Je vous épargnerai les jeux de mots fumeux pour Bug (insecte en français et qui n'a donc rien à voir avec un bug d'ordinateur, pour ce film en tout cas), je me contenterai juste de l'allumer l'ayant trouver mauvais à la limite du très mauvais. A la manière de Killer Joe (le Friedkin suivant), Bug commence lentement, très lentement, très très... vous avez compris le début (voir la première heure) est incroyablement long, on nous présente les personnages, antipathiques au possible, la toxico cloîtré chez elle (Ashley Judd) et le paranoïaque sortant de nul part (Michael Shannon), l'ambiance poisseuse installe un véritable malaise chez le spectateur, malaise renforcé par l'aspect huit-clos désagréable et plutôt mal géré, la mise en scène est dépourvu de personnalité, Friedkin se contente de poser sa caméra et de filmer. Tout ça amène l'ennui et lorsque le long-métrage démarre vraiment, il part tellement dans tout les sens que ça en est épuisant, on passe brutalement d'un truc chiant à un grand n'importe quoi servi par des dialogues plus que moyens, on ne sait pas si on doit rire de leur folie ou en vomir tant elle atteint un niveau extrême de mauvais-goût (le même schéma était présent dans Killer Joe, l'ennui en moins), les théories de complot sont foireuses et cela va à son paroxysme lors des 5 dernières minutes, insupportables. La fin est raté, Friedkin nous laisse l'impression de ne pas avoir su comment finir son Bug alors il a fait une chose, classique et ici maladroite, il fait coulisser lentement sa caméra vers un fond noir, un point positif est quand même à souligner sur le plan final c'est qu'il clôt le long-métrage, il met enfin un terme à notre supplice. La seule chose qui m'empêche de crier au navet ce sont les acteurs, Michael Shannon en tête, parfais et extrêmement flippant en vagabond en proie à la folie, son regard et ses paroles sont telles que l'ont se demande comment cette c*nne de toxico à pu le laisser dormir chez elle, même la solitude ne justifie pas cette acte et encore moins la peur qu'elle éprouve à l'encontre de son ex-mari car il est sans doute beaucoup moins dangereux que le schizophrène.
Vous l'aurez sans doute compris je n'ai pas du tout apprécié cette "expérience" beaucoup trop malsaine et absurde dans ses 30 dernières minutes, le sujet était très intéressant et avec Friedkin aux commandes on pouvait s'attendre à du lourd mais il n'en est rien, il se tire une balle dans le pied (voir plusieurs à ce stade là), il rate tout et ne réussit quasiment rien (juste la direction des acteurs). Et ce n'est pas non plus avec Killer Joe que le réalisateur remontera dans mon estime .