La Saveur de la pastèque
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    Note moyenne :   2,6 pour 280 notes dont 72 critiques  | 
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    stillpop
    stillpop

    13 abonnés | Lire ses 1397 critiques |

      4.5 - Excellent

    Quelle claque ! "Goodbye Dragon Inn" ne m'avait pas donné envie de suivre ce réalisateur, heureusement que je ne savais pas que c'était lui, j'aurais manqué l'un des plus virulent et talentueux pamphlet sur l'homme et son rapport à la pornographie. Ca commence comme un film d'art et essai lent et lourd, égrené par des situations humoristiques très subtiles, et une photo au dessus de tout reproche. Mais la caméra est plus ludique et vivante que dans son film précédent. Ce n'est plus un photographe mais bien un cinéaste. Puis, à la première comédie musicale américano sinophile, on pressent un chef d'œuvre en devenir, et on oublie ses préjugés sur l'art contemporain pour savourer toutes les trappes ouvertes du film. Les scènes de pornographie (toutes simulées, on n'est pas chez cet animal de Vincent Gallo) deviennent très glauques ou carrément drôles, puis le message petit à petit fait corps. Ne faîtes pas comme cinq spectateurs qui n'ont pas pu supporter les détournements d'attention du réalisateur, restez jusqu'à la fin, les situations et les scènes sont géniales. D'abord parce qu'elles prennent au pied de la lettre les détracteurs du porno tout en restant assez libertaire pour ne pas faire d'amalgame, ensuite parce que le message féministe arrive simplement par touches de plus en plus immondes, jusqu'à l'explosion finale, incroyable de maîtrise de mise en scène. C'est vraiment un film à message comme on en fait plus, presque de la littérature, qui montre tout sans jamais rien expliquer, sans aucun dialogue, seules les images sont "parlantes" et questionnent le spectateur un peu finaud sur certaines situations. Celles que l'esprit des hommes acceptent ou plébiscitent, sans voir que l'amour est une pépite fragile qui mérite mieux que les à priori ou la facilité dans les rapports aux femmes. Que ces hommes soient ou non machistes. Un très grand film, inattendu, original sinon jamais vu, un grand moment de cinéma d'auteur contemporain habité par une sacrée grâce. Même si les sujets sont d'un glauque parfois insoutenable. Par contre, une certaine appréhension me touche, après les fringues, les écrans plat et les ordinateurs, les scooters puis les voitures, le cinéma chinois va t'il bientôt exploser le cinéma français ? A force d'attaquer où les américains ne savent pas faire, le film d'art et d'essai intello ? Surtout quand il est réussi, ce qui est devenu rarissime chez nous ! Un film rare, ne vous laissez pas rebuter sur ses longues mises en situation. Au moins pour vous faire une idée de ce qu'un réalisateur persévérant et inspiré voulait vous faire partager.

    Ajoutée le 05 févr. à 12h31
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    Santu2b
    Santu2b

    44 abonnés | Lire ses 603 critiques |

      1 - Très mauvais

    Quel ennui ! Je savais que le cinéma de Tsai Ming-liang était tout à fait particulier, et c’est également pour cette raison que je me suis jeté sur l’un de ses films les plus "emblématiques" dira-t-on, "La Saveur de la pastèque", réalisé en 2004. Je savais également qu’il fallait toujours se méfier des réputations un peu surfaites mais à ce point-là ! C’est à se demander ce que les critiques peuvent bien lui trouver. Absolument sans queue ni tête, "La Saveur de la pastèque" se prétendait peut-être limpide et délicat, pèse une tonne, surfant entre comédie musicale pas drôle et film porno limite nauséabond. En réalité, à la lisière de ces deux girons, Tsai Ming-liang provoque à tout va mais ne s’assume jamais. Il aurait très bien pu choisir entre fantaisie créatrice et film élitiste pédant, car les deux ne sont que très rarement compatibles. Mais au final, il n’a fait ni l’un, ni l’autre. Ce n’est pas parce que vous faites quelque chose d’original que cela sera forcément intéressant. On ne le répétera jamais assez.

    Ajoutée le 31 juil. à 12h01
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    Dodeo
    Dodeo

    81 abonnés | Lire ses 232 critiques |

      3 - Pas mal

    La saveur de la pastèque est mon premier Tsai Ming-liang et il est certains que pour une première approche, l'univers du cinéaste se révèle être surprenant. La surprise, elle se pointe dès la première scène mettant en exergue l'homme, la femme et la pastèque dans un contexte assez dérangeant voire presque malsain. Il faudra ensuite laisser au film le temps de se décanter afin que le réalisateur taïwanais nous délivre toute la mesure de son talent. Et c'est en ce sens que la mise en scène se révèlera constamment juste et intrigante de part notamment ses plans fixes de toute beauté. L'aspect visuel est une des grandes forces de l'oeuvre, la photographie et les cadres transmettant à la perfection le sentiment de fraicheur. Le film vacille somptueusement entre un érotisme très prononcé, une poésie touchante et des scènes musicales volontairement kitsch et particulièrement rafraichissantes. La mélange se révèle être plaisant malgré les quelques faiblesse de l'ensemble. Mais le film reste malheureusement trop hétérogène pour convaincre totalement. Il n'en reste pas moins que La saveur de la pastèque est un film marquant et plaisant. A réserver tout de même à un public averti.

    Ajoutée le 06 janv. à 19h44
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    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      2.5 - Moyen

    Ça y est, Tsai Ming-Liang se lâche! Son obsession pour les pastèques, l'eau en bouteille ou le sexe est plus que jamais exacerbée à l'occasion de son 7e long métrage. Mais surtout, bonne nouvelle, sont goût pour l'absurde se fait plus d'autant plus présent qu'il se retrouve cristallisé dans quelques trop rares séquences de comédie musicale décalées et proprement jubilatoires! Car pour le coup, le cinéaste taïwanais retrouve l'inspiration des grands soirs, même s'il perd en profondeur ce qu'il gagne en enthousiasme. Il faut dire que le scénario (comme toujours minimal) est lui aussi bien déjanté par moments (même si sincère et doté d'un réel désir de réflexion, quelle que soit sa limite) : imaginez les personnages de son film antérieur «Et Là-bas Quelle Heure Est-il?» se retrouvant à Taiwan en pleine sécheresse, le jus de pastèque se révélant moins cher que l'eau courante, le héros principal étant devenu acteur porno entre temps... Les habituels moments de désenchantement et de solitude, d'un sordide toujours aussi abrupt (l'ami Tsai ne blague pas quand il avoue avoir une approche très frontale de la sexualité), se retrouvent donc entrecoupés par de salutaires intermèdes musicaux kitchissimes et surtout très inventifs (réalisés avec 3 fois rien qui plus est)! Même s'il reste assez caricatural, «La Saveur de la Pastèque» compte assurément parmi les meilleurs films de Tsai Ming -Liang, bien qu'il confirme les limites de son cinéma entraperçues dès ses débuts (je ne sais plus quel journaliste le qualifiait, avec raison à mon sens, de cinéaste "systématique", obsessionnel pour faire simple). Il se repose en effet sur des méthodes, des idées et des symboles qu'il ne renouvelle guère, préférant les épuiser jusqu'à plus soif. En résulte une grande cohérence au niveau de sa filmographie, mais aussi une fâcheuse tendance à tourner en rond. Pas le plus fin de ses films, mais par contre l'un de ses plus divertissants (c'est bien sûr relatif). Un grand moment de n'importe quoi! [2/4]

    Ajoutée le 29 avr. à 21h33
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    stanley
    stanley

    9 abonnés | Lire ses 358 critiques |

      3 - Pas mal

    La saveur de la pastèque est vraiment un film intéressant, original et personnel. Comme à son habitude Tsai Min Lang traite de ses thèmes favoris : les pulsions sexuelles plus ou moins assouvies, la solitude, les problèmes de communication dans un monde désincarné envahi par l’élément liquide. Après les inondations de la ville, d’une salle de cinéma en déliquescence, en 2005 cette fois une pénurie d’eau ravage Taïwan, nécessité : boire du jus de pastèque. A certains moments du film, l’ennui peut gagner le spectateur et la bipolarité des longs plans séquences, froideur de l’environnement alternant avec des scènes très « hot » peut surprendre. Il reste cependant une œuvre attachante, brillamment réalisée et d’une grande maîtrise (telle la conclusion, représentation tragique de notre société). La scène de baise par l’intermédiaire de la pastèque est habitée et sans vulgarité. L’intrusion de la comédie musicale, superbement chorégraphiée, apporte de l’humour à un film parfois désespéré mais à la sensualité exacerbée, éternel paradoxe du cinéaste taiwanais.

    Ajoutée le 09 mars à 12h44
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    am13
    am13

    12 abonnés | Lire ses 21 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Dans "The wayward Cloud", les trois éjaculations -montrées dans le film- nouent rythmiquement les trois modes du spéculaire : projection, identification, catharsis. D’abord, Projection (46:10->46:23) : éjaculation sur le visage de la porn-star, pénis invisible, visage invisible de l’éjaculateur, gros plan sur le sperme projeté, probablement pas d’orgasme. Ex. de porno capitaliste. Les gestes y sont prévisibles (quoique la situation soit cocasse : dans une baignoire vide -sécheresse-, aspergés d’eau), rien n’arrive. Puis, Identification (1:02:26->1:02:38) : visage (du masturbateur) dans le miroir puis (son) pénis dans le miroir puis masturbation en miroir (le masturbateur imite la girlfriend onaniste, regardée par l’embrasure : mise-en-abyme de notre identification) puis visage ouvert (la bouche bée) dans le miroir puis éjaculation (très gros plan sur sperme jaillissant) dans le miroir (pénis visible en miroir) puis visage orgasmant dans le miroir (spasmes, buée). Pas d’orgasme de la girlfriend. Ex. de porno amateuriste (quoique artistique). Quelque chose arrive : l’orgasme de l’homme. Enfin, Catharsis (1:43:03->1:43:25) : regards de la girlfriend croisant les regards du performeur occupé à baiser le cadavre de la porn-star (corps virtuel expulsé), visages orgasmants (girlfriend et performeur), performeur se ruant vers le visage ouvert (par ses cris) de l’aimée (atteint dans un trou du mur entre barreaux), gros plan de derrière le visage de la girlfriend puis gros plan des fesses (du performeur) en sueur et en spasmes, éjaculation buccale (invisible car sexe invisible, comme englouti), sperme dans la bouche et nouage imaginaire des orgasmes, jonction symbolique des jouissances ensemble dans le trou (tête d’elle, pénis et mains de lui : milieu du trou : le rien), performeur et performeuse crucifiés aux barreaux du mur, larme d’émotion coulant sur le visage de la performeuse comme symbole d’un plus-de-jouir traçant la part-putain de la pas-toute (...)

    Ajoutée le 06 nov. à 18h55
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    genik
    genik

    0 abonné | Lire ses 177 critiques |

      1 - Très mauvais

    Heureusement que j'ai lu le synopsis, sinon, je pigeais que couic...(y a-t-il plus qu'un COUIC?) A voir en accéléré, sauf peut-être pour les moments dansés et niqués

    Ajoutée le 14 nov. à 02h13
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    Aydrey
    Aydrey

    16 abonnés | Lire ses 277 critiques |

      0.5 - Nul

    Non je n'adhère pas du tout, je n'ai pas compris , je m'attendais a une comédie musicale, a tout sauf a ça !! et pourtant les critiques etaient bonnes J'ai vraiement eu du mal a regarder le film jusqu'au bout, c'etait sans interet et ennuyeux. plus jamais !!

    Ajoutée le 20 avr. à 23h02
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    Anthony Saudrais
    Anthony Saudrais

    12 abonnés | Lire ses 865 critiques |

      2.5 - Moyen

    Décalé et complètement barré, le nouveau film de Tsai Ming-liang a de quoi satisfaire les amateurs de son cinéma. En effet, le pari était encore très risqué : allier tous les genres possibles en une seule oeuvre, passant de la comédie musicale au cinéma érotique. Néanmoins, l'ensemble est assez homogène et le montage est assez bien huilé pour donner le minimum de cohérence à un un sujet qui risque de déranger beaucoup de novices. En effet, le cinéaste nous parle de pornographie. Tabou, le sujet l'est encore beaucoup (trop ?) dans notre cinéma. Et c'est avec une allégorie poétique que le réçit nous emporte dans un tourbillon de tortures morales sur la recherche d'une identité corporelle et de l'effet de solitude. Et c'est le principal défaut (si on peut dire) de cette pastèque qui risque malheureusement d'être savourer par un public très réduit. A la fois philosophique mais provocant, Tsai Ming-liang ne fera pas l'unanimité. Mais il mérite d'être salué par son virtuose du risque et de cette belle leçon de liberté cinématographique. Bilan mitigé donc, le visionnage vaut néanmoins le coup d'oeil. Pour public avertit.

    Ajoutée le 30 mars à 22h58
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    gogo66
    gogo66

    0 abonné | Lire ses 70 critiques |

      2.5 - Moyen

    Cinéaste de l’économie et du signifiant, Tsai Min-Liang reprend son meilleur film, « The Hole » mais cette fois en version « hard ». Même ambiance glauque et déserte, même insertions musicales, même protagonistes, voisins gênés d’être attirés l’un vers l’autre. Mais ici, l’eau, principale inspiration chez le taiwanais, est mélangée avec le liquide séminal et le jus de pastèque, lui-même associé aux sécrétions vaginales et tout le film est contaminé par le désir, finalement assouvi dans une dernière séquence mémorable.

    Ajoutée le 17 mars à 19h12
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