La Prisonnière du désert
Note moyenne
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200 critiques spectateurs

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Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2016
Je n'ai pas aimé ce western pourtant considéré comme un chef-d'oeuvre du genre. J'ai trouvé que l'histoire était mal racontée. Entre les changements soudains de narration (les évènements décrits à travers une lettre) et les allers-retours des poursuivants, j'ai perdu le fil du récit (pourtant très simple !). Pire, la traque dure plusieurs années sans que le spectateur ne s'en aperçoive ! De plus, le film m'a agaçé par son manichéisme (les gentils colons, les méchants indiens) et son côté vieux jeu (la place des femmes). En revanche, les paysages mis en valeur par le Technicolor sont superbes.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 octobre 2016
Deux heures de western racontant la traque de John Wayne et ses sbires sur la piste d’un sale gang Comanche qui a enlevé et converti sa nièce après avoir tué une partie de sa famille. Les Indiens n’y sont que d’affreux, lâches et stupides assassins sadiques, cruels et peinturlurés qui passent leur vies à scalper, à tuer du bétail, à trucider de braves petites familles et à enlever les jeunes filles pour leur laver le cerveau. Heureusement qu’il y les bons cow-boys, rustres mais braves, irréprochables, virils, à l’humour 15 tonnes, et dont la mise en scène infantile ne parvient pourtant pas à cacher un comportement lourd, machisme, binaire, assassin, raciste, grotesque, à l’intérieur d’un scenario tellement surréaliste qu’on n’a plus qu’à espérer au bout d’un moment qu’il bascule en éclats de rire.
Hélas, ce long, pénible et caricatural western de 1956, aux infinies facettes de mauvais goût, à l’amateurisme théâtral des acteurs, et à la sensibilité heureusement périmée aujourd’hui, ne devait même pas m’amuser quand j’étais môme.
Frédéric P.
Frédéric P.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2016
Les magnifiques images de la Monument Valley servent de toile de fond à ce western où John Wayne campe un cowboy aux préjugés anti-Indiens. Il rejette sa nièce élevée souillée par son enlèvement par une tribu et ne reconnaît pas comme de sa famille un cousin à l'arrière-grand parent indien. Au fil du film il finit par adoucir ses préjugés.
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2021
John Ford file la métaphore identitaire dans ce western atypique, qui voit John Wayne et Jeffrey Hunter partir à la recherche de la jeune Nathalie Wood, enlevée par les indiens. Une réflexion sur l'identité, l'éducation et le racisme.
demoph
demoph

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2017
John Ford est le maitre du western. Quelque soit le genre de film qu'on aime, Ford a fait un western qui y correspond et qui est excellent. Il est impressionnant de voir comment Ford réussit à tout faire avec le western: film d'action, réflexion sur l'histoire, film sur l'armée, film sur la vieillesse, film sur la violence, l'amour, la vengeance, l'éducation, le rôle de la presse, les valeurs familiales, la religion, tout y est passé dans l’œuvre de Ford. Et derrière cette variété des thèmes abordés, Ford réussit à maintenir un ton qui lui est propre. Ce ton, c'est d'abord les acteurs qui le donne, acteurs qui reviennent film après film: Wayne, Bond, Devine, Miles, Fonda, McLagen... Le ton est marqué par l'importance des personnages secondaires, qui sont beaucoup plus travaillés, que dans la plupart des autres films. Ford leur donne une personnalité, des singularités, ce ne sont jamais des anonymes , mais bien au contraire des personnages qui marquent le spectateur dès leur première apparition; il parait que Ford demandait à ses scénaristes d'écrire une biographie de tous les personnages qui avait une phrase de dialogue dans le film. Ce qui est certain, c'est que les personnages secondaires donnent le ton à l'histoire. Dans la prisonnière du désert, il y a en particulier deux personnages secondaires qui dominent chacune de leur scène par leur personnalité très singulière: le révérend/capitaine et Moses.
Ford à travers ces personnages secondaires haut-en-couleur évite de faire un film trop sombre. Le film alterne entre les scènes légères, la comédies burlesques et la violence tellement effrayante que le réalisateur la garde hors-champ. Ainsi nait le ton très singulier de l’œuvre, qui telle la vie quotidienne alterne à toute vitesse entre le drame, la joie, la souffrance, la légèreté, l'amitié et la solitude. Toutes les dimensions de la vie se succèdent. Généralement la camaraderie l'emporte chez Ford sur la solitude mais ici ce n'est pas le cas car le personnage d'Ethan est l'un des plus solitaire de l’œuvre de Ford. S'il semble parfois se prendre d'amitié pour Moses, il reste toujours séparé des autres, et pire il semble l'être par choix. C'est u personnage qui creuse sa propre tombe, qui s'énerve contre son frère ou plombe l'ambiance du dîner par des remarques racistes dès son arrivée. Une des plus belles scènes: la mère Jorgensen qui demande à Ethan de ne pas laisser les jeunes se perdre à la recherche d'une vengeance qui ne leur apportera rien. Elle implore, et il part sans se retourner, toute son attention tournée vers le cheval.
Ford est impressionnant par sa capacité à ne pas juger ses personnages. Jamais il ne donne l'impression d'être plus à même de juger les personnages que les spectateurs. Quand tant d'artistes en littérature ou au cinéma cherchent à faire partager au spectateur leur point de vue sur leur personnage, à tenir un discours moral ou politique à travers leur personnage, Ford réussit à éviter ce pêché mignon et donne à son œuvre toute son ambiguïté, sa force et son pouvoir de fascination. Tous les personnages ont des bons et mauvais côtés. Ethan est raciste, violent, manipulateur, mais aussi cultivé, grand connaisseur de la culture indienne, dont il reprend même certains rituels. La vraie ambiguïté du personnage d'Ethan vient du fait qu'on ne sait pas s'il pourchasse les indiens cinq ans durant par haine des indiens et goût de la vengeance et de la violence qui dénature son rapport aux valeurs familiales, ou par amour, par espoir de pouvoir encore sauver ce qui peut l'être.
Martin a un bon fond et c'est à lui que le spectateur s'attache, mais la vengeance va l'éloigner de Laurie, et il se laisse lentement consumer par un sens de l'honneur et de la famille qui le sépare de ce qu'il aime. L'ambiguité de Ford peut jaillir en un éclair comme lorsque Martha caresse le manteau d'Ethan sous le regard du révérend, un plan rapide, simple, et qui pourtant peut changer toute l'interprétation qu'on fait du propos de Ford. C'est dire s'il ne faut pas chercher dans cette œuvre ce que Ford veut dire mais plutôt ce qu'il veut nous amener à dire.
Ford soulève des questions, donne des éléments de réponse et laisse le spectateur réfléchir. Il fait une œuvre artistique, visuellement c'est magnifique, le récit est celui de la vie, et le message est celui que le spectateur comprendra. C'est probablement cela l'art.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2016
J'ai bien aimé le démarrage dramatique. Tout est suggéré, on ne voit rien. Il y a peu d'action. Une bonne intrigue, mais cela manque un peu de piquant par la suite. J'avoue avoir eu aussi un peu de mal à suivre l'histoire des personnages secondaires. La poursuite est souvent coupée par des scènes moins passionnantes et la vie de l'Ouest de l'époque entre les danses, les réceptions et diverses autres choses. Beaucoup de scènes inutiles, pour moi. Et des combats très "classiques". Il mériterait un remake moderne.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2015
Habité par la haine, JW est déterminé à venger sa famille et il mène sa bande de "pisteurs"avec conviction. Les grands espaces, la force virile au service de la fragilité féminine. Dans ces films la dualité est bien marquée. L'homme doit protéger sa belle. Il y a une tension bien marquée dans le déroulement du film, qui se relâche dans certaines scènes moins marquées mais qui garde son efficacité jusqu'au sauvetage final, il faut l'avouer un peu léger par rapport au reste.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 298 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2015
Comment ce western peut il rafler autant de récompenses et d’approbations ? Voici le Western holywoodien par excellence, typique des années 50 avec tout ce qu'il faut de kitch. La moitié du film est tourné dans les studios, non seulement ça se voit à l’écran mais en plus ça casse l'aventure, on n'imagine très bien le grand John Wayne aller s'assoir au fond de la scène en carton après le clap. Ok c'est vrai que les dialogues sont un peu niais mais il faut replacer ce film dans son contexte, on est en 1955. Les acteurs ne sont pas des foudres de guerre non plus et pas mal d'incohérences, tout au long de l'histoire, finissent par agacer. C'est vraiment du western de plateau de cinéma. D'autres scènes sont heureusement tournées en milieu naturel, autant le dire , c'est très beau ! Revenons à l'histoire en elle même, bâclée à mon gout, et truffée de scènes coupées, dommage. Ce n'est pas un incontournable pour moi , en tout cas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2015
En lisant le synopsis de La prisonnière du désert, on pourrait s'attendre à un vulgaire film "gentils cowboys contre méchants indiens", mais c'est bien plus compliqué que ça, surtout grâce au personnage de John Wayne, violent, raciste et cruel, qui semble ne poursuivre sa quête que pour tuer les Comanches. Par moments il est même très antipathique, mais là aussi ce n'est pas aussi simple et le personnage de Wayne est bien plus complexe que cela. Les paysages sont sublimes, le dramatique est très bien dosé, les acteurs sont convaincants et l'histoire se suit sans ennui. À voir.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2015
Un western très Fordien, plein de la beauté simple et épurée qui caractérise le cinéma de son réalisateur. A nouveau, le film est pourvu d'une densité incomparable qui malgré sa durée relativement moyenne lui donne cette impression d'odyssée qui ancre si bien le récit dans une époque. Cette sensation de longueur, sans jamais devenir pénible, est plutôt pesante dans le sens où elle signifie si bien le fardeau de l'existence à travers un héros raciste dont celle-ci érode même les penchants les plus prononcés. Si le personnage de Wayne est raciste, n'exprime t-il pas cette xénophobie qu'à travers des souvenirs douloureux, se remémorant ce que les indiens ont pu lui faire subir. Et si finalement il s'amende (évitant de faire de The Searchers le film raciste que certains voient) n'est ce pas sous la violence des contradictions qui le tourmentent, déchiré entre son amour pour sa nièce et sa haine de ce qui l'a fait souffrir. La vie, toujours dans la douleur, qui construit et détruit, pour le meilleur et pour le pire. Sans réellement amnistier les sentiments les moins beaux qu'il met à l'image, John Ford semble plutôt appeler à rejeter les jugements hâtifs, et contemple avec sagesse, au sens d'acceptation de ce qui nous dépasse, la force écrasante de l'existence du grand Ouest américain, représentée par la Monument Valley et ses crépuscules rougeoyants. Juste, en plus d'être très beau pour l'époque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2015
Un grand classique du western que j'ai eu envie de voir car il est le meilleur western d'après l'AFI. Je n'ai pas été déçu mais je m'attendais à mieux, il manque quelque chose pour ça soit un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 janvier 2015
Ce western est une des plus belles réalisation technique et artistique de l'histoire du cinéma. John Ford y montre sa maîtrise totale du cadrage, de la palette des couleurs et du fabuleux format de la VistaVision. Ce procédé sans égal dans le rendu des images géantes qui constellent le film. Il faut aussi garder à l'esprit la fantastique prestation des acteurs, tous sublimes, en particulier le grand cowboy qui nous prouve son talent en développant une composition plus que sombre de son personnage. L'oeuvre fastueuse se commence et se termine sur deux plans composés comme de véritables tableaux de maîtres de la renaissance que je ne me lasse jamais de voir et de revoir. Un cinéma comme plus jamais nous n'en verrons.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juillet 2014
J'aime bien les westerns, que dis-je, je les adore et je n'avais encore jamais vu ce maître d’œuvre. Chose réglée et j'ai pris une bonne baffe dans la gueule ! C'est visuellement impressionnant avec ces étendus de désert à n'en plus finir, on a vraiment l'impression de n'être qu'un grain de sable parmi tant d'autres. John Wayne est définitivement l'un des meilleurs acteurs, mais aussi l'un des plus charismatiques, de tous les temps. L'écriture m'a vraiment retournée car personne n'est forcément gentil ou méchant, même Wayne est un peu un "salaud" avec ses petites remarques racistes ( quoique rien de bien méchant) envers son "neveu". La narration est vraiment très intéressante : les ellipses ne sont pas vraiment explicites et le film se déroule spoiler: en 5 ans
sans qu'on s'en rend vraiment compte. J'ai beaucoup aimé aussi quand spoiler: Laurie lit la lettre de Martin ce qui nous permet de suivre les pérégrinations des deux personnages (Ethan et Martin) à travers cette lettre.
Vraiment excellent je n'ai rien à dire de plus sur ce film à part de le conseiller vivement à ceux qui n'ont pas encore eu le plaisir de découvrir ce film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 juin 2014
C'est un film puissant et dur non dénué d'une teinte d'humour , ce qui le rend encore plus humain . En ce qui concerne la réalisation , on ne peux qu'être sensible aux images superbes du désert et à cette mise en scène soignée . Je pense quand même que les indiens auraient put être moins incriminés , mais peut-être que la vraie histoire s'est passé comme ça , il faudrait se renseigner . John Wayne , un peu comme dans "les cavaliers" interprète un rustre qui au fur et à mesure de la progression du film s'humanise d'avantage , il est quand même intérréssant de comparer les personnages campés par John Wayne et l'acteur engagé qu'il était . Quoi qu'il en soit , bon moment de western mais un visionnage suffira pour ma part
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2014
S'il ne fallait en garder qu'un (de western), ça serait bien celui là.
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