Série noire
Note moyenne
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210 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 février 2018
Des histoires de pognon, des personnages dans la dèche, des taudis - partout - une salle de sport pour délinquants minables qui tentent de s’en sortir par des combines tout aussi minables. La pluie, la boue, et le froid achèvent le tableau, avec un temps à rentrer les épaules au fond de son trench. Une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle des films de Jean-Pierre Melville, tel Le Cercle rouge (1970), avec ces cavales boueuses et hivernales au fin fond de la Bourgogne. Cette atmosphère, les dialogues de Georges Perec, et un des meilleurs acteurs de sa génération pour les incarner. Tout concourait à faire de ce film un des plus marquants de la décennie 1970. Patrick Dewaere incarne ici avec brio un des personnages de film noir les plus intéressants. Seul, on le voit fauché, paumé, borderline, parlant tout seul. Avec les autres, on le retrouve chargé à bloc, petite repartie qui va bien, discours commercial bien rôdé, du bluff et des mensonges comme seules méthodes de travail, pour gagner du temps, un bref répit avant le rappel à l’ordre de son patron - Bernard Blier et son sourire d’exploiteur - qui le tient par le fric. On se marre assez souvent, avec des scènes et des passages très bien trouvés. Bref, pas besoin d’en dire davantage. Voir le film suffit. Peut-être est-ce là la définition d’un chef-d’œuvre : un film qui se défend tout seul. Vous pouvez lire ma critique complète (et illustrée) ainsi que d’autres critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur mon blog : 7emeart.wordpress
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 septembre 2017
Je viens de regarder série noire. Porter ce film au firmament des polars est surfait. Une histoire plus que banale servie par un Patrick Deweare sous stups. Ce film n'apporte rien. Il est très noir mais pour d'autres raisons. Celles-ci sont malsaines. On ne peut que faire le parallèle avec Heath Ledger. Même dépendance, même utilisation de stupéfiants pour un rôle et même fin tragique. Sauf que Heath Ledger avançait grimé dans son rôle du Joker dans Batman et dans un film plus abouti. Ce qui sera au final, sans doute moins dérangeant pour le spectateur. Pour le reste, on peut être choqué pareillement. Participer à la déchéance de quelqu'un qui n'est pas tout à fait lui-même et assister à cette dernière, en nous faisant croire que l'acteur a du talent. C'est pitoyable.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2017
Une vraie série noire pour ce looser magnifique et pathétique en même temps, qui se débat dans une vie sombre et terne dont il est persuadé de valoir mieux que çà, lui aussi veut sa part de rêve et d'aventure, il y a droit non mais, et va tout faire pour le réaliser.... Franck Poupart va donc enchaîner les mauvaises idées les unes après les autres pour finir plumé au bord de la folie, mais en fait, durant tout le film il est border line..... Un rôle qui va comme un gant à cet immense acteur qu'était Deweare. Il est habité par son rôle et nous délivre ici toute la palette de son métier de comédien.....
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2017
Un Dewaere complètement ingérable. Oscillant entre l'euphorie et la raison, drôle de personnage campé que par cet acteur de génie. Un démarcheur n'ayant pas vraiment le sens du commerce, trépasse dans sa vie jusqu'à nous faire rire. Il ne faut vraiment pas le provoquer. Il hésite entre la bonne conduite ou le lâcher prise, cherche la contradiction en lui même. C'est somme toute un bon niais, voir bon à rien. Éternel inquiet, c'est sa nature, Alain Corneau capte l'essence même de l'acteur : la folie.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 janvier 2017
C'est l'histoire d'un poissard hors catégorie, un tocard comme on en fait plus, un amateur qui se laisse aller au pire pour échapper à son environnement sordide. Ambiance crasse de polar bien noir, décrépite comme sa banlieue-cambrousse, son taudis et les gens eux-mêmes, quidams désoeuvrés... comme la pauvre fille jouée par la toute jeunette et toute mignonne Marie Trintignant par exemple.

Pourtant, si le film est poisseux, il se révèle aussi très drôle de temps à autre, absurdement drôle grâce à la performance phénoménale de Patrick Dewaere, le "schizonoïaque" et grâce à ses dialogues bien choisis. Pourtant, si le film dispose de ces indéniables qualités, il est plombé par sa lenteur terrifiante, une lenteur innommable, insupportable... que seul le grand Patrick parvient à nous faire supporter.

La mise en scène apathique fait penser à un documentaire FR3 et j'ignore si en dégraissant ce mammouth sous Prozac de 20 ou 30 mn, on obtiendrait un polar digne de ce nom, aussi sombre soit-il. Franchement je ne suis pas sûr. Superbe numéro de Patrick Dewaere en tout cas mais quelle corvée à regarder !
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2017
Une claque énorme au premier visionnage et ensuite une fascination pour Patrick Deweare qui a été un immense acteur . Un cinéaste qui manque beaucoup aujourd'hui. ..Alain Corneau apporte une ambiance poisseuse à cette adaption d ' un polar de série noire assez hypnotique. Patrick Deweare accomplit une véritable performance dans ce dilm où on ressort bousculé et un peu groguis ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 novembre 2016
Ce film a été mon film de chevet, quand j'étais un ado pseudo-baudelairien... Un film qui prend aux tripes ? Sûrement, comme beaucoup de films de Deweare. Mais est-ce la déchéance de Franck le personnage ou de Patrick le comédien à laquelle on assiste ? Et qu'on ne me réponde pas à cette question en me disant, "justement, c'est ça le génie de Dewaere". Si l'on pouvait dire de Brando "il ne joue pas, il vit ses personnages", c'est qu'il était un exceptionnel acteur, capable de mettre sa sensibilité et ses blessure personnelles au service de ses personnages qu'il habitait véritablement, on ne peut le dire de Dewaere. Pour moi, Dewaere n'a pas cette distance qui fait qu'il s'offre au personnage, c'est le personnage qui offre à Patrick l'occasion de faire du Dewaere, c'est très différent bien qu'il soit de toute évidence lui aussi un écorché vif comme Brando. Pour illustrer le propos, le fait qu'il mette dans ce film un vrai coup de boule dans sa bagnole ne me fait pas penser que c'est une performance d'anthologie.. Dewaere est au départ un acteur digne du plus grand respect mais je trouve que lui qui était le symbole de la jeunesse en quête de liberté et d'authenticité dans Les Valseuses s'est brûlé les ailes dans la vie comme à l'écran en devenant sa propre caricature, s'enfermant dans ses propres failles. Ici comme souvent, l'histoire est pas mal phagocytée par le dit "authentique" Patrick qui se donne en spectacle d'une manière prévisible. Un début sur le fil du rasoir, un basculement qui commence par un cri typé (pour ne pas dire stéréo-typé), une recette éculée dans sa filmographie. Beaucoup placent ce film comme un de ses chefs d'oeuvre ultimes pour sa grande noirceur, pour cette même raison, je le juge plus sévèrement que les autres de ses films moins jusqu'au-boutistes. Aucune nuance et bien peu de suspens à l'horizon
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2016
Je suis claqué Jeanne…

Réalisation Alain Corneau 1979

Frank Poupart est fatigué et Frank Poupart bascule dans la folie, doucement. On découvre un doux-dingue, paumé et attachant pour finir avec un psychopathe.

Représentant de commerce, il trimballe sa valoche de porte en porte pour fourguer tout et n’importe quoi sans trop y croire. Sa femme Jeanne (Myriam Boyer) est aussi au bout du rouleau, la maison est un taudis, elle a oublié de l’entretenir depuis bien longtemps.

Au hasard de ses ventes, Franck frappe chez la Vielle et rencontre la toute jeune Mona, à peine 15 ans. La tante maquerelle la vend au premier venu. Franck, « Poupé » pour les intimes, est troublé par la petite et l’histoire se met en place.

Patrick Dewaere est au sommet de son art, un vrai numéro d’artiste en déséquilibre, il réinvente le dialogue, lui donne toute sa dimension. Il bouffe l’écran, sa gueule d’ange déchu et sa gouaille font de ce film un film culte.

On déguste chaque plan, chaque roulade, chaque virage dans cette banlieue grise qui ressemble à un no-man’s land et où l’hiver semble régner toute l’année.

La petite Mona est belle mais si étrange. Une jeune Marie Trintignant, mal dégrossie et quasi autiste mais c’est Dewaere qui porte le film et on reste fasciné par sa prestation.

Andreas Tikidès (Andreas Katsulas) est un monstre de chairs et de muscles avec un coeur de géant et une âme d’enfant. La scène de biture avec Dewaere est inoubliable.

On croise Bernard Blier, il est grandiose en patron roublard, cupide et charognard.

Des dialogues au cordeau, des répliques intemporelles, du petit blanc un soir d’été sous la tonnelle: « …Makach-Bezef-Bono », « …The velours of the estomac… », « …Trou du cul sans fesse.. », « …pauvre con du dimanche… », « … chercher midi à 14h 15… », « …Je suis rentrée, j’avais la clef , c’est pas difficile… Alors toi si tu as un timbre, t’envoies une lettre…. » et j’en passe.

Puis une fin tragique à la hauteur du scénario et d’une mélancolie qui part avec la déraison. Une BO qui souligne le film avec finesse.

Alain Corneau et Georges Perec nous offrent un film incontournable et donne une touche à la Audiard à cette adaptation d’un roman plus que noir de Jim Thompson.
Acidus

872 abonnés 3 941 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2016
Excellente performance de Patrick Dewaere dans cette adaptation d'un roman de Jim Thompson paru dans la collection Série Noire (d'où le titre du film). Le problème principal de ce long métrage est que TOUT repose sur son personnage principal et sur l'acteur qui l'incarne. Pour ça, Dewaere est formidable dans ce rôle de dépressif à moitié taré. La folie douce de ce personnage et son énergie ne pallie pas complètement la vacuité qui l'entoure. Le scénario tourne en rond et, s'il était prometteur sur le papier, il ne tient pas la longueur. La mise en scène n'est pas folle non plus et les seconds rôles peu marquants. L'ambiance sombre n'a pas non plus était à la hauteur de mes attentes. Décidément, "Série Noire" ne vaut que pour Patrick Dewaere.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2015
sans doute le meilleur rôle de Patrick Dewaere, il incarne un looser paumé à tendances psychopate.
ce paumé qui fait de la vente à domicile dans une banlieue grise à la limte sordide, saute sur l'occasion qui lui est donnée pour se faire du pognon en assassinant une vieille avare qui prostitue sa nièce légèrement autiste ; il s'arrange pour faire porter le chapeau à un autre paumé, un boxeur en pleine dérive;
et que dire de son boss, joué par Bernard Blier, lui aussi un personnage sinistre qui profitera de son larcin en le faisant chanter. Et puis il y a l'épouse campée par une Myriam Boyer jeune qui ressemble étrangement à la Miou-Miou de l'époque; c'est à se demander si elle aurait pu jouer ce personnage; mais les relations entre elle et Dewaere étaient tendues. Gageons que si Miou-Miou avait eu le rôle celui-ci aurait été plus développé. On peut dire que le second personnage du film est Mona, cette fille lunaire qui ne parle presque pas, par moments elle semble être la conscience de Franck.
C'est en voulant la sauvé des griffes de sa mauvaise tante qu'il va s'empêtrer dans une spirale infernale
dont , nous spectateur ne verront pas l'issue, mais que l'on peut quand même deviner.
Patrick Dewaere donne dans ce film toute l'essence de son talent en jouant ce fou, illuminé d'une manière décalée, on en arrive presque à croire qu'il joue faux tellement c'est bien fait.
L'ambience du film est donnée dans les toutes premières image du film, images inoubliables de ce type dansant tout seul sur un terre vague, son lieue de refuge, cet endroit est l'image même du film, un terrain abandonné, qui ne sert à rien,
nanarophile
nanarophile

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2015
On savait que Patrick Dewaere était le comédien le plus doué de sa génération, capable de jouer tous les rôles et tous les styles de personnages mais personne ne pouvait se douter qu'il arriverait à un niveau pareil dans ce chef d'oeuvre du polar à la française.

Alain Corneau avait déjà signé les excellents "Police Python 357" et "La menace" et son association avec le comédien promettait beaucoup, elle a dépassé toutes les espérances car Dewaere est totalement habité par son personnage de Franck Poupart, étant sur tous les plans du film et s'investissant corps et âmes dans ce rôle d'une noirceur absolue. Les deux compères arrivent à créer une ambiance poisseuse et rarement vue dans le cinéma hexagonal, et le décalage créé par la b.o (Claude François, Sacha Distel, Sheila ...) ajoute encore un plus.

Un film jamais égalé depuis où les seconds rôles (Myriam Boyer et Bernard Blier) sont excellents et contribuent à l'immortalité de cette oeuvre incroyable.
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2016
Le film culte, qui collera toujours à la peau de Patrick Dewaere. On dit souvent de ce long-métrage d'Alain Corneau qu'il y'a eu un avant et un âpres Série Noire. Difficile d'imaginer qu’après Dewaere enchaînera des rôles plus noirs, de paumés, de détruits et rongés de l'intérieur par ses doutes et ses souffrances.
Sur le coup je pense à Beau-père, un mauvais fils et le bouquet finale : Paradis pour tous.
On dit souvent que les metteurs en scène on abuser de ses faiblesses pour mieux les exploiter au cinéma et inversement. Série noir est d'une violence tendu est visuellement dur, peut-être plus pour beaucoup de gens aujourd'hui avec la surenchère d'image épouvantable que l'on trouve partout et qui s'est non seulement généraliser mais aussi banaliser.

Le générique sur la musique de Duke Ellington renforce encore plus la noirceur du film. Il est evident qu'avec la prestation de Patrick Dewaere ne fait aucun doute. Voir un acteur s'investir comme cela pour son art fait tout aussi peur mais fait aussi l'admiration. Cette homme (Franck Pouplard) désespérer, prenant l'eau de partout, voit sa vie partir en mille morceau et va utiliser les méthodes les plus radicales qui s'imposent. Je pense que Patrick Dewaere était quelqu'un qui c'est sacrifier et pouvais mourir pour cette art de la dramaturgie ( ce qui s'en doute peut-être la un peu détruit) et comme on le sait l'art ou vivre pour son art a un coté autodestructeur.

Mais ce que j'aime dans ce film, c'est aussi son ambiance poisseuse, grise, déprimante qui pèse tout au long du film. Difficile de trouver de nos jours des œuvres aussi pesante en terme d'ambiance.

Un chef d'oeuvre d'humour et un de mes films préférer.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2015
Véritable peinture de la banlieue parisienne des années 80, série noire s'avère être un coup de maître, tant la réalisation est noire et marquée. Les premiers instants du film annoncent une oeuvre noire, dotée d'un acteur en or hélas regrettée, Patrick Deweare, qui livre une performance fascinante.. A la fois fou, à la fois comique, à la fois tragique... Pendant 1h50 on suit son chemin, sa vie et son quotidien... Série noire est une oeuvre passionnante, d'autant que le casting en béton, comportant un Bernard Blier talentueux n'est qu'une qualité parmi tant d'autres. Remarquable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2015
Voici la meilleure adaptation, la plus honnête de l'univers déjanté du grand Jim Thompson. Ce que l'Amérique a raté, ce que Tavernier avec "coup de torchon" a trahi, Corneau l'a subliment réussi dans ce film terrible et magnifiquement inspiré. Le cadre, la lumière, les décors, le montage tiennent noué ce poème sanglant et sans issue, transcendé par l'interprétation extraordinaire de Dewaere, personnage de looser schizophrène dans un monde sans pitié. Un film exceptionnel.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2015
Dire que Dewaere est ici génial tient de l'euphémisme, tant sa performance est époustouflante. Il se hisse au niveau du Simon de "L'atalante", du Mitchum de "La nuit du chasseur" et du Belmondo de "Pierrot le fou", totalement halluciné, habité par son personnage, tout comme Blier, grandiose dans un rôle d'ignoble, de lâche, de malfaisant.
L'univers de Jim Thompson est remarquablement transposé dans la glauque banlieue parisienne, où la lumière blafarde fixe pour l'éternité le quotidien de ces losers magnifiques. Le chef d'oeuvre de Corneau et le plus beau rôle de Patrick Dewaere ("Poupée pour les intimes !"...), le meilleur comédien de sa génération.
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