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Entre le ciel et l'enfer
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note moyenne
4,0
221 notes dont 37 critiques
41% (15 critiques)
49% (18 critiques)
5% (2 critiques)
3% (1 critique)
3% (1 critique)
0% (0 critique)

37 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 124 abonnés Lire ses 964 critiques

4,0Très bien
Publiée le 16/09/2013

Un polar d'abord psychologique (pourquoi payer une rançon pour délivrer un fils qui n'est pas le sien), puis classique (les policiers recherchent leur cible), et enfin social (avec une division fracassante entre riches et pauvres): voilà ce qu'est "Entre le ciel et l'enfer". La structure du film est ambitieuse, et réclame alors une mise en scène particulièrement élaborée. Et de ce point de vue là, Kurosawa ne ménage pas ses efforts. Il effectue un travail considérable sur la disposition précise des personnages dans l'espace, sur les multiples variations de rythme, ou encore sur la musique. Le résultat n'est pas parfait, à cause d'une partie centrale, certes dense, mais où les différents points de vue forts se succèdent trop rapidement. Le film reste cependant très fort, grâce à sa maitrise et à sa richesse incontestables.

MemoryCard64

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/05/2016

Ok... Je suis allé au cinéma sans savoir que c'était un policier, je ne savais même pas que Kurosawa s'était essayé à ce genre, et j'ai vécu une de mes plus grandes expériences cinématographiques. La première partie prend place dans un appartement où se déroule une réunion entre plusieurs actionnaires d'une société. Le réalisateur prend bien le temps d'établir une situation, de peaufiner les détails, puis il la fait voler en éclats par un simple coup de téléphone, qui frappe dans la petite brèche laissée avec fausse négligence. S'ensuit alors un bras de fer entre deux partis, dont les rapports de force se construisent uniquement par le dialogue. La tension ne fait alors que monter à mesure que les enjeux prennent de l'ampleur. Ils deviennent d'ailleurs si importants que les personnages finissent par courber la tête... (le plan où ils sont tous prostrés dans un coin est magnifique) J'ai cru que le film allait tenir les deux heures trente dans cet appartement, les rideaux tirés, enfermé dans un huis clos. Kurosawa avait largement les moyens de le faire, mais il finit par sortir au bout d'une heure afin de poursuivre l'enquête ailleurs. Et à partir de là, il multiplie les séquences de génie. La scène du train, par exemple, possède des retournements de situations intelligents, qui donnent l'impression que les rouages scénaristiques commencent à peine à se mettre en place. Il y a également le moment où la police fait un grand récapitulatif de l'enquête, qui permet en même temps de nous épargner toutes ces recherches inintéressantes et de développer subtilement les relations entre les hommes chargés de l'enquête. Enfin, il y a cette scène de filature in-ter-mi-nable et pourtant passionnante, car les policiers, en plus d'être toujours à deux doigts de perdre le suspect, redoutent ce qu'ils vont découvrir autant que le spectateur. Peu de choses à dire sur cette œuvre, si ce n'est qu'elle démontre que l'important n'est pas la résolution de l'enquête, mais son déroulement. Partant d'un dilemme horrible, Akira Kurosawa met en place une tension qui ne faiblit jamais tout en faisant de chaque séquence un petit chef-d’œuvre, ce qui lui permet d'élever Entre le ciel et l'enfer au rang des plus grands polars du cinéma.

Plume231

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4,0Très bien
Publiée le 13/07/2009

L'intrigue policière de ce film est un très bon prétexte pour le réalisateur japonais Akira Kurosawa d'étudier l'opposition entre «ville haute» (le ciel) et «ville pauvre» (l'enfer) dans son pays. La description qu'il y fait des riches sonne aussi juste que celle qu'il y fait des pauvres. C'est ce critère social qui rend ce film, qui n'aurait pu être qu'un film policier comme un autre, intéressant. Cela ne veut pas dire que le côté policier du film soit inintéressant, loin de là. Il est même parfois passionnant, surtout quand Kurosawa décrit scrupuleusement le travail d'investigation de la police japonaise. L'interprétation des comédiens est impeccable comme toujours chez les films du maître. Sans être un chef d'oeuvre, «Entre le ciel et l'enfer» est un incontournable d'Akira Kurosawa.

hdfreferfr

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/07/2013

comme le dit Jean Douchet, le film est en deux parties : le huis-clos du début est filmé à sur une base de formes horizontales, avec la pièce entièrement vidée de se meubles, comme dans la plupart des maisons chinoises ! Les acteurs font les cent pas, crient, se fâchent, s'écartent des autres, reviennent vers eux, bref, l'espace est entièrement utilisé (et plus que jamais au cinéma) pour servir le côté physique de la prestation des acteurs dans ce qui devient vite un thriller psychologique aussi complexe que tortueux, avec son éternel dilemme : payer ou ne pas payer la rançon, le tout se basant de surcroît sur un quiproquos ! La seconde partie du film se constitue de la traque sans relâche du criminel, dans une jungle urbaine d'un réalisme aussi cru que saisissant, et cette seconde partie se forme sur une base de plans verticaux, notamment avec le choc des classes sociales (les riches habitent dans les hauteurs de la ville, les pauvres dans les bas-fonds, et lorsque le tueur Spoiler: se rend dans un bouge pour y trouver un cobaye, il se dresse debout au milieu de personnes crevant de pauvreté); à tel point qu'on pourrait se demander cela : si le tueur, qui semble emprisonné en lui-même, en sa terrible spirale sordide de violence, était né dans un milieu aisé, aurait-il été aussi criminel ? Un film pour le moins troublant...

shmifmuf

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2013

Un des meilleurs films noirs que j'ai eu l'occasion de voir (il y a déjà pas mal d'années) et revoir (récemment). Autant sur la forme ( le noir et blanc est sublime) que sur le fond, ce film est parfait.

Blog Be French

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3,0Pas mal
Publiée le 26/07/2014

Le film met des plombes à se mettre en place, puis on a le droit à des scènes de suspens bien travaillées pour au final retomber sur une filature interminable qui aboutit à une conclusion décevante. Inégal, "Entre le ciel et l'enfer" n'est clairement pas le meilleur film de Kurosawa... Malgré une réalisation moderne pour l'époque, les rebondissements se font maigres. Retrouvez l'ensemble de nos critiques ciné sur Be French !

http://befrench.tumblr.com/

tomPSGcinema

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3,5Bien
Publiée le 11/07/2012

Certes, ce n’est pas le film que je mettrais dans le trio de tête dans la filmographie d’Akira Kurosawa, mais il est tout de même bien dommage que cette œuvre ne soit pas plus connue du grand public, car la mise en scène est d’un réalisme assez saisissant ce qui rend cette enquête policière assez palpitante à suivre. Toshiro Mifune est, quant à lui, bien convaincant dans un rôle qui est fait sur mesure pour lui.

dydy-2306

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4,0Très bien
Publiée le 14/02/2012

Je ne connaissais absolument pas le travail de Akira Kurosawa, je le découvre donc avec ce film... et quelle surprise ! A la base, je n'aime pas trop le cinéma japonais, mais là j'ai accroché des le début. Bref, 'Entre le ciel et l'enfer' est un très bon film dont je n'ai surement pas compris toute la dimension philosophique, mais je l'ai apprécié du début à la fin.

fuck-les-modérateurs-allociné

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1,0Très mauvais
Publiée le 23/11/2008

Certainement novateur à son époque, montrant une enquête de police de manière réaliste, la dérive des actionnaires et les ravages de la drogue. Malheureusement aujourd'hui il reste surtout l'ennui ou éventuellement l'aspect technique.

Cathedrale

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4,5Excellent
Publiée le 10/03/2012

L'argent, la Famille, la famille, l'Argent. Entre le ciel et l'enfer, Kingo Gondo se meurt, désespère, le cerveau bouillonnant d'indécision, irradiant la maudite pièce de son appartement d'une rage démentielle. Une pièce, qu'il ne quittera jamais , une pièce où l'action se met en place, Kurosawa insérant avec une minutie d'horloger les rouages de cette grande locomotive furieuse, petit à petit, plan par plan. Fantastique, ce huis clos angoissant, appuyé d'un jeu de lumière grandiose. Plus fantastique encore le 'drop' qui s'opère en plein milieu du film, pour se concentrer sur la police. Police un peu moutonne mais efficace, concernée par les tracas de tous, c'est rare, de voir tant de flics appliqués, les stéréotypes tombent et l'enquête prend toute la place, nous sommes autorisés à tout voir, à tout analyser, on est à la limite du film interactif, avec ses pauses et ses mystères, ses poursuites et ses énigmes. Dernière partie fulgurante, grouillante de monde, plongée sans anesthésie dans un univers sombre, stone et enrobé de fumée, le ravisseur marche nonchalamment vers sa destinée funeste, les gamins, sur leur terrain de jeu pavé de billets, jamais, ne s'arrêtent de plaisanter.

http://gouzinou.blogspot.com

this is my movies

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4,5Excellent
Publiée le 10/05/2016

Je continue ma petite rétrospective perso de Kurosawa avec ce polar pur et dur qui propose une plongée étouffante au sein d'une intrigue tortueuse et mené avec un brio narratif époustouflant. Le 1er acte du film est long, très long, situé dans un décor quasi-unique et rendu en temps réel mais au contraire d'un Hitchcock qui avait proposé une enfilade de plan-séquence pour "La corde", Kurosawa lui oppose un découpage serré, avec des cadrages qui font sens et des placements minutieux, multipliant exploits techniques et brio des compositions. Les acteurs sont excellents tandis que le scénario empile les rebondissements sans jamais perdre sa crédibilité. Ensuite, le film développe un 2e acte palpitant qui montre une enquête minutieuse avant un 3e acte plus étouffant que jamais, plongée scabreuse vers les bas fonds de la ville (on part ainsi du haut, du Paradis donc, pour aller au plus près des Enfers) et le film reste incroyablement passionnant de bout en bout malgré une durée que certains pourraient trouver excessive. Mise en scène au top, scénario brillant aussi profond que palpitant, acteurs magistraux et surtout une conclusion et un message d'une grande puissance qui vous fera longuement réfléchir. D'autres critiques sur

http://thisismymovies.over-blog.com/

Attila de Blois

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4,5Excellent
Publiée le 08/12/2015

Quand on parle d'Akira Kurosawa, on pense rarement, en premier lieu, à son film "Entre le ciel et l'enfer". Et pourtant, celui-ci gagne à être connu puisqu'il s'agit, selon moi, d'un de ses meilleurs longs métrages. Ce thriller aux accents de films noirs se compose d'un excellent scénario qui nous entraîne en plein dans une enquête policière haletante. Kurosawa maintient un suspens dans cette intrigue parsemée de rebondissements. L'aspect psychologique des personnages y est également très travaillé et est parfaitement mis en valeur par les acteurs eux-mêmes. Pas (ou presque) de fausses notes pour cette oeuvre cinématographique de haute volée.

Docteur Gaius Jivago

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4,5Excellent
Publiée le 05/12/2015

C'est dans un luxueux appartement de Tokyo qu'une réunion a lieu entre divers membres importants d'une fabrique de chaussures. C'est aussi à ce moment-là que l'on annonce que le fils de l'un d'eux a été kidnappé. C'est d'abord au cœur d'un appartement de Tokyo que nous entraîne Akira Kurosawa avec Entre le ciel et l'enfer, un appartement où une réunion va être interrompue pour annoncer l'enlèvement du fils de l'actionnaire principal, point de départ d'une oeuvre divisée en trois actes. Mettant d'abord ses protagonistes face à l'enlèvement et la façon dont, avec la police, ils vont le résoudre, il s'intéresse après à l'enquête en question, en rapport avec les énormes enjeux financiers de la boîte puis enfin dans les bas-fonds et l'obscurité de Tokyo. C'est dans la noirceur que Kurosawa puise pour mettre en scène son récit, une noirceur que l'on retrouve à tous les niveaux mais surtout dans l'humain et sa nature. D'abord un bijou d'écriture, Entre le ciel et l'enfer met en scène une intrigue parfaitement bien ficelée, sombre et audacieuse, sachant nous entraîner dans divers ressorts scénaristiques inattendus mais très bien gérés. D'une incroyable justesse, les personnages sont consistants, notamment le chef d'entreprise et Kurosawa arrive à en tirer l'ambiguïté, l'humanisme de certains ou la noirceur pour d'autres. Il alterne bien entre l'intrigue, les personnages et ses thématiques sociales et nous plonge au coeur d'une société japonaise corrompue et de plus en plus inhumaine et met en opposition le ciel, symbolisé les hommes d'affaires en haut de leur gratte-ciel et l'enfer lorsqu'il nous plonge dans les bas-fonds miséreux de Tokyo. Il met l'homme face à ses peurs, inquiétudes, morales et étudie le comportement de chacun lorsqu'ils seront face à d'importants dilemmes. Passant d'un inquiétant et étouffant huis-clos aux bas-fonds de Tokyo, Kurosawa orchestre son récit avec talent, passant bien d'un personnage et d'un thème à un autre, ne commettant aucune faute de rythme et nous transportant aux plus près des protagonistes. Il met en place une atmosphère sombre, inquiétante et oppressante, capable de faire ressortir toute la profondeur des personnages et enjeux et nous immergeant au mieux dans ce Tokyo qui fait froid dans le dos. Tendu de bour en bout, il n'oublie pas non plus l'intensité dont les sommets sont des modèles du genre et nous tient en haleine toute la durée du récit. Devant la caméra, les interprétations sont excellentes et en particulier l'acteur fétiche de Kurosawa, Toshirô Mifune dans la peau de Gondo. Tout en livrant un inquiétant et effrayant constat social sur le Japon, Kurosawa met en place une intrigue redoutablement bien ficelée et sonde l'âme humaine et ses ambiguïtés à travers une oeuvre sombre, oppressante, faisant froid dans le dos et tout simplement brillante.

douggystyle

Suivre son activité 325 abonnés Lire ses 3 456 critiques

4,0Très bien
Publiée le 26/12/2014

Si son enquête policière semble mettre longtemps à se mettre en place, c’est parce qu’Entre le ciel et l’enfer n’est pas uniquement un film noir classique. Débutant dans les coulisses d’une intrigue financière occulte au cœur du patronat d’une entreprise de chaussures, puis dans le salon de l’un de ses millionnaires, se retrouvant victime d’un rapt et d’un lourd dilemme moral, la première partie du film est entièrement centrée sur le mode de vie prospère du nanti incarné par Toshirô Mifune. La suite est au contraire une plongée, via les investigations de l’équipe de policiers menée par Tatsuya Nakadai, dans les quartiers défavorisés de la ville. Cette distinction entre les populations fortunées et pauvres du Japon passe par un changement de mise en scène, avec notamment une modification de la place occupée par les personnages dans l’espace, les uns jouissants de cadrages larges tandis que les autres sont enfermés dans des cadres bien plus serrés. La justesse du scénario, séparé en trois actes passionnants, et la réalisation soignée d’Akira Kurosawa se combinent parfaitement pour créer un suspense et un discours philosophico-social intenses, digne d’un alter-égo nippon d’Alfred Hitchckock.

Alan S. Reynolds

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 29 critiques

4,5Excellent
Publiée le 08/07/2014

Ce film n'est pas à sous-estimer, ce n'est pas un simple film policier sur un kidnapping, c'est aussi une analyse sociale de la société japonaise qui finit par prendre un ton plus universel, un discours sur la richesse et ce qu'elle engendre via le personnage de Toshiro Mifune, un pamphlet contre les immoralités de la quête du pouvoir à travers les actionnaires, une dénonciation du fossé entre les différentes classes sociales et des jugements et raisonnements hâtifs ou simplistes à travers le personnage du kidnappeur. L'histoire en elle-même est à la fois classique et inspirée. Classique dans son déroulement (kidnapping, enquête, résolution), dans ses dilemmes ( "dois-je payer pour un enfant qui n'est pas le mien ?" ou "dois-je payer une somme telle que je vais être ruiné, chassé de mon entreprise et de mon milieu alors que je ne suis pas vraiment concerné par ce kidnapping ?") et dans ses idées ( le kidnapping est l'un des pires crimes qui soit, ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on est haïssable, les actionnaires sont des salopards sans cœur...). Inspirée dans sa construction (rares sont les films qui choisissent de changer complétement de personnages au cours de la même histoire), dans l'ambiguïté de ses personnages (celui de Toshiro Mifune est à la fois très humain et dur, celui du kidnappeur est troublant, aussi terrifiant que pathétique, surtout dans la dernière scène), dans la gestion de ses scène de tension (la scène est franchement brillante) et dans son ton, mêlant 'espoir (le soutien apporté à l'industriel, le fait que les deux enfants soient amis malgré leurs classes sociales différentes) et pessimisme( les bas-fonds du Japon), avec en plus des scènes à l'atmosphère très lourde appuyée par les conditions climatiques. En résumé, ce film mérite sa place dans le panthéon des films policiers ou japonais. Je n'aurais qu'un reproche à lui faire: le rythme est parfois assez lent, surtout dans les première minutes, dans la scène du bouge et dans la séquence de l'arrestation.

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