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Entre le ciel et l'enfer
note moyenne
4,1
276 notes dont 43 critiques
40% (17 critiques)
49% (21 critiques)
5% (2 critiques)
2% (1 critique)
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Votre avis sur Entre le ciel et l'enfer ?

43 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 199 abonnés Lire ses 1 283 critiques

4,0
Publiée le 16/09/2013
Un polar d'abord psychologique (pourquoi payer une rançon pour délivrer un fils qui n'est pas le sien), puis classique (les policiers recherchent leur cible), et enfin social (avec une division fracassante entre riches et pauvres): voilà ce qu'est "Entre le ciel et l'enfer". La structure du film est ambitieuse, et réclame alors une mise en scène particulièrement élaborée. Et de ce point de vue là, Kurosawa ne ménage pas ses efforts. Il effectue un travail considérable sur la disposition précise des personnages dans l'espace, sur les multiples variations de rythme, ou encore sur la musique. Le résultat n'est pas parfait, à cause d'une partie centrale, certes dense, mais où les différents points de vue forts se succèdent trop rapidement. Le film reste cependant très fort, grâce à sa maitrise et à sa richesse incontestables.
MemoryCard64
MemoryCard64

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 375 critiques

5,0
Publiée le 02/05/2016
Ok... Je suis allé au cinéma sans savoir que c'était un policier, je ne savais même pas que Kurosawa s'était essayé à ce genre, et j'ai vécu une de mes plus grandes expériences cinématographiques. La première partie prend place dans un appartement où se déroule une réunion entre plusieurs actionnaires d'une société. Le réalisateur prend bien le temps d'établir une situation, de peaufiner les détails, puis il la fait voler en éclats par un simple coup de téléphone, qui frappe dans la petite brèche laissée avec fausse négligence. S'ensuit alors un bras de fer entre deux partis, dont les rapports de force se construisent uniquement par le dialogue. La tension ne fait alors que monter à mesure que les enjeux prennent de l'ampleur. Ils deviennent d'ailleurs si importants que les personnages finissent par courber la tête... (le plan où ils sont tous prostrés dans un coin est magnifique) J'ai cru que le film allait tenir les deux heures trente dans cet appartement, les rideaux tirés, enfermé dans un huis clos. Kurosawa avait largement les moyens de le faire, mais il finit par sortir au bout d'une heure afin de poursuivre l'enquête ailleurs. Et à partir de là, il multiplie les séquences de génie. La scène du train, par exemple, possède des retournements de situations intelligents, qui donnent l'impression que les rouages scénaristiques commencent à peine à se mettre en place. Il y a également le moment où la police fait un grand récapitulatif de l'enquête, qui permet en même temps de nous épargner toutes ces recherches inintéressantes et de développer subtilement les relations entre les hommes chargés de l'enquête. Enfin, il y a cette scène de filature in-ter-mi-nable et pourtant passionnante, car les policiers, en plus d'être toujours à deux doigts de perdre le suspect, redoutent ce qu'ils vont découvrir autant que le spectateur. Peu de choses à dire sur cette œuvre, si ce n'est qu'elle démontre que l'important n'est pas la résolution de l'enquête, mais son déroulement. Partant d'un dilemme horrible, Akira Kurosawa met en place une tension qui ne faiblit jamais tout en faisant de chaque séquence un petit chef-d’œuvre, ce qui lui permet d'élever Entre le ciel et l'enfer au rang des plus grands polars du cinéma.
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 13/07/2009
L'intrigue policière de ce film est un très bon prétexte pour le réalisateur japonais Akira Kurosawa d'étudier l'opposition entre «ville haute» (le ciel) et «ville pauvre» (l'enfer) dans son pays. La description qu'il y fait des riches sonne aussi juste que celle qu'il y fait des pauvres. C'est ce critère social qui rend ce film, qui n'aurait pu être qu'un film policier comme un autre, intéressant. Cela ne veut pas dire que le côté policier du film soit inintéressant, loin de là. Il est même parfois passionnant, surtout quand Kurosawa décrit scrupuleusement le travail d'investigation de la police japonaise. L'interprétation des comédiens est impeccable comme toujours chez les films du maître. Sans être un chef d'oeuvre, «Entre le ciel et l'enfer» est un incontournable d'Akira Kurosawa.
hdfreferfr
hdfreferfr

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5,0
Publiée le 02/07/2013
comme le dit Jean Douchet, le film est en deux parties : le huis-clos du début est filmé à sur une base de formes horizontales, avec la pièce entièrement vidée de se meubles, comme dans la plupart des maisons chinoises ! Les acteurs font les cent pas, crient, se fâchent, s'écartent des autres, reviennent vers eux, bref, l'espace est entièrement utilisé (et plus que jamais au cinéma) pour servir le côté physique de la prestation des acteurs dans ce qui devient vite un thriller psychologique aussi complexe que tortueux, avec son éternel dilemme : payer ou ne pas payer la rançon, le tout se basant de surcroît sur un quiproquos ! La seconde partie du film se constitue de la traque sans relâche du criminel, dans une jungle urbaine d'un réalisme aussi cru que saisissant, et cette seconde partie se forme sur une base de plans verticaux, notamment avec le choc des classes sociales (les riches habitent dans les hauteurs de la ville, les pauvres dans les bas-fonds, et lorsque le tueur spoiler: se rend dans un bouge pour y trouver un cobaye, il se dresse debout au milieu de personnes crevant de pauvreté); à tel point qu'on pourrait se demander cela : si le tueur, qui semble emprisonné en lui-même, en sa terrible spirale sordide de violence, était né dans un milieu aisé, aurait-il été aussi criminel ? Un film pour le moins troublant...
shmifmuf
shmifmuf

Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 1 760 critiques

5,0
Publiée le 06/01/2013
Un des meilleurs films noirs que j'ai eu l'occasion de voir (il y a déjà pas mal d'années) et revoir (récemment). Autant sur la forme ( le noir et blanc est sublime) que sur le fond, ce film est parfait.
Julien D
Julien D

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4,0
Publiée le 26/12/2014
Si son enquête policière semble mettre longtemps à se mettre en place, c’est parce qu’Entre le ciel et l’enfer n’est pas uniquement un film noir classique. Débutant dans les coulisses d’une intrigue financière occulte au cœur du patronat d’une entreprise de chaussures, puis dans le salon de l’un de ses millionnaires, se retrouvant victime d’un rapt et d’un lourd dilemme moral, la première partie du film est entièrement centrée sur le mode de vie prospère du nanti incarné par Toshirô Mifune. La suite est au contraire une plongée, via les investigations de l’équipe de policiers menée par Tatsuya Nakadai, dans les quartiers défavorisés de la ville. Cette distinction entre les populations fortunées et pauvres du Japon passe par un changement de mise en scène, avec notamment une modification de la place occupée par les personnages dans l’espace, les uns jouissants de cadrages larges tandis que les autres sont enfermés dans des cadres bien plus serrés. La justesse du scénario, séparé en trois actes passionnants, et la réalisation soignée d’Akira Kurosawa se combinent parfaitement pour créer un suspense et un discours philosophico-social intenses, digne d’un alter-égo nippon d’Alfred Hitchckock.
Blog Be French
Blog Be French

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3,0
Publiée le 26/07/2014
Le film met des plombes à se mettre en place, puis on a le droit à des scènes de suspens bien travaillées pour au final retomber sur une filature interminable qui aboutit à une conclusion décevante. Inégal, "Entre le ciel et l'enfer" n'est clairement pas le meilleur film de Kurosawa... Malgré une réalisation moderne pour l'époque, les rebondissements se font maigres. Retrouvez l'ensemble de nos critiques ciné sur Be French !
tomPSGcinema
tomPSGcinema

Suivre son activité 124 abonnés Lire ses 3 041 critiques

3,5
Publiée le 11/07/2012
Certes, ce n’est pas le film que je mettrais dans le trio de tête dans la filmographie d’Akira Kurosawa, mais il est tout de même bien dommage que cette œuvre ne soit pas plus connue du grand public, car la mise en scène est d’un réalisme assez saisissant ce qui rend cette enquête policière assez palpitante à suivre. Toshiro Mifune est, quant à lui, bien convaincant dans un rôle qui est fait sur mesure pour lui.
dydy-2306
dydy-2306

Suivre son activité 675 abonnés Lire ses 2 625 critiques

4,0
Publiée le 14/02/2012
Je ne connaissais absolument pas le travail de Akira Kurosawa, je le découvre donc avec ce film... et quelle surprise ! A la base, je n'aime pas trop le cinéma japonais, mais là j'ai accroché des le début. Bref, 'Entre le ciel et l'enfer' est un très bon film dont je n'ai surement pas compris toute la dimension philosophique, mais je l'ai apprécié du début à la fin.
fuck-les-modérateurs-allociné
fuck-les-modérateurs-allociné

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1,0
Publiée le 23/11/2008
Certainement novateur à son époque, montrant une enquête de police de manière réaliste, la dérive des actionnaires et les ravages de la drogue. Malheureusement aujourd'hui il reste surtout l'ennui ou éventuellement l'aspect technique.
Cathedrale
Cathedrale

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4,5
Publiée le 10/03/2012
L'argent, la Famille, la famille, l'Argent. Entre le ciel et l'enfer, Kingo Gondo se meurt, désespère, le cerveau bouillonnant d'indécision, irradiant la maudite pièce de son appartement d'une rage démentielle. Une pièce, qu'il ne quittera jamais , une pièce où l'action se met en place, Kurosawa insérant avec une minutie d'horloger les rouages de cette grande locomotive furieuse, petit à petit, plan par plan. Fantastique, ce huis clos angoissant, appuyé d'un jeu de lumière grandiose. Plus fantastique encore le 'drop' qui s'opère en plein milieu du film, pour se concentrer sur la police. Police un peu moutonne mais efficace, concernée par les tracas de tous, c'est rare, de voir tant de flics appliqués, les stéréotypes tombent et l'enquête prend toute la place, nous sommes autorisés à tout voir, à tout analyser, on est à la limite du film interactif, avec ses pauses et ses mystères, ses poursuites et ses énigmes. Dernière partie fulgurante, grouillante de monde, plongée sans anesthésie dans un univers sombre, stone et enrobé de fumée, le ravisseur marche nonchalamment vers sa destinée funeste, les gamins, sur leur terrain de jeu pavé de billets, jamais, ne s'arrêtent de plaisanter.
Max Rss
Max Rss

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5,0
Publiée le 06/05/2019
Il y aurait tant à dire sur ce film... Mais par où commencer ? Déjà, on peut dire que le film est divisé en trois parties distinctes. La première, se déroulant en huis-clos, voit ce riche industriel soumis à un dilemme moral. S'envoyer à la ruine ou agir par égoïsme. Telles sont les solutions s'offrant à lui. Bien que théâtrale, car se déroulant en une unité de lieu, cette partie pose les bases de manière excellente. Et Kurosawa, égal à lui-même, maîtrise les codes du huis-clos. Exploite tous les coins et recoins de la pièce. Cette partie, on ne la voit pas filer, tant la maîtrise du maître est totale. S'ensuit une introduction à la seconde partie : le passage dans le train. La deuxième partie, c'est l'enquête policière. Désireux d'impliquer son spectateur, Kurosawa ne néglige aucun détail. On remonte les pistes, quelles qu'elles soient en compagnie des flics. Là encore, malgré une ou deux petites baisses de régime, on est captivé. Et la troisième partie, un sommet de noirceur voit la traque du coupable. Se concluant sur une scène résumant partiellement le message du film. Ici, le ciel et l'enfer n'ont pas de connotation religieuse. Le ciel est alors la ville haute, riche symbolisée par la maison du personnage joué par Toshiro Mifune. Et l'enfer est la ville basse, pauvre et sale symbolisée par ces taudis. "Entre le ciel et l'enfer", c'est en fait deux choses : on y constate d'abord comme un état des lieux du Japon des années 60. Avec des inégalités sociales ne faisant que se creuser. Et c'est aussi un message profondément pessimiste sur l'impossibilité de réconciliation entre les riches et les pauvres. Comme on est chez Kurosawa, la mise en scène, bien que plus statique qu'à l'accoutumée, est au poil, réservant encore de très jolis plans. Le noir et blanc est de haute qualité. Et l'interprétation est sans faille. Exigeant de par sa durée imposante (2h20), mais un sacré bon moment de cinéma à vivre. Un film qui mériterait bien d'être cité comme une référence du film noir.
maxime ...
maxime ...

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4,5
Publiée le 03/02/2019
Entre le Ciel et l'Enfer est à mes yeux un des films de Kurosawa les plus palpitants ! Comme j'ai pu l'écrire dans d'autres critiques c'est dans le registre Policier qu'il me bluffe le plus particulièrement, celui-ci n'échappe pas à cette règle. Il rejoint L'Ange Ivre et Chien Enragé avec aisance aux rang de mes longs métrages fétiches ! Autre particularité de cette création, son découpage proche de Vivre, autre film que j'avais beaucoup aimé. A l'inverse de ledit film mentionné celui-là commence par un huit-clos et se termine par une traque, le rythme étant sans arrêt bousculé on ne peut qu’être happé par cet intrigue. Le casting est tout autant inspiré, Toshiro Mifune et ces collègues sont renversants, l'ultime séquence m'a spécialement marqué ... Autre point d'emballement, la musique. Jamais une composition musicale chez le cinéaste Japonnais ne m'avais fait autant d'effet, elle s'intègre à ravir dans l'ambiance chaotique de ce long métrage. J'avais fait une petite pause avec les films de Kurosawa après être passé en deçà avec Sanjuro, me voilà pleinement remotivé pour découvrir les quatre derniers films de ma collection à savoir Barberousse, Dodes'kaden, Kagemusha et Ran ! Un sacrée programme.
Hotinhere
Hotinhere

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4,0
Publiée le 31/10/2018
Un polar minutieux et haletant, à la mise en scène somptueuse et à l’interprétation sobre. Du grand Kurosawa tout simplement.
Housecoat
Housecoat

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4,5
Publiée le 28/10/2018
Un drame social aussi difficile à supporter pour ce qu'il représente pour ses protagonistes que la dure réalité qu'elle retranscrit pour le spectateur. En trois parties distinctes, Akira Kurosawa se sert de ce kidnapping pour rappeler et nuancer toute les inégalités sociales entre les riches et les prolétaires. Une frontière entre une position élevée et les bas-fonds qu'un acte de haine spoiler: (le kidnapping) fait cristalliser mais qu'un acte de bonté peut fragiliser spoiler: (la rançon). Une situation impossible à accepter depuis les maisons délabrés des quartiers pauvres, toujours aussi précaires et morbides même vingt ans après Chien enragé. L'approche que Kurosawa adopte lors de la première partie nous permets d'ouvrir les yeux sur certains des possesseurs de cette haute position, comme des humains aussi travailleurs que les prolétaires qui les envient. Mais les deux autres nous rappelleront l'inverse, des ombres des deux côtés de la colline, soit des requins opportunistes en haut et des victimes gesticulantes en bas. Une affaire dense qui remet en cause le sens des responsabilités et de la valeur de la réussite. Aussi désespéré que sa conclusion nous permet de le supporter.
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