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12 hommes en colère
note moyenne
4,5
9293 notes dont 689 critiques
63% (431 critiques)
30% (210 critiques)
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Votre avis sur 12 hommes en colère ?

689 critiques spectateurs

ChroniqueMécanique

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/01/2012

55 ans et toutes ses dents. "12 hommes en colère" fait partie de cette catégorie de films qui, malgré le temps qui passent et les techniques cinématographiques qui changent, ne perdent pas de leur impact initial. Tout premier film du regretté Sidney Lumet (qui signera par la suite "Un après-midi de chien", "Serpico", "Le crime de l'Orient Express", "7h58 ce samedi-là"), ce drame psychologique filmé comme un thriller bourré de suspense est intense, très intelligent, et fait douter le spectateur comme les jurés du film. Des jurés aux personnalités remarquablement étudiées, si bien dépeints qu'ils apparaissent terriblement réalistes, restant des anonymes auxquels on s'attache facilement (ils n'ont pas de nom, rien que leur numéro de juré). On se pose des questions en même temps qu'eux, on écoute leurs arguments et objections avec autant d'attention que si nous étions dans la salle, le tour de force est tel que l'on aimerait presque pouvoir participer aux débats ! On se retrouve coincé dans ce bureau étriqué, suffoquant sous la chaleur de la difficile issue à choisir, perdu sous l'orage qui s'abat sur nos têtes. La tension ne cesse de monter au cours de ce huis-clos étouffant avec lequel Lumet présentait déjà une belle aptitude dans la fluidité et la maitrise de sa mise en scène, et nous envoyait ces thèmes de prédilection à la figure : la terrible machine à broyer les hommes qu'est le système, le poids des responsabilités que nous devons prendre, la nature égoïste des hommes à préférer leurs petits intérêts... Coupable d'être un chef-d’œuvre ! Retrouvez mes critiques avec photos et anecdotes sur mon blog cinéma : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ Merci !

Dex et le cinéma

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4,5Excellent
Publiée le 23/04/2014

Un classique évident ! Lorsqu'on me parla pour la première fois de 12 Hommes en colère, je me suis immédiatement dit qu'un film de cette époque, qui traverse les années avec la même renommée, ne pouvais être qu'énorme. Et quel film ! Un huit clos d'1h30 sans aucun temps mort, magnifiquement joué et superbement réalisé ! Premier film de son réalisateur, il installe une ambiance parfaite, et offre un aperçu prophétique du grand réalisateur qu'il est amené à devenir. Les plans séquences du film, en particulier celui d'ouverture, sont magistraux et parfaitement maitrisés. Le scénario, bien que souffrant d'une conclusion plutôt prévisible, reste un bijou qui n'a toujours pas vieillit. Seul un soupir de bonheur ne saurait mieux conclure cette critique (assez courte contrairement à mes habitudes) qui prouve que l'amour pour le cinéma, se moque de l'âge et de la couleur. Sans conteste le plus grand film sur la justice et une œuvre totalement intertemporelle. Sublime !

Docteur Jivago

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/03/2014

Quel tour de force incroyable signé Sidney Lumet. Toute l'action se passe dans une seule pièce, où Henry Fonda joue le huitième juré, celui dont le "doute raisonnable" et la résistance bien pensée le conduiront peu à peu à convaincre les onze autres à revoir leur verdict rapide de culpabilité, qu'ils ont prononcé contre un jeune homme accusé de meurtre. La mise en scène théâtrale est un véritable atout, l'atmosphère claustrophobe du film est prenante. Chaque acteurs tirent parfaitement son épingle de jeu, que ce soit Lee J. Cobb ou bien évidemment Henry Fonda, une fois de plus grandiose et il rentre génialement dans son rôle. C'est une véritable leçon de cinéma que nous offre Lumet où comment captiver, fasciner tout en donnant matière à réflexion, dans un film se déroulant dans une seule pièce et sans réel suspense. Du très grand art et un brillant chef d'oeuvre.

tuco-ramirez

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/07/2013

Ce n’est pas la mienne, mais elle est tellement juste et pertinante, pourquoi se fouler : « Premier film, premier coup de maître : avec Douze hommes en colère, sorti en 1957, le jeune réalisateur Sidney Lumet innovait doublement. Par une prouesse technique d’abord : exemple paroxystique du huis clos, son film confronte un jury de douze hommes dans un espace unique, et presque en temps réel. Mais aussi par son propos, vibrant plaidoyer pour une justice plus égalitaire, toujours d’une effrayante actualité cinquante ans après la sortie du film. Le film débute alors qu’un procès touche à sa fin. Un jury de douze hommes écoute attentivement le discours las, cent fois répété du juge. Ils vont devoir statuer sur le sort de l’accusé. Les règles leur sont clairement expliqués : chacun va devoir donner son avis, et le jugement devra être unanime pour être validé. Si l’accusé est déclaré coupable par les douze hommes, il ira droit à la chaise électrique. Alors que le jury se retire, la caméra se déplace lentement, montrant le visage de l’accusé de profil, dans l’ombre, puis de face, en gros plan. C’est un jeune garçon basané, peut-être d’origine latino-américaine. La peur se lit dans ses yeux. Ce sera la seule image que le spectateur aura de lui. Le film suit ensuite le jury, qui s’installe dans une petite pièce exigüe. Un premier vote est mis en place. Tous votent coupable, sauf un, le juré numéro huit (Henry Fonda). Il déclare avoir un "doute légitime" sur la culpabilité de l’accusé. Les débats vont commencer... Douze hommes en colère est un modèle presque universitaire de mise en scène. Il s’agit d’un huis clos quasi parfait, puisque seules les scènes d’ouverture et de clôture du film, longues d’à peine cinq minutes, se déroulent à l’extérieur du décor principal, la pièce de délibération d’un jury dans un tribunal. Pour réussir ce tour de force, Sidney Lumet nécessitait des fondements scénaristiques extrêmement solides. Il trouva en Reginald Rose, son scénariste, un adjuvant de choix, capable de conjuguer l’atmosphère de réclusion oppressante induite par le huis clos, avec un suspense haletant, où la vie d’un adolescent tient en ces deux mots répétés douze fois : « not guilty » (non coupable). Le film de Lumet se nourrit de l’importance des détails. Puisque le vote n’est pas unanime, les jurés vont devoir retracer tout le procès, et tenter de se convaincre mutuellement qu’il faut (ou non) envoyer l’accusé à la chaise électrique. Il ne s’agit bien sûr pas de refaire le procès à la manière d’un détective ou d’un policier. Quand le juré numéro huit déclare l’accusé non coupable, ce n’est pas qu’il est convaincu de son innocence. Comme il l’explique lui-même, il lui semble d’abord juste d’accorder quelques minutes de réflexion en plus à la vie de cet adolescent, ne serait-ce que par respect pour sa jeunesse. D’autant que ce juré n’est pas totalement convaincu non plus de sa culpabilité. Chacune des pièces de l’accusation − un couteau, des témoignages, le plan d’un appartement, etc − va donc être passé au crible par le jury, dans le désordre des souvenirs de chacun. Pour réussir un huis clos, il faut être un maître absolu du suspense. Douze hommes en colère en est empli : quand Henry Fonda se lève, seul contre tous, et subit la colère des autres jurés, il est difficile d’imaginer comment il arrivera à tous les convaincre. Sera-t-il, finalement, celui qui devra céder ? Mais à mesure que l’argumentation du juré avance, d’autres vont céder, petit à petit, convaincus non pas de l’innocence de l’adolescent − ce point est très important −, mais qu’il existe effectivement un « doute légitime », des incohérences dans l’accusation, qui interdisent l’envoi d’un jeune garçon à la mort. Le suspense se tarissant au fur et à mesure des ralliements des jurés (un happy-end semble inévitable), Sidney Lumet en ravive le sentiment haletant et claustrophobique par un procédé extrêmement habile : alors que le film, au départ, multiplie les plans d’ensemble, la caméra se rapproche inévitablement des visages de chacun des jurés, pour finir sur des gros plans oppressants, en contre-plongée, à mesure que la tension grandit. Cette tension est accentuée par deux aspects : d’abord, la chaleur du « jour le plus chaud de l’année ». Tous les jurés transpirent, se plaignent, veulent en finir. La plupart votent coupable pour pouvoir s’en aller le plus vite possible. Le ventilateur qui ne semble pas fonctionner apparaît souvent en arrière-plan, comme le rappel mortifiant qu’un homme pourrait mourir simplement parce qu’à la date de son procès, il faisait trop chaud. La chaleur accentue l’énervement des jurés, qui sont confrontés à l’impossible contrôle de leurs pulsions émotives, induites par l’absence de bien-être. C’est ce deuxième aspect qu’interroge brillamment Lumet. Chacun des jurés est désigné par un numéro : on ne connaît le nom d’aucun d’entre eux. Tous ont pourtant une individualité, discernée par leurs professions réciproques, mais aussi par leurs discours. Que l’un d’entre eux soit profondément raciste, un autre d’origine immigrée, ou qu’un autre encore n’ait pas vu son jeune fils depuis deux ans prend petit à petit de son importance. Par l’intermédiaire d’Henry Fonda, le juré réfractaire, Sidney Lumet pose cette question quasiment insoluble : est-il possible de rendre une décision véritablement juste, c’est-à-dire totalement extérieure à des considérations personnelles ? C’est tout le sens de ces apartés entre les jurés, qui, lorsque les débats s’éternisent ou semblent bloqués, lient connaissance, parlent de leur vie, de leur parcours ou de leur éducation... Sidney Lumet s’applique à décrire l’individualité de chacun des personnages, en les plaçant toujours adroitement dans le cadre. Chaque plan n’inclut en effet que le ou les jurés qui vont faire avancer le récit, soit par leurs déclarations, soit par leurs attitudes ou encore par un visage muet et consterné qui marquent un revirement ou un doute dans l’esprit du personnage... Chacun des douze jurés est représentatif d’une certaine Amérique. Pas de femmes, encore moins de minorités (et pourtant, ces Blancs vont statuer sur le sort d’un homme de couleur, détail également important), mais des classes sociales et des origines différentes. Sidney Lumet rend d’abord hommage à la justice de son pays, qui n’autorise l’envoi d’un homme à la mort que s’il est unanimement déclaré coupable. Le système du « doute légitime » et de la nécessité pour l’accusation de prouver la culpabilité de l’accusé (à l’inverse d’autres systèmes où c’est à la défense de prouver l’innocence), n’est pas remis en cause. Ce que Sidney Lumet attaque en profondeur n’a pas grand-chose à voir avec les lois, mais avec ce qui les entourent : comme, par exemple, l’incompétence d’un avocat commis d’office, non convaincu de l’innocence d’un "client" trop pauvre pour rémunérer un meilleur défenseur... Douze hommes en colère n’est pas un plaidoyer immédiat contre la peine de mort. Mais le film pose l’une des pierres à l’interminable édifice de l’abolition : comment douze jurés tirés au sort, qui ne connaissent pas l’accusé, à qui l’on n’a donné qu’une vision souvent partielle des faits et qui n’ont pas directement assisté à la scène, peuvent-ils déclarer qu’un homme mérite d’aller mourir sur une chaise électrique ? Comment peut-on être certain de la culpabilité ou même de l’innocence d’un homme (cette dernière ne sera d’ailleurs jamais prouvée dans le film) ? Cinquante ans après sa sortie, alors que des centaines d’hommes attendent encore dans les couloirs de la mort des prisons américaines, Douze hommes en colère ne peut pas être simplement considéré comme un exercice brillant de mise en scène. C’est un film essentiel, à mettre sous tous les yeux, et surtout ceux des défenseurs acharnés de la peine capitale. » Ophélie Wiel

Sergio-Leone

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/06/2007

Pour ma 200ème critique j'ai choisi "Le" chef d'œuvre du huis clos par excellence. Un classique à voir à tout prix notamment pour les prestations exceptionnelles des acteurs dont le grand Henry Fonda. Le portrait critique de cette justice, de ces hommes qui n'accordent pas plus d'importance que ça à la vie d'un jeune homme est retournant. Le personnage d'Henry Fonda en est plus qu'admirable seul contre tous. Une œuvre magistrale qui marque et qui pose des questions essentielles, notamment sur la tolérance, la justice, la peine de mort... Classique indémodable.

fan_de_lorie

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 22/01/2012

12 Hommes en Colère, version ciné, entièrement tourné à New –York, réalisé par un « débutant » et produit par un acteur star, sorti en 1957, et connaitra un gros succès critique. Il se verra ainsi nommé pour trois Oscar, dont meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur réalisateur pour Sidney Lumet, véritable surprise du film, qui pour sa première œuvre pour le cinéma, fit un choix de mise en scène audacieux. Les 90 minutes du film se déroulant entièrement dans une pièce (où débâteront donc les 12 membres du jury) n’offrait à priori que peu d’occasions pour un réalisateur de s’affirmer, mettant à l’évidence en avant le jeu des acteurs. En choisissant des angles de visions très variés tout au long du film (Lumet a tourné le premier tiers du film au-dessus du niveau des yeux, le deuxième à leur hauteur et le dernier en-dessous), ceci eu pour effet, vers l’approche de la fin du film et ajouté à la tension s’installant dans le débat interminable du jury, au temps extérieur virant à l’orage et au manque de couleur du film (tourné en… noir et blanc, un des derniers films avant la période couleur il me semble ), à créer un sentiment de claustrophobie et de folie, donnant l’impression que la salle « s’écroulait » sur elle-même. Outre la découverte d’un talent de réalisateur que confirmera plus tard Sidney Lumet, le jeu des acteurs et les trouvailles de l’histoire sont les deux autres très grand points fort de ce film. La façon de voir comment le personnage joué par Henry Fonda démonte un à un chaque faits et témoignages reprochés à l’accusé est sublime, et le fait de savoir que tout ceci peut être « vrai » (le créateur de la pièce de théâtre ayant vécu des faits similaires, mais jusqu’à quel point ?) relance bien évidemment la question suivante : l’homme est-il vraiment suffisamment compétent pour décider ou non de la mort d’un autre homme ? 12 Hommes en Colère se révèle ainsi être un film talentueux, peu connu, qui plus de 50 ans après sa sortie, reste et restera d’actualité tant que ce système juridique existera. Pour les amateurs de grands films, de scénarios rocambolesques et astucieux, les juristes, les étudiants en droit, les préparateurs de disserts sur la peine de mort… Et pour les partisans de la peine maximale.

Badaask

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/06/2013

Sidney Lumet ("Serpico") signe ici, pour son premier film, un huit clos magistral. Le plus grand film judiciaire jamais fait à ce jour. L'histoire d'un juré, qui va devoir convaincre les onze autres membres de la véracité des propos d'un jeune adolescent de dix-huit ans pour lui éviter la chaise électrique. Autant dire que je n'étais nullement intéressé, qui plus est que c'était un genre particulier. Vraiment pas ma tasse de thé. Mais au final j'ai été surpris de la richesse de ce film. On ne sent pas le temps passer grâce à une mise en scène inspirée, bien que le récit ne se déroule que dans une seule pièce. Certes la mise en scène est minimaliste ce qui est plutôt normal mais elle est recherchée. Par contre le fait que le film soit un tel chef d'oeuvre ne repose en rien dessus (même si on ne peut nier son génie) mais avant tout sur son scénario misant principalement sur des dialogues magnifiques. Dialogues laissant place à une vraie joute verbale entre les membres présents dans la pièce chacun se sentant personnellement responsable du sort de l'accusé. Jouissif ! Les acteurs sont aux sommets de leur art surtout Lee. J Cobb, excellent dans le rôle du salopard qui ne lâchera rien juste par fierté et son amour propre. Le scénario malgré qu'il soit quelque fois prévisible, nous laisse pantois tellement celui-ci à été travaillé. Sidney Lumet critique avec un talent certain les défaillances du système judiciaire et montre à quel point il y a des faiblesses dans ce dernier, que la plupart des jurés ne sont pas du tout objectif quant à leur façon de juger un homme. Mettant en relief par la même occasion la peine de mort qu'il dénonce vivement. Le film est puissant car il reste d'actualité, c'est pourquoi il fait toujours succès cinquante six ans plus tard. Félicitations ! Au final, on peut dire que "12 hommes en colère" est un chef d'oeuvre. Sydney Lumet se frotte à la justice et propose ici un film engagé saisissant révélateur du vrai visage de la justice dans notre société. Un coup de cœur. Un film à voir absolument !

landofshit0

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 19/08/2014

Dès ces premiers instants Sidney Lumet nous apte totalement,puis ne nous lâche plus. Ce huis-clôt judiciaire ne souffre à aucun moment de son enfermement. C'est si bien fait qu'on ne pense même plus être dans une seule pièce. On est plongé au cœur du débat et des points de vues de chacun des 12 jurés. C'est une réflexion sur la peine capitale et le système judiciaire américain dont les conclusions sont parfois trop hâtives.

L'homme le plus classe du monde

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4,5Excellent
Publiée le 08/06/2013

Un huit-clos avec 12 jurés qui débattent sur une affaire dont on ne connait rien... Le film aurait facilement pu être incroyablement chiant, mais que nenni ! En plus d'être riche en rebondissement (les détails de l'affaire se dévoilent petit à petit), "12 hommes en colères" démontre l'absurdité de la peine de mort, les failles du système judiciaire américain et l'interprétation différente des hommes face à la justice, selon leur ages, leur classe sociale ou les événements marquant de leur vie. Malgré quelques personnages légèrement caricaturaux, bien que magnifiquement interprété, "12 hommes en colère" est ce que l'on appelle communément dans le jargon cinéphilique "une film cool"...

lhomme-grenouille

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/01/2014

Il n’y a pas à dire : voilà bien un film diablement efficace. Adapté d’une pièce de théâtre, ce film n’a pas grand-chose à nous proposer sur le plan de la forme. Par contre, au niveau de la richesse de l’histoire, de ses personnages et de ses retournements, ce film est encore une incroyable exploration de la justice démocratique. Or, moi, quand un film sait à la fois se faire monument historique et plaisir non dissimulé, j’applaudis des deux mains.

alexandrea P.

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3,5Bien
Publiée le 06/05/2013

Ce film fait partie de ceux (avec requiem for a dream contre les drogues, american history contre le racisme ou encore les évadés sur la question de la prison) qu'il serait bon de mettre au programme à l'école, en lieu et place de toutes les absurdités éducatives, morales, philosophiques qui y ont cours.

MoMo420

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3,5Bien
Publiée le 22/02/2015

Grand classique du cinéma américain, cette adaptation d’une pièce de théâtre de Reginald Rose a révélé Sidney Lumet au grand public grâce à un Henry Fonda très impliqué dans le film (producteur et évidemment bon acteur). La réalisation bien spécifique et qui évolue tout au long de l’histoire aide le spectateur a comprendre le retournement de situation dans cette pièce à l'atmosphère littéralement étouffante. La mise en avant successive des différents acteurs que parfois tout sépare est assez admirable et permet de mettre en place un débat sur de nombreux problèmes de société encore valables aujourd’hui. La confrontation entre Lee J. Cobb et Henry Fonda est assez admirable, notamment via une mise en scène plutôt efficace (calquée sur la pièce de théâtre). On retiendra de plus certaines scènes mythiques comme celles avec Ed Begley sur « ces » gens, racisme explicite et quasi contemporain. Sans pour autant bousculer le cinéma de l'époque, Douze hommes en colère a su faire sa place dans les mémoires grâce à une réalisation très performante et surtout douze très bons acteurs.

Eselce

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3,5Bien
Publiée le 29/01/2015

Une excellente réflexion sur la culpabilité ou non d'un accusé à travers l'étude intellectuelle des faits. Le film impressionne pour ses retournements de situation et surtout son humanisme. Toujours d'actualité, il ne vieillit pas.

BoBdeNiro

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3,5Bien
Publiée le 11/12/2014

12 hommes en colère est sorti il y a 57 ans, mais il reste aujourd'hui une leçon de vie qui laisse une trace indélébile dans la mémoire de ceux qui l'ont vu. 12 hommes blancs bien établis doivent prononcer un jugement sur un jeune de couleur issu d'un quartier défavorisé que tout accuse de meurtre, preuves et témoins à l'appui. Tous le déclarent coupable sauf un, qui estime que la vie d'un homme vaut bien qu'on passe quelques instants pour en discuter plus attentivement avant de prononcer une sentence. Le film est donc un huis clos, volontairement étouffant pour le spectateur, ou s'affrontent les divers opinions et ou le vrai visage de chacun sera mis au grand jour. Côté défauts, on peut regretter la volte-face un peu rapide de certains jurés, persuadés de la culpabilité du garçon puis rapidement convaincus de l'inverse; ainsi que le côté caricatural de certains jurés (l’extrémiste, le je-m’en-foutiste, le violent, l'intello...). Un beau moment de cinéma tout de même.

Loskof

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/09/2014

Je n'ai pas forcément été transporté comme sur les autres films auxquels j'ai mis 5 étoiles, mais je n'arrive quand même pas à prendre en défaut ce film. Ce n'est pas facile d'écrire une critique sur un film qui a autant d'éloges et lui mettre 5 alors qu'au fond on en mettrait peut-être moins. Ce qui en fait une œuvre particulière c'est qu'en soit on est face à un film assez classique (même si un des premiers huit-clos de procès, genre de films absolument formidable), on en devine la fin dès le départ et son déroulement ne réserve que peu de surprise, et pourtant il est tellement riche. Là où il marque c'est qu'en y réfléchissant , il brasse à peu près toutes les questions que peuvent se posé un jury, tout ce que la décision de peine de mort comporte de doutes, d'implications sur la vie d'un homme et sur la vie du jury, tout ce qui fait qu'une telle décision tient finalement à peu de chose. Le film fourmille de détails rendant l'atmosphère étouffante et où l'en sent que la vie de l'accusé ne tient qu'à un fil, fil pouvant être rompu à tout moment par la capacité de persuasion d'un homme, par la lassitude des jurés, par l'environnement où la décision est prise (jour qui se termine, chaleur, etc). Plus le film se déroule plus l'on est avec les personnages, on voit la sueur sur leur front, et l'on comprend pourquoi ils suent, tout est justifié, tout se tient. En plus la réalisation parfois à sublimer le tout, il y a du plan-séquence, des mouvements de caméra magnifiques et hyper fluides, du champ contre-champ classique mais très bien utilisé. Après je lui reproche quand même son déroulement très classique et son brassage de personnages un peu clichés (mais très représentatifs donc finalement ça passe). Mais 12 hommes en colère se révèle tellement riche en terme de contenu, avec une réalisation qui arrive à se faire remarquer alors que l'on est dans un huit-clos, qu'il mérite bien son terme de chef d’œuvre.

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