Adapté du célèbre roman d'Harper Lee "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", un superbe film qui adopte le point de vue de deux enfants pour évoquer, pendant les années 30, à travers le procès d'un homme noir accusé d'un viol des thèmes comme la discrimination, la différence, le racisme mais aussi l'intégrité et le sens moral. Assez proche du long-métrage de Siney Lumet "12 hommes en colère", l'originalité de l'écriture en moins avec quelques ficelles de narration un peu grossières ainsi que quelques longueurs pesantes, une oeuvre touchante, puissante dans laquelle Gregory Peck incarne une magnifique figure paternelle et héroïque. Du grand cinéma.
Vieux film plutôt facile à regarder, Du Silence et des Ombres peint à travers des yeux d'enfant le portrait sublimé d'Atticus Finch, avocat humaniste dans l'Amérique ségrégationniste des années 30.
Terminant aujourd'hui le livre je voulais voir comment était l'adaptation. Il manque pas mal d'éléments mais l'essence même de son message humaniste. Atticus a trouvé un bon interprète avec Peck. Scout est selon moi moins présente que dans le roman. Celle ou celui qui n'a pas lui le livre n'aura rien à y redire. C'est sobre et efficace.
Au moment de voir ce film mes attentes étaient étaient élevées, peut-être trop car le film m'a vraiment déçu. Le film n'est pas mauvais en soi mais il a malheur de mélanger deux histoires ensemble sans véritable lien ce qui donne un récit hybride qui hésite entre deux intrigues dont aucune n'est au final pleinement exploité. Pourtant la première intrigue avec les enfants est intéressante avec certaines séquences de tensions qui sont vraiment bien menées mais sont gâchées par une seconde intrigue lourde sur le procès d'un afro-américain. Cette seconde intrigue est bourré de clichés et de raccourcis faciles qui alourdissent le récit et font traîner le film en longueur. Meme les acteurs surjouent de manière caricaturale excepté Gregory Peck qui arrive à ressortir de cette bouillie proposée par le reste du casting. Le réalisateur traite de la problématique complexe du racisme avec beaucoup trop de simplicité et une approximation insupportable. Le film avait pourtant un potentiel intéressant mais cette seconde intrigue éclipse finalement les points positifs de la première intrigue qui aurait pu, si elle avait été traité seule, faire un très bon thriller. Au lieu de ça, on a le droit a un film inégal, lourd qui traîne en longueur mais qui offre quelques belles séquences malgré tout.
Depuis le temps que j'en entend parler, j'admet être un peu déçu de ce "Du silence et des ombres". S'il est indéniablement un bon film, il ne m'a absolument pas transcendé, ému, fait réfléchir ou impréssionné par ses qualités cinématographiques. Un des défauts du long métrage provient de son scénario qui se divise en deux intrigues qui se rejoignent laborieusement à la fin dans l'action et dans une morale simpliste (spoiler: le monstre n'est jamais celui que l'on croit ). La première histoire est celle de deux enfants se créant un fantasme horrifique autour d'un voisin soi-disant fou et dangereux. La seconde, beaucoup plus intéressante et substantielle, a pour cadre le procés d'un homme noir accusé injustement du viol d'une femme blanche. Une thématique hautement subversive quand on connait le climat de ségrégation de l'Amérique de l'époque. Si l'histoire du film se déroule durant les années de la Grande Dépression, on peut facilement retransposer cette critique de la justice dans les années suivant et précédant la sortie du long métrage : pas de juges ni de jurés noirs, condamnation rapide et non-fondée de personnes de couleur, lynchages,... Le message passe bien même s'il manque de subtilité. Un bon film, à mon sens surcôté, mais qui mérite au moins un visionnage.
Classique de la littérature devenu un classique du cinéma, ce très beau film se pose comme un remarquable point de vue enfantin sur une histoire d'adultes. En effet, nous suivons régulièrement le parcours de ce sombre fait divers à travers le regard et les expériences de la jeune fille du héros. Ce dernier est campé de manière impeccable par un G. Peck époustouflant. Atticus Finch a été élu par l'AFI plus grand héros de l'histoire du cinéma US et ce n'est pas volé tant le parcours de cet homme inspire le respect. Digne en toutes circonstances, fidèle à ses principes et ses idéaux, il éclaire le film de par sa sagesse et sa bonté d'âme malgré les obstacles évidents qu'il rencontre. Le film compte quelques scènes d'une belle puissance comme cette confrontation nocturne devant le bureau du shérif ou encore la sortie du tribunal de Finch. Un film magnifique, au message important, bien filmé mais qui spoiler: dérape un peu d'un point de vue moral dans son final (la scène de la bagarre vu à travers les yeux de la petite fille est splendide) mais il demeure encore un classique qui mérite sa réputation. Du grand cinéma. D'autres critiques sur
"To Kill a Mockingbird" évoque la jeunesse de deux enfants, qui grandissent dans les années 1930 dans une bourgade d'Alabama. A travers leur père, avocat intègre chargé de défendre un noir, ils découvriront le racisme ambiant, la peur, l'injustice, mais aussi la tolérance. Il s'agit là d'un beau plaidoyer, qui pointe finement du doigt le racisme (encore largement présent aux USA à la sortie du film) et les extrêmes du genre humain (de la bêtise à la grandeur). Gregory Peck est impérial en avocat humaniste et père protecteur, qui ne cède jamais à la violence ou à la facilité pour défendre son client ou ses convictions. L'intrigue se veut originale, en se centrant non pas sur une histoire classique de plaidoiries, mais sur le point de vue des deux enfants, qui ne saisissent pas tout, et qui perçoivent des éléments anodins ou mystérieux comme terrifiants. Pour retranscrire cela, Robert Mulligan propose une mise en scène efficace et inspirée, avec des jeux d'ombre et de plongées très adaptés, ainsi qu'un noir et blanc impeccable. Ainsi, "To Kill a Mockingbird" est un très beau film, à voir. En bonus : un tout jeune Robert Duvall, dans son premier rôle au cinéma.
Malgré une extrême fidélité, cette adaptation en noir et blanc prend quand même quelques raccourcis qui sont toutefois les bienvenus, la première partie du livre étant extrêmement longue. Le jeu des acteurs enfants est très honnête, Gregory Peck est effectivement charismatique et porte beaucoup le film sur ses épaules. Mais il faut néanmoins reconnaître au livre un développement bien plus poussé des sentiments et interrogations de Scout. Le film manque en explications et profondeur. Pour un non lecteur, il est quand même assez représentatif du livre de Harper Lee. Je ne peux cependant m'empêcher de penser que même si le film aide à faire passer les longueurs du livre, ce dernier reste un indispensable pour qui souhaite avoir une bonne vision d'ensemble du travail si célèbre d'Harper Lee.
Le silence c'est celui des hommes et des femmes que l'on entend pas vivre et les ombres ce sont celles de la haine.... Un superbe film sur les préjugés, les différences de classe, la pauvreté et l'injustice vu au travers des yeux des enfants. C'est une leçon de vie pour ceux qui ont été pendant tout le film des témoins de la vie des adultes dont Atticus disait qu'il voulait "préserver ses enfants de la laideur du monde" La première partie est vraiment différente: elle introduit le film en nous présentant des "scènes de la vie de campagne". Témoignage intéressant sur une époque. La seconde s'attache vraiment au procès et la conclusion (qui n'est pas la même que celle de la deuxième partie) est plutôt belle et optimiste. Vraiment bien.
Film sublime. Le personnage d'Atticus Fynch est extraordinaire. À l'heure où le modèle du héros est un personnage sombre (Batman, …), bad boy (Star-Lord dans les Gardiens de la Galaxie, Indiana Jones, ...) voire même un peu psychopathe sur les bords (Deadpool, ...), on manque terriblement de héros rayonnant d'humanisme et de non-violence tel qu'Atticus Fynch. Ce personnage est un modèle d'héroïsme (sans doute la raison pour laquelle l'American Film Institute l'a classé meilleur héros du cinéma devançant ainsi Indiana Jones et James Bond). Gregory Peck crève l'écran, son Oscar est amplement mérité. Les personnages secondaires sont également très bien interprétés. L'atmosphère, bien que perçu, à travers les yeux d'enfants, est assez cynique et il est vrai qu'on ne sort pas du film plein d'optimisme, mais ce film est une véritable réussite et je n'ai pas réussi à décrocher une seule fois l'œil de l'écran. La scène du procès est un vrai régal à regarder. Seul petit bémol, en plus de l'action principale, il y a une deuxième enquête, plus secondaire, sur des actes de violences dans la ville de Maycomb. On n'arrive pas toujours à voir le lien entre ces deux trames ni l'intérêt de la seconde. Pour l'anecdote, c'est le premier film au cinéma dans lequel apparaît le désormais très grand Robert Duvall. Mais sinon, un véritable chef-d'œuvre. À voir absolument (ne serait-ce que pour le personnage d'Atticus Fynch).
Franchement je m'attendais à un film assez moralisateur et lisse et j'ai pris une sacré claque. Ce film est juste incroyable. Il y règne un climat assez glauque de racisme ambiant (qui est d'autant plus glauque que tout le film est du point de vue des deux enfants), et au final on assiste à une perte de leur innocence pour ces deux enfants qui quittent le monde aseptisé de l'enfance pour découvrir le monde horrible et rempli de haine qui est le nôtre. Ce que ce film montre au final de l'humain, c'est à la fois ce qu'il y a de pire chez lui (toute la population raciste, surtout dans la partie du procès, ah ils sont beaux ceux qui ont libéré l'Europe du nazisme de faire pareil chez eux) et ce qu'il y a de meilleur (avec le personnage d'Aticus, nommé d'ailleurs plus grand héros de cinéma de tous les temps par l'AFI, mais aussi avec Arthur Radlley). La puissance émotionnelle que dégage ce métrage ne faiblit quasiment jamais, et atteint même son apogée dans la partie du procès et à la fin. Gregory Peck crève l'écran et aura bien mérité son oscar. Un très beau film.
Démonstratif et bien pensant à l'extrême avec des témoins à charge quasiment caricaturaux, film infaisable aujourd'hui mais si classique dans sa forme qu'il ne vieillira pas et restera à double titre, cinématographique et culturel, un témoignage précieux de son époque. Couvert de récompenses pour Gregory Peck qui le mérite bien car c’est bien son meilleur film, ses tics habituels devenant ici des qualités. Ce n’est pourtant pas le meilleur pour son réalisateur, comme c'est souvent le cas pour les films les plus connus. Mulligan a un talent inégal, il n'arrive pas à se séparer de séquences lourdes qui empêchent le spectateur de tomber admiratif sur l'ensemble. Ici, c'est le final qui aurait pu être bien plus émouvant s'il avait simplement montré l'action plutôt que de nous la cacher par une mise en scène et un procédé grotesque. Il n’empêche qu’ il y a de très belles choses et parfois même de la grandeur, comme l'assemblée des Noirs au tribunal qui regardent passer Atticus en faisant silence alors que tous les Blancs sont déjà sortis. Tout dans cette séquence étant maitrisé. Le roman sorti en 1960 fait partie de la culture des enfants américains et ce film totalement approuvé par Harper Lee est également important à titre éducatif. C'est absolument incontestable et il est dommage qu'il n'en soit pas ainsi en France malgré les efforts faits pour lui donner un titre magnifique, pour uns fois bien supérieur à l'original.
Excellent film sur la ségrégation raciale au sud des Etats-Unis reprsétentés à travers les yeux d'enfants qui finalement ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux. Chacun vit une vie différente. Les mondes ne sont pas fait pour se comprendre. "Du Silence et des Ombres" est un chef d'oeuvre du cinéma qui explique une époque de manière la plus réaliste possible. Dans les années 60 les noirs pourront voter, et donc c'est tout logiquement que ce film sort à cet époque là. Un noir et blanc parfait, une histoire dramatique porté par d'excellents acteurs dont Gregory Peck. Non ce film est vraimet magnifique.
"To Kill a Mockingbird", (tuer l'oiseau moqueur littéralement a eu droit a plusieurs variantes de titres Français) retenez bien ce titre ! Le film de Mulligan est à la pure hauteur du chef d'oeuvre qui l'a inspiré. Photographie, interprétation, narration, tout y est pour l'édification de nos jeunes sociétés. Magnifique !
"Du silence et des ombres" est un très grand film, l'un des plus grands moments du cinéma. Les acteurs sont excellents, bien entendu en premier c'est Gregory Peck qui signe une prestation remarquable, voire même, on peut le dire : unique. Une des plus grandes prestations du cinéma. D'ailleurs, son personnage a été classé n°1 des meilleurs "héros" du cinéma, liste dressée par l'AFI et Peck a gagné l'Oscar. Les enfants jouent également très bien dans ce film et sont bluffants. La réalisation est très bonne avec une très bonne mise en scène, une belle photographie et certains plans qui sont très réussis. Le scénario est remarquablement bien construit et retrace magnifiquement bien cette époque aux Etats-Unis. Le scénario raconte la vie des américains en 1932 (mais tourné en 1962) très naturellement pendant la première heure. Et on ne s'ennuie pas car les péripéties des enfants sont très intéressantes à suivre. S'ensuit ensuite une demie-heure sans arrêt sur un des meilleurs procès du cinéma. Le film se termine en beauté. En plus d'être un film sur l'histoire des Etats-Unis, l'innocence, la force et la conviction, il est également une approche des handicapés. Un très grand film. Un classique. Un chef-d'oeuvre intemporel.