Ne pas aimer un film de Dewaere est presque honteux tant il est devenu mythique, mais à mon grand regret je n'ai pas aimé. L'aspect sordide du film n'est pas en cause, c'est plutôt l'interprétation de Dewaere qui est en totale surchauffe, cabotinant, hurlant et s'agitant scène après scène. Il met tellement de lui-même qu'on ne voit plus que lui, Dewaere faisant du Dewaere, cette caricature éclipsant tous les autres personnages du film, si ce n'est Bernard Blier, toujours impeccable. Un film qui selon moi a largement été surestimé.
Un bon polar noir réalisé et coécrit par Alain Corneau. Adapté d'un roman de "Série noire", son scénario assez bien ficelé nous conte une belle et cruelle histoire. La mise en scène d'Alain Corneau est solide, avec des décors de banlieue délibérément sinistres et une BO transcrivant sur transistors les tubes de l'époque avec Cloclo et Sheila. Ce Drame magnifiquement interprété nous offre la belle présence de Marie Trintignant, du charismatique Andreas Katsulas (Tickidès le marginal), et une participation extrêmement efficace de Bernard Blier. Quant à Patrick Dewaere, il se révèle magistral dans le rôle principal. Il porte le film avec le rôle sur mesure d'un type manipulateur paumé qui "veut avoir l'air".
Que c'est mauvais et sans intérêt. Dewaere a même des ratés. Il en fait des tonnes, il surjoue, il cabotine. Quant au sexisme meurtrier du personnage (ne parlons pas de la femme idéale vue comme mineure passive et mutique...), il achève de ranger ce film dans les oubliettes d'un temps heureusement révolu.
Patrick Dewaere au sommet du pétage de plomb devant la caméra d'Alain Corneau en 1980 !! Le début me faisait un peu peur m'attendant à un film décalé avec le personnage principal qui danse et fait du karaté en pleine banlieue à coté de sa voiture, allant après chez une vieillie dame pour vendre des vêtements et discutant avec la jeune fille qui vit avec elle se dénudant, je m'attendais à un film bizarre, ce n'est pas le cas car la suite est intéressante avec la jeune fille qui paye les dettes au travail et à la justice du premier role. Elle lui propose de tuer la vieille contre un gros pactole pour subvenir à ses besoins financiers et par amour de la jeune demoiselle (je précise qu'il est marié et sa femme fout rien)) mais tuer est difficile sur le pendant pour nettoyer les preuves et l'après. Je confirme la classification de ce long métrage comme un chef d'oeuvre, le cinéaste Alain Corneau arrive a rendre l'atmosphère pesante et offrir à Patrick Dewaere l'un de ses plus grand role de sa courte carrière jouant avec éxentricité et à vif un personnage au bout du rouleau. Il est entouré par l'excellent Bernard Blier et la jeune Marie Trintignant dont c'était, je crois, son premier role au cinéma
Qu'aurait été '' Série noire '' sans Patrick Dewaere ? Bien peu de choses sans doute... Un navet insignifiant. Il fallait sa présence pour donner au film toute son aigreur. Car Franck Poupart n'inspire rien, si ce n'est l'amertume. Il plonge le spectateur dans sa vie miteuse et l'entraîne inévitablement dans ses péripéties aussi angoissantes qu'abracadabrantesques. Seul l'amour triomphe du merdier. L'amour pour Mona, une adolescente aux yeux vides, ici médiocrement incarnée par la jeune Marie Trintignant. Heureusement, Bernard Blier et Myriam Boyer sont là pour jouer à la hauteur d'un Dewaere on ne peut plus tourmenté. Le premier incarne Staplin, un patron fourbe et tyran, malgré ses airs bonhommes. La seconde se métamorphose en Jeanne, épouse désillusionnée et solitaire. Rien à ajouter là-dessus. Tout y est. '' Série noire '' ne se laisse pas regarder facilement. Il faut du temps pour rentrer dans l'histoire, accepter la situation crasseuse des personnages et se résoudre à suivre leurs conneries...puis leurs espoirs. D'autant que la fin est loin d'être désespérante.
Série Noire est un film grandiose. C'est peut-être, voir certainement, le film ou je trouve l'interprétation la plus extraordinaire qui soit possible grâce à cet acteur d'immense talent qu'était Patrick Dewaere. Blier est pas mal non plus dans son rôle de sale petit patron. Dewaere est monstrueux de vérité dans son personnage déjanté. Les autres acteurs et actrices sont vraiment excellents aussi. L'histoire folle qui pourtant montre le sordide qu'on trouve dans l'homme bien plus qu'on croit. Mais franchement, l'interprétation de Dewaere, la claque ! Quel numéro ! Je veux bien être ouvert à toutes les opinions, mais les personnes qui ne mettent pas au minium 4 étoiles à ce film, c'est qu'ils n'ont pas réellement une âme de cinéphile.
Comment imaginer dans un même générique les noms de Patrick Dewaere, Georges Perec et... Marie Trintignant ? Pourtant, dans Série noire, la jeune actrice âgée d'à peine 16 ans donnait la réplique au premier, sur des dialogues (géniaux) de l'écrivain de l'Oulipo. Sorti en 1979, ce film culte d'Alain Corneau nous décrit la dérive complète d'un représentant de commerce minable (extraordinaire Dewaere dans le rôle de sa vie) qui va tout foutre en l'air au cours d'une sombre valse érotico-poético-absurde de 1h50 où la folie pure n'est jamais loin. Tourné à Créteil et Saint-Maur-des-Fossés, le long-métrage dresse aussi un portrait triste et désincarné de la France banlieusarde, à travers des paysages gris comme coupés du monde, qui agissent presque à la manière d'un miroir physique des angoisses existentielles et de la profonde solitude des personnages que l'on suit. À la fois drôle, d'une grande violence et totalement désespéré.
C'est une œuvre très dure. Un amour improbable entre Patrick Dewaere et Marie Trintignant jaillit dans le film. Un plan émerge avec plein d'argent. De là, on voit la folie qui submerge Patrick Deweare de plus en plus dans le film jusqu'à ce qu'elle ne soit incontrôlable et insouciante. Un film qui fait mal. A voir.
Alain Corneau a déclaré qu’il n’aurait pas tourné Série noire si Patrick Dewaere avait refusé d’interpréter le rôle principal, cela se comprend ! En effet, cette œuvre est un véritable show de l'acteur car la personnalité assez fantasque de Franck Poupart est l’élément principal du scénario, plus encore que l’intrigue en elle-même. Si ce protagoniste n’avait pas une personnalité aussi excentrique et paumée (peu de comédiens auraient pu l’interpréter sans être ridicule), il y aurait eu peu de chances qu’il puisse partir dans un plan aussi foireux. De plus, ce film est un véritable témoignage de son époque (il a été réalisé en 1979) par son ambiance notamment grâce à sa musique entièrement diégétique et constituée de tubes de l’époque (Boney M., Gérard Lenorman, Claude François, Sheila…). Alain Corneau et ses comédiens (outre Dewaere, on trouve Marie Trintignant alors âgée de 16 ans, Myriam Boyer et le toujours génial Bernard Blier) arrivent parfaitement à faire revivre cette époque grisâtre, où la crise suivant les deux premiers chocs pétroliers succédait à l’excitation des Trente Glorieuses, même si on peut regretter que l’intrigue prenne aussi peu de place. Un film plaisant à suivre et offrant un rôle taillé sur mesure pour Patrick Dewaere alternant entre la noirceur et l’humourspoiler: (la séquence où il se rend compte qu’il a mis le pistolet dans la main de celui qui a été tué par lui et non dans celle de la femme qui est censée avoir tiré) mais auquel on peut préférer d’autres œuvres du cinéaste.
Un film très noir porté par un Patrick Deweare littéralement habité par son personnage, il crève carrément l'écran, à tel point qu'il doit s'agir sans doute de sa meilleure interprétation au cinéma. Il prouve une fois de plus qu'en tant qu'acteur il était absolument génial. Un très grand film, à voir au moins une fois !
Ce film est bizarre, dérangeant, original et un peu fou. Bien sur ce film repose à 90% sur Dewaere qui s'y donne à cœur joie, on dirait qu'il vit chaque scène. On pourrait lui reprocher d'en faire trop mais ce personnage de VRP semble presque aussi dérangé que le second rôle Tikides, l'immigré un peu simple. En voulant régler ses comptes avec la société toute entière, ce presque schizo de VRP va descendre dans les enfers emmenant avec lui sa femme, et d'autres personnes. Ce rêveur isolé sans avenir ou presque va néanmoins découvrir l'amour, le vrai peut être et l'histoire ne nous dit pas qu’il va finalement s'en sortir, essayer de se racheter et vivre une vie normale. Ce film nous replonge dans les années 80 à coups de transistor branché sur les radio locales, à coups de terrain vague et aussi d'une certaine vie misérable à l'image de ces quartiers pourtant résidentiels mais avec des maisons délabrées. Bref un film noir à voir.
Ce film tient entièrement sur les épaules de son acteur principal, Patrick Dewaere, qui y est stupéfiant. Il ne joue pas Poupard, il est Poupard, voire Poupard est Dewaere, au choix. On se demande si le héros est fou de naissance ou si c'est cette vie qui le rend fou, ce qu'on peut comprendre lorsqu'on voit la ville glauque, le temps maussade, les gens petits qui l'entourent. Poupard est un hystérique qui s'exprime (un peu trop parfois, il est vrai), mais les autres sont tout aussi hystériques mais essayent de le cacher (sa femme jouée par Myriam Boyer n'est pas nette, son patron joué par Bernard Blier est un roublard et la fille qu'il sauve jouée par Marie Trintignant limite autiste). Ce film est assez intriguant car il passe du noir bien sombre (les meurtres, la poisse qui colle à la peau de Poupard) au burlesque (certaines scènes font penser à Buffet froid, spoiler: en particulier celle où Poupard file des baffes à son patron qui lui vole son butin mais qui reste impassible et ferme sur son action ). En bref, un film qui ne peut laisser indifférent.
Je semble être le seul avis partager. Partager entre une noirceur exemplaire, un univers vicérale, attachant sur la première partie. Mais qui ensuite m'échappe à partir d'un moment, la folie devient omniprésente. Et on ne s'en rends pas tout de suite compte, ce qui est franchement remarquarble. Mais le jeux d'acteur en sois je le trouve à la fois excellent, mais si theatrale
Bref une œuvre que je ne comprends pas trop, qui semble sans profondeur, qui m'ennuie mais avec un univers avoutant qui semble avoir inspirer un Drive de nos jours par exemple...
Un film d’une grave noirceur. L’homme qui déroule sa rancoeur et son malheur d’être aussi pitoyable dans une violence terrible. Une folie en sorte jusqu’au final qui contrebalance un peu la tension accumulée tout le long de son périple lamentable. Tourné comme un film de Blier. Austère, rude et sans concession.