Les Innocents
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Redzing

1 452 abonnés 4 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2015
Une gouvernante prend en charge deux enfants, délaissés par leur riche oncle, et s'installe dans leur manoir. Sauf que les chers bambins ont un comportement de plus en plus étrange. "The Innocents" est un film d'horreur britannique très original pour l'époque. En effet, à la différence des productions Hammer qui cartonnaient à ce moment, le film, bien que disposant également une ambiance gothique, est en noir et blanc. La photographie signée Freddie Francis est ingénieuse, alternant des lumières éclatantes dans des jardins irréels, et des ombres prononcées dans les couloirs lugubres du manoir. La mise en scène de Jack Clayton n'est pas en reste, exploitant la longue focale, et des effets dérangeants plutôt que des monstres grossiers. Côté acteurs, face à deux enfants très dérangeants, Deborah Kerr est convaincante en femme concernée, dont on ignore si les visions sont réelles ou issues de sa frustration sexuelle. Par ailleurs, le scénario contient de bonnes surprises, et un final intéressant. A découvrir.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
Quelle subtilité ! Tout le film repose sur le doute qui nous étreint sans cesse de savoir si la gouvernante jouée par la toujours diaphane Deborah Kerr est en proie à des pulsions refoulées qui lui font voir le sexe partout y compris dans deux jeunes enfants dont elle projette la réincarnation en deux adultes qui ont commis les pires turpitudes en ces lieux ; ou si les deux jouvenceaux sont vraiment la proie de deux fantômes qui continuent leur liaison à travers eux. Exercice très difficile s’il n’est pas maîtrisé et qui peut rapidement tourner au grotesque et au risible. Beaucoup se sont essayés au mythe de la maison hantée et peu sont parvenus à en éviter tous les écueils. Robert Wise et Alejandro Amenabar ont livré des épures magnifiques, Clayton les accompagne dans le panthéon du genre.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2014
Second long-métrage de Jack Clayton, Les innocents est une adaptation subtile du conte fantastique d’Henry James Le Tour d'écrou qui, malgré son efficacité horrifique digne du panthéon des films de fantômes, avait été un peu oublié jusqu’à sa réhabilitation en 2001 quand Alejandro Amenabar reconnut s’en être directement inspiré lorsqu’il adapta à son tour la nouvelle dans son film Les autres. Le traitement psychologique que l’écriture de Truman Capote a apporté au film lui permit de prendre une dimension plus ambiguë, en laissant constamment planer un doute malsain quant à la santé mentale de cette nounou (la toujours ravissante Deborah Kerr ) grâce à la façon qu’a la mise en scène de présenter les fantômes qui hantent ce manoir davantage comme des hallucinations de sa part que comme des esprits frappeurs tels qu’on a l’habitude de les voir au cinéma. L’autre élément important du scénario vient incontestablement de ses deux gamins dont la psychologie est elle-aussi explorée en profondeur, donnant une interprétation toute freudienne à leur comportement. La qualité du noir et blanc et des cadrages réussissent quant à eux à nourrir l’atmosphère angoissante et pleine de mystères que dégage cette splendide imagerie gothique.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2014
Une atmosphère unique, lugubre, poétique. De sensations fortes en peurs suggérées, le film navigue en eaux troubles quelque part entre La maison du Diable et Le Corrupteur. Il aurait également fortement inspiré Amenabar pour Les Autres. Inoubliable ! A acquérir toutes affaires cessantes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 décembre 2013
Ce film est bien mais la fin laisse à désirer. On aimerait un peu plus d'éclaircissements ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2013
Un film de psychopathe. Plutôt étrange, ça fait flipper net, l'ambiance est incroyable, l'image tout en noir et blanc aussi. Une étrange histoire de possession, voile ce qu'on peux vraiment appeler du fantastique. Ça fait peur tout le long, et pourtant il n'y a qu'un jumpscare. C'est là la qualité du film, réussir à maintenir le spectateur en intrigue jusqu'au bout. On se ressortira pas indemne !
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2013
L'innocence des enfants quand elle est bien utilisée peut être un fort vecteur d’angoisse pour le cinéma. C'est le cas ici,l’ambiguïté est de mise sur ces jeunes enfants aux visages angéliques. Cependant le caractère un peu niais de Miss Giddens fait retomber certaines intentions du film. Le splendide noir et blanc ne fait que rendre le tout plus beau,les images sont elles très angoissante et fortement marquantes. L'angoisse et les frissons augmentes avec l'avancer du film.
Candice L
Candice L

56 abonnés 833 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2013
Un excellent film fantastique! Beaucoup de suspens, d'excellents acteurs, de vraies sensations et de magnifiques décors! Malgré ses 52 ans, ce film est très agréable à regarder et nous entraîne dans une spirale haletante jusqu'à la dernière seconde! A voir!!!
Steve V.
Steve V.

10 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2013
L'heroine est trop nunuche.A voir pour les amateurs de films Gothiques ou d'ambiance a la Agatha Christie ,excellente interprétation des enfants en revanche.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2013
1880 en Angleterre ; une gouvernante débarque dans un manoir pour s’occuper de deux jeunes orphelins. Leur oncle est démissionnaire. Le manoir va progressivement livrer des secrets et libérer deux fantômes inquiétants à moins que les fantômes ne soient que l’imagination d’une gouvernante en route vers la folie. Le film joue en fait sur cette ambigüité. Le manoir est donc une personne à part entière. L’angoissante est distillé par petites touches succinctes, on monte quand même bien en pression. Dommage que le film révèle trop vite des questions qui auraient pu rester sans réponse ; le roman est paraît il plus angoissant et mystérieux. Ce film resté confidentiel à sa sortie est malgré tout un chef d’œuvre passé à côté d’une notoriété grand public car il pose certaines bases du film d’horreur à venir. De fait il est une référence pour certains réalisateurs ; très vite, on fait le lien avec « Les autres » d’Amenabar (qui ne se cache pas de s’en être inspiré). Ce dernier arrive par contre à maintenir encore mieux la tension et les mystères que dans « Les innocents ».
Notons que ce film a été interdit au moins de 12 ans à sortie… Le traitement de la sexualité, de la pédophilie voire de l’inceste (même à touches légères, on est en 1961) a pu choquer à l’époque.
Sur ce film, sur le blog « Citizen Poulp », j’ai lu une critique complète et excellente… Pourquoi tenter d’en rédiger une quand d’autres frôlent l’excellence… Bonne lecture :
« Le tour d'écrou, roman d'épouvante psychologique de Henry James, se prêtait difficilement à une adaptation cinématographique. Mais grâce à un script hors du commun des deux scénaristes géniaux que sont William Archibald et Truman Capote, la mise en scène sans faille de Jack Clayton et une photographie somptueuse signée Freddie Francis; Les Innocents est, ni plus ni moins, un des grands chefs d'oeuvres du cinéma fantastique.

Le film commence par un écran noir de près d'une minute, tandis que résonne une chanson évoquant la mort et de la douleur de la séparation. La voix cristalline de l'interprète, une enfant, est hésitante, tremblotante, et génère immédiatement un sentiment de malaise. Sentiment renforcé par la lente apparition de logo de la FOX sur ce chant lugubre, alors que l'on est plutôt habitué à le voir s'étaler au son d'une fanfare de trompettes tonitruantes...

Puis l'écran redevient noir, le chant s'estompe pour laisser la place à un agréable pépiement d'oiseaux, et tandis qu'apparaissent les noms de l'actrice Deborah Kerr et du réalisateur Jack Clayton, le chant des oiseaux est remplacé par les sanglots déchirants d'une femme, dont les mains jointes en une prière suppliante prennent possession de l'écran et viennent souligner le titre du film : Les Innocents.

Drôle d'entrée en matière, qui conditionne admirablement le spectateur à l'ambiance lourde du film. D'autant que cette femme suppliante n'est autre que Deborah Kerr, l'actrice principale, dont on entend des brides de prière : "Ne leur faites pas de mal... Plus que tout au monde, j'aime les enfants..."

Après ces pesantes minutes, le film peut commencer : Dans un bureau cossu, un homme riche est en entretient d'embauche, et nous retrouvons notre actrice principale, postulant pour un emploi de gouvernante.

"Les enfants ont besoin de plus qu'une simple gouvernante. Il leur faut de l'affection, de l'amour... Une personne à qui ils appartiendront... et qui leur appartiendra..."

Drôle de termes, en forme de prophétie, choisis par cet oncle ayant recueillis ses neveux orphelins. Incapable de s'en occuper lui même, il les a exilé au fin fond de la campagne anglaise, dans une luxueuse propriété victorienne un peu lugubre. Laissant reposer sur les épaules de la gouvernante tout l'amour et l'éducation dont il ont besoin.

L'arrivée de cette nouvelle gouvernante dans la propriété va mettre à jour d'étranges phénomènes qui vont lui laisser penser que sous les sourires d'anges des deux jeunes enfants, se cache la lubricité d'un couple de serviteurs récemment décédés et qui tente de revivre sa passion amoureuse à travers les corps des deux innocents.

Dès lors, les bêtises de Miles et Flora, les deux enfants, leurs parfois étranges réactions, vont amener Miss Giddens, et avec elle le spectateur, à s'interroger sur leur véritable innocence, et à s'inquiéter de leur regards et de leurs sourires d'angelots...
Flora, fascinée par le spectacle d'une araignée dévorant un papillon.
Miles, renvoyé de son école, accusé d'être un danger pour les autres élèves, de les contaminer... de les corrompre...
Flora, jouant à des jeux sadiques avec son animal de compagnie.
Miles, qui semble voir ce qui se cache derrière les portes closes.
Flora, son regard clair, son sourire si doux et qui pourtant appelle le malaise.
Miles, l'enfant adorable qui retient à peine la violence qui le hante et qui cache des animaux morts sous son oreiller. Des animaux qu'on le soupçonne d'avoir tuer lui même.
Flora, la nuit, regardant au pied de son lit, dormir sa gouvernante.
Miles récitant, lors d'un jeu, un poème en forme d'incantation aux morts à venir rejoindre les vivants.
Des enfants aux expressions verbales trop adultes et à l'intelligence trop vive pour leur âge...

Les Innocents est avant tout un film de fantômes ; un film fait pour faire peur et instaurer un climat paranoïaque, et qui y réussit admirablement. La force des scénaristes et du réalisateur va être d'insuffler cette peur par petites touches successives et légères.

Tout d'abord grâce à une bande son absolument remarquable. Outre la lugubre, douce et obsédante, chanson d'ouverture, revenant, susurrée comme un leitmotiv par la jeune Flora. Les ambiances sont générées par des signes annonciateurs de la présence du Mal : des échos lointains, le bruissement du vent dans les feuillages ou dans les rideaux, se transformant en voix sépulcrales à peine audibles, comme des appels de l'au-delà ; par des cris d'animaux déchirant la nuit et faisant sursauter le spectateur. Et lorsque cela arrive, la petite Flora dans un sourire inquiétant vous murmure à l'oreille : "Faisons semblant de ne pas entendre... pour ne pas s'imaginer des choses..." Glaçant !

Et puis il y a le rire des enfants. Un éclat de rire dément qui se déclanche toujours dans les moments où les adultes sont perdus, s'interrogent ou ont peur. Là ou chacun voit dans le rire d'un enfant un moment charmant, Les Innocents le transforme en moment d'inquiétude et de stress. Car aucun doute que les enfants, adorables innocents du titre, sont les gardiens de quelques redoutables secrets, et que leurs jeux prennent trop souvent l'aspect de véritables machinations.

Ensuite il y a la maison, personnage à part entière, au même titre que le jardin de la propriété. Là-bas on trouve d'étranges statues; images pieuses inquiétantes ou scènes païennes de couples enlacés, disséminées ici et là. Il y a la vieille tour, envahie par les mouches, au sommet de laquelle passent des ombres qui semblent vous fixer... Et puis il y a ces autres silhouettes évanescentes qui hantent une maison trop grande, que la gouvernante, au contraire des enfants, n'arrive pas à s'approprier. Les enfants, eux, ont fait de toutes ces pièces, souvent abandonnées, leur propriété privée et leur terrain de jeux, qu'ils partagent avec "les autres", dans d'incessants et lugubres chuchotements...
La grande question que pose le film réside dans une seule question : les enfants sont ils vraiment possédés par les âmes débauchées du couple de domestiques récemment décédés, ou bien est-ce simplement le délire, le phantasme, de la nouvelle gouvernante, vieille fille bigote, fille de pasteur qui nourrit un délire inavouable, obscène...

De nombreuses scènes sont équivoques et tendent à faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre. Il règne indéniablement une tension sexuelle malsaine, qui tend vers la pédophilie, le tout sous le vernis pudique et élégant du cinéma anglais des années 60.

La fin du film ne donne pourtant aucune réponse à la question posée, c'est à la fois frustrant et libérateur, car il arrive un moment où l'on n'a même pas envie de tout savoir. Que les enfants aient été véritablement possédés ou qu'il s'agisse du délire de la gouvernante, le résultat est là, terrible, dramatique...

Le directeur de la photographie, Freddie Francis (à qui on devra l'excellent Le docteur et les assassins), délivre un noir et blanc somptueux dans un large format cinémascope. Son travail est d'une subtilité remarquable. Ses contrastes savent être doux en début de métrage pour s'accentuer à mesure que le film nous plonge dans la terreur, jusqu'à devenir aussi sombres, durs et violents, que l'action à la fin du métrage.

Les acteurs sont tous aussi formidables les uns que les autres. Outre Deborah Kerr, littéralement possédée par son rôle, le metteur en scène a su tirer des enfants des expressions incroyables. Leurs regards, leurs sourires, sont capables en un instant d'inspirer la compassion ou la terreur au spectateur. »
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2013
Ce classique de la littérature anglosaxonne est plutôt bien adapté.Mon problème avec cette histoire c'est qu'elle me laisse indifférent... A tout prendre l'opéra de Britten est plus convaincant. Deux hypothèses : soit la gouvernante est folle (pas très intéressant...) soit les enfants sont vraiment possédés et personnellement, ça m'est égal; Mais je comprends que cette littérature et ses dérivés cinéma ait- ses fanatiques!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mars 2013
Un film inégal mais qui reste de grande qualité sur de nombreux plans. Une réalisation pleine de finesse, l'ambiance oppressante est réussie et formidablement soutenue par la beauté des images. Le plus gros point fort reste les acteurs, tant Deborah Kerr par la densité de son jeu, fascinante de beauté, que les enfants, parfaits d'innocence et d'intelligence. Ceux qui prétendent les jeunes acteurs pré-couleur peu crédibles comparé à ceux d'aujourd'hui devraient en prendre une claque (allez hop "La nuit du Chasseur" dans la foulée).
Très dommage que le scénario ait ses ratées. La seconde moitié du film fait tiquer à plusieurs reprises, notamment lors de l'épiphanie de Kerr, lorsqu'elle en arrive, on ne sait comment, à la conclusion que les enfants sont possédés. Dès lors sa manière de gérer ses doutes et ses conversations avec la gouvernante semblent bien moins naturelles ou crédibles que dans la première moitié du film. La fin laisse perplexe; même si l'angoisse crescendo laissait présager une conclusion tragique, j'ai eu du mal à saisir la morale finale. Cela est peut-être dû aux choix d'adaptation puisque, à ce que j'en ai lu, le roman original est beaucoup plus mystérieux. Choix d'autant plus surprenants quand je lis que Truman Capote a participé à l'adaptation ! Le film fait d'emblée penser à "Les Autres" (et après vérification, ce n'est pas un hasard, "Les Innocents" en est l'inspiration principale). Bien qu'ils soient du même style, Amenábar a été beaucoup plus subtil dans sa conclusion et dans le dosage du suspense.
Seul vrai regret me concernant, la trop maigre utilisation du grand Michael Redgrave, dans le rôle si "Orson Welles dans Jane Eyre" de l'oncle.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2013
Plus dérangeant et subversif (ce sont des enfants mais quand même...) que vraiment effrayant, un des rares exemples de vrai cinéma british. A recommander. GAVTSA.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 novembre 2012
Un superbe film fantastique et onirique que la photographie magnifie. Dans l'esprit des contes torturé enclin à l'analyse psychanalytique, il aurait sans doute plu à Hitchcock !
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2012
Film admirable, dont la capacité à terroriser dépasse de loin les "remakes" que l'on a faits depuis.
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