De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
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GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2025
En 1972, Paul Newman passe derrière la caméra pour la troisième fois de sa carrière. Il concocte un drame intimiste tout en décrivant la précarité des classes populaires américaines de l’époque. En effet, le portrait psychologique de cette femme élevant seule ses deux filles, à la fois mère courage et névrosée, permet de brosser une situation familiale toxique. La description tout en finesse des relations complexes qui règnent au sein de ce foyer montre les conséquences sur les enfants d’un système éducatif dysfonctionnel. Ce naturalisme sans excès de pathos devient vite insoutenable. Heureusement, pour détendre l’atmosphère, l’auteur à l’intelligence d’introduire quelques petites touches d’humour salvatrices. On notera au passage les prestations convaincantes de Joanne Woodward et Nell Potts (respectivement épouse et fille du réalisateur). Bref, une œuvre sombre car terriblement réaliste.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Troisième long-métrage réalisé par l’acteur mythique Paul Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites nous plonge au cœur du quotidien d’une mère au comportement toxique, qui élève seule ses deux filles. Adaptation d’une pièce de théâtre, ce drame intime et social prend la forme d’une plongée vertigineuse au cœur d’une Amérique névrosée, et s’interroge sur l’émancipation possible des enfants ayant grandi dans une atmosphère dysfonctionnelle et destructrice. Porté par des actrices superbes – dont Joanne Woodward et Nell Potts, respectivement épouse et fils de Paul Newman – ce drame n’est pas sans évoquer l’univers et les méthodes de production d’un John Cassavetes. Une ode aux vertus de l’éducation et un message d’espoir aux générations futures.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
De l’influence des perruques et des lapins sur le comportement des humains

On connaît les talents d’acteur de Paul Newman mais c’est aussi un talentueux réalisateur méconnu.

Titre improbable qui cache une thèse diaboliquement drôle. On s’attache très vite à cette mère perdue qui élève seule ses deux filles. Le récit risque même de vous émouvoir. Les relations mère/fille m’ont fait penser à la relation père/fils dans Gosses de Tokyo d’Ozu.

Le trio d’actrices est excellent surtout Joanne Woodward qui est ultra-impressionnante, il y avait un petit air de Gena Rowlands dans Une femme sous influence.

Bref, un film qui mériterait une plus grande reconnaissance !
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2025
cette histoire est traitée avec delicatesse Cette femme est semblable à des millions d'autres qui ne parviennent pas à vivre pour elle-même. Newman abordé ce sujet sans misérabilisme avec pudeur.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2022
C'est du côté de Cassavetes et de Rafelson que se situe ce film étonnant de Paul Newman, où son épouse Joanne Woodward compose un personnage dont le mal-être est d'une vérité troublante. Le cousinage avec celui que jouera Gena Rowlands l'année suivante dans "Une femme sous influence" est réel, tout comme l'intérêt porté par des cinéastes importants à une classe moyenne peu présente dans les films américains. La scène de la remise du premier prix à la jeune Matilda dans son collège et l'irruption surréaliste de sa mère, psalmodiant un discours totalement décalé, est inoubliable.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2022
Film de Paul Newman qui aborde le sujet d'une mère qui élève seule ses 2 filles. De là part plusieurs portraits psychologiques très différents chez ses 3 personnages mais paradoxalement liés par leur lien familial et la maison où ces personnages vivent.
La tension et les excès créées par le personnage de la mère construit un climat ambigu et instable dans ce film . Dans cette maison lugubre et dans cette misère éducative portée par la mère jaillit une fille qui s'élève de ce contexte et réussi scolairement à s'extirper de son modèle familial par son amour du savoir et du monde qui l'entoure .
Le jeu de lumière dans ce film est à souligner avec un début avec des scènes tournées en plein jour et une fin très sombre qui dénote toute la situation complexe que créée la maman qui conduit même à un sentiment de pitié pour elle et une descente aux enfers par l'absence éducative qu'elle a perpétué et le paradoxe d'être à l'image une femme au fort caractère omniprésente dans le non-essentiel .
Film très intéressant à voir.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2022
Troisième long métrage cinéma réalisé par Paul Newman, tiré d'une pièce de théâtre qui obtint le prix Pulitzer, " l'influence..." bénéficie d'une solide réputation dans la cinéphile d'art et essai.

Sa réédition permet d'évaluer l'opus du fameux acteur, passé par la réalisation dont les quatre autres opus sont aujourd'hui malheureusement tombés dans les oubliettes.

" l'influence..." s'apparente aux films de John Cassavetes comme réalisateur. Sens du naturel qui se marie à un ton casi documentaire, peu de moyens et interpretation théâtrale des acteurs.

J.Woodward, l'épouse de Newman occupe le rôle principal qui trouve des ressemblances dans celui du personnage incarné par Geena Rowlands dans " une femme sous influence ", voire au type d'interprétation de Barbara Loden ( compagne à la ville d'Elia Kazan) dans " Wanda ".

Mais à la différence de "une femme..." le rôle principal n'est pas le personnage clef. Si l'artifice est une trouvaille intéressante, le problème c'est qu'il faille attendre les cinq dernières minutes, voire la dernière réplique pour en être certain.

Les cinquante premières minutes sont taraudees par un cruel et pénible manque de rythme et il faut attendre la scène avec le policier ( une des meilleures de l'ensemble) pour que la direction soie désignée au spectateur.

Film au combien inégal ( raté dans les premières 50 minutes et réussi pendant les 50 dernières), il se propose rien moins que de nous donner goût à la vie.

Malgré son milieu amilial pathologique, voire indirectement maltraitant, la plus jeune des deux sœurs parviendra a trouver un immense intérêt à son existence. Elle le dira elle-même en voix off à la fin et le titre du film porte le nom de l'expérience scientifique quelle réalise.

Woodward porte complètement le film sur ses épaules ( elle obtiendra avec lui, le prix d'interprétation à Cannes).

" l'influence..." est un opus de Newman dont le thème suscite le débat ( peux t on s'échapper de son milieu ? Pourquoi certains y parviennent d'autres pas ? La vie vaut elle la peine d'être vécue ?) mais dont la vision de la première partie ( beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longue) m'a laissé très dubitatif.

Au plan formel Newman ne parvient pas à la maîtrise atteinte par John Cassavetes cineaste, dans ses opus les plus aboutis.

Pour sa seconde partie, ( propice, au combien à la réflexion) les amateurs de cinéma du patrimoine ne laisseront pas passer, " de l'origine. .." sans attendre toutefois une perfection dont il n'est pas, à mon avis, pourvu. Une excellente idée ne fait pas forcément un film abouti.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2021
Paul Newman avait déjà dirigé Joanne Woodward et leur fille Nell dans Rachel, Rachel, puis il les a dirigés dans De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites dans lequel Woodward joue le rôle de l'irascible chef d'une famille dysfonctionnelle. Le titre fait référence à un projet scientifique de la fille cadette et sert également de métaphore à l'effet de la société sur le personnage de Woodward. Tout objectif qu'elle poursuit sera presque certainement entravé par son instabilité. En fait elle et ses filles ne peuvent pas s'intégrer au monde qui les entoure. L'épilepsie et l'attitude rebelle de la fille aînée (Roberta la fille d'Eli Wallach) semblent la condamner à répéter la vie de sa mère tandis que la fille cadette trouve du réconfort dans son lapin de compagnie. J'ai aimé tous les films dans lesquels j'ai vu Joanne Woodward et ce film ne fait pas exception. Elle incarne la Béatrice mécontente qui essaie de faire ce qu'il faut mais dont les défauts font obstacle à tout. Nell la fille de Paul Newman qui apparaît désormais sur la couverture des produits Newman's Own aux côtés de son père est également très impressionnante dans le rôle de la jeune fille idéaliste. Ce film est un très bon film...
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2021
Un film inouï, de la force d'Un tramway nommé Désir ou d' Un Eté à Osage County. Un film méconnu, injustement, incompréhensiblement. Joanne Woodward est une très grande actrice formée au théâtre, elle joue à la perfection la névrose hystérique dans son aspect le plus sombre. La destructivité d'elle-même et des autres y compris de ses propres filles est tragiquement, cliniquement, exact. Ce film dépeint la face mal cachée d'une Amérique dont l'une des faces a la phobie des laissés-pour-compte, qui rejette le plus loin possible son angoisse de la marginalité et ne peut soutenir la vue de l'échec social. La face inverse de cette Amérique triomphe dans la vitalité du personnage de Matilda qui concentre toutes ses forces de vie pour contredire sa mère et affirmer que la vie vaut la peine d'être vécue et que l'on peut poser sur elle un regard enchanté. Sa passion pour les sciences naturelles est l'antidote du poison maternel, en neutralise le fiel mortifère et produit le miracle espéré. Paul Newman signe un immense film tourné avec sa fille et sa femme. Couple discret à la ville, Woodward et Newman se sont adorés pendant 50 ans (1958-2008) jusqu'à la mort de Newman, une prouesse de couple dont le conjoint fut l'un des hommes les plus convoités de tous les temps par ces dames. Et avant tout un immense artiste.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2017
"De l'influence..." a pour héroïne Beatrice Hunsdorfer, une femme d'une quarantaine d'années. Séparée de son mari, elle élève seule ses deux filles et vit dans une maison délabrée dont elle sous-loue une chambre à des personnes en fin de vie.

"De l'influence..." a été tourné en 1972 par Paul Newman qui était alors au sommet de sa gloire. Le rôle de Beatrice est interprétée par son épouse, l'actrice Joanne Woodward. Il est tiré d'une pièce de théâtre qui venait de remporter le Prix Pulitzer.

"De l'influence..." est emblématique de son temps. À commencer par son titre à rallonge qu'on n'aurait plus l'idée de donner aujourd'hui.
Il est inspiré d'une pièce de théâtre, comme l'était un grand nombre de films de la décennie précédente : "Qui a peur de Virginia Wolf ?", "La Chatte sur un toit brûlant", "Un lion en hiver."..
Surtout il s'inscrit dans un registre dramatique qui est aujourd'hui totalement passé de mode. À l'époque, le théâtre et le cinéma avaient une tendance à l'hystérisation qui s'est perdue. Les personnages étaient paroxystiques, au bord de la folie. Aujourd'hui, si le sujet des films n'a pas changé - "Aurore" sorti le mois dernier avait pour héroïne une femme divorcée élevant seule ses deux filles - leur ton n'est plus le même. Il est plus réaliste, plus doux, et surtout plus comique. La solitude d'une mère célibataire, hier, faisait pleurer. Aujourd'hui, elle fait, à tort ou à raison, rire.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2016
Une femme plutôt amère et révoltée au cœur d'une comédie bouleversante et formidable. Quelle actrice.... Elle nous fait souvent rire mais c'est malheureusement contre son gré:
"Ne te coiffe pas les cheveux aussi vite, tu vas nous électrocuter!!! A ce rythme tu auras pu tricoter des chaussettes!!!"
Le thème est profond car il ne s'agit pas simplement d'une mère qui élève ses enfants seule, il s'agit de la façon dont une de ses filles moins exposée au rayonnement bouillonnant d'une femme "déglinguée" va s'épanouir et développer une mutation positive qui va l'aider à quitter certainement cette vie si triste. Vraiment beau film.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2015
Très beau film "profond" sur une maman qui ne s'en sort pas avec ses deux jeunes filles ados.
Étouffée par ses problèmes matériels, elle ne perçoit plus l'essentiel: comment aimer ses filles, les écouter, faciliter leur épanouissement.
Elle est pourtant de bonne volonté et l'une de ses filles trouve sa voie...grâce à l'enseignement...drôle parfois, surtout poignant!!!! comme dans Stella, (Sylvie Verheyde)..
El G.
El G.

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2015
Une perle méconnue du cinéma américain des 70's au titre énigmatique tirée d'une pièce de théatre de Paul Zindel et réalisée par Paul Newman himself qui s'efface derrière sa caméra pour nous brosser une subtile chronique familiale dans la périphérie d'une ville du Connecticut.Le film est premièrement dominé par la performance de Joanne Woodward,l'épouse de Newman et la mère de Nell Potts qui joue le role de Mathilda,jeune fille introvertie et férue d'expérimentations scientifiques.J.Woodward campe ici une mère au foyer à la répartie facile élevant seule ses deux filles ;l'une ,Ruth,adolescente exubérante vivant difficilement les remarques parentales;l'autre,Mathilda,pré-ado réservée au comportement hiératique.On peut voir le film comme une charge de la domination d'une mère au bord de la névrose sur ses deux filles,bref,un film à voir ou revoir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 avril 2015
Un film à la fois juste et touchant. Une chronique familiale portée par la richesse de ses trois personnages.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2020
Un très belle oeuvre mèconnue et gageons que les gens la reconnaîtront malgrè son titre insolite! Le public sera èmu s'il se laisse èmouvoir! Paul Newman nous prèsente de façon admirable une famille troublèe par le caractère, quelque peu nèvrosè, de la mère! Drame magnifiquement interprètè par Nell Potts (fille de Newman & Woodward) et Roberta Wallach (fille du grand Elli), qui incarnent les filles Joanne Woodward, une mère nerveuse et à l'humeur changeante! Par son attitude scandaleuse, Bèatrice cherche à fuir sa vie dans des moments forts et remplis d'humanitè! Son personnage n'accomplit jamais ce qu'une Rowlands ou une Loden font! Newman nous fait croire qu'elle va se lancer dans le monde avec ses deux filles alors qu'en fait elle rentre chez elle! Du coup le film en devient assez ètrange avec un personnage qui ne franchit jamais le pas! Tout le monde aura compris que les marguerites dans le titre, ce sont les individus du film, en l'occurrence les deux filles! A plusieurs reprises, on se rend compte que Newman traite très diffèremment dans la cadre Matilda, de Ruth et Bèatrice! On pourrait dire qu'à plusieurs reprises, Newman cadre ensemble la mère et sa fille aînèe! Comme si l'autre ètait dèjà le miroir de la mère...ou en tout cas la mère son devenir! Et ça c'est plutôt fort et beau à la fois...
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