Derniers Avis : De battre mon coeur s'est arrêté - Page 2
De battre mon coeur s'est arrêté
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Agnes L.
229 abonnés
2 013 critiques
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2,5
Publiée le 1 novembre 2025
Ce film a plu aux critiques puisqu'il a obtenu plusieurs récompenses. Et pourtant, une partie des spectateurs n'a pas été conquise. Pourquoi ? Pour le scénario linéaire déjà qui ne mène nulle part et n'est guère captivant. Ensuite pour la personnalité détestable du personnage central, cynique et brutal. Même avec beaucoup d'efforts, impossible d'avoir pour lui la moindre sympathie. Qu'il ait envie de se remettre au piano ne change rien du tout, il reste antipathique jusqu'au bout et sa nature violente reste présente.
des fois, c'est bien de ne pas avoir vu, ou de voir très en retard, des supers films... parce qu'on se dit, après les avoir vus, y'en a sûrement d'autres comme ça, sur lesquels on va tomber un jour, ils sont là, ils nous attendent, c'est un p'tit bonheur qui nous attend
Un petit chef d'oeuvre. J'adore ce film ! Tous les acteurs sont formidablement justes et évidemment, particulièrement Romain Duris. Ce film a vingt ans et reste majeur.
“De battre mon cœur s’est arrêté”, c’est le battement d’un cœur sale qui veut devenir propre, une rédemption à mains nues, filmée comme un uppercut retenu. Jacques Audiard ne filme pas : il dissèque, il racle, il gratte jusqu’à l’os d’un homme qui veut fuir ce qu’il est sans savoir où aller. Certains critiques parlent d’un chef-d’œuvre d’intensité sourde, d’autres y voient un exercice de style trop fasciné par sa propre noirceur. Mais une chose est sûre : rarement le piano et les poings se sont aussi bien répondu. Et rarement le silence a autant fait de bruit.
Audiard rime avec polar ! Et une mise en scène d’une finesse absolue portée par une musique intense l’air de rien. Desplat à son sommet. A voir et revoir. Et à analyser.
Un film passionnant avec plusieurs histoires emmêlés. Les acteurs sont tous très justes avec un Romain DURIS terriblement attachant. Peut être le meilleur film d'AUDIARD.
J’aime beaucoup le ton assez Scorsesien de ce film mais un peu triste car je trouve que le talent du personnage principal n’apporte pas spécialement grand chose au film. On suit juste cet homme enfermé dans cette spirale qui n’arrive pas à sortir de son quotidien de voyou, ce qui reste assez classique comme thème. Les acteurs sont cependant excellents !
Quand un film parle d’art et de passion, je me sens tout de suite happée, comme aspirée dans une autre réalité. Dans celui-ci, j’ai beaucoup aimé perdre mes repères. Était-ce Romain Duris lui-même ou un personnage qu’il incarnait ? Je ne saurais le dire. À force d’incarner, il finit par devenir. J'aime autant ce personnage que je le déteste : égoïste jusqu'à l'os ( et on peut le comprendre) mais traversé par une sensibilité brute, une loyauté viscérale envers son art, envers sa propre idée de la vie. Et puis, il y a Emmanuelle Devos. Ce regard... On dirait qu’il cache mille romans, mille silences. Tout dans ses yeux semble à la fois une énigme et une réponse qu'on ne saura jamais tout à fait saisir.
Ce film de Jacques Audiard est à voir rien que pour la performance de Romain Duris. Son interprétation de ce jeune homme pris entre deux feux : la douceur (le piano, le côté féminin dont celui de la mère) et la violence (le monde véreux dans l'immobilier, le côté masculin dont celui du père) est remarquable. Il est bien accompagné par les seconds rôles dont Niels Arestrup. Ce qui pêche dans ce film : une certaine linéarité qui empêche le spectateur d'avoir une quelconque affection pour les personnages. On est spectateur indifférent regardant l'histoire de loin.
Je n'ai pas accroché. On a dû mal à s'attacher au personnage au vu de la première moitié. La relation avec son père est très étrange et ne le rend pas plus attendrissant. Pour finir je n'arrive pas à retenir une morale interressante surtout avec la fin de l'histoire avec la bagarre dans l'escalier.
Romain Duris livre une prestation exemplaire dans cette œuvre cinématographique de Jacques Audiard qui oscille entre les genres avec maestria.............. Le piano et l' immobilier véreux ne font pas bon ménage évidemment........ Merci pour la lecture. Gérard Michel