12 hommes en colère
Note moyenne
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936 critiques spectateurs

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laurencehugou
laurencehugou

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2025
ce film est un vrai régal et n'a pas pris une ride, l'arbitraire fait partie de nos vies, on ne s'en rend plus compte
téoznaka
téoznaka

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2025
“Not guilty.”

Douze Hommes en Colère est une leçon de cinéma, une œuvre d’une intensité rare où la tension naît non pas de l’action, mais des mots. Adapté d’une pièce de théâtre, ce huis clos d’une simplicité apparente devient un champ de bataille psychologique où la justice se heurte aux préjugés, à la colère et à l’indifférence.
Sidney Lumet orchestre une mise en scène d’une précision chirurgicale : l’atmosphère moite, les visages en sueur, les longs plans millimétrés qui resserrent progressivement l’étau sur ces douze hommes… Tout nous enferme avec eux, dans cette salle où l’air chaud et humide devient irrespirable à mesure que les esprits s’échauffent. J’ai beaucoup apprécié les travellings de caméra qui sont très bien montés.
Face à l’aveuglement collectif, Henry Fonda incarne la voix de la raison, un homme seul contre tous, qui choisit de réfléchir avant de condamner un accusé à la chaise électrique. Sa détermination fissure lentement les certitudes des autres jurés, donnant lieu à des échanges d’une intensité dramatique remarquable.
Brillant, captivant et toujours aussi percutant aujourd’hui ce film m’a grandement marqué durant ma jeunesse. Douze Hommes en Colère est une démonstration implacable de la puissance du doute et de l’intelligence face à l’injustice.

Conseil de visionnage : Regardez Douze Hommes en Colère dans le calme absolu et un soir orageux. Soyez seul, avec un ami étudiant en droit ou avec quelqu’un prêt à débattre après le film, pour ressentir toute la tension et la puissance de ce huis clos.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2025
Personne -ou presque- ne conteste la valeur de cet immense classique du film judiciaire, un huis clos étouffant pour les personnages et passionnant pour les spectateurs. Mise à l’écran d’une pièce de théâtre, et privilégiant de ce fait la parole, il fonctionne d’abord sur un scénario original qui fait parfaitement évoluer la situation de départ vers le dénouement final. Au service de ce scénario et de ces dialogues, la direction d’acteurs et la mise en scène sont remarquables ; après un long plan séquence d’ouverture où les protagonistes apparaissent comme dans un ballet, le rythme et le montage se font incisifs, sachant donner de l’importance à chaque élément successif de la narration. Au-delà de sa forme et du « suspense » qu’il constitue, le film met au grand jour plusieurs aspects de la nature humaine, et la relativité de nos jugements, souvent influencés, et même faussés, par nos histoires personnelles ou par nos partis-pris sociaux.
Greedypig78
Greedypig78

6 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2025
Chef-d'œuvre de tension psychologique et de réflexion sur le système judiciaire, la justice et les préjugés humains. Sidney Lumet réussit à créer un film captivant et profond, porté par des performances exceptionnelles et un scénario brillant. Malgré quelques aspects didactiques et une certaine lenteur pour les spectateurs contemporains, le film reste un incontournable du cinéma, toujours pertinent dans son exploration des failles du système judiciaire et des travers humains. C'est un plaidoyer poignant pour le doute raisonnable et la nécessité de la réflexion avant de juger autrui.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2025
Un film fort, qui aborde le sujet de la culpabilité, du jugement de l’individu par la société. Une belle image en noir et blanc, de très jolis plans séquence, le plan d’ouverture est une prouesse et un régal. Bien sur la confrontation des différents jurés et le basculement de certains d’entre eux, est bien montré. Mais le film a un peu vieilli, beaucoup de verbiage, des longueurs, film de procès à huis clos, plein de sueur, par un été de canicule. Henry Fonda est exceptionnel.
Rémi Stolz
Rémi Stolz

26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2025
Douze hommes en colère" est un classique du cinéma en noir et blanc, doté d'une mise en scène soignée et d'une élégance intemporelle. La réalisation sobre et maîtrisée met en valeur un huis clos captivant, porté par des acteurs excellents qui livrent des performances d'une grande justesse. Le film propose une adaptation réaliste et percutante du scénario, explorant avec finesse la complexité du doute et de la justice. L'intrigue, bien construite et psychologiquement intense, maintient un suspense constant, même si le rythme peut parfois sembler légèrement étiré. Une œuvre marquante qui mérite d’être vue.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2025
Alors là... je vais être très clair. Je sais que tout le monde ne sera pas d'accord et heureusement, mais j'ai un avis très catégorique : pour moi, "12 hommes en colère" fait partie des plus grands films de l'histoire du cinéma. Voilà, c'est dit. Mon opinion n'a jamais varié d'un pouce et n'en variera jamais. Qu'est-ce que j'ai toujours autant aimé là-dedans ? Le huis-clos ? Oui, mais pas que ? Le fait qu'il fut le premier film de procès à se passer non pas dans le prétoire mais dans la salle des jurés ? Oui, mais pas que. Sa mise en scène ? Oui, mais pas que. Ce que j'ai toujours aimé, c'est ce scénario d'une précision diabolique. Ce scénario qui fait valser les convictions acquises de façon parfois moutonnières. Ce scénario qui fait voler en éclats les préjugés. Ce scénario qui fait tomber les masques en distillant les doutes et en allant débusquer les détails auxquels personne n'a jamais pensé. Ce scénario qui te dit "ouais, tu fais le malin parce que jamais tu ne t'es retrouvé dans pareille position, mais le jour où ça va t'arriver, tu verras que le coq chantera nettement moins fort". Un immense film, porté par d'immenses acteurs, avec Fonda et Lee J. Cobb se démarquant le plus. Toutes les chaînes de télévision devraient avoir le devoir de le rediffuser une fois chacune dans l'année.
Nasheven
Nasheven

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2025
Film cultissime s'il en est, "12 hommes en colère" continue à bénéficier d'une popularité sans faille près de 70 ans après sa sortie initiale. Mais comment expliquer les avis publics et critiques si dithyrambiques et la capacité de ce film à traverser les âges en conservant la même force ?

Le premier élément de réponse est sans hésiter la simplicité du contexte: 12 personnages anonymes enfermés dans une unique salle de 30m² et condamnés à disserter sur la culpabilité d'un jeune homme à l'issue de son procès; Rien de plus, rien de moins, pas de Deus Ex Machina ou d'artifices de scénario pour habiller la réalité qui se suffit largement à elle-même. A partir de ce point de départ, c'est l'écriture sublime du film qui prend son envol et tisse minutieusement sa toile, suspendant purement et simplement le spectateur aux lèvres d'un Henri Fonda hypnotique. Le débat constant qui rythme le film entre ces 2 camps dont les effectifs s'inversent progressivement est diaboliquement efficace.

Mais le plus grand tour de force de Lumet c'est, qu'au-delà de cette simple affaire criminelle dont la véracité vacille aux grés des reconstitutions et contradictions factuelles, il réalise en fait un film social profondément humain dans le meilleur comme le pire dont il est capable. Les 12 jurés, issus de milieux différents et incarnés par des acteurs au sommet de leur art, sont très subtilement caractérisés pour incarner des archétypes qui parlent à chacun et qui s'entrechoquent ici violemment dans un huis clos étouffant qui voit éclater au grand jour l'apathie vers laquelle nous pousse notre système. Pour des raisons qui leur sont propres (discrimination, paresse, projection personnelle, ou surtout effet de groupe) 11 des 12 jurés ne remettent initialement absolument pas en cause la version qui leur a été servis durant le procès précédant le film; Ils sont prêt à envoyer sans discuter ni même sourciller l'un des leurs à l'échafaud. Il faut un juré n°8 tout de blanc vêtu et pas plus persuadé de l'innocence de l'accusé que les autres, pour réanimer progressivement, à l'aide d'une rhétorique sans faille mais toujours naturelle, l'empathie et la curiosité dans l'esprit de ses compères. En ce sens, Lumet est résolument optimiste dans sa vision de l'Homme qu'il délivre ici, affirmant dans la droite lignée de Jean-Jacques Rousseau, que l'homme est naturellement bon envers ses semblables et qu'il ne tient qu'à nous de renouer avec cet état de nature en cherchant simplement à voir et comprendre l'autre par delà les apparences.

Ce message capital, en toile de fond mais intelligible par tous, explique également en grande partie l'aspect mémorable du métrage d'autant qu'il est mis en valeur par une mise en scène inoubliable. Malgré l'unité de lieu et de temps parfaitement respecté, on voit des univers entiers de douceur et d'amour défiler dans les regards pénétrants d'un Fonda qui propage peu à peu cette lueur et cette fougue à ses voisins. spoiler: Et comment ne pas glisser un mot sur ce plan inoubliable dans lequel l'ensemble des personnages tournent le dos à un juré n°10 qui s'enferme dans une tirade ouvertement discriminatoire, manifestant ainsi leur désapprobation tacite par un silence assourdissant qui résonne d'autant plus fort aujourd'hui...


En bref, du très grand cinéma, un des rares films ayant la capacité de parler à tout un chacun et surtout une oeuvre à conseiller sans limite pour réconcilier noir et blanc et modernisme dans l'opinion populaire !
Thomas M
Thomas M

6 abonnés 1 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2025
Etant donné qu'il fasse parti du top 10 des films les mieux notés sur AlloCiné, je me devais le voir puisque je suis un cinéphile.
Scénaristiquement, il n'y a rien de vraiment original si ce n'est que ça dure pendant tout le long-métrage (1h30) mais c'est efficace, en ne s'ennuie pas. Pour voir qu'il date de 1957 et que ça soit en noir et blanc ( car il y avait pas encore la couleur) c'est visuellement très propre et pas l'impression que ça ait prit une seule ride. Personnellement, et comme beaucoup de monde je suppose, j'ai été pris dans l'engrenage immersif des dialogues, et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce revirement de situation. Cependant, je trouve qu'on est ici vraiment loin d'être un chef-d'œuvre et comme beaucoup de film le trouver sur-cotés même si le considéré comme un classique, je peux l'accorder.

Ma vrai note est de 3,75/5
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 185 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2025
Aux Etats-Unis, un jury populaire composé de douze hommes doit délibérer sur le sort d'un jeune homme, accusé de parricide. Il risque la chaise électrique si l’unanimité se fait sur sa culpabilité. Lors du premier vote (à main levée), seul un homme ne vote pas la culpabilité. Après une discussion haletante et de multiples rebondissements, le verdict est finalement rendu.
Dans un de ses ouvrages, René Girard rappelle que selon le Talmud, un suspect condamné à mort à l’unanimité par les juges devrait être acquitté. Par là, il rappelle que l’unanimité du tous contre un est forcément suspecte car elle est le ressort principal du mécanisme du bouc émissaire. C’est tout le sujet du film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2025
Brillant et puissant. D'une densité et d'une efficacité rares. C'est le premier long-métrage de cinéma de Sidney Lumet, qui avait œuvré jusque-là au théâtre et à la télévision. Le réalisateur a été choisi par Henry Fonda qui produit ce film tout en tenant le rôle principal. Quant au scénario, il est tiré d'une pièce télévisuelle, adaptée par son auteur lui-même, Reginald Rose. Son contenu résonne fort dans un contexte post-maccarthyste, en sondant les fondements de la justice états-unienne, et plus largement ceux de la démocratie états-unienne. Au centre du propos : la notion juridique de "doute raisonnable" qui interroge les concepts de vérité, de certitude, d'objectivité et de responsabilité, au-delà des apparences, des préjugés sociaux et raciaux, des réminiscences d'histoires personnelles. Ce propos prend la forme d'une joute oratoire exceptionnellement captivante, traversée de rapports de forces et d'influences, entre douze hommes (pas de femmes à l'époque dans les jurys de cours criminelles...). Douze hommes aux profils sociaux et psychologiques différents, échantillon bien choisi d'une humanité ordinaire, capable du meilleur comme du pire. Les dialogues et la progression narrative, démonstrative, sont d'une parfaite intelligence, subtile et implacable. La tension va crescendo au cours d'une journée qu'un personnage présente comme la plus chaude de l'année, avec en point d'orgue un orage extérieur... et intérieur. Sidney Lumet, après un plan fixe marquant sur le visage du jeune accusé, au début, gère son huis clos de main de maître, en termes d'espace, de timing, de direction d'acteurs... Le casting est impeccable autour d'un Henry Fonda d'une classe immense, tout en sobriété et acuité. Avec son complet blanc symbolique, il est le héraut idéal d'un humanisme auquel on aimerait encore un peu croire.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 223 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2025
Un jury de douze hommes (milieux sociaux différents) doit décider d'un verdict unanime concernant un jeune accusé d'un meurtre. Huis clos tendu, étouffant, absorbant et magistral. Un classique du cinéma américain avec un Henry Fonda grandiose. Educatif sur le fonctionnement d'un jury, les relations humaines et le système de justice.
NekMiles
NekMiles

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2025
Un vrai plaisir de découvrir ce film, quelques années en retard certes, mais un plaisir quand même. Dès le début, nous sommes plonger dans l’intrigue. On est alors pendu aux mots des acteurs qui nous expliquent au fur et à mesure les éléments de l’enquête. Le huis-clos est très bien réalisé, l’ambiance y est étouffante. Le jeu de caméra, les gros plans, les plans/contre plan réussissent à nous dépeindre une salle chaude, écrasante avec des personnages bouillonnant. Pour ce qui est du scénario et des dialogues, c’est un sans faute. On DOIT s’accrocher aux dialogues pour comprendre et leurs fluidités rend la tâche agréable, même excitante. Le jeu d’acteur est excellent. Le film est moral et percutant. Un bijou.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
Excellent film de huis clos où le jury doit se prononcer à l'unanimité sur la culpabilité ou non d'un jeune homme accusé d'avoir tué son père à coups de couteau. la sentence : mort ou libération en découlera automatiquement.
Sur les 12 jurés, 11 se prononcent d'emblée pour la culpabilité au vu des éléments du procès. Un seul, architecte, a quelques doutes. Le scénario, montre comment petit à petit, il réussit à partir de détails, de contradictions dans les témoignages à faire partager ses doutes.
Belles joutes oratoires, belles oppositions de personnages et de personnalité qui met en évidence la fragilité des témoignages et le poids des parcours personnels dans les convictions qui sembleenet pourtant bien ancrées
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2025
Un chef d'oeuvre d'écriture dramatique très bien mis en images par un réalisateur inspiré ! Un classique du théâtre filmé.
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