Rois & reine
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    Note moyenne :   3,3 pour 1393 notes dont 345 critiques  | 
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    wendsoy
    wendsoy

    65 abonnés | Lire ses 1459 critiques |

      1 - Très mauvais

    Amalric, cerné par des acteurs peu crédibles, et un scénario catastrophant est le seul intérêt de cet ovni sur la "comédie humaine". On comprend bien les intentions de l'auteur mais le résultat est ridicule.

    Ajoutée le 20 mai 2012 à 10h23
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    Arthur de Bussy
    Arthur de Bussy

    1 abonné | Lire ses 477 critiques |

      1 - Très mauvais

    1 étoile pour Amalric qui m'a bien fait rire, le seul qui ait réussi à garder un minimum de naturel dans ce lourd exercice de style de 2h30. Autant le dire tout de suite, Desplechin est loin d'être le sauveur du cinéma français (si tant est qu'une telle expression puisse encore faire rêver), comme nombre de critiques se plaisent tant à l'affirmer (ou sinon pauvre de notre cinéma hexagonal!). Non pas que Desplechin soit un mauvais réalisateur, mais il apparaît clairement qu'il ne dispose pas des moyens qui font l'étoffe des « grands ». Son style est bien trop abscons, bien trop scolaire et bien trop nombriliste pour mériter de telles louanges. Et il peine à vraiment se démarquer de ses encombrantes influences, Nouvelle Vague en tête. Mais au moins, contrairement à Honoré par exemple, on ne pourra pas reprocher à Desplechin de n'avoir rien tenté pour créer quelque chose de neuf. Il « ose » une narration (relativement) non-linéaire grâce à un montage habile, quelques (rares) moments de grâce nous font presque espérer en sa qualité de directeur d'acteurs, et le changement de ton permanent du long métrage (alternant rire et larmes) densifie quelque peu l'ensemble. Cependant, s'il est (pour un temps) plaisant de regarder cabotiner Amalric, mis à part son talent d'acteur (assez peu exploité qui plus est), difficile de trouver un quelconque intérêt à «Rois et Reine». Trop artificiel, trop bancal, trop de tics, trop brouillon, trop mou,... et pas assez bon, tout simplement. Contrairement à ce qu'en dit la presse, Desplechin manque cruellement d'ambition. Il est d'ailleurs révélateur que son ex-compagne se soit sentie offusquée par le long métrage : Desplechin s'y raconte sans doute beaucoup (et même trop), et devrait sérieusement penser à se mette à réaliser quelque chose d'un peu plus consistant (si ça n'a pas déjà été fait, il s'agit en effet du 1er de ses films que je découvre). Bref du bon et du moins bon, pas foncièrement mauvais mais loin d'être transcendant. Anecdotique. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

    Ajoutée le 18 mai 2012 à 12h17
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    jeremywithjv
    jeremywithjv

    25 abonnés | Lire ses 332 critiques |

      4.5 - Excellent

    Des rois, une reine ? Les femmes semblent clairement être en infériorité numérique, à en croire le titre du film de Desplechin. En même temps, nous rappelle Ismaël, le personnage joué par Matthieu Amalric (notez la consonance épique et historique du nom), elles n'ont "pas d'âme". Mais, l'unicité de la reine s'explique peut-être par le fait que Nora, incarnée (à merveille, on en reparlera) par Emmanuelle Devos, entretient des relations complexes avec les hommes, les rois. Elle en a aimé quatre, affirme-t-elle dans l'épilogue : son premier mari Pierre, Ismaël, son nouveau fiancé Jean-Claude et, bien entendu, son fils Elias. Autant dire que Rois et reine parle d'amour, mais sa manière d'aborder le sujet est loin d'être anodine. La mise en scène, inscrite dans un artifice absolument jouissif, suit les caprices du cinéaste : elle se permet le recours au témoignage, comme dans le somptueux Saraband de Bergman, le flash-back, voire l'onirisme tant on peut se questionner sur la réalité de ce qui nous est montré. Rois et reine a cette singularité, commune à certains grands films (Eyes Wide Shut, Sueurs Froides) d'adopter pleinement le point de vue des personnages. Mais, justement, la pluralité des protagonistes permet de maintenir une distance nécessaire entre le spectateur et la fiction, distance qui paradoxalement le communie avec eux. Les personnages, parlons-en. La caméra de Desplechin pose un regard très juste sur eux. Ils sont fragiles, généreux, pleins, parfois égoïstes, souvent faibles et gauches. À vrai dire, leur maladresse les humanise, comme chez Rohmer. L'identification complète, la communion entière avec les protagonistes est permise par le parfait équilibre que trouve le film entre l'abîme psychologique et la dérision, le sérieux et la folie, la gravité et l'humour. On se croirait parfois presque dans les grands films de Woody Allen, où la mélancolie naît de la légèreté et parvient à la suppléer. Mais Desplechin est paroxystique dans l'emploi de ce procédé, puisqu'il réussit à dévoiler les troubles existentiels des trublions qu'il met en scène dans des scènes d'une drôlerie phénomène tout en exhibant une sensibilité. Oui, Rois et reine est un film bouleversant, sublime dans sa singularité de jouer avec les codes et l'ambition du film-fleuve sans jamais devenir indigeste. C'est un Cinéma qui se vit, à la fois discret et puissant, dont la pleine proximité est assurée par des comédiens absolument renversants : Amalric, grand acteur s'il en fût, est absolument génial, parfois pudique, souvent malade. Quant à Devos, elle dévoile une fragilité toute "Nouvelle vague" qui ferait rougir de honte Anna Karina.

    Ajoutée le 28 févr. 2012 à 01h39
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    Clingo
    Clingo

    28 abonnés | Lire ses 109 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    J'ai voulu revoir le film hier soir, pensant être totalement passé à côté la première fois, il y a 4 ans. Mais le DVD ne marchait pas. Je me réveille cet après-midi, me demandant quel film je peux bien voir. J'aperçois le DVD de Rois et Reine sur mon bureau, je me dis qu'il faut peut-être que je réessaie. Je réessaie donc, et comprends immédiatement pourquoi ça n'avait pas marché la veille, le DVD était un peu sale. Je le frotte donc un peu, et comme après avoir frotté une lampe magique, un génie sort de sa cachette, et il s'appelle Arnaud Desplechin. Rois et Reine est un film monstrueux. Dans le bon sens du terme bien sûr. Il brasse les genres et les tons, les styles et les rythmes avec un talent évident, et on ne ressort pas indemne d'un tel film. Mais alors comment en parler puisque le choc qu'il provoque empêche forcément d'être objectif ? Tant pis, ne le soyons pas. La polyvalence du film, sa volonté d'aller un peu partout, de multiplier ses effets, est un signe extérieur de gourmandise. Mais chez Desplechin ça n'est pas un vilain défaut tant l'auteur conjugue à merveille les divers éléments de son film. Ce qui impressionne - entre autres - c'est cette capacité à faire correspondre fond et forme(s), à donner le sentiment d'une osmose totale entre choix de mise en scène et récit, entre la technique pure et ce qui nous est relaté. Il y a bien sûr ce montage d'une fluidité extrême, faisant passer le film d'un personnage à un autre, établissant des correspondances entre eux, ou bien faisant ressortir leurs différences. Il réussit à retranscrire la complexité de l'être humain, et sa manière de passer avec la plus grande simplicité d'une séquence à l'autre va dans ce sens : être humain, c'est avoir cette possibilité de passer du rire aux larmes, de subir la transition sans " problème ". Dans son élan généreux, le film embrasse donc toutes les émotions, qu'elles soient heureuses ou pas. Mais il n'est pas manichéen puisque chacun des personnages connaîtra différents stades d'humeur, goûtera à la tristesse avant de reprendre espoir, sera totalement fragilisé avant de repartir de l'avant. Ou l'inverse, à l'image de la séquence la plus cruelle du film, celle où le père de Nora lui dit tout le mal qu'il pense d'elle. Et elle, tombe subitement de son piédestal, se prend une terrible réalité en plein visage. Mais forcément elle s'en relèvera, ou du moins diluera-t-elle sa tristesse grâce au temps et surtout, parce que d'autres événements se produiront et qu'ils occuperont davantage son esprit. Desplechin montre merveilleusement bien cela, soit cette manière dont nos vies avancent malgré tout, se renouvelant en se nourrissant de tout ce qui finalement sera une partie pleine de notre expérience, et pas quelque chose d'insurmontable. Rois et Reine apparaît alors comme un film plein de sagesse, qui montre aussi l'inouïe complexité de l'être humain. Sagesse donc, alors on pourrait penser que tout cela est très posé. Mais non, les paradoxes du film ont déjà été évoqués, un autre exemple de cela étant la perpétuelle vigueur formelle de l'oeuvre. La caméra ne tient jamais - ou très peu - en place. La gourmandise et la soif de Desplechin contaminent la mise en scène, et la caméra semble vouloir tout prendre, tout filmer, repoussant totalement les capacités démiurgiques de la machine cinéma. Et là, encore une fois, on se dit que forme et fond s'épousent dans un mouvement harmonieux : si la caméra est tellement à l'affût, si son ambition est telle, c'est que les gens qu'elle filme renferment en eux une richesse, d'émotions et de caractères, de réactions et de psychologie. Il faut vouloir tout filmer parce qu'il y a donc beaucoup de choses à filmer et que la profondeur des protagonistes ne peut que provoquer une telle envie de tout découvrir. Cette richesse n'est d'ailleurs pas que visuelle, elle s'avère aussi purement narrative. Les scénaristes alternent les époques, font se répondre passé et présent comme pour confirmer ce qui a été dit plus haut, soit que ce que nous avons vécu - malgré l'éloignement temporel - a des répercussions évidentes sur le présent, sur l'identité et les personnes que nous sommes, ou que nous construisons en permanence. L'intelligence première de Rois et Reine est donc sa richesse, sa profusion de détails et de strates qui construisent à la fois son intrigue et ses personnages. Je finis en ne parlant pas d'Amalric et de Devos. Simple et complexe, fluide et profond, dense et souple, et porté par une grâce de tous les instants, Rois et Reine est un véritable tourbillon, qui bouleversera même ceux ou celles qui n'ont aucune âme. Grandiose.

    Ajoutée le 26 févr. 2012 à 14h08
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    reymi586
    reymi586

    31 abonnés | Lire ses 1748 critiques |

      4 - Très bien

    Comique mais profonde, intelligente et cultivée mais légère, poignante mais jamais mélo, cette oeuvre filmée par une caméra curieuse de tout est une réussite totale.

    Ajoutée le 01 déc. 2011 à 14h52
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    Marielle Grelin
    Marielle Grelin

    0 abonné | Lire ses 100 critiques |

      1 - Très mauvais

    J ai pas du tout aime ce film, en plus tres long, j en ai rien appris, les acteurs sont mauvais, le scenario vide de sens... comment peuvent exister de tels films....

    Ajoutée le 20 nov. 2011 à 19h21
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    Maqroll
    Maqroll

    26 abonnés | Lire ses 975 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    C’est d’abord l’histoire d’une femme, jouée par une Emmanuelle Devos aussi juste que bouleversante de bout en bout. C’est également celle d’un homme, Mathieu Amalric en l’occurrence, son parfait pendant de comédie, pourrait-on dire. Le récit suit leurs situations intriquées dans un vertige de vie, d’amour et bien sûr de mort. Desplechin sait mieux que personne manier l’intimisme sans jamais déboucher sur l’impudique ou l’obscène. Il peut ainsi exposer simplement la souffrance devant la mort aussi bien que la joie de la vie avant ce terme inéluctable. Il peut rendre compte de la folie et de son traitement (la psychiatrie, l’institution, l’enfermement) sans les clichés d’usage dès qu’on aborde ce sujet. Il peut tout aussi bien évoquer la question centrale de la transmission, déjà présente dans La Sentinelle, à travers les échanges de l’héroïne avec ses hommes (les rois de leur reine), son jeune mari suicidé et son père au bout de sa trajectoire corporelle, avec lesquels elle va continuer à dialoguer après leur mort. Sont également abordés dans ce film, qui constitue une véritable somme cinématographique, les rapports familiaux et leurs déchirements permanents (ceux avec la sœur sont d’une précision chirurgicale), la question de l’euthanasie et celle de l’écriture, à travers le tapuscrit paternel qui se promène tout au long de l’œuvre. Sa destinée finale sera de servir ce qui est sans doute le propos essentiel de l’auteur, à savoir la force du jugement des morts, implacable et aimant tout à la fois, qui laisse les vivants en proie à leurs questions, leurs doutes et leurs douleurs. Et, comme toujours chez Desplechin, en dépit de tout cela, la vie continue, porteuse d’amour qui transcende le temps et génère un espoir démesuré autant qu’irraisonnable.

    Ajoutée le 20 nov. 2011 à 17h35
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    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      5 - Chef d'oeuvre

    Le plus beau film de l'année 2004 ainsi que 2046 . Une véritable claque cinématographique . Rois et reine est une splendeur d'émerveillements tant il est bouleversant , happant et fort . Comment ne pas éprouver de la compassion devant des personnages tels que Ismael et Nora , tous deux empreints à une fêlure , une blessure secrète ? Et Desplechin arrive à leur donner une force si forte ( qu'il refera dans son sublime Conte de Noel ) et au final , ils arrivent justement à ce rang de rois et de reine comme l'indique la superbe métaphore qui donne son sens au titre : d'ailleurs pendant près de 2 heures 30 arrive à nous faire vivre cette galerie de personnages épiques . La musique est belle et il est agréable d'avoir à écouter musicalement Moon River , le morceau culte de Diamants sur canapé et qui a inspiré la scène de début avec Nora . Un pur objet de cinéma .

    Ajoutée le 27 août 2011 à 20h48
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    Sonny Rivera
    Sonny Rivera

    2 abonnés | Lire ses 16 critiques |

      2.5 - Moyen

    Une réalisation peu soignée, qui donne l'impression de ne pas avoir été pensée. Ça bouge, les cadres sont mal définis. On coupe des têtes ici et là. Arnaud Desplechin a peut-être fait un choix unique : celui d'être proche de ses acteurs, sans se préoccuper de la partie technique. Le film est long. De nombreux plans sont inutiles, pas intéressants. Peu de pertinence au niveau réalisation. Grosses fautes de raccords. J'imagine que le réalisateur l'a assumé et peut-être voulu, mais ça donne un patchwork indigeste, et ce, pour raconter une histoire simple. Bizarre. La scène dans le supermarché est sympa, mais... mais... mais... à quoi ça sert ? Et pis les sentiments d'Amalric pour la jeune femme, comment y croire ? Emmanuelle Devos joue parfois de manière incohérente. Elle a plus les symptômes de la folle que de la femme odieuse décrite par son père. Pas forcément très intéressant. Plein de personnages parasitent et rallongent l'histoire. Enfin bref... Bof bof bof. Le film est sauvé par la belle prestation d'Amalric dans l'épilogue. Et puis pour finir, les titrages sont super kitchs...

    Ajoutée le 17 août 2011 à 18h52
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    funny_modus
    funny_modus

    7 abonnés | Lire ses 36 critiques |

      4.5 - Excellent

    Film qui allie très bien des situations tragiques avec des situations burlesques de manière digeste. Mathieu Amalric est hilarant dans son rôle d’asocial, tantôt touchant, tantôt déjanté (pétage de plombs lors de son internement, sa déclaration d’amour à Arielle) , tantôt antipathique (sa première entrevue à la psy de l’hôpital (Deneuve), tantôt très sensé (tirade sur le fait qu’il ne veut pas adopter Elias), enfin personnage très complet. Y a des moments truculents (ex : quand il demande à son analyste (Elsa Wolliaston) la question cruciale juste avant de s’en aller et après avoir serré la main, et la réponse directe de la psy) On peut regretter néanmoins des fois la sensation que les 2 héros ânonnent leur texte surtout Devos, mais c’est à double tranchant car ca donne aussi un certain charme. J’ai apprécié aussi le culot du réalisateur qui nous montre de manière intelligente le désamour paternel vis-à-vis d’un enfant longtemps aimé. A voir, au moins pour faire sa propre opinion.

    Ajoutée le 31 juil. 2011 à 01h05
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