La Prisonnière du Désert est un film réalisé par un des plus grands réalisateurs du cinéma qui n’est autre que John Ford, un grand habitué du western. Nous sommes en 1868 au Texas. Ethan Edwards retourne chez son frère Aaron Edwards après trois ans d’absence. De retour parmi les siens il profite de ses neveux et nièces. Mais un jour une bande de Commanches va s’attaquer à la famille Edwards en l’absence d’Ethan, les Commanches vont massacrer la famille et enlever les deux nièces d’Ethan, Lucy et la jeune Debbie. Devant ce terrible drame, pousser par vengeance et voulant retrouver les deux filles, Ethan se lance sur les traces des ravisseurs avec deux compagnons. Une chasse longue, très longue qui durera cinq ans. La Prisonnière du Désert est sans doute un des meilleurs westerns du duo John et John. Avec son histoire de vengeance et de sauvetage désespérer La Prisonnière du Désert est un des plus beaux westerns de Ford et de John Wayne grâce à de nombreux éléments. Le scénario peut paraître assez classique à la base: un homme recherche pendant de longues années sa nièce enlevée par des Commanches et veut également venger la mort de sa famille. Mais ce simple scénario est intensifié grâce à la réalisation de Ford, aux acteurs magnifiques, aux scènes d’actions, aux paysages grandioses et à la puissance dramatique. Ce western est tout simplement grandioses avec ses paysages du Texas, plaines enneigés avec troupeaux de bisons et etc. Le film est rythmé par des fusillades efficaces entre les indiens et les « chasseurs » que sont John Wayne et Jeffrey Hunter, « la charge héroïque » de fin, si je peut me permettre le jeu de mot est spectaculaire, mais si certain trouve le film lent moi je le trouve passionnant avec cette histoire forte où les acteurs sont formidables. Certains pourront être dérangés par le racisme envers le personnage de Martin Pawley joué par Jeffrey Hunter, car voir John Wayne rejeté un de ses neveux est assez dur et les propos qu’il tiens sont assez choquant c’est vrai. Mais parlons des acteurs, celui qui crève l’écran est évidement John Wayne, le grand acteur John Wayne, il est tout simplement excellent dans son rôle et est vraiment un superbe acteur, toutefois son personnage l’emmène dans des périodes plus sombre et violentes comme quand il veut tuer Debbie, quand il tue des bisons sans s’arrêter ou les propos raciste qu’il tient, personnellement c’est la première fois que je le vois comme cela. Ensuite le compagnon de Wayne, Martin Pawley, est interprété par l’excellent Jeffrey Hunter qui livre une prestation génial, il y a un autre acteur que je retiendrais c’est Ward Bond qui joue le Capitaine Samuel Johnson Clayton qui possède un rôle un peu plus comique mais il est très bon dans son rôle, il y a également la présence de Nathalie Wood dans le rôle de Debbie plus âgés qui s’en sort très bien. Le film se conclue avec une porte qui donne sur le désert où on voit John Wayne qui contemple cette grande étendue de sable et de poussière et qui marche lentement, il a libéré la prisonnière du désert, il est donc maintenant le sauveur du désert, celui qui est prêt à tout pour affronter cette grande étendue de sable et arriver a ses fins, une très belle scène d’anthologie. Avec La Prisonnière du Désert John Ford signe un grand western et un de ses meilleurs avec comme acteur principale un des plus grands du Septième Art, John Wayne. Un film beau, fort, puissant et passionnant. Un chef d’œuvre, évidement.