touchant. Le film joue avec les codes du film noir pour les confronter à un monde sordide et mordant. Dès la scène d’ouverture on le comprend: avec ses airs de comédie musicale où les personnages chantent et dansent, où la musique intra diététique est toujours en décalage avec l’action, le film nous peint les côtés les plus sombres d’un monde cynique et absurde. Ce film est vérité une magnifique cristallisation du désespoir et de la solitude.
Du grand cinéma. Dewaere tient son grand rôle, ce rôle qui marquera à vie . L'histoire d'un paumé qui travail pour un pourri ' Blier' dans une banlieue lugubre , froide . Corneau à vraiment réussi le moment, les décors pour encore rendre plus sombre ce film , et je dis bravo . Jeanne Jeanne Jeanne me laisse pas tout seul me fait pas ça...... Et Mona ..... . Marie Trintignant 17 ans à l'époque nous sublime, Dewaere est d'un naturel..... D'une réalité incroyable. Un pur chef d'œuvre.
Série noire est un film étrange avec des personnages totalement décalés. L'ambiance qui y règne m'est déplaisante face à toute la schizophrénie qu'apporte Dewaere à son personnage totalement fauché, mais ici tout le but recherché par Alain Corneau. N'étant pas un grand fan de celui-ci, je suis forcé de constater l'immensité de son talent dans ce genre de films. Ce faux polar est très abstrait, on retrouve toute la fraîcheur de la France des années 1970 et Dewaere est en pleine gloire. Il crève l'écran sur chaque séquence et porte le film en compagnie de Marie Trintignant et de Bernard Blier. Baigné de folie Série noire porte bien son nom, car il nous plonge dans une atmosphère sombre ou la rationalité n'existe pas. À travers ce film et bien d'autres, Dewaere marque de son empreinte et de sa personnalité le cinéma français.
J'ai beaucoup entendu parler de Patrick Dewaere et la déception est grande. Dans ce film il n'est qu'un pantin désarticulé sans aucune maîtrise et dont les gesticulations hystériques ne forment qu'une suite aussi fade que pitoyable. Hormis Blier qui est très bon, les autres acteurs sont des potiches sans vie. La réalisation est terriblement médiocre, la qualité de l'image moyenne, le son vieilli. Les décors sans recherche. Et la durée trop longue est lol d'être justifiée par une intrigue aussi famélique.
un film incroyable et comme son titre l'indique très noir....Le Héros se laisse entrainer dans un enchainement qui vont le transformer en tueur.... un jeu d'acteurs hors du commun, la nouvelle géneration d'acteurs francais ferait bien de s'en inspirer. Je pense sincerement que je n'ai jamais vu un acteur aussi habité par son role que Patrick Dewaere dans ce film, survolté mais toujours crédible . Bernard Blier formidable comme d'habitude.
Ma quatrième incursion dans la filmographie de Patrick Dewaere, ici sous la direction d'Alain Courneau, dans le rôle d'un représentant de commerce minable, assez antipathique qui va se retrouver pris dans le schéma assez classique de la spirale infernale. Un film à l'atmosphère âpre, déprimante, peinture glauque et grise d'une banlieue parisienne sans nom et sans âme. Face à une Marie Trintignant quasi mutique et mystérieuse à souhait, un Patrick Dewaere totalement en roue libre, truculent avec ses mimiques théâtrales qui rappellent à la fois Louis de Funés ou Jim Carrey, un film noir qui ne prête vraiment pas à sourire. Une écriture assez décousue mais un ensemble plutôt agréable à suivre.
Sauf à considérer que la misère déclinée sous toutes ses formes présente un intérêt, « Série Noire « est assurément l’un des films de Patrick Dewaere le plus décevant.
Le scénario est aussi inconsistant qu’invraisemblable et on s’ennuie du début à la fin; ce qui fait que l’échec commercial de cette production lors de sa sortie est aussi compréhensible que justifiée.
Enfermé dans un engrenage trop puissant pour lui, un représentant de commerce entame sa descente aux enfers. L’incroyable présence de Patrick Deweare à l’écran est telle que la limite entre jeu d’acteur et vulnérabilité personnelle semble constamment sur le fil du rasoir. Adaptée de Jim Thompson, Alain Corneau réalise une œuvre aiguë, teintée de misère morale, de désolation et d’un réalisme fatalement noire.