5469 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
287 critiques spectateurs
5
91 critiques
4
92 critiques
3
30 critiques
2
44 critiques
1
21 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2009
Etant un quasi inconditionnel d'Almodovar ( et pas seulement parce que je suis gay!) il m'est difficile d'être objectif sur ce film que j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé les acteurs très convaincants, mais parfois, je dois l'avouer, j'ai eu du mal à suivre les péripéties, avec tous ces flash back qui font perdre , du moins pour moi, le fil de l'action.
J'ai adoré cet almodovar, je le trouve bien meilleur à Volver, et il est indéniablement devenu un de mes films préférés. Il est intense, de part son scénario et ses acteurs originalement tragiques. Ce serait un crime de ne jamais l'avoir vu car il est réellement extradordinaire!
Le film est partagé en deux, la première partie ressemble plus à une comédie satirique et la seconde plutôt à un film noir. D'ailleurs le début est plus saisissant que la fin. Gael Garcia Bernal en travesti nous offre une superbe interprétation ensuite il est plus effacé. Le scénario est vraiment intelligent et la narration non linéaire relance à chaque fois le récit.
J'ai été dérouté par l'atmosphère générale, assez glauque, de ce film. J'ai peu accroché à l'histoire d'Ignacio, du coup j'ai subi le film, à la limite de l'ennui.
un très beau chef d'oeuvre digne du meilleur réalisateur espagnol de tout les temps. Merci monsieur Almodovar. Je pense regarder votre oeuvre une seconde fois et très rapidement
On dit souvent de Pedro Almodovar qu'il sait très bien filmer les femmes etc... et bien il s'avère qu'il sait également très bien filmer les hommes. Ce film nous livre de puissantes et bouleversantes histoires d'amour qui nous font vibrer. Les trois rôles masculins principaux sont très émouvants et merveilleusement interprétés. C'est définitivement un film qui ne laisse pas indiffèrent.
Pathologie sexuelle catholique, homosexualité et mutation de l’Espagne post-franquiste. Ce que j ‘avais vue d’Almodovar jusque là ne m’avait pas vraiment intéressé : du cinéma ordinaire avec des paillettes branchées. Ce film-là a par contre beaucoup de finesse scénaristique et un fond introspectif poignant. A voir, à voir…
Un film qui ose aborder des sujets dérangeants. Dans le désordre : l’homosexualité, les transsexuels, la pédophilie, surtout quand la religion y est mêlée… Mais en fait, le film en lui-même dérange. C’est comme s’il manquait quelque chose, mais sans savoir quoi. Après tout, peut-être que c’est ça, sortir des sentiers battus.
Bon alors je préviens c'est du Almodovar , on aime ou on déteste , personnellement j'en suis pas dingue mais bon même si le style est plutôt space , il faut avouer que l'histoire est assez élaboré et malheureusement d'actualité , les acteurs assurent plutôt bien.Déjà un point positif ,ce film parle du milieu gay sans montrer trop de clichés ou de caricatures et il en montre aussi le coté sombre.Sinon les dialogues passent bien , les rebondissements de l'histoire sont un peu trop nombreux à mon gout.Bon c'est sûr c'est pas le film qu'on se passe en boucle pendant des heures , c'est pas le meilleur des Almodovar mais il est sympa à regarder.
Une oeuvre magistrale , hypnotique et intense. Pedro Almodovar revisite le film noir à sa manière...avec un Gael Garcia Bernal, caméléon plein de charme et de mystère. SUBLIME...
Dérangeant, décalé et toujours aussi fou dans son intrigue, mais sublime. Des scènes à couper le souffle de mes yeux (rires!). De très beaux tableaux, almodovar manie cette histoire avec brio et intelligence (un bel exemple de cinéma et d'esthétique). Ames sensibles chastes s'abstenir!
un excellent almodovar, un sujet glauque à souhait, des acteurs géniaux avec bernal en tête... comme tjs chez le cinéaste c'est dérangeant, déroutant...
La Mauvaise éducation marque le renouvellement dans le cinéma d'Almodovar. Peut-être une Renaissance pour une partie de l'auteur plus intime, enfouie en lui-même. Le choc est brutal. Jusqu'à là, nous étions habittués à de multiples portraits de femmes, plus ou moins bouleversants selon les cas. Mais dans cet éloge unique de la fiction, du romanesque et de la narration se cache l'homme derrière la femme, la face tant cachée du réalisateur. Religion, pédophilie et homosexualité sont les principaux thèmes de ce film d'une densité rarement atteinte chez le cinéaste, malgré un démarrage trop long qui pousse l'attente du spectateur dans l'inquiétude mais qui se cloture dans une virtuosité inébranlable. En effet, la Mauvaise éducation a la forme exactement identique de ses autres films : un éventail de personnages différents qui seront ammenés à se renconter. Mais le fond se diffère par notre plus grand étonnement et pour notre plus grand plaisir. Noir, fort, pudique et révolté, le film d'Almodovar est l'oeuvre tant attendue du cinéaste qui libère son catalogue magnifique d'une limite que l'on croyait infranchissable. La frontière n'existant plus ou presque, il ne demande plus qu'à Almodovar de franchir le pas ultime pour continuer son oeuvre dans ce renouveau à moitié atteint.
"La mauvaise éducation" est un film qui vous transporte, vous immerge pendant 1h40 dans un monde marginal, exceptionnel, et on oublie sa conscience temporairement, remplacée par "l'âme du cinéma". C'est ça le grand cinéma. Génial.