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    Les Innocents
    note moyenne
    4,2
    378 notes dont 69 critiques
    29% (20 critiques)
    45% (31 critiques)
    19% (13 critiques)
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    69 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 7 octobre 2018
    Jack Clayton s’est mis à la réalisation après avoir œuvré une dizaine d’années comme producteur. Le résultat de ses deux premiers longs métrages donne l’impression qu’il s’est donné le temps de bien saisir le métier avant de s’y lancer puisque la direction de A room at the top sorti en 1959 et The Innocents est à chaque fois impeccable et l’écriture cinématographique déjà très personnelle. Dans les deux cas, Clayton nous introduit dans des intrigues où l’on suit le protagoniste pas à pas dans sa quête. Joe Lampton cherchait une liaison qui le rendrait fortuné et il rencontra l’amour. Miss Giddens désire donner de l’amour à deux enfants orphelins et elle rencontre le diable en personne. Le pouvoir de la gouvernante d’apercevoir les fantômes rôdant autour des enfants nous plonge dans un univers fantastique. La vaste résidence aux allures hantées, habilement éclairée au chandelier, et rempli de sons mystérieux est propre aux films d’horreur. Toutefois, c’est un drame psychologique qui se joue devant nous. Deux petits êtres innocents laissés sans protection aux mains d’adultes violents et pervers. Une femme, trop belle pour être gouvernante selon le garçon, qui veut les sauver en leur donnant l’attention qu’elle n’a probablement elle-même pas eue. Tout cela se tient grâce au talent immense de Deborah Kerr. Une actrice brillante et indéfectiblement connectée qui peut tout faire passer à l’écran. Même un baiser plein d’amour déposé sur les lèvres d’un enfant emporté par les forces du mal. Troublant vous dite?
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 26 juin 2015
    Des enfants possédés pris en charge par une gouvernante dans un immense manoir: "Les Innocents" est un film minimaliste, qui instaure d'emblée un climat d'angoisse fort qui ne fait que s’accroître pour atteindre son paroxysme lors d'un dernier quart d'heure oppressant et assez génial. Sans parler du final, c'est le film tout entier qui est touché par le génie, guidé par l'intelligence de son cinéaste. Jack Clayton a en effet compris que pour faire un grand film d'horreur (en réalité, à mi-chemin avec le fantastique), il fallait savoir mettre en scène la peur: quand faire apparaître les fantômes, à quelle distance, de quel point de vue, etc. Toutes ces questions trouvent des réponses, sans cesse évolutives mais cohérentes, en langage purement cinématographique. Clayton prouve, avec peu de moyens, que l'on peut faire naître l'angoisse avec trois fois rien sans pour autant avoir l'air fauché. En bref, "Les Innocents" est éblouissant tant dans son aspect formel que sensoriel, tient un discours à la fois malsain et jubilatoire sur la naissance du mal, et se révèle éblouissant de maîtrise entre le sort cruel réservé aux personnages et l'amour qui leur est porté. Un grand film !!!
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 17 décembre 2008
    Un chef d'oeuvre dans le domaine du film fantastique ! Le film est une pure réussite grâce notamment à l'excellente réalisation de Jack Clayton qui réussit à faire passer beaucoup de choses tout en restant totalement crédible de la première jusqu'à la dernière seconde. Le fait que le grand écrivain américain Truman Capote ait participé à l'écriture du film doit y être pour quelque chose. L'interprétation de Deborah Kerr est parfaite tout comme celles des enfants. Et l'atmosphère gothique fin XIXème du film est aussi angoissante qu'inoubliable. Une réussite totale.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 19 août 2019
    Un film d’horreur gothique tardif, qui reprend les ingrédients traditionnels (le manoir, les bruits étranges, les rideaux qui volent, etc.), mais y apporte un peu de modernité, principalement visuelle, à travers un travail sur la profondeur de champ, la lumière et le son qui donne aux Innocents quelque chose d’oppressant, esthétiquement proche d’un film comme The Servant. Parce qu’il est plus tardif que les grands films gothiques, Les Innocents est aussi plus inquiétant, voire même plus effrayant (toutes proportions gardées). Mais surtout, s’il mérite le détour, c’est parce qu’il est étonnamment dérangeant et fait un usage très troublant du rapport entre la figure de l’enfant et celle de l’adulte. C’est de l’épouvante à l’ancienne façon Rebecca ou Les Diaboliques, mais qui annonce par moments une horreur plus moderne comme celle d’un Shining. Dommage que l’ensemble soit un peu statique et répétitif.
    landofshit0
    landofshit0

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    4,0
    Publiée le 13 juin 2013
    L'innocence des enfants quand elle est bien utilisée peut être un fort vecteur d’angoisse pour le cinéma. C'est le cas ici,l’ambiguïté est de mise sur ces jeunes enfants aux visages angéliques. Cependant le caractère un peu niais de Miss Giddens fait retomber certaines intentions du film. Le splendide noir et blanc ne fait que rendre le tout plus beau,les images sont elles très angoissante et fortement marquantes. L'angoisse et les frissons augmentes avec l'avancer du film.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 26 juillet 2010
    Dans ce classique du cinèma fantastique, les hèros sont des enfants, mais si l'oeuvre a beaucoup à voir avec les particuliaritès de la sensibilitè enfantine, il est clair pour tout le monde que ce film subtil et scabreux ne s'adresse qu'aux adultes! il s'agit d'une adaptation d'une des plus cèlèbres nouvelles de Henry James, "The Turn of the Screw", ce titre signifiant qu'on peut toujours donner un tour de plus à la vis de l'horreur, aller au-delà des histoires habituelles de fantômes et de revenants en y introduisant un èlèment qui les rende encore plus angoissantes! Le scènario du film avait ètè ècrit par Truman Capote, qui s'ètait surtout attachè à souligner les èlèments freudiens, implicites dans l'histoire pour un spectateur d'aujourd'hui! La mise en scène de Jack Clayton est orientèe dans le même sens! Par ailleurs, "The Innocents" - très digne, mais acadèmique - respecte l'ambiguïtè fondamentale du rècit de James! La photographie est èlègante (comme Deborah Kerr) et soignèe, les dècors, judicieusement choisis! Captèe dans un noir et blanc irrèel, le film est en somme l'une des rares oeuvres importantes que les fantômes classiques aient inspirèes...
    Veganforanimalrights
    Veganforanimalrights

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    4,5
    Publiée le 14 novembre 2012
    Film admirable, dont la capacité à terroriser dépasse de loin les "remakes" que l'on a faits depuis.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 24 mars 2013
    1880 en Angleterre ; une gouvernante débarque dans un manoir pour s’occuper de deux jeunes orphelins. Leur oncle est démissionnaire. Le manoir va progressivement livrer des secrets et libérer deux fantômes inquiétants à moins que les fantômes ne soient que l’imagination d’une gouvernante en route vers la folie. Le film joue en fait sur cette ambigüité. Le manoir est donc une personne à part entière. L’angoissante est distillé par petites touches succinctes, on monte quand même bien en pression. Dommage que le film révèle trop vite des questions qui auraient pu rester sans réponse ; le roman est paraît il plus angoissant et mystérieux. Ce film resté confidentiel à sa sortie est malgré tout un chef d’œuvre passé à côté d’une notoriété grand public car il pose certaines bases du film d’horreur à venir. De fait il est une référence pour certains réalisateurs ; très vite, on fait le lien avec « Les autres » d’Amenabar (qui ne se cache pas de s’en être inspiré). Ce dernier arrive par contre à maintenir encore mieux la tension et les mystères que dans « Les innocents ». Notons que ce film a été interdit au moins de 12 ans à sortie… Le traitement de la sexualité, de la pédophilie voire de l’inceste (même à touches légères, on est en 1961) a pu choquer à l’époque. Sur ce film, sur le blog « Citizen Poulp », j’ai lu une critique complète et excellente… Pourquoi tenter d’en rédiger une quand d’autres frôlent l’excellence… Bonne lecture : « Le tour d'écrou, roman d'épouvante psychologique de Henry James, se prêtait difficilement à une adaptation cinématographique. Mais grâce à un script hors du commun des deux scénaristes géniaux que sont William Archibald et Truman Capote, la mise en scène sans faille de Jack Clayton et une photographie somptueuse signée Freddie Francis; Les Innocents est, ni plus ni moins, un des grands chefs d'oeuvres du cinéma fantastique. Le film commence par un écran noir de près d'une minute, tandis que résonne une chanson évoquant la mort et de la douleur de la séparation. La voix cristalline de l'interprète, une enfant, est hésitante, tremblotante, et génère immédiatement un sentiment de malaise. Sentiment renforcé par la lente apparition de logo de la FOX sur ce chant lugubre, alors que l'on est plutôt habitué à le voir s'étaler au son d'une fanfare de trompettes tonitruantes... Puis l'écran redevient noir, le chant s'estompe pour laisser la place à un agréable pépiement d'oiseaux, et tandis qu'apparaissent les noms de l'actrice Deborah Kerr et du réalisateur Jack Clayton, le chant des oiseaux est remplacé par les sanglots déchirants d'une femme, dont les mains jointes en une prière suppliante prennent possession de l'écran et viennent souligner le titre du film : Les Innocents. Drôle d'entrée en matière, qui conditionne admirablement le spectateur à l'ambiance lourde du film. D'autant que cette femme suppliante n'est autre que Deborah Kerr, l'actrice principale, dont on entend des brides de prière : "Ne leur faites pas de mal... Plus que tout au monde, j'aime les enfants..." Après ces pesantes minutes, le film peut commencer : Dans un bureau cossu, un homme riche est en entretient d'embauche, et nous retrouvons notre actrice principale, postulant pour un emploi de gouvernante. "Les enfants ont besoin de plus qu'une simple gouvernante. Il leur faut de l'affection, de l'amour... Une personne à qui ils appartiendront... et qui leur appartiendra..." Drôle de termes, en forme de prophétie, choisis par cet oncle ayant recueillis ses neveux orphelins. Incapable de s'en occuper lui même, il les a exilé au fin fond de la campagne anglaise, dans une luxueuse propriété victorienne un peu lugubre. Laissant reposer sur les épaules de la gouvernante tout l'amour et l'éducation dont il ont besoin. L'arrivée de cette nouvelle gouvernante dans la propriété va mettre à jour d'étranges phénomènes qui vont lui laisser penser que sous les sourires d'anges des deux jeunes enfants, se cache la lubricité d'un couple de serviteurs récemment décédés et qui tente de revivre sa passion amoureuse à travers les corps des deux innocents. Dès lors, les bêtises de Miles et Flora, les deux enfants, leurs parfois étranges réactions, vont amener Miss Giddens, et avec elle le spectateur, à s'interroger sur leur véritable innocence, et à s'inquiéter de leur regards et de leurs sourires d'angelots... Flora, fascinée par le spectacle d'une araignée dévorant un papillon. Miles, renvoyé de son école, accusé d'être un danger pour les autres élèves, de les contaminer... de les corrompre... Flora, jouant à des jeux sadiques avec son animal de compagnie. Miles, qui semble voir ce qui se cache derrière les portes closes. Flora, son regard clair, son sourire si doux et qui pourtant appelle le malaise. Miles, l'enfant adorable qui retient à peine la violence qui le hante et qui cache des animaux morts sous son oreiller. Des animaux qu'on le soupçonne d'avoir tuer lui même. Flora, la nuit, regardant au pied de son lit, dormir sa gouvernante. Miles récitant, lors d'un jeu, un poème en forme d'incantation aux morts à venir rejoindre les vivants. Des enfants aux expressions verbales trop adultes et à l'intelligence trop vive pour leur âge... Les Innocents est avant tout un film de fantômes ; un film fait pour faire peur et instaurer un climat paranoïaque, et qui y réussit admirablement. La force des scénaristes et du réalisateur va être d'insuffler cette peur par petites touches successives et légères. Tout d'abord grâce à une bande son absolument remarquable. Outre la lugubre, douce et obsédante, chanson d'ouverture, revenant, susurrée comme un leitmotiv par la jeune Flora. Les ambiances sont générées par des signes annonciateurs de la présence du Mal : des échos lointains, le bruissement du vent dans les feuillages ou dans les rideaux, se transformant en voix sépulcrales à peine audibles, comme des appels de l'au-delà ; par des cris d'animaux déchirant la nuit et faisant sursauter le spectateur. Et lorsque cela arrive, la petite Flora dans un sourire inquiétant vous murmure à l'oreille : "Faisons semblant de ne pas entendre... pour ne pas s'imaginer des choses..." Glaçant ! Et puis il y a le rire des enfants. Un éclat de rire dément qui se déclanche toujours dans les moments où les adultes sont perdus, s'interrogent ou ont peur. Là ou chacun voit dans le rire d'un enfant un moment charmant, Les Innocents le transforme en moment d'inquiétude et de stress. Car aucun doute que les enfants, adorables innocents du titre, sont les gardiens de quelques redoutables secrets, et que leurs jeux prennent trop souvent l'aspect de véritables machinations. Ensuite il y a la maison, personnage à part entière, au même titre que le jardin de la propriété. Là-bas on trouve d'étranges statues; images pieuses inquiétantes ou scènes païennes de couples enlacés, disséminées ici et là. Il y a la vieille tour, envahie par les mouches, au sommet de laquelle passent des ombres qui semblent vous fixer... Et puis il y a ces autres silhouettes évanescentes qui hantent une maison trop grande, que la gouvernante, au contraire des enfants, n'arrive pas à s'approprier. Les enfants, eux, ont fait de toutes ces pièces, souvent abandonnées, leur propriété privée et leur terrain de jeux, qu'ils partagent avec "les autres", dans d'incessants et lugubres chuchotements... La grande question que pose le film réside dans une seule question : les enfants sont ils vraiment possédés par les âmes débauchées du couple de domestiques récemment décédés, ou bien est-ce simplement le délire, le phantasme, de la nouvelle gouvernante, vieille fille bigote, fille de pasteur qui nourrit un délire inavouable, obscène... De nombreuses scènes sont équivoques et tendent à faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre. Il règne indéniablement une tension sexuelle malsaine, qui tend vers la pédophilie, le tout sous le vernis pudique et élégant du cinéma anglais des années 60. La fin du film ne donne pourtant aucune réponse à la question posée, c'est à la fois frustrant et libérateur, car il arrive un moment où l'on n'a même pas envie de tout savoir. Que les enfants aient été véritablement possédés ou qu'il s'agisse du délire de la gouvernante, le résultat est là, terrible, dramatique... Le directeur de la photographie, Freddie Francis (à qui on devra l'excellent Le docteur et les assassins), délivre un noir et blanc somptueux dans un large format cinémascope. Son travail est d'une subtilité remarquable. Ses contrastes savent être doux en début de métrage pour s'accentuer à mesure que le film nous plonge dans la terreur, jusqu'à devenir aussi sombres, durs et violents, que l'action à la fin du métrage. Les acteurs sont tous aussi formidables les uns que les autres. Outre Deborah Kerr, littéralement possédée par son rôle, le metteur en scène a su tirer des enfants des expressions incroyables. Leurs regards, leurs sourires, sont capables en un instant d'inspirer la compassion ou la terreur au spectateur. »
    Julien D
    Julien D

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    4,5
    Publiée le 21 mars 2014
    Second long-métrage de Jack Clayton, Les innocents est une adaptation subtile du conte fantastique d’Henry James Le Tour d'écrou qui, malgré son efficacité horrifique digne du panthéon des films de fantômes, avait été un peu oublié jusqu’à sa réhabilitation en 2001 quand Alejandro Amenabar reconnut s’en être directement inspiré lorsqu’il adapta à son tour la nouvelle dans son film Les autres. Le traitement psychologique que l’écriture de Truman Capote a apporté au film lui permit de prendre une dimension plus ambiguë, en laissant constamment planer un doute malsain quant à la santé mentale de cette nounou (la toujours ravissante Deborah Kerr ) grâce à la façon qu’a la mise en scène de présenter les fantômes qui hantent ce manoir davantage comme des hallucinations de sa part que comme des esprits frappeurs tels qu’on a l’habitude de les voir au cinéma. L’autre élément important du scénario vient incontestablement de ses deux gamins dont la psychologie est elle-aussi explorée en profondeur, donnant une interprétation toute freudienne à leur comportement. La qualité du noir et blanc et des cadrages réussissent quant à eux à nourrir l’atmosphère angoissante et pleine de mystères que dégage cette splendide imagerie gothique.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 3 mai 2014
    Quelle subtilité ! Tout le film repose sur le doute qui nous étreint sans cesse de savoir si la gouvernante jouée par la toujours diaphane Deborah Kerr est en proie à des pulsions refoulées qui lui font voir le sexe partout y compris dans deux jeunes enfants dont elle projette la réincarnation en deux adultes qui ont commis les pires turpitudes en ces lieux ; ou si les deux jouvenceaux sont vraiment la proie de deux fantômes qui continuent leur liaison à travers eux. Exercice très difficile s’il n’est pas maîtrisé et qui peut rapidement tourner au grotesque et au risible. Beaucoup se sont essayés au mythe de la maison hantée et peu sont parvenus à en éviter tous les écueils. Robert Wise et Alejandro Amenabar ont livré des épures magnifiques, Clayton les accompagne dans le panthéon du genre.
    Redzing
    Redzing

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    4,0
    Publiée le 17 avril 2015
    Une gouvernante prend en charge deux enfants, délaissés par leur riche oncle, et s'installe dans leur manoir. Sauf que les chers bambins ont un comportement de plus en plus étrange. "The Innocents" est un film d'horreur britannique très original pour l'époque. En effet, à la différence des productions Hammer qui cartonnaient à ce moment, le film, bien que disposant également une ambiance gothique, est en noir et blanc. La photographie signée Freddie Francis est ingénieuse, alternant des lumières éclatantes dans des jardins irréels, et des ombres prononcées dans les couloirs lugubres du manoir. La mise en scène de Jack Clayton n'est pas en reste, exploitant la longue focale, et des effets dérangeants plutôt que des monstres grossiers. Côté acteurs, face à deux enfants très dérangeants, Deborah Kerr est convaincante en femme concernée, dont on ignore si les visions sont réelles ou issues de sa frustration sexuelle. Par ailleurs, le scénario contient de bonnes surprises, et un final intéressant. A découvrir.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2008
    Sorte de précurseur du film d'horreur, "Les Innocents" reste encore aujourd'hui une oeuvre assez grandiose dans son genre, Jack Clayton frappant au passage lui très fort par sa mise en scène impressionnante de maitrise. En effet, on se sent tout de suite très concerné par l'action qui se déroule devant nos yeux, qui plus est dans un noir et blanc d'une beauté et d'une qualité rare. Car l'autre force de ce film est de savoir toujours suggérer l'action, et l'on ne sait jamais au final si l'héroine a vraiment vu quelque chose ou pas. De plus, c'est cette impression d'étouffement qui nous prend pour ne plus jamais nous lacher. La fin est quant à elle extraordinaire, l'un des très grands moments du cinéma fantastique, ou la fascination l'emporte au final sur la terreur. Et au final, on n'en sait pas beaucoup plus, tant Clayton a réussi à imposer le malaise sans toutefois dévoiler les secrets cachés dès le départ. Bref, une oeuvre magistrale, un chef d'oeuvre du genre. Encore!!
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,0
    Publiée le 17 mai 2012
    J'attendais ce film un peu comme le messie, j'en attendais un film d'horreur vraiment épouvantable, vraiment terrifiant, faisant froid dans le dos du début à la fin avec une tension insoutenable le tout lié à une ambiance vraiment pesante. Du coup j'en attendais sans doute trop. J'aurai pu dire qu'on en fait plus des films comme ça, mais bon récemment ils ont sorti la dame en noir, du coup je ne peux plus le dire. Néanmoins, c'est malheureux que ce genre de film soit trop rare aujourd'hui, que l'on privilégie le gore, le sursaut à une véritable atmosphère angoissante. Parce que là c'est ce que Clayton tente d'instaurer, une atmosphère angoissante. Et je dois dire que ça marche assez bien, même si je dirai aussi qu'il aurait aller plus loin. Le film offre aussi quelque chose d'assez rare pour être signalé : un scary jump qui fonctionne vraiment. C'est un film avec une grande actrice, des gamins qui sont vraiment doués eux aussi, et dieu sait que c'est rare les films où les morveux ne sont pas des têtes à claques. Ici il y a des scènes où ils arrivent à être réellement flippant. La photographie en noir et blanc est juste sublime. Mais malheureusement, je pense que la mise en scène aurait parfois gagné à être plus lente pour instaurer une tension insupportable. Aussi la fin je ne l'ai pas vraiment aimé, je trouve ça un peu trop téléphoné et je suis resté sur ma faim, sans avoir été autant terrorisé que je l'avais désiré. Mais malgré tout, ça reste un bon film, avec pleins de moments qui font frisonner, rien que le début sur fond noir où on entend le chant de la petite fille, c'est glauque à souhait et terriblement génial.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    5,0
    Publiée le 24 février 2014
    Une atmosphère unique, lugubre, poétique. De sensations fortes en peurs suggérées, le film navigue en eaux troubles quelque part entre La maison du Diable et Le Corrupteur. Il aurait également fortement inspiré Amenabar pour Les Autres. Inoubliable ! A acquérir toutes affaires cessantes.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    4,5
    Publiée le 9 avril 2016
    Les Innocents est un film de grande qualité, qui souffre peut-être un peu de son intrigue trop plate. Mais il y a d’évidentes qualités. Celles qui m’ont le plus frappé, et je commencerai donc par-là sont les qualités techniques. Le film est vraiment très esthétique, avec une mise en scène réfléchie, intelligente, exploitant à merveille les hors-champs. La photographie est élégante, le noir est blanc est superbe, et les décors sont soignés. L’ambiance du métrage est réellement prenante, et on tient là une adaptation riche en atmosphère du Tour d’écrou. Franchement sur le plan technique rien à redire, d’autant que même la musique est de qualité avec notamment la berceuse tout à fait remarquable, et qui met dans le coup d’entrée ! Le casting est aussi solide. Si Deborah Kerr tient la distance, et se montre très crédible, je dirai que la surprise vient des deux enfants. Ils ont été parfaitement choisi, pouvant être à la fois de charmantes têtes blondes et de détestables pestes ! Ils sont excellents, très investis, et ils ne font aucun faux pas, c’est rare lorsqu’on parle d’un casting d’enfants ! Les autres acteurs sont tout à fait corrects et crédibles eux aussi. Le petit défaut que je relèverai dans ce film tient dans l’intrigue. Le début est prenant, et l’histoire se suit sans déplaisir, mais dans la deuxième partie j’ai eu le sentiment d’un léger délitement, avec une intrigue moins tenue, avec moins de fluidité dans la narration, et quelques lourdeurs. Reste que l’histoire est soignée et intrigante, et c’est dur de décrocher ! En conclusion Les Innocents reste une excellente découverte pour moi. C’est un film très propre, sans grand défaut notable, et qui rentre en effet dans les classiques du genre à l’époque. Pas vraiment horrifique, on est plus dans un thriller teinté de surnaturel, et le résultat saura je pense plaire aux amateurs les plus exigeants. 4.5
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