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Attigus R. Rosh
253 abonnés
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2,5
Publiée le 15 novembre 2017
Syriana est moyennement convaincant. Les acteurs sont indéniablement bons (George Clooney, Matt Damon, Jeffrey Wright), par contre l'histoire est moyennement prenante. Certes, il est toujours intéressant de voir comment des histoires individuelles peuvent être liées entre elles et avoir un impact central sur la géopolitique mondiale, mais au-delà de ça, on accroche assez modéremment aux personnages. C'est dommage, parce que la thématique abordée est fascinante et que le film montre vraiment le fonctionnement du monde moderne. Rien n'est vraiment mal fait, c'est un film bien réalisé, mais rien n'est vraiment emballant non plus.
Difficile de nommer l'état du golfe persique concerné dans ce scénario tiré de deux livres d'un ancien agent de la CIA. Un émir à la tête d'un état démuni, ouvert au commerce international et négociant avec un grand pays émergent, la Chine. Les Etats-Unis de George Bush ont arc-bouté une conception manichéenne de leurs relations avec le Moyen-Orient. Le choc des civilisations, l'axe du mal se sont substitués au commerce international. L'eschatologie conférée à l'idéologie conservatrice n'est à aucun moment abordée dans ce long-métrage. Le cinéaste préfère s'attarder sur la destinée intégriste de jeunes travailleurs pakistanais musulmans comme le passage impénétrable et initiatique d'un livre que l'on broie pour renforcer une démonstration attentatoire. Un film choral produit par notamment Georges Clooney, qui a pris 15 kilos en un mois, lui causant de graves problèmes de santé : migraines lancinantes et colonne vertébrale obstruée. Cette boulimie pourrait se refléter dans le film qui tente de synthétiser un ensemble de connectivités systémiques, avec ambition mais l'appétit d'un ogre. Les USA démocrates se projettent dans les cultures persiques comme pour se réparer elle-même dans le couloir formant l'axe de son propre prolongement. L'émir n'est pas et ne sera pas. De même, l'organisation libanaise participe à oblitérer ses initiatives d'ouverture réelles. Chaque scène est conçue comme un amoncellement d'espaces homocentriques miroitant le positionnement hiérarchique du père en phase d’exstrophie. D'où la scène d'accident dans la piscine et celle du restaurant, ou le dialogue concernant le père de l'émir. Sans que la femme n'ait pour autant une nouvelle légitimité à conquérir. C'est l'"organogenèse " représentative de l'organisme masculin qui est mise à mal au travers de la solennité de son patriotisme. L'éventail des personnages proposant un contre-pouvoir ostentatoire se retrouve englouti par la péroraison imposant l'omnipotence du pétrole. L'indépendance énergétique désirée par les USA devient principe de dénouement plutôt que d'auto-réparation locale étant donné l'état des infrastructures américaines. Syriana, ou Pax Syriana...on ne sait pas très bien quelle est l'idéologie conférée en arrière-plan notamment derrière le mot "N'oubliez pas votre don". L'ingérence organisée des puissances mondiales modernes semblent ici défiée comme pour redéfinir les frontières artificielles des empires anciens devenus jeunes états en péril.
Le nouveau films de Stephen Gaghan aborde courageusement avec beaucoup d'ambition, les enjeux économiques et politiques de l'exploitation du pétrole au Moyen-Orient. Ce film dénonce toute l'hypocrisie de ce système avec beaucoup de justesse mais se perde malheureusement en multipliant les intrigues parallèles qui nuisent à la fluidité du récit. Néanmoins le film n'en demeure pas moins intéressant notamment par la précision de son scénario et laisse entrevoir une belle carrière pour Stephen Gaghan.
Dommage, les acteurs sont bons, la réalisation également, mais bon sang !!! C'est trop complexe à suivre.
Il faut avoir fait Science Politique pour ne pas perdre le fil. Il aurait fallu vulgariser le propos pour rendre l'histoire accessible, le lendemain, j'ai été obligé de chercher l’explication du film sur Google...
Bien que très intéressant et fort bien interprété, ce thriller politique ne convainc pas totalement. La faute à un scénario trop complexe et à la multiplication des personnages.
L'ambition est louable, mais il est difficile de voir en Syriana autre chose qu'un ersatz de Traffic, hélas bien moins réussi pour le coup. Au bout d'une heure, le film demeure totalement obscur aussi bien quant à ses arcs narratifs (comment vont-ils se rejoindre et surtout quel est le but de tout cet exposé? mystère) que quant à l'intérêt de certaines scènes, et si l'interprétation est plutôt bonne sans être géniale, on ne se laisse pas vraiment happer comme l'on pouvait l'être dans le film de Soderbergh. Syriana est un film ambitieux, mais qui manque de souffle et de nerf.
Certes ce film révéle la face cachée du pétrole, mais le scénario est incompréhensible. Les histoires passent de l'une à l'autres sans suites logiques... Le film traitant d'un sujet important aurait pu être bien mais vraiment mal mis en forme, trop prise de tête à mon avis.
Un film très intelligent qui ne manquera pas de nous remettre les idées en place ! "Syriana", plus qu'un film d'espionnage, mêle la politique, le profit, l'argent, le pouvoir, l'endoctrinement... de nombreux sujets essentiels qui continuent et continueront de faire l'actualité de notre monde. Cette vision fine et subtile (que l'on pourra coller à une certaine vérité, ou non) se trouvera une réelle puissance sous le scénario et la direction de Stephen Gaghan, où chaque personnage constituera un maillon indispensable au dénouement. Le système capitaliste se libère l'esprit dans cette dénonciation choc, troublante de réalisme. "Syriana" marie l'intelligence, l'intérêt et le talent !
Parfois Hollywood regarde son pays d une manière critique et cela mérite d être souligné. Siryana observe les liens sombres entre les États Unis et les pays du golf pour le contrôle du pétrole. Des relations mêlées qui vont jusqu'à l ingérence. Le film touffu montre bien la complexité de la réalité qu elle décrit et de ce point de vue le film paraît même un peu court car il donné l'impression de prendre parfois quelques raccourcis. D un point de vue purement artistique le film a selon moi quelques lacunes. Mais le très bon casting, la volonté affichée de parler des conséquences des actions de la politique étrangère US font de Siryana un film qui mérite le détour.
Syriana possède le cynisme et la complexité du réel. Tissant sa toile d'un bout à l'autre de la planète, il pâtit d'une intrigue touffue mais qui justement traduit parfaitement l'esprit de Machiavel qui possède les hommes dès lors qu'il est question d'argent et de pouvoir. Syriana décrypte comme peu de films l'ont fait la loi du plus fort qui s'impose au monde et démontre que les plus grands criminels ici bas ne sont jamais les individus mais les organisations !
Avec « Syriana », Stephen Gagham s’attaque au sujet très difficile à exploiter, celui de l’influence de l’industrie pétrolière dans les pays du moyen orient et du Golfe Persique. Il fut d’ailleurs attaqué aux USA et notamment par la branche conservatrice et républicaine dont certains ont qualifié le film de « anti CIA », « Favorable au terrorisme » et l’influent Charles Krauthammer (journaliste militariste et conservateur qui signe notamment des chroniques chez Time Magazine ou le Washington Post) jugea que Ben Laden n’aurait pas mieux réalisé ce film pathologiquement anti-américain.
Alors bien évidemment, il y a beaucoup d’exagérations, le film est loin d’être « anti-américain » ou pro-terroriste mais dans le même genre de découpage que « Traffic » de Soderbergh, où l’on va suivre quatre destins différents, il tente d’aborder de manière intelligente énormément de problèmes géopolitiques actuels et le rôle de « l’or noir » au Moyen-Orient.
Mais malheureusement, le film n’est pas exempt de tout reproche, très loin de là même. Si les questionnements et le fond sont intéressants, importants, osés et potentiellement passionnants, ce n’est pas le cas du film où le réalisateur peine à nous passionner notamment à cause d’un manque de clartés et le fait de faire un film compliqué sur un sujet déjà très complexe. Donc malgré le rythme plutôt soutenu, on se perd dans ces différentes intrigues mêlant trahison, corruptions ou encore hypocrisie. On notera néanmoins quelques scènes vraiment réussi avec quelques moments où il arrive à instaurer une vraie tension (tel que la "torture" de Clooney).
C’est d’autant plus dommage que les acteurs sont à fond dans le projet et dans l’ensemble impeccable et notamment Clooney en vétéran de la CIA fatigué et barbu. Damon en expert en ressources énergétiques ou Mazhar Munir en jeune ouvrier pakistanais sont aussi très bons.
Finalement, beaucoup de bonnes idées mais perdu dans un scénario trop alambiqué pour vraiment passionner. C’est dommage, c’était pourtant risqué et importants mais il y avait clairement moyen de mieux faire…
J'ai visionné un excellent thriller politico-espionnage si l'on peut se permettre une telle définition. Une histoire de magouille pétrole assez complexe à la fois, mais un film se laissant visionner sans problème, un bon casting et enfin un bon résultat que je note 4 étoiles sur 5, car en parler même peu, l'on en dit déjà de trop, alors à vous de lire les critiques qui en disent plus où voir le film qui se laisse guider par ses intrigues et événements.
Franchement, on pouvait attendre mieux de ce film à géométrie et géopolitique variables. Le scénario n'est pas très clair et les changements incessants de lieux et de personnages troublent plus qu'ils ne lient l'intrigue. Le puzzle se met en forme au fil du temps mais on est parfois tenté de quitter le navire avant la fin. George Clooney a obtenu l'Oscar de meilleur second rôle. Ah bon ? Il a bien été meilleur dans d'autres films !