Date de sortie cinéma :
30 novembre 2005
Film déjà disponible en DVD depuis le : 7 juin 2006
Réalisé par Tsai Ming-liang
Avec Lee Kang-sheng, Shi Chen, Lu Yi-Ching, plus
Titre original : Tian bian yi duo yun
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage
français
,
taïwanais.
Genre :
Comédie musicale
Durée :
1h55 min
Année de production :
2004
Distributeur : Pan Européenne Edition
Synopsis : La sécheresse est telle à Taïwan que la population est invitée à remplacer l'eau par le jus de pastèque.
Elle, c'est en volant l'eau des toilettes publiques qu'elle subsiste.
Lui, c'est en montant sur les toits, la nuit tombée, qu'il tente de se rafraîchir en se baignant dans les citernes d'eau de pluie.
Solitaires, assoiffés, épuisés par la chaleur et le désir, ils se retrouvent pour mieux se perdre dans l'excitation torride et la saveur de la pastèque.
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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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Note Moyenne:
(2,0)
pour 247 notes dont 68 critiques
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Sa note :
(4)
Sa critique :
Dans "天边一朵云", les trois éjaculations -montrées dans le film- nouent rythmiquement les trois modes du spéculaire : projection, identification,
catharsis. D’abord, Projection (46:10->46:23) : éjaculation sur le visage de la porn-star, pénis invisible, visage invisible de l’éjaculateur, gros plan sur le sperme projeté, probablement pas d’orgasme. Ex. de porno capitaliste. Les gestes y sont prévisibles (quoique la situation soit cocasse : dans une baignoire vide -sécheresse-, aspergés d’eau), rien n’arrive. Puis, Identification (1:02:26->1:02:38) : visage (du masturbateur) dans le miroir puis (son) pénis dans le miroir puis masturbation en miroir (le masturbateur imite la girlfriend onaniste, regardée par l’embrasure : mise-en-abyme de notre identification) puis visage ouvert (la bouche bée) dans le miroir puis éjaculation (très gros plan sur sperme jaillissant) dans le miroir (pénis visible en miroir) puis visage orgasmant dans le miroir (spasmes, buée). Pas d’orgasme de la girlfriend. Ex. de porno amateuriste (quoique artistique). Quelque chose arrive : l’orgasme de l’homme. Enfin, Catharsis (1:43:03->1:43:25) : regards de la girlfriend croisant les regards du performeur occupé à baiser le cadavre de la porn-star (corps virtuel expulsé), visages orgasmants (girlfriend et performeur), performeur se ruant vers le visage ouvert (par ses cris) de l’aimée (atteint dans un trou du mur entre barreaux), gros plan de derrière le visage de la girlfriend puis gros plan des fesses (du performeur) en sueur et en spasmes, éjaculation buccale (invisible car sexe invisible, comme englouti), sperme dans la bouche et nouage imaginaire des orgasmes, jonction symbolique des jouissances ensemble dans le trou (tête d’elle, pénis et mains de lui : milieu du trou : le rien), performeur et performeuse crucifiés aux barreaux du mur, larme d’émotion coulant sur le visage de la performeuse comme symbole d’un plus-de-jouir traçant la part-putain de la pas-tout
déconnecté
Sa note :
(4)
Sa critique :
Extraordinaire film aux antipodes des genres, transcendant tour à tour l'érotisme, la comédie, la comédie musicale, et la chronique de moeurs sentimentale, le tout dans un mélange que seul Tsai-Ming Liang aurait pus concentrer avec autant de maestria.
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Revue de presse : les critiques
Secrets de tournage
Une chanson et des ballades...
Le réalisateur asiatique Tsai Ming-liang s'est inspiré d'une chanson populaire chinoise intitulée Un nuage au bord du ciel, adaptation de la chanson anglaise The Wayward Wind, et de ses propres errances dans sa Malaisie natale pour réaliser La Saveur de la pastèque. Le cinéaste raconte : "A l'époque, on aimait beaucoup les films de cowboys, et bien des chansons populaires chinoises étaient de...
Un film de sentiments
Le réalisateur Tsai Ming-liang évoque La Saveur de la pastèque : "Le scénario est un outil, il sert à rassembler les énergies. C'est un point de départ. Le film lui échappe très vite. La Saveur de la pastèque n'est pas un film porno, ce n'est pas une comédie musicale non plus... C'est un travail de fiction, basé sur des sentiments plutôt que sur des idées."
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Commentaires
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un visiteur - Le dimanche 21 mars à 17:18