Derniers Avis : Land of the dead (le territoire des morts) - Page 2
Land of the dead (le territoire des morts)
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BettyB
2 abonnés
25 critiques
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4,0
Publiée le 7 juillet 2020
Au même titre que les autres titres de cette tétralogie des morts-vivants, cette « Land of the dead » ne se veut pas tant une continuation qu’une réécriture, une accentuation nourrie par les angoisses et les images d’une décennie neuve. Les trois précédents films vibraient d’un chaos, d’une calamité si prégnante qu’elle oppressait et saturait chaque plan – c’était le Vietnam, la société de consommation et le retour du militarisme. « Land of the dead » est quant à lui le chapitre d’un autre siècle, d’une autre Amérique. L’Apocalypse y perd de sa contemporanéité, le film débute quelques temps plus tard, dans l’hébétude de la dépression, à l’heure d’une possible reconstruction sur les ruines putréfiées d’un monde défait. Evidemment, le film ne raconte qu’une chose, l’Amérique. L’Amérique de Bush au lendemain du 11 septembre ; un empire déliquescent et ravagé par les inégalités. Dans sa progression dolente au rythme des zombies, « Land of the dead » démontre un souffle, une intelligence de construction et même quelques miracles d’invention plastiques.
6 196 abonnés
18 103 critiques
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0,5
Publiée le 19 mai 2020
Land of the Dead est un film qui essaie de réinventer le genre zombie d'une manière audacieuse et nouvelle, mais tombe à plat a cause d'incohérences, d'une mauvaise écriture et des personnages qui n'apportent aucune profondeur. Le plus gros inconvénient est le concept lui-même, les zombies peuvent communiquer, faire semblant d'agir comme des êtres humains et savent utiliser des armes (vous plaisantez ???????). Les films de zombies ne sont généralement pas des chefs-d'œuvre cinématographiques, Land of the Dead en est un parfait exemple. Rempli de mauvais acteurs et d'une intrigue qui n'a aucun sens. Land of the Dead est une tache humiliante dans la carrière de George A. Romero. Les zombies sont bons même s'ils mangent des gens. Les riches méritent de mourir et les pauvres sont les seuls à mériter de vivre. Bien que je puisse rendre hommage à Romero pour avoir fait une tentative très audacieuse de percer de nouveaux horizons dans un genre maintenant fatigué, l'idée est trop ridicule pour être cohérente. Pire qu'un film B ringard et plus une blague qu'un film effrayant...
Quelques idées sympas qui font progresser la trame zombiesque de Romero (réorganisation sociétale post apocalyptique, évolution des morts vivants qui se structurent), sur fond de bon gore bien crade. Mais il ne faut pas intellectualiser à outrance ce film du maître du cinéma de revenants et y voir d'improbables analogies politiques, car celui ci ne vaut en réalité guère mieux qu'un médiocre téléfilm. Les personnages, l'intrigue et les messages dispensés sont aussi plats que maladroits.
Série B décomplexée, qui ne se prend pas la tête avec le réalisme, préférant une violence gore superbe. Les années 1980 perdurent à travers cette œuvre inégale mais définitivement divertissante.
Ma foi, quelle excellence ce film, c'est impressionnant de voir l'évolution involutive des petits monstres, soyons divertît par ce festival horrifique culte. De 1968 à ça, on ne demande pas mieux, des zombies politiciens à ceux qui magasinent dans un centre commercial, c'est nickel chrome ce scénario qui a du gros potentiel, il fait peur dans des séquences sous tensions, encore les contrastes intrigantes. Ne vivant pas dans le même monde partagé, les zombies deviennent de plus en plus féroces, il y a de l'idée pour ces sans-cerveaux.
Dix-neuf ans après "Le Jour des morts-vivants", soi en 2005, George A. Romero revient au film de zombie avec celui-ci qui constitue par ailleurs le quatrième volet de la Saga des zombies. L'histoire de fond est plus ou moins la même que pour les les précédents opus, des zombies ont envahit le monde et un petit groupe de personnes essaye de survivre. Également comme dans les précédents films, les zombies servent ici de toile de fond afin d'y glisser une critique sociale. Les temps ont évolués depuis les années 70 et 80 mais n'ont finalement pas beaucoup changés. On peut même voir ce film comme une synthèse des trois premiers puisque nous y abordons plus ou moins ici les mêmes problématiques. Comme avec le troisième opus, les zombies ne constituent pas que les seuls monstres du film mais nous avons également les humains eux-mêmes qui font des clivages sociaux. Les gens ayant les moyens pouvant vivre dans une grande tour et les gens pauvres restent dans la rue. Le système économique et social reste donc le même qu'en dehors d'une guerre avec les zombies. Nous retrouvons également, comme dans le deuxième opus, toute cette critique autour de la société de consommation même si c'est ici tout de même moins marqué. Même si toutes ces parallèles sont intéressantes, j'ai été tout de même déçu par le scénario que je trouve trop linéaire et pas assez approfondi. Finalement, si on enlève les parallèles à notre société, cela reste un film de zombie classique et nous n'avons pas vraiment de surprises à ce niveau-là. J'ai d'ailleurs trouvé toute la première partie du film assez longue et je n'ai vraiment accroché qu'à partir de la seconde partie qui comporte moins de longueurs. Autre nouveauté ici, les zombies sont capables de réfléchir. Enfin de réfléchir, c'est un grand mot, mais ils sont dotés d'une réflexion qui leur permettent de faire plus de chose, notamment de traverser l'eau ou de se servir d'objets contondants. C'est déjà un sujet qui avait été abordé dans le troisième film mais avec uniquement un seul zombie qui avait en plus été "éduqué" alors qu'ici, ces derniers le font par instinct. La réalisation est quant à elle très bonne, nous avons des plans magnifiques, notamment celui où les zombies sortent de l'eau. Depuis les années 70 et 80, les technologies ont évoluées, ce qui se fait bien ressentir ici avec de très bons effets spéciaux qui peuvent d'ailleurs donner lieu à de nouveaux délires horrifiques, notamment le zombie dont la tête ne tient que d'un fil. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Simon Baker, John Leguizamo et Dennis Hopper qui jouent plutôt bien. "Le Territoire des morts" n'est donc pas un mauvais film mais il n’approfondit pas assez son histoire, ce qui est dommage.
Un bon film de zombie même si la teneur du film est effectivement plus profonde. Le film est rythmé, les zombies convaincants tout comme les effets spéciaux gores. Malgré tout ces bons points, les zombies sont toujours très caricaturaux et malgré leur lenteur, arrivent toujours à dominer les vivants armés jusqu’au dents (toujours une énigme pour moi dans les films de Romero). On ne sait pas trop le but de chaque personnage qui agissent sans logiques, tantôt méchant tantôt gentils ... bref une histoire sans queue ni tête.
Vraiment ennuyeux comme film de zombies. Il ne compte que pour ses nombreuses scènes d'invasion de zombies et d'action. Le scénario est vraiment faible. Ça en devient carrément drôle.
Georges A Romero a fait là un grand retour en force dans le domaine "zombiesque" (zombies qui sont plutôt morts-vivants, ne l'oublions pas) ! On retrouve ici des morts vraiment méchants et plus intelligents, ce qui augmente leur côté inquiétant, puis la recette classique du réalisateur : une petite morale au bout. Film intelligent de surcroit, donc ! Sinon je peux reprocher le côté action qui prend une part non négligeable. Mais j'ai beaucoup aimé ce volet, troisième dans ma liste derrière "Diary of the dead" et, bien sûr, le pionnier "Night of the living dead"!
Une intrigue intéressante qui apporte un vent de fraicheur au genre. La mise en scène est parfaitement orchestrée par Romero. Cependant certaines scènes et certains rebondissements sont peut-être un peu hâtifs.
L'histoire ou plutôt le reste zombifié d'histoire est quelque peu décousu, téléphoné et sans grande originalité dans le genre post-apocalyptique mais Land of the Dead sait heureusement à la fois garder le rythme et garder le cap sur l'essentiel : exploser les têtes, démembrer les morts vivants et filmer les vivants se faire bouffer par les morts.
Tant pis si on doit supporter le bellâtre Simon Baker qui nous joue le crétin de samaritain de service, tant pis si Dennis Hooper vieillard vieillissant a l'air sur le point de trépasser à chaque réplique, Asia Argento est là pour faire passer la pillule qu'on se dépêche de gober comme un crapaud au vol de la mouche dans un grand splatch sanguinolent.
La mise en scène est fort correcte et en même temps s'avère toujours aussi dilettante ; elle permet au moins d'apprécier tout ce gore à disposition comme un gros paquet de pop-corn sans se poser de questions... même à propos de ce zomb' qui pense !
Dans ce genre cette histoire sort nettement du lot. Monsieur Romero nous conte une aventure où les méchants ont quelques bons moments confrontés au monde des zombies où commence à poindre l'ébauche d'une pensée. Excellent, pour les amateurs évidemment.
"Land of the dead" fait la synthèse de toutes les critiques sociales chères à George Romero. Il égratigne les friqués qui utilisent les moins chanceux pour consolider leur confort et leur protection tout en les méprisant. Il nous met face à nous même à travers les zombies. J'aime bien l'évolution des morts vivants et le fait qu'ils se vengent des massacres qu'on commet sur eux. les effets spéciaux à la papa sont toujours convaincants et le casting tient la route. Du bon Romero.
Romero recycle sa recette-miracle avec un certain bonheur dans ce nouvel opus aux effets visuels de qualité. La trame scénaristique est assez sommaire, mais le casting est à la hauteur et la mise en scène tout en tension assure le spectacle. Classique mais efficace avec quelques pointes d'humour judicieusement distillées.