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Un visiteur
3,0
Publiée le 10 février 2012
Ce film est intéressant car il dresse le portrait de plusieurs adolescents en mal de vivre mais je n'ai pas aimé cette profusion de "voyeurisme", je pense que cela a nui au film et surtout au scénario, en tout cas chapeau pour chacun des acteurs. Nota bene: c'est un film violent, il peut choquer les plus jeunes.
Peu de gens connaissent Ken Park, et pour cause, il a été interdit dans de nombreux pays, a crée la polémique de par l'utilisation d'images fortement violentes et à la limite de la pornographie, mais quel film ! Sans jamais tomber dans l'excès, mais davantage pour trouver une explication psychologique et sociologique aux comportements des jeunes, le film de Edward Lachman et de Larry Clark use d'une mise en scène simple et fait appel à quatre jeunes inconnus pour porter le film, en plus de quelques visages connus. Une franche réussite, qui choque autant qu'elle intrigue, mais que l'on ne parviendra pas à oublier de sitôt.
Durs sont les rapports entre les différentes générations et nous le savons que trop bien. Suite à ses précédents films très controversés dont « Kids », Larry Clark a signé ici un « Ken Park » très fidèle à ses habitudes, choquant et malsain mais surtout riche de significations.
Au delà du rapport difficile entre les générations, Larry Clark revient sur la difficulté de l'adolescent à s'intégrer dans un monde qui lui paraît tant étranger, de grandir dans une famille qu'il ne considèrerait presque pas comme la sienne et qui le comprend si peu. Le réalisateur prend du plaisir, presque comme un bourreau, à faire ressortir toute la souffrance de ces adolescents et en leur offrant plusieurs échappatoires aussi nocifs les uns que les autres, que cela soit le sexe débridé, la drogue ou bien pire encore … Mais au delà de l'adolescence, le réalisateur se tourne également vers les tourments d'une autre génération, celle des adultes vivant presque avec regret une vie qui n'est pas celle qu'ils espéraient.
Le problème avec Larry Clark (et je ne jugerai pas son oeuvre générale, ne la connaissant que trop peu) c'est qu'il met trop en avant les scènes choquantes au détriment du message pur. Le sexe ne sert plus de messager mais plutôt d'appas de spectateur. Certes l'aspect commercial semble être le cadet des soucis du réalisateur (tout comme la censure) mais toutes les scènes sexuelles n'auront eu pour but que d'attirer davantage de spectateur désireux de voir un film qu'on pourrait presque qualifier de « Hard ». C'est d'ailleurs bien dommage, les messages sociaux de Clark passent très facilement et font réfléchir plus d'une personne quelque soit la génération concernée. Il n'empêche que toutes ces scènes sexuelles n'auront fait qu'amuser une galerie de personnes souhaitant voir un cinéma moins « conventionnel » et plus osé, ce qui gâche beaucoup la qualité du film. Pour une fois on aurait aimé en voir moins.
larry clark est un grand artiste, très contemporain, preuve en est la censure contre lui je ne sais plus à quelle occasion l'année dernière, je crois. avant tout photographe de son état, il s'est efforcé de décrire sa vie remplie d'excès dans un style assez brut et épuré. comme tout grand artiste il parle de ce qu'il connait ou ce qui l'obsède. son oeuvre, et ken park inclu, est indispensable.
Au final, j'étais assez curieux de voir ce film en voyant toute la controverse qui s'anime autour. Très belle surprise, l'histoire est vraiment excellente. On assiste à travers Ken Park, à une description sans concession de la jeunesse. Chacun à leurs manières, ils doivent endurer quotidiennement la violence du monde adulte (père humiliant, alcoolique et incestueux d'un côté, père pathologiquement pieu et rigoriste de l'autre, les grands parents qui prennent leur petit fils pour un gosse, violant sans cesse son intimité...). A l'image de "Ruban Blanc", le film tourne autour d'une jeunesse brisée, volée par les adultes. La seule manière pour ces jeunes de pouvoir s'échapper de cette fatalité, c'est par le biais de la drogue et du sexe. Le film ne suggère rien, il le montre sans tabou, sans timidité. Pas de hors champs et pas d'actions simulés... C'est sûr ça dérange, c'est provocant, ça pousse le spectateur dans ses retranchements. C'est un parti pris assumé mais finalement il n'y a rien de vraiment pervers ou vicieux, par exemple un film comme "Mysterious Skin" qui use de hors champs (encore heureux), me semble beaucoup plus tendancieux et ambigüe que ce film. La seule chose d'un peu déroutante, c'est qu'on a l'impression que les protagonistes sont encore mineurs, l'histoire nous le fait croire du moins, alors qu'il n'en est évidemment rien... Agréable surprise et controverse inutile, c'est loin d'être le premier film a mettre des scènes de culs non simulées.
Dans ses images, "Ken Park" est très audacieux, et c'est ce qui est intéréssant, seulement c'est trop gratuit. Ce film parle du malaise de la jeunesse, de sa précarité et de sa perdition, sujet très riche (le même mois sortait "Elephant", film assez comparable en certain points, abordant le même sujet, mais le faisant 1000 fois mieux), mais extrêmement mal traité, on croirait que Larry Clark ne cherche qu'a provoquer, et les images, pourtant parfois troublantes, ne dégagent aucune force et ne servent a rien. Quand au personnage de Ken Park, les raisons de son suicide sont franchement pas convaincantes, le film porte son nom, on le voit au début, et on le voit a la fin, mais c'est absolument pas assez développé. C'est décevant de voir un film avec tant de potentiel se déféquer dessus de cette manière.
Larry Clark joue la provoc’, soit. Dans son film, les scènes de sexe ne sont pas simulées. Il fait de longues scènes montrant un type en train de se branler, un autre en train de pisser. Il montre un mec sautant la mère de sa copine, il montre un autre mec poignardant ses grands-parents dans leur sommeil. Soit. Pour quoi ? Pour rien, car dans chacune des quatre histoires quasi-indépendantes de « Ken Park », il ne raconte rien, se contenant de mettre en scène des jeunes ultra-paumés, inintéressants, inutiles, peu crédibles. Peut-être Clark voulait-il montrer témoigner d’une quelconque réalité américaine pas très belle à voir… Ce qui est consternant, c'est que sous couvert de faire un film appartenant à une contre-(ou sous-)culture, Clark ne fait rien d'autre qu'un film destiné à plaire aux tenants même d'une certaine culture bobo tout à fait opposée à celle qu'il dépeint. Sous la provoc', rien du tout. Juste de quoi se masturber intellectuellement en se disant que c'est de l'art. Navrant.
Un film qui a le mérite de dénoncer sans complexes ce qu'est l'adolescence dans certains cas extrêmes : sexe, drogue, expériences morbides, ect. Les parents en prenent aussi pour leur grade et on a même l'impression que le film dénonce l'éducation raté de ces adolescents. Le film est intéressant dans le sens où la censure est bannie et dans le sens où l'on a quatre portraits différents. Cependant je trouve qu'il manque un élément primordiale : l'école ! En effet on ne voit ces ados qu'entre potes ou chez eux mais on a pas la relation prof-ados. Je trouve que c'est un manque important car l'analyse se retrouve amputé d'un élément essentiel. Bref c'est un film à découvrir surtout pour les parents qui ont encore de la peau de saucisson sur les yeux et qui ne se rendent pas compte des actes de leurs ados !
Excellent. Malgré la présence quasi permanente du sexe dans ce film ainsi que des scène assez douloureuse le film est extra les acteurs sont extra (par contre le doublage VF est nul a chier donc à voir en VO), le film est très bien réalisé. Larry Clarke est toujours aussi doué. A voir !
A chaque film de Larry Clark en découle son scandale adéquat. Présenté à Venise, Toronto ou encore Rotterdam, "Ken Park" fut même affublé d'une interdiction aux moins de 18 ans lors de sa sortie. Une restriction bien sévère tant l'oeuvre n'apporte strictement rien de neuf sur la question. Nous l'aurons compris, dans "Ken Park", Clark a clairement opté pour la provocation et de surcroit, la provocation facile. Et puis, non seulement le cinéaste provoque facilement mais, en outre, il généralise ; la jeunesse américaine d'aujourd'hui n'est qu'un lot d'adolescents utopistes, rêveurs et incompris confrontés à des parents tous irresponsables, médiocres, autoritaires, alcooliques et même quelques peu volages. C'est précisément dans cet aspect là de facilité généralisatrice que réside tout ce que l'oeuvre a de plus malsain et écœurant. A cet étalage grotesque, le cinéaste semble donc proposer deux alternatives : le suicide ou une vie résolument asociale, nappée de drogue, de sexe et de rock'n'roll... Ne vous avais-je donc point prévenus que nous nagions en pleine facilité ?
la survie dans l'enfer social contemporain, une réalité qui passe très loin au-dessus de certains... poussif sur certains points, manque cruellement de substance sur d'autres, ne crions pas au chef-d'oeuvre trop vite, mais quoi qu'il en soit cela reste un film assez fascinant, intéressant et utile.
En fait, y'avait vraiment de très bonne chose dans ce film. La peinture de ces familles américaines, désabusés et désillusionnés, qui sombre dans tout les travers de beauf, c'est vraiment bien fait. Mais pourquoi rajouter de longue scènes de sexes qui tournent au porno et qui ne sont surtout pas connecté au reste du film. Une face réussite, une autre inutile en somme.