L'Etrangleur de Boston
Note moyenne
4,0
582 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

83 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
27 critiques
3
31 critiques
2
13 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Carole P.
Carole P.

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2020
Une découverte, construction dramatique remarquable et Tony Curtis qui tient ici sans doute l'un de plus grands rôles de sa carrière, face à une légende, Henry Fonda.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2020
Dans les années soixante, la panique gagne Boston où sévit un tueur en série. Ses cibles : des femmes de tout âge, qu'il doit probablement séduire puisqu'aucune infraction n'est relevée à leur domicile, qu'il étrangle et qu'il viole post-mortem. Un bureau spécial est créé à la police et John Bottomly (Henry Fonda) s'en voit confier la tête.
Mais les crimes continuent.
Enfin un suspect est arrêté. Il s'agit d'Albert de Salvo (Tony Curtis), un honnête père de famille, mordu à la main par sa dernière victime. Aucune preuve matérielle ne l'accuse. Mais Bottomly se fait fort de lui arracher des aveux.

"L'Étrangleur de Boston" est inspiré de faits réels. Il raconte sur un mode quasi-documentaire les crimes commis entre 1962 et 1964 dans la capitale du Massachusetts, la patiente enquête policière, ses tâtonnements et enfin l'arrestation du principal suspect.

"L'Étrangleur de Boston" compte deux parties distinctes d'une forme bien différente. La première montre en même temps les crimes commis - sans bien sûr jamais révéler le visage du meurtrier - et les efforts de la police pour appréhender le criminel. Richard Fleischer utilise pour ce faire la technique du "split screen" qui était à l'époque à la mode ("L'Affaire Thomas Crown" sort la même année). L'action se resserre dans la seconde partie sur le face-à-face étouffant entre Bottomly et Salvo. Au montage très éclaté de la première partie du film succèdent de longs plans-séquence puis des plans fixes de plus en plus rapprochés sur le visage de Salvo.

On comprend alors l'enjeu du film. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un film policier dont l'objet serait d'enquêter sur des crimes et d'en découvrir l'auteur. Il s'agit plutôt d'un film psychanalytique, comme Hollywood aimait en faire depuis les années quarante, sur un psychopathe nous invitant à plonger dans son esprit malade.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2020
Je viens de voir L'Etrangleur de Boston ce soir et même si j'ai 59 ans je ne l'avais jamais vu auparavant. La performance de Tony Curtis m'a époustouflé. La simplicité et la réalité de sa performance m'ont fait peur. Je dois le considérer comme le méchant le plus terrifiant et le plus humain de mon expérience cinématographique. Il est au centre de l'écriture de la réalisation et de la mise en scène d'une netteté remarquable dans ce film. La performance de Curtis me convainc qu'il était l'acteur le plus polyvalent, le plus courageux et le plus sous-estimé de la fin du XXe siècle. Je mets au défi tout autres acteurs de jouer un tueur en série fou auquel la caméra de Fleisher l'a soumis sans nous faire rire. Il a fait trembler ma peau et mon cœur et en même temps je l'ai compris et j'ai eu pitié de lui. Tony Curtis est l'acteur vedette le plus sous-estimé de la fin du 20e siècle...
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2020
Film retraçant l’histoire vraie de la traque et de la découverte d’un des plus célèbres tueur en série américain, l’étrangleur de Boston est un film réalisé assez peu de temps après les faits. Il préfigure ce que va donner beaucoup d’années plus tard le film de serial Killer. La mise en scène est moderne et va clairement influencer le genre pour des années. On va dans un premier temps découvrir les crimes, puis le film va décrire la traque du tueur, la dernière partie va s’attarder sur la personnalité de ce dernier. J’ai trouvé que cette dernière traînait un peu en longueur. Tony Curtis dans un vrai contre emploi fait beaucoup pour le succès du film.
Eric T
Eric T

6 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2020
Découverte de cette pépite il y a peu, j'ai été bluffé par la performance de Tony Curtis.
La première partie du film est un peu désuète et a pris de l'âge dans la réalisation, notamment ces multiplans incrustés qui sentent bon les années 60. Mais une fois passé l'enquête, l'entrée en scène de Curtis (au bout de plus de 50 minutes) donne au film un second souffle absolument génial. Et cette scène finale aux long plan plein cadre sur le visage de l'étrangleur dans cette affrontement face à Fonda est juste cultisime. Un grand moment du 7 eme art.
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2020
Belles performances de T. Curtis et H. Fonda ..... mais, l'ensemble à beaucoup vieilli, les effets visuels deviennent vite agaçants et le suspense ne tient pas la route !!!
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2020
Un film intéressant dont je gardais un excellent souvenir. Aujourd'hui, force est de constater que le choix de l'écran divisé n'est pas des plus heureux et que le cinéaste en abuse, perturbant quelque peu la fluidité du récit. En outre, le côté lourdement analytique de la dernière partie, qui correspond à l'entrée en scène de Tony Curtis, remarquable au demeurant, plombe le film.
Reste une première heure intense, où l’enchainement des évènements et l'impuissance des flics sont parfaitement mis en scène.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2020
Incroyable reconstitution sur le parcours macabre d'un des plus grands tueur en série des États-Unis Tony curtis au top
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 627 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2019
Bon polar psychologique que l'on suit sans peine tant est captivant la recherche de cet étrangleur.
Seul bémol est que l'histoire commence comme la réalité auquel le film prétend s'inspirer, mais le film fini par diverger très fortement de cette réalité.
Néanmoins, cela permet de filmer un moment fort dans la confrontation entre ces 2 grands acteurs que sont Curtis et Fonda.
A voir par les amateurs de policier psychologique
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2019
Voici le type même du film qu’il ne faut pas aller voir sans savoir de quoi il s’agit. Le risque d’une déception à la sortie est grand. C’est en vérité plus un film sur un comportement psychiatrique que sur un sujet policier. C’est loin d’être emballant et en dehors de la rigueur descriptive de Fleischer et du talent d’acteur de Toni Curtis, je n’ai pas aimé grand chose, n’étant pas préparé. Nous ignorons énormément de détails sur cette épouvantable affaire et l’amalgame des deux personnalités en une semble ne reposer sur aucune preuve, d’autant qu’à cette époque le supposé étrangleur ne vivait plus maritalement.
Je ne pense pas qu’il faille tirer des leçons du scénario de ce film. Je pense au contraire que la longue séquence (fort intéressante question cinéma, mais imaginaire) entre Fonda et Curtis est hautement improbable. Il faut juste retenir avec quelle facilité il est possible pour un homme habile de se faire ouvrir les portes d’un appartement habité par des femmes seules. Quant au découpage de l’écran en carrés censés s’adapter à l’action présente de l’étrangleur, c’est une bien mauvaise idée qui heureusement n’a jamais été reprise par Fleischer.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2017
Premier film monté en multi écran, cet élément « à la mode » renforça le succès du film à l’époque, mais le date carrément aujourd’hui, paraissant plus pénible qu’utile, même s’il trouve par moment sa justification dans des déroulements parallèles et parfois contradictoires.
Les qualités sont bien évidemment ailleurs, à commencer par l’enquête qui conduit les policiers dans les milieux cachés de la puritaine société bostonienne : les bars à prostituées et les cabarets homosexuels (comme THE DETECTIVE de Gordon Douglas, sorti la même année), puis la descente dans la misère sociale dans les quartiers noirs. Cette histoire authentique, médiatisée sans image contraste avec le meurtre de JFK, avec ses images qui passent en boucle, pour mieux faire sentir le fossé qui fissure le rêve américain. Cette mise en image précise de Richard H. Kline, accompagnée par la musique économe, quant à ses thèmes, d’Alfred Newman, soutient un casting irréprochable, dominé par Henry Fonda et surtout Tony Curtis.
Fleischer eut toutes les peines du monde pour imposer ce dernier et, il faut bien l’avouer, nous pouvons comprendre les réticences des producteurs, la star étant plutôt populaire pour des rôles légers qu’il interpréta, ainsi que la série AMICALEMENT VOTRE. Et pourtant il trouve dans THE BOSTON STRANGLER le rôle de sa vie. La scène finale à ce propos est une performance rarement égalée, mise en valeur par une mise en scène dépouillée à l’extrême, ramenée en plan fixe dans une absence de décor d’un blanc chirurgical glaçant.
Cette introspection dans les arcanes de la folie meurtrière rejoint la passion de Fleicher qui voulait devenir psychiatre et trouve un écho chez son interprète dont la mère, Helen Schwartz, était schizophrène. Ce film indispensable, coincé entre deux navets (Dr DOOLITTLE et CHE) préfigure toutefois un autre grand moment de la filmographie du réalisateur : 10 RILLINGTON PLACE.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 août 2017
Performance étonnante de la part de Tony Curtis. Le film est pas mal sans plus, malgré quelques trouvailles de mise en scène intéressantes (notamment le "split screen", bien qu'un peu trop utilisé à mon goût, et les scènes qui mélangent passé et présent pendant l'interrogatoire), mais c'est vraiment l'interprétation de Tony Curtis qui fait que ce film mérite d'être vu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juillet 2017
Ce film qui a presque 50 ans n'a rien à envier à ses successeurs. Tout y est... La tension psychologique est à son apogée. Henry Fonda et Tony Curtis sont merveilleux dans ce film reprenant une enquête policière tirée d'une histoire vraie dans le Boston des années 60. La réalisation et les partis pris tout au long du film sont très surprenants et très rafraichissants. Certains réals devraient en prendre de la graine.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2017
Entre 1962 et 1964, Albert de Salvo, surnommé The Boston Strangler, fut accusé (l'enquête était complexe, il reste encore des zones d'ombre à ce jour, il ne fut, par exemple, jamais jugé et finalement considéré comme un fou schizophrène) de l'assassinat de treize femmes et provoqua la terreur dans la ville de Boston. Richard Fleischer s'intéresse à cet événement et l'adapte, s'inspirant surtout de l'enquête qui tourne autour de ces meurtres sans revenir sur les antécédents d'Albert de Salvo.

C'est donc vraiment sur l'enquête que Fleischer s'attarde, on découvre d'ailleurs le tueur assez tard dans le récit, commençant au début de la série de meurtres et mettant peu à peu en place l'équipe qui va travailler sur le dossier. Il pose sa caméra en spectateur et nous immerge au cœur de l'enquête, on découvre les actes en même temps que la police, tout comme les divers suspects et les réactions de la population. La construction du récit est assez ingénieuse et bien pensée, Fleischer coupe son film en deux parties distinctes, s'attardant d'abord à montrer les conséquences de ses morts avant de s'intéresser directement à Albert De Salvo.

L'écriture est de qualité, très juste et sobre notamment vis-à-vis des personnages, que ce soit l'enquêteur ou De Salvo sur lequel on n'en sait peu mais assez pour en deviner les graves problèmes psychologiques. La reconstitution de l'enquête est aussi minutieuse qu'intéressante, se rapprochant alors d'un reportage et en y incluant des visions subjectives dans la peau du tueur. Mais là où Fleischer se montre tout aussi audacieux, c'est lorsqu'il s'intéresse au tueur et qu'il ne porte pas un jugement accusateur sur lui, essayant plutôt de l'étudier et de l'expliquer, de par ce fait il arrive à provoquer un sentiment d'empathie en montrant l'horreur psychologique de ce personnage. D'ailleurs tous les protagonistes sont intelligemment traités, en plus du tueur, il y a aussi celui de l'enquêteur principal, s'éloignant des clichés dans ce genre de rôle.

Si l'écriture est de grande qualité, elle n'en reste pas moins sublimée par la mise en scène de Fleischer, ce dernier sachant nous immerger au cœur du récit, de créer un sentiment de malaise et de mettre en place une atmosphère très ambiguë. Tout le long passionnant, il rentre peu à peu dans l'esprit du tueur et d'un cerveau malade, en proie à un dédoublement de personnalité. Sa réalisation est aussi fantastique, que ce soit dans sa manière de filmer les meurtres (surtout dans la première partie) ou d'user des flash-back, notamment pour rentrer dans la tête de De Salvo. Devant la caméra, Henry Fonda est comme à son habitude, c'est-à-dire d'une grande justesse et sachant se fondre dans son rôle, tandis que Tony Curtis est remarquable, retranscrivant toute la complexité et l'ambiguïté de son personnage.

Un film dérangeant, notamment dans sa façon d'étudier un tueur en série et de nous immerger au cœur de l'enquête. Fleischer signe une mise en scène remarquable, sublimant une écriture de qualité et bénéficiant d'excellents interprètes, une oeuvre tout simplement marquante.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2017
Dédoublement d’écran pour un déroulement entre point de vue victime et son meurtrier, victime d’un vertigineux dédoublement de personnalité.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse