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    La Vie est belle
    note moyenne
    4,2
    5840 notes dont 231 critiques
    58% (135 critiques)
    26% (59 critiques)
    7% (17 critiques)
    5% (12 critiques)
    3% (7 critiques)
    0% (1 critique)
    Votre avis sur La Vie est belle ?

    231 critiques spectateurs

    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 2 décembre 2009
    Sans doute un des films les plus cinématographiques qui soient. La caméra crée une vie fantastique parmi les gens et aucun art au monde ne peut rivaliser avec une telle virtuosité. Quand en plus, la morale s’en mêle de cette manière universelle, c’est le 5 étoiles sans aucune hésitation et sans doute un des plus beaux films du monde. Ne pas aimer ce film c’est ne rien comprendre au cinéma …Il vaut mieux chercher ailleurs un loisir plus adapté à sa personnalité. C’est aussi un spectacle qu’il faut voir quand le moral baisse pour son formidable pouvoir thérapeutique et cela c’est une énorme qualité. Quand on a, en plus, la chance de connaître tous les autres films de James Stewart et d’aimer cet acteur, c’est un pur bonheur que de revivre cette aventure à ses cotés. Il suffit de le voir serrer les 4 enfants dans ses bras et les embrasser pour ressentir tout son talent d’acteur …On est loin,très très loin du plus célèbre film de Capra « Arsenic et vieilles dentelles » et c’est pourtant ce dernier que la postérité à le plus retenu. C’est d’ailleurs souvent ainsi, les grands cinéastes sont admirés pour un film qui est rarement leur meilleur. Tout est parfait ici ,avec une mention spéciale pour le passage onirique qui commence avec la non existence du héros et se termine quand la neige réapparaît sur les images du pont. Il me parait difficile de ne pas pleurer devant autant d’émotions qui pourraient facilement devenir courantes si nous pensions tous un peu plus aux autres .Que les «  zouzou’s pétales » nous protègent et que les cloches teintent quand nous monterons au ciel.
    Puce6386
    Puce6386

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    3,5
    Publiée le 6 décembre 2015
    Un joli conte, à l'histoire sans prétention. Oeuvre phare de Frank Capra, il s'agit d'un petit bijou d'inventivité et d'écriture. Une réalisation optimiste, qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, et dans laquelle James Stewart est plus touchant que jamais et nous offre, encore une fois, une interprétation remarquable. Parfois un peu long, le film n'en propose pas moins une très belle morale... Un splendide hymne à la vie !
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 9 mai 2011
    Le seul Capra que j'avais vu, c'était monsieur Smith au Sénat, et j'étais loin d'avoir adoré, j'avais trouvé ça infiniment bavard, jusqu'à être noyé dans un flot de paroles. C'est donc avec une petite crainte que j'aborde la vie est belle. J'aime beaucoup le début du film retraçant sa vie, les faits important, présentant ainsi subtilement les personnages important au détour d'une scène qui n'a rien à voir au départ, comme c'est le cas pour Monsieur Potter. La rencontre avec sa femme est un pur régal, c'est juste beau, Capra arrive à montrer d'un coup que c'est la femme de sa vie sans aucun dialogue et on est comme Stewart, amoureux au premier coup d'oeil. On sent ensuite le destin s'acharner sur le bonhomme, qui malgré tout fera toujours preuve d'une grande bonté d'âme. C'est totalement naïf, mais cette pureté d'âme colle parfaitement aux thèmes du film. C'est un film très simple où la mise en scène colle totalement au film, elle fait corps, rien ne dénote. Là où je mettrai un petit bémol, c'est sur la partie où il voit sa vie sans lui, j'ai trouvé ça un peu long, je veux dire quelqu'un d'intelligent aurait capté plus rapidement, du coup c'est un poil frustrant de voir Stewart tomber des nus à chaque nouvelle personne rencontrée. J'aurai préféré le voir se résigner petit à petit. Enfin c'est un détail. La fin est vraiment sympathique, la phrase que lance Stewart en rentrant chez lui est juste énorme (quelque chose comme, "la vie est géniale je vais aller en prison" avec un air super enjoué).
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2008
    Ce sublime conte de Noël est l'oeuvre la plus riche et la plus complète de Frank Capra combinant non seulement la comèdie et le drame mais fait appel aussi au romanesque, à la poèsie et même au fantastique! Aujourd'hui encore, le mètrage demeure un favori des fêtes de fin d'annèe grâce à son message stimulant que tempère l'inquiètude devant un avenir indéterminè! Les acteurs sont tous remarquables même dans les plus petits rôles! A commencer par l'extraordinaire performance de James Stewart en garçon dègingandè au grand coeur! Donna Reed, dans le rôle de l'èpouse, est rayonnante et son regard en dit long sur les sentiments qu'elle èprouve pour son mari! Quant à Henry Travers en ange Clarence tombè du ciel, chargè de veiller sur ce bon vieux George Bailey, il est inoubliable! Ce qui est magnifique c'est cette poussèe d'èmotion qui monte aux larmes, non parce que c'est triste, mais parce que c'est fort et gènèreux! Interprètation et mise en scène admirable, photographie et musique en parfaite osmose avec l'histoire, sans oublier la petite ville mythique et imaginaire de Bedford Falls, tout concorde à faire de "It's a Wonderful Life" une perle du cinèma amèricain entre dèsespoir, sensibilitè et drôlerie! Et puis c'est un des rares films à être touchè par la grâce...
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,5
    Publiée le 14 mars 2013
    Classique parmi les classiques, ce film n'est pas seulement une œuvre positiviste et moralisatrice, c'est aussi un petit bijou d'inventivité et d'écriture. La morale est belle, le message est fédérateur, et Capra fait montre d'un talent extraordinaire, à travers des idées de mise en scène géniales pour l'époque et un procédé de narration sublime et parfaitement amené. Il sait faire vibrer la corde sensible et nous offre des moments d'émotion que même les plus blasés ne peuvent dénier. Le jeu de James Stewart est fondamental ici et finit d'apporter à ce film une candeur et une naïveté rares. Donna Reid est renversante.
    alain-92
    alain-92

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    5,0
    Publiée le 25 décembre 2014
    Vu, revu à revoir. Un de mes films préférés. Un véritable chef d'œuvre réalisé par le maître Frank Capra. Tout est synonyme de génie dans ce film. L'histoire, les dialogues, la musique, la magie des décors. Un casting magnifique. Avec en tête le couple James Stewart et Donna Reed. Une réalisation inoubliable. Ne vous privez d'un grand bonheur de cinéma. Un magnifique cadeau en cette période de fêtes !
    Julien D
    Julien D

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    5,0
    Publiée le 28 août 2012
    Un film plus beau que ce conte de noël humaniste sera t-il réalisé un jour? C’est peu probable. Franck Capra reste le maitre incontestable pour faire de jolies histoires des films mythiques et, grâce à sa réalisation mêlant l’humour à la tragédie humaine, au jeu inoubliable de ses acteurs pleins de véracité et à son scénario digne des plus poèmes jamais écrits. "La vie est belle" en est le meilleur exemple et donc une splendide leçon d’art qui restera éternelle. James Stewart est plus touchant que jamais dans ce splendide hymne à vie pleine d’espoir.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    5,0
    Publiée le 12 septembre 2009
    On se demande toujours en revoyant, éblouis, les yeux pleins de larmes, le chef d'œuvre (qualificatif mérité ici) de Capra qu'est "La Vie est Belle" (traduction terriblement erronée du titre original d'un film qui montre que la vie n'est définitivement pas belle…), par quelle déviance il a pu devenir dans l'imaginaire américain le "film familial de Noël par excellence". Car derrière l'apologie "capraienne" de l'homme ordinaire dont l'héroïsme quotidien est le fondement de la société (le travail de George Bailey est d'offrir à chacun sa part du "rêve américain" sous la forme d'une maison qui lui appartienne), on retient surtout une peinture inspirée des faiblesses humaines, de la facilité avec laquelle on tombe dans le vices, l'égoïsme et la dépravation : le sacrifice - par défaut, un sacrifice de résignation à son destin - du meilleur d'entre nous passera forcément alors inaperçu. Et dans ces moments intenses où le génial James Stewart devient enragé, on maudit avec lui cette société toute entière dont rien ne paraît digne d'être sauvé.
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 226 critiques

    4,5
    Publiée le 20 août 2013
    Ce film rentre comme qui dirait dans la catégorie "à voir avant de mourir", un vrai bonheur. Je pensai avoir tout vu après New York - Miami en fait non ... Un hymne à la joie, à la vie et aux sentiments. Pas une seule longueur en 2h de film, ça démarre doucement mais on est vite pris par le talent fou de James Stewart et des autres seconds rôle plus qu'honorables. Emotions garantie. Un bon film qui vous requinques !
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 568 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    5,0
    Publiée le 30 décembre 2010
    LE classique ultra-supra-super populaire, le chef d'oeuvre à jamais incontournable du cinéma, et quelle en est la raison principale ??? Ben tout simplement parce qu'il arrive à la perfection à faire ce que très peu de films ont réussi : nous toucher directement au plus profond de notre coeur. Même les plus cyniques d'entre nous devront capituler. Frank Capra croit en l'être humain et nous donne envie d'y croire en abordant avec optimisme mais aussi avec intelligence les valeurs existentielles qui font que la vie vaut la peine d'être vécue. Esthétiquement, l'oeuvre est sublime portée par des décors et un noir et blanc d'une beauté insondable. Capra aimait à croquer des personnages forts et il le montre mieux que jamais ici. Lionel Barrymore, inégalable en Ebenezer Scrooge définitivement irrécupérable, et Henry Travers, en ange gardien au grand coeur, en sont parmi pourtant tant d'autres qui mériteraient aussi d'être cités les exemples les plus mémorables. On ne peut que remercier Jean Arthur et Olivia de Havilland d'avoir refusé le rôle attribué à Donna Reed. Car cette dernière y apparaît comme totalement idéale. Et seul James Stewart, qui est la plus grande et la plus belle incarnation de l'américain ordinaire, pouvait jouer aussi magistralement le rôle de l'attachant George Bailey. La musique entrainante et émouvante de Dimitri Tiomkin fait le reste. "La Vie est belle" est un des films les plus aimés au monde et il suffit de le regarder pour savoir pourquoi.
    Malevolent Reviews
    Malevolent Reviews

    Suivre son activité 293 abonnés Lire ses 2 958 critiques

    4,5
    Publiée le 23 novembre 2013
    En 1946, Frank Capra adapte la nouvelle "The Greatest Gift" de Philip Van Doren Stern. Cette histoire raconte en long en large et en travers le dévouement d'un homme ordinaire aux actes extraordinaires, un sauveur, un héros. La vie est belle s'intéresse à George Bailey, directeur de banque généreux, mari et père aimant, ami fidèle, qui va vivre les pires comme les plus beaux moments de sa vie à travers une aventure humaine désarmante qui peut soit émerveiller soit énerver, aux choix. Car le long-métrage possède un fond extrêmement explicite qui pourrait être perçu comme une vulgaire parodie... Il faut dire que cette histoire d'ange gardien venant montrer à ce simple bonhomme, désespéré après s'être mis malgré lui dans une mouise sans fond, comment aurait été la vie s'il n'était jamais venu au monde est très poussive voire même naïve. George Bailey est dépeint comme l'homme parfait, accumulant les sacrifices les plus audacieux pour le bien-être d'autrui, prenant sur lui de lourdes charges qu'il encaisse comme un roc jusqu'au jour où la goutte d'eau fait déborder le vase, jusqu'au jour où, dans un élan d'égoïsme justifié, il veut en finir mais est sauvé par un ange malicieux qui va le remettre sur le droit chemin. Ce scénario aussi noir que lumineux va droit au cœur, épaulé par l'élégance de la mise en scène d'un Capra inspiré, par les décors riches de la ville de Bedford Falls et surtout par la fabuleuse interprétation d'acteurs rayonnants, James Stewart en tête. Tantôt jovial, tantôt harassé, il incarne un personnage attachant au possible, transcendant le long-métrage du début à la fin. Film de Noël préféré des Américains, film culte de par le monde, La vie est belle est une perle d'onirisme cinématographique qu'il est bien entendu préférable de voir le plus jeune possible afin d'en savourer toute la beauté.
    cinono1
    cinono1

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 979 critiques

    5,0
    Publiée le 2 septembre 2012
    La vie est égale à la somme des efforts qu'on y place. On pourra trouver que la mise en place des situations longue mais La Vie Est Belle est l'archétype du feel good movie, une fable chaleureuse sur la ténacité, le courage. Le film n'est pas du tout mièvre, au contraire montre aussi le désespoir qui peut envahir à tout moment la vie d'un homme plongé dans une situation financière inextricable, et rappelle que la solidarité et l'honnêteté peuvent parfois être plus forte que le cynisme et la cupidité. Le couple James Stewart-Donna Reed est très émouvant. Tout ça donne du baume au coeur et comme en plus, Franck Capra n'est pas manchot derrière la caméra (les plans de la ville enneigée)...Chef d'oeuvre
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 8 juin 2010
    Un grand classique, toujours aussi bouleversant. Malgré le happy end et son message d'espoir, je trouve que c'est un film vraiment très mélancolique, quand on réfléchit 2 secondes à toutes les frustrations subies par le héros au cours de sa vie. Y a un petit côté tchékhovien, mais en plus optimiste évidemment, Capra oblige. Je l'ai vu 4 ou 5 fois et à chaque fois qu'il sort les pétales de sa poche à la fin du film ça rate pas : je chiale.
    Jipis
    Jipis

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 358 critiques

    5,0
    Publiée le 7 juin 2012
    Plein de projets Georges Bailey s’apprête à visiter le monde sans s’apercevoir que tout ce qu’il désire connaître existe déjà localement. Une amitié profonde est à savourer à deux pas grâce à l’immense bonheur de contempler les transformations dans le temps d’une faune accompagnatrice. Du policier au chauffeur de taxi en passant par le pharmacien et le premier et unique amour tout pousse en même temps que soi dans un univers ou les comportements évoluent en même temps que les morphologies. Ici le malheur est le bienvenu car il déclenche une solidarité à toutes épreuves appuyée par des analyses célestes démontrant que chaque vie est indispensable. Le refus d’exister carbonise des schémas de vies. L’absence est terrible et ne dois pas être. D’une manière ou d’une autre faire ses bagages ne sert à rien, il suffit d’avoir la force de se fondre dans un environnement ou tout ce qui vous entoure se répète en réclamant votre soutien. Ici voir les mêmes visages chaque jour est un gage d’équilibre. Ensemble il faut vivre et lutter afin d’empêcher le déploiement d’une ville perdue avec comme apothéose finale la concentration d’un magma gigantesque d’amis de toujours venus spontanément vous sortir du bourbier. « La vie est belle » est une œuvre magistrale, un constant rappel à l’ordre de tout ce que nous ne savons plus ou ne pas faire, regarder les autres au plus près en sacrifiant toutes envies de briller hors de ses terres. L’indifférence est à des lieues de ce travail hors du temps consistant à reformater à l’aide d’un groupe sédentaire un esprit à terre. Le contenu offre une démolition sans pitié contrée par un panorama solidaire somptueux. Les prières montent au ciel, le cas Bailey étudié émeut des ressources contemplatives se décidant enfin à intervenir. Sur la terre comme au ciel un plan d’urgence se met en marche. L’homme bon est béni des Dieux et des siens dans un contexte de vie répétitif qu’il a su percevoir comme le parcours d’une existence entière entourée de ce que l’on voit grandir et vieillir le tout n’étant finalement que soi-même.
    Cinememories
    Cinememories

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 390 critiques

    5,0
    Publiée le 24 décembre 2018
    De toutes les majestueuses œuvres qui composent la filmographie de Frank Capra, celle-ci est de loin la plus personnelle et la plus touchante. C’est un soir de Noël, un soir de fête et un soir de retrouvaille qui aura pour objectif de nous réconcilier avec tout ce que l’on possède, mais plus important encore, avec tout ce que l’on représente pour autrui. Il véhicule ces valeurs avec une qualité artistique irréprochable dont il a le secret. Il n’y a pas de mouvement inutile du cadre qui nous sortira de cette aventure féérique, pleine d’amour et d’espoir. Le modeste conte de Noël amène ainsi des leçons de vie universelle qui mette à profit l’âme et la raison qui alimente notre aura. La sagesse et la bonté sont deux qualités et défauts qui feront basculés George Bailey dans la souffrance. Mais avant d’en arriver là, il est important de souligner son parcours méticuleux. Il est comme tous ces hommes qui sont généreux et qui ne cherchent rien d’autre qu’à partager. Il ne demande rien à retour, si ce n’est la confiance. James Stewart l’interprète alors avec tout ce qu’il fallait en nuance afin que l’empathie nous saisisse immédiatement. Ses maladresses et sa naïveté sont communes à tous et bien que son lyrisme finisse par atteindre sa tendre et bien-aimée Mary Hatch (Donna Reed), il ne devient pas une caricature du peuple ou alors d’un personnage pour qui la vie se doit d’être vécu. On nous l’introduit non pas comme un bienfaiteur, mais comme un innocent, comme chacun à sa naissance. Et la magie prendra peu à peu forme dans sa vie. Son parcours s’avère logique et ses ambitions semblent intouchables. Mais le drame viendra interrompre ces moments de comédie et de romantisme, qui nous conviendrait presque à une fermeture de rideau. Toute la justesse passe par cette étape qui mélange les genres. Il ne sera pas difficile de comprendre les enjeux, car même le premier enfant qui ne sait ni lire ni écrire, aura l’ingéniosité et la subtilité d’apprendre comme fonctionne l’œuvre. Habile dans cette démarche, le metteur en scène italien saisit le contre-pied qui enferme le personnage dans son passé. Et à ce moment-là, c’est le présent du spectateur qui est cristallisé et qui est inconsciemment confronté à celui du héros. Lui-même est confronté à l’absence d’une paternité protectrice et devra se remettre en question, d’où certains nœuds scénaristiques qui n’hésiteront pas à nous provoquer afin de mieux nous émouvoir. Il sera aisé de se placer derrière les bonnes intentions de ce père de famille, de cet homme de tous les jours, de cet homme de « toujours ». Le « système » ne doit alors plus avoir d’impact sur l’humanité et c’est à la croyance de se manifester afin de sauver ce soir de Noël, où George fera face à ses propres démons et ses propres anges gardiens. La peur de quitter le meilleur des mondes est un risque à courir si l’on souhaite préserver l’instant. « La Vie Est Belle » est comme son nom l’indique. Le film évoque et rassure dans son discours. Aucun homme n’est un raté, quel que soit sa classe sociale, ses problèmes, ses opinions, car il faut parfois savoir chérir ce qu’il n’est plus possible de rattraper. Le travail de toute une vie est d’atteindre ce bonheur qui conquit par sa justesse et son dénouement tire-larme. Le bonheur est un sentiment que Capra adoube avec fierté et sans concessions. Il s’agit de notre cadeau de Noël, à nous spectateur qui sommes là en train de regarder le destin d’un homme malmené par des situations de vie qui nous sont voisines. On nous fait prendre conscience du plus important en ce monde et il suffisait juste d’être là pour être heureux.
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