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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Corps en mouvement, giclées de pastèque, bouteilles deau au sol et dans le frigo, corps nus frénétiques dans une baignoire, un bouchon qui se perd dans un vagin puis dans un entrelacs descaliers, un verre de jus de pastèque puis deux, un homme très actif dans une baignoire, des crabes qui se carapatent dans la cuisine, une « actrice » nue et inconsciente qui subit des assauts, STOP ! INTERLUDE ! des extraits de comédie musicale délirante dont la dernière dans des toilettes publiques Un homme, vedette du X qui se cherche, une jeune femme amoureuse de lui, une autre femme, elle Japonaise, également dans le porno. Pauvre Japonaise qui, totalement inconsciente, est transportée dans les couloirs puis tourne la dernière scène porno du film à son insu. Tout cela na aucun sens, est choquant et ridicule. Cest fait pour ? Pour montrer que tous ces personnages ne sont plus que des objets de sexe ? Les scènes sont longues et ennuyeuses et incohérentes (comédie musicale alterne avec scènes hard). Les prises de vues quoique variées napportent pas grandchose et le réalisateur sappesantit beaucoup sur les couloirs et autres plans. Si vous aimez « disséquer » un film pour le comprendre, alors allez voir LA SAVEUR DE LA PASTEQUE.
A vouloir faire trop intello, un film perd toute sa saveur
Mon dieu que c'est ennuyeux!! Ca va dans tous les sens, des plans qui ne servent à rien, et un érotisme moche et inésthétique! Aucune liaison chez les personnages ni de logique à leur existence! Seules les scènes musicales sont agréables et les couleurs réveillent le spectateur qui regardait sa montre pour sortir...
Je n'avais qu 'une hâte sortir de la salle tellement le film m'ennuyait. D'ailleurs je l'aurai fait si je n'avais pas été au milieu d'une rangée au risque de faire bouger les spectateurs endormis.
Un triste délire, inventif, surprenant. Des scènes étirées, pratiquement sans aucun dialogue, mais avec un son très travaillé. Le tout ponctué de quelques trop rares scènes de comédie musicale dont une d'anthologie, largement présente dans la bande annonce. Mais parmi les trois personnages, deux sont acteurs de porno, et de la tristesse ambiante on passe au sordide pesant puis à l'immonde nauséeux. Évitez !
J'allais voir ce film à reculons puisqu'il m'avait été donné à voir par mes professeurs de cinéma, mais au fur et à mesure que le film avançait, je me sentais de mieux en mieux dans l'univers de Tsai Ming Liang, j'en suis même arrivée à rire, rarissime lorsqu'il s'agit d'un film que je suis obligée d'aller voir ! Et tout à coup, la dernière partie du film gache totalement cette impression de fraicheur assez drôle par une scène de violence, dont, avouons le, on aurait bien pu se passer. Tsai Ming Liang nous explique comment passer d'un film frais tout en étant sérieux, à une horreur pornographique écoeurante. Je suis sortie du film totalement déçue et écoeurée.
On peut rire de toutes ses forces en allant voir ce film, n'empêche : les airs de la comédie musicale trottent dans la tête, les images sont des photographies, les acteurs sont (à tout point de vue) charismatiques, la pastèque est utilisée de manière déconcertante ! On peut être lassé néanmoins de plans un rien longuet...A voir si l'on est curieux.
Etrange mélange de burlesque, comédie-musicale et d'érotisme, La saveur de la pasteque est sans aucun doute un des nanars de l'année. Absolument rien à sauver de ce film pitoyable. Le réalisateur Tsai Ming-liang traite ici les difficultés du rapport amoureux (le couple se croise et se cherche sans jamais concrétiser leurs sentiments) à travers les péripéties d'un tournage de film pornographique...Les acteurs font de leur mieux mais pas une seconde je n'ai été pris par ce délire aux images et situations aussi nulles que laides. Les numéros de comédie-musicale sont malheureusement trop peu nombreux pour éveiller l'interet (d'ailleurs elles arrivent toujours quand la paupière se fait lourde) de ce film ovni qui ne touche jamais et qui en plus se termine par une scène vraiment très laide, sans aucune "saveur". Comme souvent les plans sont inter-minables, il ne se passe absolument rien et les baillements n'arretent pas. La saveur de la pastèque est donc un film qui n'a rien à dire, dont l'humour tombe à plat tant la réalisation est indigeste (la première et dernière scène sont assez immondes dans leur genre). Au final, on ne peut qu'apprécier la saveur de sortir de la salle de cinéma.
Le réalisateur taiwanais Tsai Ming-liang est capable du meilleur comme du pire, parfois dans le même film. Certaines oeuvres sont même à la limite du foutage de gueule. Multipliant les plans fixes qui durent une éternité, le cinéaste ne change pas sa manière de tourner. Par contre, il ajoute de nombreuses scènes musicales particulièrement kitsch et ridicules. Les amateurs de séquences Z apprécieront. Sinon, son sujet sur l'incommunicabilité est particulièrement bien traité dans un film qui ose suggérer des scènes de sexe hot. La dernière scène du film est même franchement émouvante, quoique assez glauque, comme souvent avec cet auteur. Il faut que les spectateurs soient quand même prévenus : c'est une oeuvre vraiment étrange, extrèmement lente et contemplative, difficile d'accès, mais passionnante lorsqu'elle se livre enfin.
Transcendant, génial, tout simplement fabuleux. C'est tellement peu érotique qu'on pourrait supprimer la limite d'age ;). Tsai Ming-Liang use de la matière à la perfection et déconstruit le désir pour le mettre en regard de l'amour. C'est brillant, lucide et délicieusement cruel à l'égard de l'homme moderne et hypocrite.
Désir de cinéma, puissance de création, violence des émotions : "La Saveur de la pastèque" est, dans le sens plein du terme, une uvre inouïe. Aucun spectateur ne réchappera dailleurs à la beauté sidérante de la résolution offerte par la dernière scène. Aucun spectateur, dois-je ajouter, ne devrait sen priver
Absolument succulent !! Cave glauque sur fond de néon glauque ... Impressionne alors l'aisance avec laquelle Tsai, à partir d'un geste ou d'un accessoire, transforme ses saynètes comiques en petites fables allégoriques. Le cinéaste continue de surprendre et d'édifier des films mirifiques qui ressemblent à toutes ces choses étranges et indéfinissables qui circulent dans nos têtes, qu'on pense uniques et qui en réalité traduisent un même besoin universel. Superbe. La Saveur de la pastèque, un jus de derrière les roseaux, extrait d'une cascade de mélanges improbables : sexe et comique, grotesque et mélancolie, comédie musicale et pornographie, science-fiction et burlesque, allégorie politique et composition poétique. Si Tsai Ming-Liang creuse une fois de plus le sillon de la solitude et de l'aliénation urbaine, il le fait avec une puissance et une précision qu'il n'avait encore jamais atteintes ; une reflexion plus fouillée méritait d'être développée quant au rapport entre ce qu'on appelle (pour faire vite) le cinéma d'Extrême-Orient et la catégorie esthétique du formalisme.
De très belles images, mais j'ai eu énormement de mal à accrocher au film et il restera énormement de choses que je n'aurais pas (du tout) compris... 2 étoiles tout de même pour la beauté de l'image et la douceur de ses plans de camera (chose que j'adore dans les films asiatiques). Mais le scénario me restera un mystère...
Ouch, c'est le choc. Beaucoup d'idées, une grande maîtrise dans les plans, un montage original, des scènes variées, des acteurs superbes, des scènes de vie impressionnantes d'interprétation. Tout ça sert bien à nous dire que ce n'est pas une blague. On ne rigole pas vraiment, on est éblouie, exténuée. Et forcement choqué, avec une fin à couper le souffle !
Tous les films devraient être comme ça, et ne pas hésiter à introduire la vérité dans la fiction :)
Peu ordinaire et sans concession. C'est à la fois beau et dur, sensuel et cru. Certaines scènes, dont la dernière surtout, s'étirent jusqu'au malaise, maltraitant vos sentiments et me laissant pour ma part dubitatif. On a envie de crir stop ! C'est du rarement vu au cinéma, c'est osé, douloureux mais très beau.
Après une pseudo entrée en matière minimaliste à forte connotation sexuelle, la "Sdlp" bascule dans un genre chafouin, mêlant voyeurisme et porno soft. Et ce n’est pas avec ses quelques chorégraphies rocambolesques, ses dialogues de sourds et encore moins ses rares mais stridents gémissements que cet indigeste navet remonte le niveau. Pour être franc, c’est carrément du n’importe quoi ; un film classé "X" aurait à la limite remporté plus de suffrages. Aussi amis lecteurs, en vérité je vous le dis, à la décadence romaine succédera la décadence asiatique (cf. Kim Ki-Duk, Jang Sun-Woo, Ryu Murakami).