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    La Prisonnière du désert
    note moyenne
    4,0
    1483 notes dont 156 critiques
    répartition des 156 critiques par note
    65 critiques
    45 critiques
    21 critiques
    18 critiques
    5 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur La Prisonnière du désert ?

    156 critiques spectateurs

    Newstrum
    Newstrum

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    5,0
    Publiée le 15 mars 2017
    Grand classique aux images magnifiques. Ford raconte l'histoire d'un errant rendu malheureux par l'amour impossible qu'il porte à sa belle-soeur et qui recherche pendant des années sa nièce enlevée par des Comanches. Les images de début et de fin sont parmi les plus belles de l'histoire du cinéma. Voir mon analyse du film sur mon site :
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 3 février 2014
    Monument du cinèma amèricain à lui tout seul, John Ford signe avec "The Searchers" un chef d'oeuvre important du western èlevè aujourd'hui au niveau du mythe! Visuellement, c'est du grand art et on n'a plus revu ça par la suite dans le genre! Le tout est illuminè par un Technicolor à se pâmer et par une saisissante diversitè de paysages dont le coeur du film est Monument Valley! L'ouverture est sublime et nous met dèjà dans le feu de l'action avec un paysage plus imposant que jamais! John Wayne trouve en Ethan Edwards l'un de ses grands rôles où se dègage force, individualisme, autosuffisance, charisme et autoritè! Mais une part de son passè demeure dans l'ombre ce qui rend son personnage particulièrement ambigu! A ses côtès, Jeffrey Hunter est inoubliable en jeune mètisse et il est impossible de rèsister à ses yeux bleus! Côtè fèminin, Vera Miles nous réserve quelques passages amusants et Nathalie Wood, qui sortait de "Rebel Without a Cause", incarne une squaw enlevèe par une bande de Comanches dont la beautè, la jeunesse et l'extraordinaire prèsence continuent à faire rêver le spectateur après plus d'un demi-siècle! Et comment ne pas frisonner de plaisir devant cette porte qui se referme sur Monument Valley avec un Ethan Edwards / John Wayne repartant seul vers de nouvelles aventures ? Lègendaire à plus d'un titre, "The Searchers" n'a pas pris une ride! Et c'est tant mieux, car c'est juste l'un des plus beaux films de toute l'histoire du cinèma, un sommet du western, une date...
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 6 mai 2016
    "On peut voir et revoir maintes fois La Prisonnière du désert, y découvrir toujours plus de sens, et s'y identifier toujours plus profondément. C'est un film d'une richesse inouïe" force est de constater que Martin Scorsese a raison lorsqu'il parle de cette oeuvre. La première chose qui frappe lorsque l'on voit "The Searchers" (mal traduit dans sa version française), ce sont les décors tout simplement somptueux, grandiose et minimaliste à la fois, et comme souvent dans les westerns de Ford, rendant l'humain plus petit et vulnérable. Et puis il y a le personnage d'Ethan Edwards, haineux envers les Indiens dont on se demande même si sa quête n'est pas plus motivé par du racisme que l'envie de retrouver sa nièce, et toute la fin nous donnera cette réponse (et quelle fin ! Superbe). Et la où Ford fait très fort, c'est que l'on a de la sympathie pour ce personnage merveilleusement incarné par John Wayne, alors qu'au final ce n'est qu'un tueur raciste. Mais les Indiens ne sont pas non plus décrit comme des sains, bien au contraire et notamment le chef Commanche, violant et tuants ses victimes. Ford ne prêche pas la bonne parole, ne nous fait pas de morale et c'est tant mieux, il dresse une peinture qui peut faire le lien avec les problèmes racistes des États-Unis dans les années 1950. On notera aussi la présence de la jeune Natalie Wood, jouant cette fameuse prisonnière (et c'est sa soeur Lana qui joue ce rôle enfant). Un très grand western dont la réputation est mérité…
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    5,0
    Publiée le 27 décembre 2018
    La Prisonnière du désert est la porte d’un foyer où se conserve une idéologie brutalement ouverte pour laisser entrer autrui, cet autre que soit tantôt recueilli tantôt revenu du front que le sang définit avant tout : John Wayne se mue en mémoire intransigeante et détestable de ce pouvoir par la pureté du sang, porte toute la tradition conservatrice d’une Amérique plongée dans la terreur quotidienne, terrifiée à l’idée de se salir et de se mêler. Car le film narre un long et puissant métissage existentiel au terme duquel notre protagoniste principal aura effectué un travail sur soi au gré des rencontres et des pertes ; l’enfant adopté deviendra son unique héritier, son fils symbolique par conséquent, la fille enlevée retrouvera une place par l’amour qu’elle suscite dans son cœur. Et ce qu’il y a de fort, de très fort, c’est d’assister au récit d’apprentissage d’un homme à qui on apprend apparemment plus rien, à celui qui commande et a de la bouteille, plongé dans un décor immuable, grandiose autant que gorgé de mort, comme rappel constant de la petitesse des hommes ; seul demeurera le courage d’un être qui a ouvert son cœur et tendu la main, seule restera la légende d’un chercheur – d’où le titre original, The Searchers – qui trouve dans le western son absolu, John Wayne.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,0
    Publiée le 29 juillet 2018
    La Prisonnière du désert étant réputé comme l’un des meilleurs westerns, c'était un bon moyen de voir si j’étais devenu plus réceptif aux histoires de cow-boys et d’indiens. Visiblement non. J’ai aimé le début, les extérieurs tournés en studio, le côté artificiel et mélancolique. Le reste m’a ennuyé, que ce soit l’humour vaudevillesque, certains acteurs qui surjouent, les scènes d’action répétitives ou le scénario, que j’ai trouvé un peu long et bizarrement construit (même s’il y a plusieurs choix narratifs qui ont une certaine modernité, comme les ellipses ou la lettre qui ouvre sur un flashback).
    Matis H.
    Matis H.

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    5,0
    Publiée le 14 novembre 2016
    Une porte s'ouvre, et une autre se referme. Voilà les deux plans qui délimitent l'un des plus beaux film du monde. Impossible à cette condition de tenter une critique au schéma bien défini, l'ampleur et l'émotion du long-métrage étant trop forte. Car, avec "The Searchers", John Ford parvient à contenir toute l'essence d'un genre, d'un cinéma, en une oeuvre qui, encore aujourd'hui, arrive à vous rappeler pourquoi vous aimez le cinéma. La quête obsessionnelle d'un homme, à la recherche d'une part de lui-même, sa nièce, enlevé par des Comanches durant le massacre de sa famille. Voilà, avec quel récit, le cinéaste déploiera une richesse thématique vertigineuse. Car dans un simple regard d'Ethan Edwards (incroyable John Wayne), on comprend que cette détermination dont il fait preuve, se révèle être la vision alarmante d'un homme qui traque son humanité à travers la Monument Valley. Ford filme ainsi, avec une ampleur formelle d'une beauté tétanisante, ce décor qui écrase tout, des hommes jusqu'à l'espoir, espoir de retrouver ce que l'on a perdu, mais aussi, plus tragiquement, ce que l'on perd dans cette recherche, à l'image de cette scène magnifique et déchirante durant laquelle Martin abandonne Laurie, et par là-même la possibilité de vivre à nouveau, le tout avec une mélancolie poignante. Cette mélancolie provient aussi du fait que Ford met ici en scène le parcours d'un homme voué à la solitude, de part ses traumatismes, notamment celui de la guerre de Sécession. C'est cela qui le pousse à retrouver Debbie, et par la même occasion une place dans ce monde qui ne semble ne plus vouloir de lui. Et c'est cette soif d'exister qui poussera Edwards a vouloir abattre Debbie, dans une scène à la tension dramatique et émotionnelle d'une intensité rare, lorsqu'il apprendra que cette dernière est devenu la femme du chef de Comanches. La force avec laquelle Ford, en quelques plans brefs, fait ressentir tout le désespoir et la rage qui anime le personnage à cet instant est bouleversante. Mais tout cela est à mille lieux de la fin, la fin du voyage d'un homme détruit à la recherche de sa place, la fin d'une aventure humaine à la mise en scène d'une force inouïe, la fin d'un récit qui ramène tout les personnages à leur place. Même Wayne, qui comprend qu'il n'a plus rien à apporter à ce monde et que continuer à chercher, son humanité cette fois, est bien vain. C'est ce moment, d'une justesse phénoménale, que choisit Ford pour refermer la porte qui nous avait introduit à ce monde, nous laissant dans l'incapacité de parler de ce que l'on vient de voir, de ce désespoir et de cette humanité qui nous a bouleversée aux larmes, cherchant nos mots pour exprimer un avis, une critique, qui ne saurait de toute manière pas retranscrire la force de ce que l'on vient de vivre. Monsieur Ford, merci mille fois pour ce voyage.
    Akamaru
    Akamaru

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    5,0
    Publiée le 29 décembre 2010
    Ce western tragique et dense est l'un des plus beaux et complexes qui ait jamais existé.A ranger illico au rayon des classiques à voir absolument.John Ford,le spécialiste intemporel du genre,signait là son chef d'oeuvre.En Cinémascope et Technicolor,il filmait les majestueux paysages de Monument Valley,arides et aux pitons rocheux rouges,symboles de la vulnérabilité des hommes.Le scénario tourne autour d'une histoire de vengeance et de quête inassouvie.Texas,1868.Un homme,à peine de retour de la Guerre de Sécession,part sur les traces des Indiens Comanches,qui ont brûlé la ferme familiale,et scalpé une partie de ses membres.Ethan Eaton est une figure complexe,plus guidé par ses pulsions de racisme que par son sens du devoir.John Wayne l'incarne avec une nuance inhabituelle.Ce n'est plus le héros fordien inattaquable,mais un être aveuglé."La prisonnière du désert" traite de multiples thématiques(identité,vendetta,amour interdit,autorité)tout au long des 2 heures,qui ne faibilssent jamais.Ford introduit même parfois certaines notes d'humour,notamment avec le personnage de Martin,le fils cherokee adoptif.Et Natalie Wood,la captive,est toute mignonne.La direction artistique est extraordinaire,et la mise en scène d'une rare élégance.C'est ça la magie du cinéma!
     Kurosawa
    Kurosawa

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    5,0
    Publiée le 30 octobre 2017
    Film d'une force inouïe, "La Prisonnière du désert" puise son émotion dans un désenchantement constant, toutefois contrebalancé par un humour salvateur, présent même quand la résolution d'un enjeu dramatique de taille est proche. Ce qui permet à Ford de sauvegarder une tonalité légère, c'est le choix de moins axer le récit sur un suspense que sur l'étude de deux trajectoires à travers le temps. Le voyage d'Ethan et de Martin comporte l'objectif de retrouver la jeune Debbie Edwards mais il est aussi et surtout traversé par les doutes de deux hommes. Quand Ethan semble de plus en pessimiste dans la quête de retrouver Debbie et rongé par l'appréhension de la mort, Martin risque d'être éloigné à jamais de la femme qu'il aime, se vouant à un but qui n'a peut-être plus de sens. La mélancolie poignante du film tient donc à la conscience d'un temps qui échappe et au pouvoir de jouissance des parenthèses joyeuses – la scène du mariage est d'une drôlerie implacable –, des sentiments contrastés unis dans une dernière séquence à la fois heureuse et déchirante, qui mêle en un seul plan l'union et la solitude, le soulagement présent et l'angoisse crépusculaire future. Sommet du cinéma classique doté de plans ravageurs – la découverte de la ferme brûlée par Martin – "La Prisonnière du désert" est un voyage physique tout près de virer à l'absurde et un parcours mental gagné par la désillusion.
    titusdu59
    titusdu59

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    5,0
    Publiée le 4 mars 2012
    C'est peut-être l'un des plus grands westerns du monde. Y est dépeinte l'histoire de la recherche d'une jeune fille, Debbie, enlevée par les indiens dans son jeune âge lors du massacre de sa famille. Plusieurs enjeux y sont soulevés. Tout d'abord, les enjeux de l'honneur et du sang. Ainsi, cette jeune fille, parce qu'elle aura été élevée par les Commanche, sera-t-elle reniée par le personnage de l'oncle Ethan dans son testament, et qui ne considérera jamais Martin, son neveu par adoption, comme un membre de sa famille à cause de ses origines, même si, malgré les apparences, il est son meilleur ami, la personne dont il est le plus proche, en qui il a le plus confiance. Toute impureté, au sens de cet homme jamais atteint dans ses convictions, est indélébile. Et pourtant, après une traque longue de 5 ans, fatigué, n'étant plus aussi sûr de lui, car changé par cette quête quasi-initiatique, il pardonnera, et aimera comme auparavant Debbie, sauvée et ramenée parmi les siens. Au-delà de ce message clairement humaniste s'ajoute aussi la question de l'obstination humaine. Le courage, l'espoir, la ténacité, font vivre, avancer de l'avant. Et comme le montre cette évolution du caractère et de la pensée de Ethan, superbement campé par John Wayne, la persévérance, si obsessionnelle fut-elle amène à de nouveaux états d'âmes, de nouvelles façon de penser, plus distantes mais plus humaines et plus paisibles. John Ford interroge, et dans un final éblouissant de beauté dresse au final un portrait optimiste de l'Homme, qui fait véritablement chaud au cœur. Et pour ce qui est de l'aspect formel du film, c'est proche de la perfection: la mise en scène, la musique, la photographie, les décors naturels de la Monument Valley et ces couleurs chatoyantes sont sublimes. Et ces petites touches d'humour, qui jamais ne font tomber pour autant le film dans le burlesque, sont savoureuses. Il y a peut-être des passages moins denses, moins forts, moins intenses que les autres, mais après tout, ça n'est jamais vraiment dérangeant, tant "La prisonnière du désert" est un grand, beau et émouvant chef-d'œuvre.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 14 mai 2012
    Voilà du grand, du très grand John Ford, sans doute l’un des meilleurs westerns du duo Ford-John Wayne. Le réalisateur nous lègue un chef-d’œuvre du genre avec des plans séquence extrêmement bien filmés, comme les scènes de début et de fin, à travers la porte. Outre les magnifiques décors naturels de Monument Valley en Arizona, John Ford utilise à merveille les jeux de couleurs, comme les attaques à la tombée de la nuit où les contrastes rendent les combats encore plus violents. Certes, le film n’est pas à la gloire des indiens mais il est basé sur des faits réels. Ward Bond interprète à la fois un savoureux révérend et un capitaine autoritaire de rangers. Quant à John Wayne, il domine le film par sa prestance et un rôle sans faille. Un très grand moment de cinéma.
    _domimi_
    _domimi_

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    5,0
    Publiée le 23 avril 2014
    S'il ne fallait en garder qu'un (de western), ça serait bien celui là.
    kmameri
    kmameri

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    2,5
    Publiée le 5 février 2007
    Je suis partagé entre le choc visuel que représente pour moi ce film et la déception par rapport au scénario. Chaque plan, chaque image est une merveille. Le scénario est lui assez pauvre et sans grande complexité. Les personnages sont très caricaturaux mais ils sont transfigurés par la manière dont Ford les filme. Du coup, il y a pour moi deux histoires: la parlante est sans intérêt, la visuelle est presque parfaite.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 176 abonnés Lire ses 2 522 critiques

    5,0
    Publiée le 1 janvier 2010
    Que dire ! Pour un cinéphile impossible de commencer mieux l’année qu’avec un tel film.Mon metteur en scène préféré,mon genre préféré et des acteurs qui sont devenus des compagnons au fil de ma vie.Ce film est avant tout beau,c’est du cinéma parfait égalable mais pas surpassable...Chaque plan est un regal pour l’oeil et savoir ainsi situer des personnages dans des extérieurs n’est pas donné à beaucoup d’auteurs.Le reste est une question de goût et de sensibilité personnelle.Il faut tout de même savoir regarder.Le personnage principal est un salopard notoire,il laisse se marier avec son propre frère la femme de sa vie,il a un passé douteux,aucune morale,tue les gens par derrière,vole un mort,massacre les indiens et leur nourriture et va même jusqu’à priver un cadavre de son paradis.Le film est tout le contraire du racisme, condamné à travers l’effroyable reard noir de John Wayne, car en dehors de Nathan et de l’armée ,les autres blancs sont plutôt équilibrés et ne souhaitent que la paix.Un fois de plus chez les Ford, les femmes occupent la place qu’elles meritent dans notre monde:la première et le machisme n’est qu’une apparence tout autant que l’humour si nécessaire pour supporter notre condition humaine. Regardez et écoutez attentivement chaque personnage féminin, principalement l’épouse du fermier voisin :tout le coeur et l’âme de John Ford y sont contenus. La cinquième étoile manque, je m’autorise à la rajouter.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 146 abonnés Lire ses 1 024 critiques

    5,0
    Publiée le 5 décembre 2007
    Le western américain a la faculté d’offrir au cinéma l’équivalent de l’épopée littéraire. Genre de prédilection de John Ford, le western prend tantôt une allure mineure («Wagon Master» (USA, 1950)) tantôt une grandeur épique («Stagecoach» (USA, 1939)). «The Searchers» (USA, 1956), œuvre pilier dans le cinéma fordien, est l’apogée de l’aventure romanesque. La quête du Paradis perdu, thème essentiel de John Ford, se décline là sous la forme d’une poursuite incessante. Ethan Edwards (John Wayne), ancien combattant de la guerre de Sécession, voit la famille de son frère massacrée par un groupe d’indien rebelle. La partialité cathartique du film expose davantage les indiens comme une horde sauvage que comme une tribu révoltée. Seules les deux nièces d’Ethan survivent. D’une longue recherche sous la tutelle d’une chasse raciale, Ford réalise une œuvre aussi belle qu’elle est fougueuse. La technique engagée sur le tournage, en l’occurrence le VistaVision, n’y est pas indifférente. Large étendue des plaines, chaleur pudique des couleurs, c’est un délice léché qui caractérise les images. Le charme est d’autant plus exquis qu’il érige la poursuite en un fabuleux récit. Oserions-nous imaginer que «L’Odyssée» d’Homére eût été conté en prose ? Il repose là du même ressort. L’élégance des images de Ford n’a d’égal que la beauté du récit. «The Searchers» est à tort blâmé pour son racisme. Certes, la haine du personnage de Wayne meut la poursuite, mais elle est in fine cicatrisée par une réminiscence magnifique. Quand Ethan Edwards soulève sa nièce devenue femme, c’est l’écho du même geste tendre de l’introduction. C’est sur cette incroyable prépotence de la famille, la capacité que Ford a de nous lier à la famille d’Ethan que repose l’affect du film. Grande épopée chevaleresque, «The Searchers», sans conteste un des plus beaux films de Ford, fournit la base de la violence du cinéma américain contemporain mais aussi élève le western au rang de genre épique suprême.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

    Suivre son activité 129 abonnés Lire ses 1 583 critiques

    2,5
    Publiée le 21 août 2010
    Un Western américain culte, oeuvre celebre a la mise en scene charmante et au casting tres plaisant ! John Wayne est parfait, ainsi que Natalie Wood ou encore Ward Bond, les décors sont spendides et parfaitement mis en valeur par un technicolor tres agréable.. Une bande-originale trop présente, mais tout de même belle, bref, "La Prisonniere Du Desert" est un tres grand film, au scenario magistral, mais qui s'avere malheureusement être parfois ennuyeux et trop théatral en certains points. Il n'en est pas moins un film de qualité, bien dans son époque, et tres interessant.
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