Incertitudes
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4 - Très bien
Cette femme-là fait partie du deuxième volet qu'a consacré Guillaume Nicloux au polar. Sorti en 2003, il est la suite de Une affaire privée avec Thierry Lhermitte que l'on retrouve à travers une scène. Cette fois-ci, c'est un autre Bronzé qui subit le traitement niclouxien, qui prend plaisir à malmener ses interprètes principaux. Lhermitte dans Une affaire privée, Balasko ici dans Cette femme-là et Monica Bellucci dans Le concile de Pierre. Josiane Balasko est Michelle Varin, capitaine de police traumatisée par la mort de son fils. Solitaire, elle préfère désormais faire des puzzles avec un lapin comme compagnie. Son travail l'amènera à enquêter sur une femme retrouvée pendue en pleine forêt. Ce qu'il faut souligner dans ce film policier, c'est son atmosphère extrêmement noire et glauque. La photographie signée Pierre-William Glenn, le chef opérateur de Pialat et des films de Corneau au début des années 80, y est peut-être pour quelque chose. Certains plans-séquences sont de toute beauté et renforcent cette atmosphère étouffante et tortueuse, avec la forêt, la nuit sous la pluie et un chemin enneigé, qui font penser à David Lynch ou Alfred Hitchcock. La pauvre Josiane Balasko n'est pas épargnée dans tout ça. Outre des cauchemars récurrents et terrifiants, de plus en plus réels, elle se prend de la terre, de l'urine, sans compter les trombes d'eau dues à la météo. Il est dommage que ce film fut un échec lors de sa sortie en salles. Il faut à tout prix le redécouvrir pour une Josiane Balasko impressionnante dans un rôle inhabituel et une ambiance que ne renierait pas David Lynch.
Ajoutée le 02 janv. 2009 à 11h22
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