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3,5
Publiée le 28 juillet 2010
Dans ce classique du polar des annèes 60, Gilles Grangier et le dialoguiste Michel Audiard offrent une nouvelle fois à Jean Gabin un personnage à sa dèmesure: celui d'un caïd infaillible et autoritaire! Avec l'excellent Maurice Biraud en "cave" graveur de faux billets, Gabin mène la danse, entourè d'un casting pour le moins pittoresque: Bernard Blier, Françoise Rosay, Ginette Leclerc et la sèduisante Martine Carol dans son dernier rôle marquant! Version colorisèe pitoyable et dialogues cultes d'Audiard: "Mr Eric, avec ses costards tissès en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquèes à Grenoble, eh bah c'est rien qu'un demi-sel! Et là, je parle juste question prèsentation! Parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons! Et encore, les rois y z'arrivent à l'heure!"...
Certes c'est une petite comédie sans prétention, mais grâce à ces acteurs et aux excellents dialogues signés Audiard cette comédie prend un tout autre ton. Elle se délecte avec un savoureux plaisir ,ce qui n'est pas le cas de bien d'autres comédies de l'époque,qui elles sentent la poussière à plein nez.
Bien qu’il soit très calibré, « Le cave se rebiffe » est l’exemple parfait du film qui nous rappelle et qui nous fait regretter le bon vieux cinoche populaire français d’autrefois. Un cinoche populaire qui comptait dans ses rangs des acteurs au charisme bestial. Un cinoche populaire qui était drôle, divertissant. Un cinoche populaire qui pouvait se vanter d’avoir l’un, si ce n’est le plus grand dialoguiste qu’on ai eu: en l’occurrence Michel Audiard. Un cinoche populaire sans prétention. « Le cave se rebiffe », c’est tout ça à la fois. Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud et d’autres encore. Tous au service d’une mécanique simple mais huilée comme il se doit et qui est servie par des dialogues aux petits oignons. A chaque séquence, il y a une réplique qui fait mouche. Oui, je dis bien à chaque séquence. C’est vivier. Un florilège de bons mots familiers, populaires et argotiques comme on en entend plus de nos jours. « Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon ». « 20 ans de placard. Les bénéfices, ça se divise et les années de réclusion ça s’additionne ». « Faire confiance aux honnêtes gens, c’est le risque des professions aventureuses ». « Il m’a fait la malle, à moi sa p’tite reine. C’est bien la seule chose qu’on puisse pas lui reprocher ». « Mais, il s’tire avec ma bagnole ! Ta bagnole, ta gonzesse, tiens v’là pour ton pif ». Et bien d’autres répliques encore. Comme je le disais un peu plus haut, le film de Grangier est très calibré et repose uniquement sur les bons mots d’Audiard et sur le numéro de ses acteurs. Gabin est plus autoritaire que jamais. Quant à Bernard Blier, comment ne pas avoir un orgasme auditif quand on l’écoute déclamer des dialogues de cette trempe? C’est impossible. Ah le bon vieux cinoche populaire… Quand reverrons nous des films comme celui-ci? Sans doute jamais. Quand reverrons nous des Gabin ou des Blier? Sans doute jamais non plus.
Si la réalisation de Grangier est correcte, le film doit énormément à Simonin et à Audiard. Même s'il fait semblant de s'en défendre, le film plonge dans l'immoralité avec une certaine jubilation, Martine Carole trompe son mari avec aplomb, Bernard Blier fait dans une scène mémorable visiter les chambre d'amour de son ancien bordel (bravo les décorateurs !) et tout le monde regrette le bon vieux temps où les truands pouvaient truander. Aucun coup de feu n'est tiré et d'ailleurs personne n'est armé. La distribution est excellente dominée par Gabin mais tous les premiers rôles sont bons (Biraud, Blier), on appréciera en plus la beauté de Martine Carol et la gouaille de Ginette Leclerc. On ne s'ennuie pas, l'intrigue est intéressante et bien menée. Du bon cinoche, sans prise de tête, comme on fait plus beaucoup.
Un polar comique avec les dialogues d'AUDIARD on ne s'ennuie pas une seconde GABIN, BLIER , BIRAUD, et les autres dans une histoire de fausse monnaie un bon final
Un classique de la comédie noire à la française. Ce film est à voir (et à écouter) impérativement dans sa version originale en noir et blanc. Méfiez vous des contrefaçons...
"Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon !". Réplique mythique signée Michel Audiard, et dont le film est émaillé. Il s'agit d'un petit bijou. Pour la première fois, j'ai eu un orgasme intellectuel. C'était jouissif. Je serais pour décerner une statue à Audiard, c'est un artiste.
Un peu mieux que Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe reste une comédie un peu plate, un peu molle, comme pas mal de Gilles Grangier en fait. C’est vraiment un film d’acteurs plus que de réalisateur. Le rythme n’est en effet pas le fort de ce métrage. Mou, surtout au début, il surprend dans l’ensemble par une action très réduite, un scénario un peu quelconque sur le fond, et un côté pépère dû à sa nonchalance générale. Le film pourrait mériter le titre de « cinéma de papy », tant c’est ce à quoi il peut faire penser, genre de polar comique populaire sympathique, mais assez lent et articulé pour ne pas déconcerter les personnes âgées. C’est peut-être un peu méchant, mais tout en appréciant assez bien l’ensemble, le film n’a pas le punch et la percussion attendus pour une telle histoire, en dépit des dialogues d’Audiard, très corrects. Il faut dire que la mise en scène de Grangier n’a rien de grandiose, et les décors, honnêtes, se contentent finalement de reproduire l’ambiance contemporaine du temps, sans faire dans l’audacieux. Même la bande son est très quelconque. Non, si Le Cave se rebiffe tient assez bien la route, c’est surtout, outre de bons dialogues et un final amusant, grâce aux acteurs. Ces derniers sont très bons, avec, en tête d’affiche les deux très solides Jean Gabin et Bernard Blier, bien appuyé par Maurice Biraud, Martine Carol, l’excellente Françoise Rosay aussi. Les interprètes s’amusent beaucoup, surtout Gabin qui s’auto-parodie avec jubilation, mais Blier n’est pas mal non plus en génie du crime finalement pas si malin. Si vous êtes fan des interprètes, alors Le Cave se rebiffe sera tout à fait divertissant. Attention par contre, si vous n’appréciait pas le jeu bougon de Gabin, l’ensemble, déjà pas mal défectueux aux entournures, pourra vous agacer fortement. En clair, pas une comédie policière qui mérite de rester dans les annales, mais un honnête divertissement si tant est que l’on passe sur le côté paresseux de l’ensemble. Il reste encore assez d’atout pour sauver le film, et valoir le détour pour l’amateur de films anciens. 3
Gilles Grangier à la baguette , une brochette d’immenses acteur qui s'en donne à coeur-joie , et comme d'habitude d’excellents dialogues de Michel Audiard , du très bon cinéma Français .
HEEEEEEELP, cinéphiles ! 0/4 c'est UNIQUEMENT pour ce que je viens de découvrir : la version COLORISEE de cet excellent film, que je ne connaissais qu'en N/B (et qui aurait été côté évidemment 4/4) ! Malheur à vous, marchands du temple colorisé ! Non seulement les teintes sont abominables, "dignes" d'un vulgaire "manga", où ici tout le monde semble atteint de "jaunisse", mais l'ambiance "polar, rififi, gangsters, de vrais, de durs et de tatoués" du film noir français de cette époque (bénie) est entièrement démolie par ce "peinturlurage" épouvantable. Sortez du tombeau, Gabin (oui, je sais : il a été "éparpillé" dans l'Atlantique), Blier, Biraud, Carol, etc ... et allez "tirer par les pieds" ces misérables vandales ! Même en réglant l'appareil sur N/B, la qualité des nuances, du contratse, des divers gris d'origine est abimée, voilée. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas remplacer les dialogues de Sa Majesté Michel Audiard et la musique "ambiance époque" par du ... rap ?
On sent que M. Audiard s'est régalé en signant les dialogues de ce film, véritable compilation du talent de ce dialoguiste de génie. J. Gabin s'en délecte bien évidemment grâce à un personnage sur mesure, entouré notamment d'un B. Blier en grande forme. A la mise en scène, G. Grangier fait dans le classique et conduit son intrigue avec efficacité, le scénario étant assez simple malgré quelques péripéties. Le tout donne un film bon enfant, empilant les répliques devenues cultes. Du bon cinéma d'antan. D'autres critiques sur
Très bon film dans la veine des comédies policières où Audiard fait montre de tout son talent. Adapté d'un roman de Albert Simonin qui est le second pous de la trilogie de Max le menteur avec "Touchez pas au grisbi" et "Les tontons flingueurs". Le changement important est que Max le menteur disparait dans l'adaptation pour le grand écran. Egalement en ce qui concerne le Dabe, pas si important dans le livre, Audiard en fait un vrai caïd et lepersonnage central. Evidemment les dialogues du maitre associé au casting est un atout solide et imprarable. On a plaisir aussi à revoir Martine Carol (superbe encore dans un de ses derniers films), Ginette Leclerc et Françoise Rosay (rôle trop court)... Cette histoire de petits arnaqueurs qui veulent jouer dans la cour des grands fonctionne à merveille grâce aussi au scénario qui fonctionne comme une horloge, bien aidé il est vrai par les dialogues de Audiard. Un vrai bon film qu'on a plaisir à revoir.
Un classique du cinéma français qui régale uniquement par les dialogues de Michel Audiard et à la présence des deux montres du cinéma que sont Gabin et Blier. Hormis cela c'est une petite comédie sans prétention, agréable mais au scénario très convenu.
Une comédie sur-mesure dans laquelle le duo Gabin/Blier s'en donne à cœur joie, avec la bénédiction de Michel Audiard et de ses dialogues aux petits oignons.